vivre en lettres minuscules

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les dernières chroniques – 13/8/17

moins d’élan pour écrire cet été ici… trop à vivre… été intense, été étrange, été de complétion…

plusieurs événements similaires à ceux qui ont pris place l’été dernier se sont pointés le bout du nez, et le reste, mais avec another twist… autre occasion de regarder les mêmes choses ou presque, autre angle et perspective différente sur du semblable… avec un peu plus d’amour et de lumière…

rien à comprendre dans la vie, tout à vivre…

cette vie a de ces façons comiques de nous faire revisiter et revivre ce qui n’est pas complet, ni complété… alors pas le choix de repartir dans les portes battantes et silence on tourne… et on retourne voir ce qui reste à saisir de la situation… et peut-être comprendre, mais peut-être pas non plus… car rien à comprendre vraiment… que vivre, que vivre…

humilisant la vie qui passe, avec nous dedans… grande machine à laver… wash, spin and rince… éprouvant, épurant, délestant le non essentiel, liquidant le non nécessaire, abandonnant le superflu…

nous, le bois, dur ou mou c’est selon… la vie, le papier sablé… et sable sable, polit polit…

le bois que nous sommes sait qu’il redeviendra poussière et malgré tout, il continue de s’y frotter, de se faire faire frotti frotta par la vie… comme une sculpture, il rétrécit, se raffine, se peaufine, il se fait arrondir les coins ronds, et se polit les angles morts… poussière poussière, tu redeviendras poussière… un menuisier cette bon dieu de vie…

quand on est jeune, on se prend pour le monde, et son nombril… quand on vieillit, avec les années qui passent et nous sablent, on réalise que l’on est ni monde ni nombril… de moins en moins quelque chose ou quelqu’un, de plus en plus rien… que bois à sabler… que simple observateur/trice de cette vaste création qui n’a pas besoin de nous pour tourner…

pas besoin de nous pour tourner cette existence et pourtant, nous y sommes… encore et toujours… car toujours nous avons été ici, toujours nous y serons… illusion de penser que nous ne faisons que passer ? trois fois passera… et trois autres ensuite… et trois petits points…

nous sommes le monde qui se sait impermanent, le monde qui s’observe s’observer…

alors au bout du compte, que vivre en lettres minuscules, même la première… surtout la première…

vivre tout bas, discrètement, humblement… sans déplacer plus d’air qu’il n’en faut… ménager les ressources… et vivre humblement… glisser sur la vie qui passe et surfer sur les vagues, les grosses comme les petites, les folles comme les fines… apprécier tout ce que la vie nous donne et nous offre, surtout ce que l’on ne choisirait pas… car précieuses les leçons qui s’y cachent…

souhaiter le mieux, pour soi et les autres, et s’attendre à tout… surtout à ce que l’on ne s’attend pas…

et cultiver le silence…

rien à dire et pourtant, tenter quand même de le formuler…

sincèrement, et humblement…

ati

____

les dieux nous créent bien des surprises : l’attendu ne s’accomplit pas, et à l’inattendu, un dieu ouvre la voie… – Euripide

 

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