selfilou

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• onzième

il parait, selon certains psys, que les selfies seraient une addiction qui résulterait d’une maladie mentale… makes sense… quoi que les psys ne font que voir des maladies mentales partout, leurs lunettes en sont pleines et c’est ce qu’ils cherchent… alors ils en trouvent… et plus il y en a, plus ils ont de fun… et de travail… d’ailleurs, le DSM-5 conçoit même les symptômes pré-menstruels et les tendances à la non-conformité sociale comme des troubles de comportement… on n’arrête pas le progrès…

historiquement par exemple, l’habitude de boire de l’alcool fut interprétée à ses débuts par les prêtres comme un péché, menant directement en enfer… jusqu’à ce que les médecins les délogent et deviennent les nouveaux prêtres… l’alcoolisme reçut alors son nom officiel et devint une maladie qui pouvait se guérir… déjà mieux que de brûler pour l’éternité dans les flammes de l’enfer… pour ensuite être récupérée dans les années 1950 par les sociologues et devenir un trouble de socialisation impliquant un individu et une substance dans un environnement donné, donc une interaction entre trois éléments.. mais plus complexe je vous le concède…

pour en revenir aux selfies, vrai qu’il y a quelque chose de quelque peu pathétique à se photographier la binette dans de multiples positions et situations et poster ces représentations de soi sur la toile pour les yeux de tout le monde et n’importe qui…

me me me… myselfie and I…

même si le concept de maladie mentale me semble un peu étiré et tiré par les cheveux du sans fil pour qualifier cette drôle d’habitude de se poser la binette et la poster sur un mur public un brin exhibitionniste, cette mode représente une bien questionnante habitude quand même…

cette mode fondée purement sur l’apparence et sur l’identification au corps, et en particulier à son visage – car il est rare que l’on prenne une photo de ses pieds pour la poster sur les réseaux sôciaux – me semble témoigner en effet d’une identification excessive à son enveloppe corporelle… regardez ! mon corps est ici, et là, et avec tel autre corps… click click click, youhou le monde, j’existe…

rien de si grave à se shooter la bette et à la poster un peu partout sur la toile mais tout de même, cette folie exhibitionniste du moment témoigne de notre étroitesse d’esprit, tout en illustrant un besoin presque sans fin d’être reconnu… d’être vu par les yeux des autres… comme si exister dans les yeux des autres nous rendait plus vrai(e), plus vivant(e), plus réel… les autres me voient donc j’existe…

pourtant, d’un côté, nous – êtres sociaux vivant souvent surtout à la surface de notre corps physique autant que social – sommes mus par un insatiable besoin de reconnaissance et d’acceptation et de l’autre par une insatisfaction perpétuelle quant à notre image corporelle… on ne s’aime pas vraiment la bette mais on se la montre quand même partout…

on veut être vu, de préférence par et avec des gens qui nous ressemblent, de même qu’avec des gens connus car cela nous donne l’impression d’exister dans la gang des VIP… pourtant…

pourtant, nous sommes principalement une âme ayant pris refuge temporairement dans un corps humain et nous pensons que nous sommes ce corps, nous nous limitons à ce corps… heille boys and girls, ceci n’est que notre char, notre véhicule pour transporter notre âme around… nous sommes le/la pilote, pas la machine qu’on conduit…

les psys – encore eux – parlent de dysmorphie corporelle (préoccupation excessive liée à un défaut de l’apparence physique) chez plusieurs adeptes de l’égoportrait – quel beau terme en passant car cette habitude relève davantage de l’égo que du self… à moins que l’on ne s’entende pour que self ne représente le même bout de la grosse et grande goutte qu’est l’océan humain…

en fait, nous ne sommes que des gouttes de la même grande mer, mais dans le monde actuel, plusieurs de ces gouttes aiment se photographier – seule ou en compagnie de quelques autres gouttes –  et se montrer le boutt de la goutte sur les écrans du monde entier… quel bateau mes âmi(e)s…

personnellement, je n’ai rien contre les selfies… rien pour, rien contre… mais de mon côté, je ne vois pas la nécessité de me montrer la goutte au reste de l’océan… car je me considère davantage comme le fond de la mer, davantage comme la mer dans sa globalité malgré mon statut actuel de goutte…

mais les selfies sont des filous… ils nous font croire que nous ne sommes que notre visage et notre corps, avec pas grand chose dans le background… pourtant…

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nous sommes le monde entier, nous sommes chacun et chacune de nos frères et soeurs humains, une seule goutte parmi les milliards de gouttes qui roulent leur bosse sur la grande planète bleue… nous sommes l’univers entier et nous ne cadrons pas dans un petit carré… nous contenons tout…

en terminant, un selfie de moi et deux de mes amis… of course, c’est moi en haut derrière, avec mon jumeau devant moi et celui qui nous nourrit et qui se dit notre maître, celui qui tient le kodak, notre chum Bob

images

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lien vers un article psychopop sur la question:
http://www.santeplusmag.com/les-selfies-une-addiction-qui-cacherait-une-maladie-mentale/

 

Une réflexion au sujet de « selfilou »

  1. Ravi

    se peut-il que les psy soient des malades manteaux…
    qui virent capeau…
    lorsque les mentaux…
    sortent des chapeaux…
    tel des lapinots…
    du magiciens d’eau Z

    Répondre

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