poête poête

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les dernières chroniques – 2/8/17

traduction : je n’aime pas penser avant de parler – ni d’écrire – je préfère être surpris autant que tout le monde par ce qui sort de ma bouche – et de mes doigts

après avoir pris une pause d’écriture semi imposée pendant quelques semaines, la tape tape manie me revisite, ravive et regagne mes doigts…

j’écris régulièrement ici depuis plus de 5 ans…  presque 1500 chroniques derrière la cravate… oui oui bravo chroniqueur semi maniaque…

une drogue douce pour moi l’écriture, une manie, un besoin fondamental, une sensation d’être vivant… une façon de connecter au reste du monde… dont vous, dont toi… yo lecteur/trice…

j’aime écrire et au cours de l’année, à chaque année, je m’efforce doucement à quelques reprises de ne pas écrire pendant des laps de temps variables… pour m’ennuyer, pour manquer l’écriture, pour retrouver le goût d’écrire… c’est souvent au manque qu’on reconnait une dépendance… eh oui je suis tapetapemaniaque…

et même si je n’ai pas toujours quelque chose à dire, j’aime écrire… en fait, je considère que je n’ai pas grand chose à dire car tout a déjà été dit et redit… mais pas une raison pour ne pas écrire…

j’aime écrire pour voir qui et quoi se cache en moi…. j’aime écrire pour me surprendre et voir ce qui poppera hors de moi… j’aime écrire pour me vider la tête et les sens… j’aime écrire pour la gymnastique mentale que cela requiert… mindy workout… sudoku littéraire…

écrire est une dépendance et en même temps, écrire relève de la plus pure liberté… association libre… liberté de penser, liberté de dire, liberté de croyances… et toutes les croyances se valent croyez-moi… ou pas… car aucune différence ce que l’on croit ou pas… la vie se passe quand même et peut même se passer de nous…

et bien humblement, je crois que je peux affirmer que je suis devenu un poête poête… car comme le dit Rainer Maria Rilke (des mots reçus à l’instant via la Joie d’être un âne, un autre écriveur chronique, yo Jean !) :

si, pour toi, ne pas écrire c’est mourir, alors tu es poète

alors j’écris… peut-être pour ne pas mourir… mais j’écris peut-être aussi pour vivre un peu plus, un peu plus loin, pour voir un peu plus grand, et vivre un peu plus follement…

voyant peu de gens, je parle relativement peu dorénavant… alors j’écris petit et gros… j’écris beaucoup… je parle tout bas mais j’écris tout haut… je fais tape tape et je fais ensuite enter vers le monde

et vous, si par hasard vous tombez dessus – ou est-ce eux qui tombent sur vous ? – vous faites vôtres mes mots qui ne sont jamais miens anyway… que nôtres, que nôtres… via votre écran, vous les percevez avec vos sens, dont celui de la vue en premier lieu, puis vous leur prêter vie à votre convenance, ou pas…

dorénavant, je chante plus que je ne parle… et je n’écris pas de chansons, je les reçois quand elles veulent bien me visiter… et j’aime penser que c’est parce que j’écris autant que les chants me visitent… je me vide la tête pour laisser passer quelques bribes divines… quelques mots d’ailleurs…

j’aime écrire car je ne sais jamais ce qui poppera de cette boîte de cracker jack intérieure hors de laquelle je ne vis pas… think outside de box disait-on dans le temps… alors poppent les mots tapés…

j’aime écrire pour ne pas me prendre au sérieux et me surprendre encore mieux… j’aime ne rien dire, rire et lire… je tire et je délire… puis je me tire…

j’invente des mots, j’en difforme d’autres, les twist et les tord… je joue avec eux et ils se jouent de moi… j’invente le monde tout bas, je donne vie au rien… je suis un ptit dieu des mots nonos, créateur de sens et de vers… et de l’envers… ici de l’envers du décor… en cet endroit ici-bas tout là-haut…

je n’ai rien à dire de particulier alors je le dis tout de même et de toutes les manières… je ne dis rien qui vaille, rien qui faille mais je le dis quand même… et j’aime le faire, pour rien justement… c’est tout… et ça c’est tout là le plaisir d’écrire… ne rien dire, ne pas se prendre au sérieux, et le dire tout haut… rire de dieu… et avec lui… dans sa barbe…

j’aime ne rien dire et, ce faisant, vous toucher, vous parler, vous joindre ici dans l’astral via le terrestre que nous partageons nous humbles mortels… en attendant notre passage… à vide ou vers le grand plein… ici, tremplin vers l’au-delà…

écrire pour avouer tout haut qu’on ne sait pas encore tout à fait vivre ici-bas…

alors écrire pour tenter de dire l’indicible, tenter de de décrire l’espace entre les mots pour vous faire lire ente les lignes… visiter l’autre côté de la vie et sortir de la boîte de cracker jack… et cric crac croc rice krispies

Une réflexion au sujet de « poête poête »

  1. Prashanti

    Les mots couchés sur papier ou via ordi sont parfois plus faciles à exprimer.
    Resté connecté , en lien…avec l’autre de mille et une manières.
    Ça fait du bien aux yeux , à l’âme dans les moments de solitude…

    Répondre

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