regarder pour (peut-être) voir

queue-de-baleine-bleue
les dernières chroniques – 12/6/17

hier matin, mes deux fleurs et moi on a vu les baleines sauter hors de l’eau… on les a vues sans penser les voir… elles nous ont surpris… ensuite on s’est mis à regarder… pendant plus d’une heure… et on les vues faire leur danse… non stop…

et cette activité contemplative, qui requiert patience et lâcher prise, m’a fait réfléchir sur la vie en général…

car parfois dans la vie, quand on veut trop voir quelque chose de précis, on finit par ne rien voir… ou par voir ce qui n’existe pas… ou par voir ce que l’on croit qui existe mais qui au fond n’existe pas vraiment, ou pas comme on le voit du moins… car oui on finit par voir ce que l’on croit… et l’on voit bien ce que l’on veut voir…

mais hier, on a vu les baleines sans chercher à les voir… elles nous ont fait la surprise… on a reçu le cadeau de les voir… on les vues avant même de vouloir les voir… et elles nous ont fait tout un show… sans même savoir qu’on les observait…

et pendant qu’on observait les baleines, sur le bord de la rivière Piashti – une rivière à saumons qui se jette dans le fleuve qui se fait mer ici – des hommes pêchaient…

et je me disais qu’au fond, pêcher le saumon et observer les baleines est relativement semblable… on jette notre ligne ou notre regard au large et on attend… comme dans la vie… parfois ça mord, parfois ça sort… et parfois pas, souvent pas…

pêcher et observer les baleines, c’est un peu comme la vie finalement… on prépare le terrain. on souhaite le meilleur comme on jette son regard au loin, et on s’attend à tout… et aussi à rien… car souvent rien la vie… en fait jamais rien, mais souvent pas ce que l’on souhaite…

car si on veut trop quelque chose parfois, ça ne se passe pas… ou pas assez vite… ou pas comme on veut… ou on passe à côté…

mais parfois il faut aussi vouloir beaucoup pour arriver à ses fins… car parfois la vie requiert de notre part des efforts…

belle leçon de vie pour moi hier… leçons baleinières…

quand on observe les baleines, il nous faut regarder, mais sans trop vouloir voir… mais faut bien sûr savoir qu’il y a des baleines au large…

puis on balaie le large sans trop d’attentes, on balade notre regard, aux aguets, en état de douce alerte, et on souhaite voir, mais pas trop… sans trop vouloir, sans trop forcer… car que forcer anyway ? le regard lousse, scrutant le large, avec une innocence d’enfants… un coeur ouvert… de la surprise plein les yeux…

comme dans la vie…

on prépare le repas, on met la table et on attend la visite… si quelqu’un accepte l’invitation et vient, OK… si personne ne vient, aussi OK et on mangera par soi-même…

comme la vie…

parfois elle nous envoie des invités, parfois elle nous invite à manger en solo… l’un et l’autre sont OK… aussi OK l’un que ‘autre… même si beau bonus de voir…

comme l’observation des baleines… parfois on en voit, parfois pas… et les deux sont OK… car au fond, les baleines sont toujours là, sous l’eau, ou hors de l’eau… qu’on les aperçoive, ou pas…

et plein de miracles qu’on ne voit en cette vie car trop centrés sur ce que l’on veut voir, ou croire…

qu’on veuille en voir ou pas, c’est la vie qui décidera… qu’on reçoive ce que l’on souhaite ou pas… comme avec les baleines… mais quel cadeau quand même quand ça se passe…

sploush, sploush… comme la vie…

Une réflexion au sujet de « regarder pour (peut-être) voir »

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