chilling… incarné(e)s

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les dernières chroniques – 27/2/18

salut collègues angéliques…

car oui oui, même si certain(e)s d’entre nous ne s’en souviennent pas, nous sommes des anges incarnés… oh bien sûr, certains ont davantage l’air d’anges cornu(e)s… et d’autres pas anges du tout…

ordinairement, auparavant, quand j’entendais le mot incarné, je pensais davantage à ongle qu’à ange, ou encore à chili con carne… mais depuis quelque temps, c’est plutôt le mot âme qui monte quand j’entends incarné…

eh oui, un moment donné, il n’y a pas si longtemps, vous et moi et les presque 8 milliards de buddys ici-bas, nous flottions allègrement dans les hautes sphères, confortablement étendu(e)s sur de confortables nuages blancs, à regarder le monde ci-bas nonchalamment… remember ?

moi non plus, en tous cas, pas toujours, mais de plus en plus souvent…

je sais, on n’a pas le souvenir fort fort nous zumain(e)s une fois ancré(e)s dans la chair autour de nos os… je me souviens ? pas toujours ni souvent…

certains disent que la chair est faible, moi je trouve que la chair est forte en ta… elle nous emprisonne dans ce corps avec tout ce que ça implique… elle nous ratatine la perspective… elle nous fait penser que nous sommes déconnectés du reste de ce qui vit…

mais n’empêche, on était ça et on le redeviendra de nouveau après le passage du corps… de ce corps-ci, car des corps on en a eu et on en aura d’autres… probablement…

il semble qu’il nous soit indispensable de s’incarner pour apprendre certaines leçons spécifiques… en fait, tout ce que l’on vit en ce moment est exactement ce que l’on doit vivre… comme tout le reste de ce que nous avons vécu ou vivrons… inévitable… c’est par le corps que les leçons s’acquièrent… sinon ça flotte dans les nuages et rien ne reste…

alors tant qu’à y être, vivons, osons, apprenons… tirons les leçons qu’il y a à tirer car sinon on devra revenir pour revivre la même chose… encore et encore…

oh bien sûr je n’ai aucune preuve concrète de ce que j’avance… je fabule, peut-être que de la fumée divine ces paroles… et votre opinion vaut la mienne… mais de plus en plus, cette intuition tend à résonner de plus en plus juste en mon corps… que nous sommes des ptits bouts du grand tout venus pour apprendre… et pour ré-apprendre et partager de l’amour… l’ultime leçon en cette vie… l’amour, toujours…

on dirait que plus notre ptit wagon avance vers le terminus de la ligne du grand métro existentiel, plus la re-connaissance de la destination se rappelle à nous…

terminus quelqu’un remonte ?

en terminant les mots de Simone Weil :

rester là et faire face, les yeux ouverts, à la terrifiante pesanteur de l’incarnation humaine, au risque de rencontrer la grâce au cœur des sentiments de vulnérabilité et d’impuissance qui nous attendent et nous assaillent

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