leader ship, beau gros bateau

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• cronica Numéro dezenove

traduction : être un leader ne signifie pas dominer la situation… cela consiste plutôt à aider les gens à être capables de faire ce qu’ils n’auraient pas imaginer possible autrement… – Sadhguru

les derniers amis qui m’ont accompagné dans ce périple au Brésil depuis la fin décembre repartent vers le Nord aujourd’hui… de 10, nous sommes passés à 8 après 2 semaines, puis graduellement à moi-même à compter d’aujourd’hui, le groupe diminuant petit à petit…

j’ai passé la dernière semaine avec Éloi, Joelle et super Bijou (5 ans) avec qui je passais régulièrement du temps, question de donner un peu de temps de dodo aux parents (de nuit les cérémonies ici) et aussi pour rester jeune car rien comme hanger out avec un enfant pour le rester, encore plus que les voyages on dirait…

mais pour les 10 prochains jours, I am on my own… j’ai toujours apprécié me retrouver en solo, moi qui a quand même été un gars de famille et de gang depuis l’âge de 20 ans…

alors le dernier volet du voyage se fera en solo, alors que le temps qui reste sera consacré à enregistrer cette semaine, et je passerai 2 jours ensuite à Brasilia dans une famille de nouveaux amis rencontrés ici…

enregistrer ma musique et commencer à décanter, et à faire le bilan de ce voyage qui fut le plus intense de toute ma vie, et sûrement de plusieurs autres vies dans l’éventualité  qu’on en a aille plusieurs…

c’est que quelques années après avoir pris ma retraite en tant que meneur de projets quelconque, ce voyage m’a placé dans une telle position de nouveau… en effet, depuis août dernier, j’ai passé pas mal de temps à organiser les diverses étapes de ce voyage et depuis la fin décembre à le mener à terme… parfois dans du plus ou moins connu, souvent dans du total inconnu… multiplié par 10 personnes… et amplifié par des médecines puissantes, déstabilisantes et décapantes…

ce n’était pas dans mon plan de carrière de devenir agent de voyage ou GO de Club Med mais il faut croire que la vie savait ce dont j’avais besoin… et je n’ai pas dit non…

si je reviens à la citation ci-haut, je pense pouvoir affirmer qu’en organisant ce voyage, j’ai réussi ma job de leader, soit d’avoir aider les gens à devenir capables de faire ce qu’ils n’auraient pas imaginer possible autrement…

car ce voyage nous a tous et toutes permis – ou forcé c’est selon –  les amis qui m’accompagnaient et moi-même – à faire des choses qu’on aurait jamais imaginer… il faut dire qu’on est tombés dans des talles de gens vraiment extraordinaires et généreux… de loin beaucoup plus qu’on aurait même pu inimaginer…

bien sûr il y a eu quelques frictions et quelques heurts, donc de grandes leçons, mais quel voyage de groupe aussi intenses que celui-ci n’en offre pas ? deux personnes ont même quitté le navire en cours de route… et moi même si j’avais pu, je me serais bien sauvé à quelques occasions… OK pas vraiment mais l’idée a été le fun à certains moments…

par souci de confidentialité et de respect de la vie privée (de plus en plus élastique celui-ci d’ailleurs) je vous épargne les détails qui ne sont pas importants…

de mon côté, plusieurs leçons encore une fois à retenir… et à intégrer… car lorsqu’on deal avec du monde, évidemment on deal avant tout avec soi-même… et quelle belle occasion de se voir dans des zones que ma vie en solitaire dans les bois de Val-David ne m’aurait jamais offertes…

je retiens donc de ce voyage que l’on a les qualités de nos défauts – ou nommez cela comme vous voulez car je reconnais que le terme défaut est péjoratif… par exemple, le feu qui me pousse au cu… rieux et qui me fait suivre souvent des chemins peu ou pas explorés peut tomber sur les nerfs de certains autres… mais difficile de changer drastiquement… et parfois faut ce qui faut… mais on a toujours la capacité de s’excuser…

aussi, tenter de s’occuper des besoins de tous quand on vit une situation stressante et intense constitue un grand défi… évidemment l’idée générale est de s’occuper de ses propres besoins en premier lieu et de ceux des autres ensuite mais la réalité est souvent qu’on doit oublier ses propres petits besoins personnels quand on mène un groupe, et cela est très bien ainsi… du moins c’est la seule chose possible à faire…

tout un défi de prendre soin de ce qui monte en soi en contact intime avec d’autres êtres humains pleins eux aussi de leurs propres histoires –  dont nous ne sommes souvent même pas conscients avant qu’elles n’émergent, ou n’explosent c’est selon  – et de garder le cap et continuer à mener le bateau droit devant car la situation l’exige… parfois la vie nous pousse et pas seulement au cul, le vent nous prend de face aussi…

au cours de ce voyage nous avons vécu 10 dans une petite maison pendant 10 jours… tout en vivant une situation extrême…  coeur du voyage… joyau aussi…

quand on lead quelque chose, peu importe quoi, on devient une figure d’autorité et on s’expose à devenir un écran pour des films de toutes catégories, certains plus hard core que d’autres… faut assumer et s’assurer de vouloir jouer dans ce jeu… sinon, la navigation en solitaire est recommandée…

de mon côté, encore trop tôt pour dire si je vais récidiver avec un tel voyage de groupe… très possible que si, même si une certaine partie de moi crie plus jamais ! car pas reposant avouons-le…

car voyez-vous, je suis très bien avec mon petit moi-même… ma petite vie roule et se déroule clear and straight quand je suis par moi-même… mais en même temps, la vie en groupe, et le frottement avec les autres est tellement riche et nous permet de nous découvrir et nous connaître tant, vite et différemment… tout est question d’équilibre… entre intimité et solitude et ouverture et partage… floush floush, parfois on a le luxe de pouvoir suivre la vague, parfois c’est la tempête et on fait du mieux qu’on peut…

mais peu importe ce que je veux, ou pas, on dirait que la vie m’invite à aller là une fois de temps en temps… dans le vivre ensemble, dans la vie de groupe qui est si riche même si parfois intense et dérangeante… pour le meilleur et pour le vivre…

en ce moment dans ma gang, quelques personnes sont prêtes à partir de leur bord, à voler de leurs propres ailes, à faire leurs propres affaires… et je vais les encourager à le faire du mieux que je peux… en tentant de les soutenir du mieux que je peux, mais de loin, car quand on se lance soi-même sur son navire,  on a besoin d’espace et de liberté… et surtout la dernière chose qu’on veut est une belle-mère qui picosse…

et rien comme apprendre par soi-même… car à la longue, quand on est près de quelqu’un qui mène sa propre barque, on devient critique quant à comment faire et tout semble si simple qu’on pense naturellement qu’on peut le faire aussi facilement… c’est quand on tombe sur ses deux pieds, on our own, qu’on réalise qu’il est impossible d’apprendre sans casser d’oeufs… et que la vie est une méga omelette… alors hop les poulets !

de mon côté, clair que je vais continuer sur ce chemin des chants et des cérémonies sacrées… en partie en continuant ce qui est déjà entamé au Québec pour le moment, mais clair aussi le Brésil appelle loud and strong… en portugais…

alors retour prévu ici en juin pour entamer un projet de recherche d’une clinique – associée à l’église avec laquelle je suis affilié – où l’on traite les toxicomanes à l’aide du Daime et du Kambo, deux puissantes médecines amazoniennes…

et plusieurs contacts ont été faits dans le dernier mois qui nous incitent à revenir, autant à Teresopolis, qu’à Sorocaba près de Sao Paulo qu’à Alto Paraïso… contacts qui vont perdurer c’est certain… que la vie qui décidera comment et quand…

mais pour le moment encore loin d’un départ ou d’un retour…

un gros gros 10 jours pour profiter du Haut Paradis, cette terre de cristal si révélatrice où je suis en ce moment… pour enregistrer ma musique, question de paver le chemin pour la suite… comme une carte de visite…

alors leadership vous dites ? sure… tout un bateau que celui-là.. qui vague et tangue et brasse et flotte et qui parfois même peut couler… de soi ou au fond… a barca que corre no mar… alors prendre soin de l’équipage, demeurer ferme et flexible, et garder le cap dans la tempête…

j’imagine que le truc consiste à utiliser l’énergie des éléments à notre avantage… quand ça tangue, on se laisse brasser et quand ça souffle, on canalise la force du vent pour avancer dans la direction voulue…

mais évidement c’est de soi-même dont on est le principal leader avant tout, et le capitaine… et le matelos… et la mer… et le bateau…

belle galère la vie ! on se retrouve au rivage ?

2 réflexions au sujet de « leader ship, beau gros bateau »

  1. Ravi

    ce fut un voyage chamanique, initiatique et thérapeutique
    intense, déstructurant,mettant à nu tous mes «zones» de lumières et d’ombres
    mais quel voyage…. au delà de mes attentes
    comme l’écrit Romuald LeTerrier dans son livre «Les plantes psychotropes et la conscience» c’est l’enseignement de l’ayahuasca, et elle n’épargne pas mes petites zones sensible
    que j’adore cette thérapie sans thérapeute que moi avec moi même

    à refaire avec intensité …..

    Répondre

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