vrai ou vrai

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les dernières chroniques – 5/8/17

traduction : le contraire de ce que vous savez est également vrai

j’ai utilisé ci-haut l’expression vous savez pour traduire you know, quoi que j’ai été tenté de traduire cette citation ainsi : le contraire de ce que nous croyons est également vrai…

car il me semble que l’on croit plus que l’on ne sait… en fait, il me semble que l’on ne voit souvent le monde seulement comme on veut le voir, ou plutôt comme on peut le voir…

en acceptant comme possible cette simple affirmation, que le contraire de nos croyances est aussi vrai, tout devient plausible, donc tout devient possible… donc potentiellement vrai… et qui dit vrai dit aussi faux… car vrai implique faux et vice versa… dualité quand tu nous retiens…

mais ultimement, on ne retrouve ni vrai ni faux dans la nature, dans l’existence… que du ça… ou que du peut-être…

car on peut bien croire ce l’on veut, ou ce que l’on peut. la vie sera toujours telle quelle, telle qu’elle se présente… life as is

absolument neutre au-delà de notre perception la vie… la réalité qui se présente à nous le fait sans filtre et n’est que partielle… on ne voit et perçoit qu’un ptit bout de la grande vie… notre ptit bout… notre ptite vie dans la grande vie… une ptite vite notre ptite vue… appelée à grandir, à s’agrandir graduellement du moins… pour éventuellement s’éclater et tout voir…

car tel un cheval de course, nous vivons avec des ornières qui limitent notre perception… donc notre compréhension… nous croyons ceci ou cela, nous pensons beaucoup ou presque tout le temps, mais nous savons peu… mais croyons savoir beaucoup… et pourtant…

souvent à tort, nous croyons ce que nous savons et prenons souvent ces croyances que nous faisons nôtres pour du cash… mais même le cash est emprunté à crédit, avec un fort taux d’intérêt… même le cash peut s’avérer être de la frime… croyances de monopoly…

notre petite vue sur la grande vie est réduite, obtue, limitée… notre perception est relative, et relativement biaisée… par nos croyances, nos expériences passées, notre culture ambiante… notre vision est limitée par ce qui s’est fixé en nous, ce qui s’est cristalisé, rigidifié…

mais même le cristal tend à redevenir poussière… et ce qui n’était que pousse hier sera demain poussière… le bébé est déjà un vieillard… la naissance inclut la mort en son sein, et la mort n’est que passage vers la vie, une autre vie, d’autre vie, plus de vie…

si on pouvait seulement se permettre et se donner la chance de considérer tout point de vue comme possible, sinon plausible, je crois que notre vie serait plus simple, plus coulante, plus vivante… du moins plus acceptante de ce qui diffère de soi… de ce que l’on ne sait pas ni ne saisit encore… on ne sait pas encore ce que we did not get yet… mais ça ne saurait tardé…

on ne sait que partiellement, on ne perçoit que de façon limitée… car trop immense et infinie la vie pour notre ptite tête… alors peut-être par le coeur qu’il faut observer ?

notre angle de perception ne fait pas encore 360 degrés… le fait de prendre conscience de cela agrandit déjà notre perspective…

le fait de savoir que l’on ne sait pas – que l’on ne sait pas grand chose du moins – est déjà beaucoup… ça laisse le champs de tous les possibles grand ouvert… et quand tout est possible, tout est… même l’impossible…

Toujours nous voyons les choses partiellement. D’abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d’images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n’observons quoi que ce soit d’une façon complète. C’est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu’il n’y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l’observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s’intéresse à rien. Et même s’il s’intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l’observateur le sentiment d’avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c’est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image. – Krishnamurti

alors faisons du ménage, gardons notre perception vierge, notre coeur ouvert et nos yeux innocents…

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« Si nous changeons, l’univers que nous étudions va aussi changer.  L’observateur se croit neutre,  En fait il est participant. – Olivia Costa de Beauregard

Une réflexion au sujet de « vrai ou vrai »

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