on l’emportera pas aux paradis

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquantième

traduction : nous avons l’argent, le pouvoir, la connaissance médicale, le savoir-faire scientifique, l’amour et la communauté pour être en mesure de produire un paradis humain sur terre… mais nous sommes menés par les moins compétents parmi nous… les moins intelligents, les moins nobles, les moins visionnaires… nous sommes menés par les moins bons parmi nous… et nous ne nous battons pas contre les valeurs déshumanisantes présentées par les représentants du pouvoir…  – Terrence McKenna

quand on se met moindrement le nez dans l’espace médiatique ces temps-ci, ça sent mauvais… et ça vole bas…  en fait ça vole pas – quoique certains le font mais légalement et au large – ça grenouille, ça rase le sol, ça pue un tipeu… mias ça ne nous surprend pas right ? on dirait que les politiciens, fiscalistes, avocats, juristes et autres notables se sont passés le mot pour confirmer la citation de McKenna ci-haut…

pas nécessairement illégales toutes ces révélations, surtout pas surprenantes, mais immorales et inhumaines for sure…

et en ce moment, le paradis dont on entend le plus parler est fiscal… on dirait que Dieu est un avocat comptable crapuleux… Oh my comptable… et ce ne sont pas les plus catholiques qui fraient aux paradis sur mers..

mon tout petit feeling perso – et bien partiel je l’admets – est que le problème fondamental de cette avidité environnante et assez répandue à ce que l’on entend et lit repose sur notre séparation d’avec le reste du monde… oui oui… me myself and I and fuck the rest of the world…

me semble en effet que si on se sentait davantage connecté(e) avec le reste du monde, avec le reste de notre monde, si on se prenait pour le monde entier, on ne tenterait pas de s’en mettre plein nos petites poches personnelles aux dépends des besoins des plus nécessiteux… en fait au profit de l’avenir même de nos enfants… comme si l’argent aller sauver le monde…

si on se prenait pour Dieu, si on se prenait pour le monde entier, on ferait ce qui qui est mieux pour le bien du plus grand nombre… et non pour le bien de ses propres plus grands nombres à soi…

quand on est plein aux as et qu’on tente d’en avoir encore plus, on finit par s’étouffer soi-même avec ses propres bidous de famille… seld blow job de fiscalistes car surtout une affaire de ptits monsieurs j’imagine la magouille, malgré que sûrement certaines madames veuillent aller au paradis aussi…

tout le monde veut que son cash s’évade, s’évite, ou évite les percepteurs… on veut tous que notre cash lévite, on veut faire lever ses avoirs jusqu’aux cieux… d’où l’idée de créer des paradis ici bas sur terre…

100 dollar bills, flying in clear sky. The image of very big resolution

 

on peut bien jouer les ptits bouts de viarges offensées devant les magouilles panaméennes et autres nausaébondieuseries paradisiaques financières et/ou politiques, mais on joue tous plus ou moins à cache cash… qui d’entre nous n’a jamais caché quelques petits revenus ici et là ?

sauf que nos boulettes à nous sont toutes petites… nous on joue aux petites quilles, eux aux grosses… et on considère que nos petites passes-passes sont moins graves… elles ne sont que moins grosses…

mais si on se prenait pour le monde entier, si on sortait de sa petite coquille de ptit poulet séparé de la grande basse-cour humaine et qu’on s’identifiait à la ferme entière, on arrêterait de tenter de faire dans la magouille pour sauver quelques cennes… car la ferme c’est nous… on vogue tous et toutes sur le même bateau… vers le même paradis, qu’il soit fiscal ou fictif…

dans le fond, peut-être qu’on a seulement peur de mourir ? peut-être  qu’on vit en mourant d’insécurité et qu’on veut ramasser le plus possible de ptites croquettes en pensant que ça sauvera notre peau de ptit poulet ?

ou dans sa version plus petite, plus basse-cour, plus bas de gamme, on a juste peur de manquer de quelque chose devant le vide et la mort, alors on gratte, gratouille et manigance pour empiler un peu plus de ptits bouts de rien… en pensant que c’est quelque chose… comme si on apportait ça avec soi de l’autre côté…

mais même si on ne se fait pas incinérer, le cash ne nous suivra pas de l’autre côté du miroir…

où il y a de l’homme il y a de l’hommerie dit-on…

peut-être que l’on devrait changer le dicton pour : où il y a de l’âme, il y a de l’âmerie… en tous cas, en ce moment,  il y a beaucoup d’âneries…

hi han hi han…

Une réflexion au sujet de « on l’emportera pas aux paradis »

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