les cieux grands ouverts

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• cronica Numéro dezoito

il y a plus d’une dizaine d’années de cela déjà, j’étais à Ciranda au Brésil, chez Carioca, et pendant un processus (intensif) de 3 jours de Cura, les pieds sur terre, la tête dans le bol et l’âme dans les cieux, j’ai eu une révélation : tant que je ne réussirais pas à devenir aussi neutre face aux noms de Jésus et de Marie que face à ceux d’Osho, Bouddha et Krishna, je fouillerais cette piste si chargée sur le plan émotif…

et m’y voici encore plus de 10 ans plus tard, à découvrir toute la richesse de ce courant Christique grâce au Santo Daime… et notamment grâce à Mestre Irineu…

car très exotique et baba cool de chanter mantras et bhajans, ou encore des chants amérindiens de diverses traditions –  contre lesquelles je n’ai rien contre car je trouve pour la plupart très beaux – mais pouvoir chanter Jésus et Marie avec amour et détachement, avec candeur et le coeur ouvert, requiert un grand chemin de nettoyage intérieur… ce que je suis en train de faire, de façon particulièrement intensive pendant ce voyage… et ça continue d’ouvrir…

Jacques Mabit – lui qui a retrouvé une foi Chrétienne renouvelée grâce aux cérémonies d’ayahuasca – lors de son passage au Québec l’an dernier, disait d’ailleurs qu’il est essentiel pour tout être humain de faire la paix avec la culture religieuse dans laquelle il ou elle est née… pas nécessairement l’adopter, au moins faire la paix… ce que je suis en train de faire, et un peu plus, de façon particulièrement intensive pendant ce voyage…

peut-être plus facile parce que ça passe par une autre langue ?

peut-être plus facile parce que ça passe par des chants ?

peut-être plus facile parce que ça implique de boire du Daime qui m’amène dans toutes sortes de dimensions les plus incroyables les unes que les autres ?

peut-être plus facile parce que maintenant je peux considérer les prières comme de simples portails vers un univers supérieur, un espace sacré, autant en moi que dans l’astral davantage que comme une obligation ?

peut-être…

mais ce que je sais d’expérience, c’est que quelque chose de fondamental passe et se passe en moi et que ce passage étroit est rendu possible grâce à ma connection de coeur et d’esprit avec tous les gens du Daime croisés sur ce chemin au cours des 5 dernières semaines…

j’ai découvert des gens généreux et ouverts d’esprit (on ne peut pas ne pas l’être quand on prend ce breuvage sacré, croyez-moi !), au coeur de l’essence Christique… des gens allumés, sensuels et vivant, capables de vivre totalement incarnés tout en maintenant le contact avec les cieux… oui ces gens ont les cieux grands ouverts…

et le mouvement Santo Daime que je découvre ici au Brésil est vivant, large et inclusif… autant des diverses cultures indigènes, que de la science quantique, que de la sensualité Brésilienne, que de la finesse musicale, vocale et poétique de ce pays des sens…

c’est un Santo Daime cool que je retrouve ici… un courant religieux ouvert, flexible, intégratif, ouvrant sur des milliers et des milliers d’hymnes et de chants plus beaux les uns que les autres…

et avec le Umbandaime notamment, c’est tout l’univers religieux et ésotérique africain que je découvre également, dans une approche intégrée et non-dualiste… car les Orixas du Umbanda ont des liens de proximité, sinon des facteurs d’équivalence – avec les figures du courant Christique et de plusieurs autres religions…

récemment lorsque les gens ici récitaient le Notre Père et le Je vous salues Marie en portugais, j’ai surpris mes lèvres à bouger et à dire la bonne chose au bon moment… comme par magie, sans effort… download instantâneo diretamente do céu… coome si je connaissais déjà toutes ces paroles, comme si je les portais déjà en moi… ou télépathie divine… vraiment spéciales les expériences vécues sous l’effet de ce saint breuvage…

alors Santo Daime, Umbandaime, Osho Daime et ainsi soit-il… toutes sortes de Daime existent…

ce courant, ici au Brésil, sait s’adapter, sait s’intégrer dans la culture d’un peuple qui est fondamentalement inclusif… un peuple sincère mais non sérieux qui peut de vouer à tous les Saints et continuer à danser la Samba, à rire et à faire la fête… un pays de Carnaval divin ici-bas sur terre…

en ce jour du Seigneur, ce fameux jour où pendant des années on nous a forcés à aller prier par coeur et sans coeur le ptit Jésus, dans des Églises au silence lourd et souvent vide de sens et de foi véridique et sentie, je rends grâce à Dieu… ou à ce que vous voulez le nommer… merci à la vie d’avoir mis sur mon chemin ce breuvage si révélateur et ces hymnes qui ne peuvent qu’ouvrir le coeur…

merci aussi à Carioca de m’avoir fait découvrir la beauté de ce répertoire quasi illimité de ces milliers d’hymnes et de chants tous plus beaux les uns que les autres…

immense gratitude aussi à Mestre Irineu,

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qui a su suivre sa vision et qui a su ramené l’essence Christique dans le coeur et les âmes de dizaines de milliers de personnes par le vaste monde et non seulement au Brésil.. .

car Mestre, dans sa vision reçue, a vu le retour du Christ sur terre non comme un être humain mais plutôt sous la forme du Daime, ce breuvage sacré offert aux femmes et hommes de bonnes volontés et désirant se connaître dans toutes leurs dimensions…

et dans la vision de Mestre, c’est la mère terre, la vierge mère ultime, la forêt, notamment celle de l’Amazonie, Mama Zonia, qui nous donne son fils sous la forme d’un saint breuvage pour que chacune et chacune puisse avoir une expérience directe de Dieu… ou nommez-le ce que vous voulez…

car jusqu’à maintenant dans ma vie, je n’ai jamais connu rien qui s’approche autant de Dieu… ou de nommez-le ce que vous voulez – que ce que je vis en ces moments de grâce sur terre du Brésil…

alors Amen, ainsi soit-il et à la grâce de Dieu, ou de ce que vous voulez le nommer, pour maintenant et pour la semaine prochaine…

Amen…

___

JE SUIS À TOI

C’est cela la suprême, l’humble prière, celle qui ne demande rien, celle qui se prononce pleine de remerciement: « Je suis à Toi. » Ces quatre mots suffisent.
Avec l’âme entière convertie en foi, je m’abandonne à la divinité. Elle sait parfaitement ce dont j’ai besoin. J’ai confiance en elle…

JE SUIS DE TOI

C’est la suprême prière, l’humilité, celle qui ne demande rien, qui se prononce pleine de remerciements : « je suis de toi ». ces quatre mots suffisent.
Avec L’âme entière convertie dans la foi, je me rends à la divinité. Elle sait parfaitement ce qu’il me faut.

Alejandro Jodorowsky

In les évangiles pour guérir, p. 372

Dolmen éditions,
Le Coll. Camara Lucida,
Santiago (Chili), 1997.

– via Richard Chartier, merci l’ami

Une réflexion au sujet de « les cieux grands ouverts »

  1. Samano

    TOUT simplement magnifique, vrai, lumineux. Ho que oui qu’il faut faire la paix avec nôtre religion d’origine. Nous avions les mots, les gestes, les rituels, les histoires. Ce qu’il manquait c’était le liant, le reliant, ce qu’il manquait c’était la communion, la Connexion Sacrée !

    Je ne veux pas juste croire en Dieu, non, c’est pas suffisant, c’est pas nourrissant. Ce que je veux c’est faire l’amour avec lui. C’est entrer dans une danse d’amour avec Lui-Elle !

    Prenez et buvez ceci est mon corps !

    Répondre

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