possesseurs dépossédés

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//////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
//////////////////////////////////////////////// la quarante-huitième

traduction : peu importe ce que la vie vous soutire, laissez-le aller… – Miguel Ruiz

et on pourrait aussi dire : peu importe qui la vie vous soutire, laissez-les aller…

car la vie parfois nous soutire des gens, parfois elle nous retire des choses… mais dans tous les cas, la vie tire des choses ou des gens away from us… ou du moins cela semble être le cas…

et parfois la vie nous tire le tapis de sous les pieds…

que ce soit par la mort, par la fin abrupte d’une relation, par un changement de vie inattendu  qui fait en sorte que nos routes se séparent subitement, tout finit par changer, tout se transforme, habituellement jamais quand on ne s’y en attend ou quand on le veut…

en fait, ça serait même une bonne idée de laisser aller les choses et les gens auxquels on tient avant que la vie ne nous les retire… vivre le coeur et les mains ouvertes,  prêts à tout perdre, tout le temps… et on perdra tout éventuellement…

car la vie est une pratique pour le détachement ultime qui arrivera avec la mort…

car plus on vieillit, plus les gens autour de nous commencent à quitter le navire…

car plus on avance dans la vie,  plus le lâcher prise devient imminent…

on peut bien se battre avec la vie si on veut, mais la vie nous parle et nous dit toujours quelque chose… suffit d’ouvrir grand les oreilles, d’ouvrir nos grandes oreilles et d’écouter ce que l’on entend…

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et ce que la vie dit est de ne rien retenir, ne rien tenir pour acquis, ne se tenir après rien car rien qui vaille… rien qui dure… tout passe et s’en va… trois petits tours et puis s’en vont… allez petits fanfarons…

alors que vivre en état permanent de perte éventuelle… car ce corps nous quittera, et toutes possessions s’en iront éventuellement dans le néant… en attendant profitons-en mais n’oublions pas…

de toute façon si le concept de possession existe en cette vie, ce n’est que nous qui sommes possédés par la vie, nous ne possédons rien… nous sommes des possédé(e)s, nous sommes dépossédé(e)s de la capacité de posséder… possédé(e)s par la vie, par l’amour, par Dieu même si on n’y croit pas…

car on peut bien l’appeler Dieu, ou vie, ou existence, ou ne pas l’appeler du tout, lui nous appelle, et nous sommes nous-mêmes ses possessions, nous sommes ses possédés… qui ne possèdent absolument rien, ni personne, ni choses…

nous ne faisons que passer en cette existence, faisant de notre mieux pendant qu’on passe… pendant qu’on passe notre tour… pendant qu’on nous prête vie…

et bizarrement ce qu’on laisse aller nous revient instantanément… on dit d’ailleurs qu’on perd ce que l’on ne donne pas et que l’on possède pour toujours ce que l’on donne…

comme l’amour notamment… donnons cet amour que nous n’avons jamais reçu et qui nous manque si cruellement… car en donnant, on reçoit automatiquement… donnons ce que l’on veut recevoir et comme par magie, abracadabra !

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donner pour recevoir, mais sans le vouloir… car donner avec l’attente de recevoir nous décevra immanquablement… donner pour recevoir consiste à faire des affaires… et on ne deal pas avec la vie… elle la boss des affaires…

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alors ne donner que pour le plaisir de donner… et la vie se chargera du reste… toujours juste, toujours bon…

de toute façon, la vie nous prendra tout… la vie reprendra tout ce qu’elle nous prête… car la vie ne fait que prêter, elle ne donne rien… prêt à long terme peut-être mais prêt quand même… et à nous de prêter attention à ce que la vie nous donne à vivre…

car la vie ne donne rien d’autre que des offres de leçons, que des opportunités d’apprendre, que des occasions de se voir dans diverses circonstances, sous différents angles… jusqu’à ce que l’on ait appris la leçon… alors faisons nos devoirs… par amour, par détachement…

car la vie n’est que grand détachement finalement… jouons le jeu totalement pendant qu’on nous prête vie, mais ne prenons pas la vie pour du cash… car qu’un prêt la vie… sans garantie… un prêt dans lequel on doit investir avec beaucoup d’intérêt, sans compter, sans calculer… car on fera finalement et éventuellement faillite…

et comme dit Osho, seuls les perdant(e)s gagnent à ce jeu…

alors jouons, et perdons… nos illusions, nos attentes, nos certitudes… pour gagner tout le reste…

car de toute façon, ce n’est qu’une question de temps… et comme le temps ce n’est pas de l’argent, ne prenons rien pour du cash… et perdons-nous nous-mêmes avant de disparaître pour de bon… abandonnons-nous à la vie avant qu’elle ne nous reprenne, avant qu’elle ne reprenne ses droits sur nous, nous ses créatures, nous ses possessions…

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quand le sang qui coule dans vos veines retournera à la mer et que la terre qui compose vos os retournera à la terre, peut-être alors vous souviendrez-vous que cette terre ne vous appartient pas, mais que c’est vous qui lui appartenez…

aho !

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