à genoux… et en paix

Prayer_and_Fasting

les dernières chroniques – 11/3/18

parfois la vie est intransigeante… nous amenant à plier les genoux, à déposer les armes…

parfois, comme un ptit pain ou une grosse miche, on se fait pétrir par la vie… cette vie nettement plus forte que petit moi, plus sage que n’importe quel soi…

alors, on ne peut que collaborer et coopérer avec ces grands brassements…

quand on est jeune, plus jeune que maintenant du moins, on résiste, on veut, on pousse, on force, on défonce certaines portes même à l’occasion… c’est le propre de l’élan de la jeunesse, de vouloir changer et de faire changer les choses… mais souvent ces choses se trouvent à l’extérieur de soi…

et parfois, cette résistance est nécessaire et elle fonctionne, pendant un bout du moins… dans certains domaines, pour certaines choses… parfois… mais mince fil que celui qui consiste à connaître jusqu’où et quand pousser, jusqu’où tenter de repousser les limites …

mais vient un temps où l’on s’essouffle, vient un moment, CE moment où l’on réalise que l’on ne pourra pas toujours pousser sa vie par en avant, ni forcer son chemin en cette vie… ultimement, on n’impose pas son agenda à la vie…

j’imagine que l’on peut nommer ce long et lent processus l’acquisition de l’humilité, ou l’apprentissage de la sagesse… chacun et chacune sa façon, son temps et son chemin…

oh, si on n’apprend pas ceci en cours de vie, pas de problème, la mort est là au bout du chemin pour nous rappeler à elle, pour nous rappeler à l’ordre… mais si ça peut se faire de notre vivant, why not coconut ? coconut comme dans le sens de tête dure 😉

bien sûr et évidemment, chacune de nos existences personnelles est unique… et j’aime croire que chacun chacune d’entre nous faisons du mieux que l’on peut avec les cartes que nous avons en nos mains… du moins, chacun chacune a certaines leçons à apprendre…

mais un moment donné, pour certain(e)s du moins, arrive un point où l’on ne peut que baisser les bras, déposer les armes, mettre un genou – ou deux par terre – et dire OK chutt… je donne ma langue au chat… j’abandonne… I give up…

cet abandon peut entraîner une certaine zone de turbulence intérieure temporaire, plus ou moins longue, plus ou moins intense, plus ou moins houleuse… mais pas vraiment le choix, quand la tempête frappe, on doit se tenir après la barque, boucher son nez et se laisser traverser la tempête… ou se laisser passer à-travers par la tempête, c’est selon…

et tout à coup, au milieu de la grande houle, la mer se calme, le ciel s’éclaircit, et on finit par voir… que ce soit la lumière, et l’inévitable ombre qui vient avec, Dieu, son humanité et son coeur…

ces embellies nous permettent de retrouver quelque chose de fondamental au fond de soi-même…

et alors, on saisit le sens de la crise, on comprend la leçon… avec humilité, avec sagesse, avec délicatesse… tout doucement, on retrouve un nouveau terrain sur lequel se déposer, se reposer, se poser de nouveau en un territoire inconnu encore tout à réapprivoiser…

ce qui crée un espace plus grand, plus vaste, plus juste…

rien à gagner en cette existence, tout à perdre… ses illusions, ses croyances, ses limites…

pour retrouver le sol, pour atterrir complètement…

pas pour rien que c’est à genoux que l’on prie…

je vous en pries… les larmes aux yeux, le coeur gros et plein…

__
traduction maison d’une superbe citation de Brené Brown, original plus bas…
__
je crois qu’à un moment donné, une crise existentielle frappe lorsque l’univers place délicatement ses mains sur tes épaules, t’approche tout près d’elle et te chuchote à l’oreille: 

OK à partir de maintenant, fini le niaisage…  c’est le temps… tous ces sparages et ces mécanismes de défense que tu as développés pour t’empêcher de te sentir inadéquat et éviter de te faire blesser, tu dois t’en départir…

ton armure t’empêche de te développer et de fleurir à ton plein potentiel… je comprends que tu as eu besoin de ces protections quand tu étais petit(e)…

je comprends que tu croyais que ton armure pourrait t’aider à protéger les choses dont tu avais besoin alors afin de te sentir digne d’amour et appartenant au tout, mais tu cherches toujours et tu es encore plus perdu(e) qu’avant…

le temps file… il y a de nouvelles aventures qui t’attendent… tu ne peux passer le reste de tes jours à t’en faire à propos de ce que les gens pensent de toi… 

tu es né(e) digne d’amour et tu fais partie du tout… le courage et l’audace vivent en toi… tu as été créé(e) pour vivre et aimer avec tout ton coeur… c’est le temps de te lever et d’être vu(e)…
____
version originale anglaise :

 »I think midlife is when the universe gently places her hands upon your shoulders, pulls you close, and whispers in your ear:

I’m not screwing around. It’s time. All of this pretending and performing – these coping mechanisms that you’ve developed to protect yourself from feeling inadequate and getting hurt – has to go. Your armor is preventing you from growing into your gifts.

I understand that you needed these protections when you were small. I understand that you believed your armor could help you secure all of the things you needed to feel worthy of love and belonging, but you’re still searching and you’re more lost than ever.

Time is growing short. There are unexplored adventures ahead of you. You can’t live the rest of your life worried about what other people think. You were born worthy of love and belonging. Courage and daring are coursing through you. You were made to live and love with your whole heart. It’s time to show up and be seen. »

2 réflexions au sujet de « à genoux… et en paix »

  1. Prashanti

    Merci pour cette belle chronique.
    Debout , seule ……………..
    Doucement , je marche.
    Fragile .
    Je réapprend à aimer.

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s