la soif de l’eau

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• cronica Numéro dezessette

ce n’est pas seulement celui qui a soif qui cherche l’eau…
l’eau aussi cherche celui qui a soif…. – Rûmi

retour de l’une des cérémonies les plus fortes et puissantes vécues jusqu’à maintenant dans ma désormais pas mal longue carrière d’ayahusqueros/daimiste… je me laisse trouver par l’eau…

si l’eau cherche celui qui ou celle qui a soif, l’ombre cherche aussi la lumière… pour se faire révéler, pour disparaître… et c’est ce que font ces cérémonies… oh rien de magique… rien d’autre que révéler les zones d’ombre, par des éclairs de lucidité, pour que dans notre quotidien nous puissions travailler à intégrer… et conscientiser ce qui cherche à émerger…

cérémonie très forte et marquante avec Ge Merquez et ses musiciens/chanteurs/helpers de Reino do Sol… un courant nommé Umbandaime, qui combine l’essence du Santo Daime ••• avec la musique, la danse et l’incorporation d’entités diverses – nommées Orixas – connectés aux éléments de la nature et chacune avec des qualités particulières…

très sommairement, les principaux Orixas sont :

Iémanja (ou Yémanja) : déeese des océans, qu’on fêtait justement jeudi dernier le 2 février

Xangô : orixá de la foudre, du feu, des tonnerres et de la justice

Oxum, déesse des eaux douces et des rivières et deuxième épouse de Xango

Ogum (Ogoun) : au Brésil l’orixá de la guerre, son rôle diffère de ce qu’il est chez les Yorubas (Afrique), où il est aussi l’orisha du fer, et de tous ceux qui utilisent ce métal, les forgerons d’abord, mais aussi les chasseurs, les bouchers et les agriculteurs.

Iansã, ou Oyá : Déesse du Niger, elle commande les vents et les tempêtes

Obaluaiê (Omolú) : orixá de la terre, de la santé et de la maladie. 

Oxóssi  Orixá de la chasse et des animaux, de l’abondance et de l’alimentation

Nanã (Anamburucu) : orixá la plus vieille qui régit la boue, matière première des hommes, et la mort; vénérable et saine

Oxalá (Obatalá) :dieu le plus ancien, celui qui moule et donne vie aux hommes. Il est le père de tous, l’orixá de la paix…

ici un tableau les illustrant

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je suis en apprentissage autant avec la musique et les chants du Umbanda depuis quelques années, qu’avec la tradition plus récemment… pas encore expérimenté comme telle l’incorporation… ça viendra peut-être car je me sens fortement appelé par ce courant…

en fait ici au Brésil, la tradition africaine est forte, notamment dans la région de Bahia, issue de l’immigration des esclaves africains… en fait quand vous regardez une carte du monde

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vous constatez par leurs formes que le Brésil (en jaune) et l’Afrique ont dû être attachés l’une à l’autre d’une certaine manière antérieurement… et ce lien est clair, et pas que géographique, quand on explore le Umbanda et le Candomblé (autre variante impliquant déités africaines ici en terre Brasileira)…

alors je cherchais à explorer le Umbanda et ça m’a trouvé… en me présentant à Ge Merquez en fin de soirée, il m’invitait à venir étudier avec lui à Sao Paulo si je désirais en connaître davantage, ce que je ferai sûrement dans la prochaine année… en me laissant guidé, pas mal certain que le bon moment se montrera la bout du nez en temps et lieu… une autre raison de revenir au Brésil, qui commencent à être pas mal nombreuses maintenant…

alors voilà, un autre domaine d’études ouvert, un autre chemin à marcher…

une autre ouverture à inviter des entités, des esprits à faire contact…

moi qui fait déjà partie d’un groupe de musicien et chanteurs qui explorons déjà le Umbanda depuis quelques années, cette cérémonie constitue un point marquant dans cette quête particulière… l’eau a trouvé ma soif…

à demain pour d’autres réflexions chers lecteurs/trices…

••• l’une des deux religions ayahuasquiennes ici au Brésil – l’une étant le Santo Daime qui nomme son ayahuasca Daime, qui signifie donne moi ou tu me donnes en portugais, l’autre étant Uniao do Vegetal qui nomme quant à elle le sacrement Oasca, alors qu’un troisième courant nommé Barquinha définit diverses approches hétéroclites et multiformes

2 réflexions au sujet de « la soif de l’eau »

  1. Samano

    GIMME shelter, Daime shelter ! L’eau a retrouvé sa source. L’homme a enfin trouvé son abri !
    Tant qu’à moi, Barquinha, j’aime bien les approches hétéroclites et multiformes !
    Et Vive les voyages !

    Répondre
  2. Denise-Andrée Péloquin

    Wow ! Quelle aventure Ati ! Merci pour tes partages…une suite de vive voix à ton retour serait un privilège ! ❤

    Répondre

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