printemps de toutes les couleurs

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••• les zultimes chroniques – 21/3/19

alors ça y est, c’est le printemps… well, kind of… mais y a de l’espoir… surtout ça le printemps au fond, la saison de l’espoir…

toutefois, selon certaines légendes amérindiennes, il n’y aurait pas un seul printemps, mais plusieurs… et ça fait plein de sens… car la fin mars a peu à voir avec le début juin… et cela varie grandement selon l’endroit où l’on se situe dans le monde évidemment…

car entre le 21 mars et le 21 juin, la nature est en contante évolution… de nombreux cycles se succèdent… rarement une telle stretch de 3 mois connait une telle poussée de croissance… l’enfance et l’adolescence de la vie sur quelques mois…

ici dans grand Now, la première étape est la fonte des neiges, et le temps des sucres… la période du grand Flow, dans le Grand Now… et du beau Wow… étape qui devrait être relativement longue cette année avec les montagnes blanches qui se dressent devant nos fenêtres ici… mais y a de l’espoir et le soleil est de notre bord… et on dit qu’il frappe de plus en fort… enwêye mon Sol…

et il ne faut pas oublier la dernière (ou avant dernière ou…) bordée qu’on nous promet pour demain… comme la cerise sur le sundae hivernale… mais comme ça achève, on peut la prendre…

ensuite suit la période de l’absorption de toute cette eau par la terre, avec certains débordements… période critique alors qu’on surveille le niveau d’eau attentivement… et de plus en plus… phase liquide de cette multi saison…

c’est aussi l’étape où tout ce qui trainait et se cachait sous la couverte blanche depuis l’automne réapparait… la grande révélation… en ville, pas nécessairement le plus beau temps alors que crotte de chien et sacs en plastiques refont surface… mais ici aussi dans les bois, la nature fait son strip tease… période bouetteuse et de neige brune… mais grand nettoyage oblige…

puis lorsque la terre est suffisamment sec, on commence à jouer les deux mains dedans… on enlève le vieux stock de feuilles, les branches mortes tombées durant l’hiver, on passe le râteau, on la prépare la mère…

vers le début ou la mi mai selon notre lieu de vie, on commence à r’virer la terre en vue des futures semences qu’on a pris soin de partir dans la maison… rien comme le soleil de mai pour revigorer le peuple nordique que nous sommes… puis un peu plus tard en mai, les divers verts commencent à apparaître et à foisonner… les ptits verts tendres qui ramollissent le coeur, qui verdissent l’âme, qui chatouille lea yeux jusqu’au coeur…

parallèlement aux multiples verts tendres, les chants des oiseaux viennent remplir nos oreilles… ça se flirt et ça se cruize à tour de gorge dans les parages afin de trouver le ou la partner pour fonder famille…

fête pour les yeux, et fête pour les oreilles…

en même temps que l’apparition des multiples verts de Pacha Mama, au sol et au bout des branches, grenouilles et rainettes commencent leur récital printanier… la voix rouillée et rauque au début, leur chant se précise graduellement pour devenir une symphonie… parfois même un show de heavy metal… si intense ces concerts de mai… un spectacle en soi…

et avec ces millions de tons de verts qui nous attendrissent les yeux et le chant des oiseaux les oreilles, suivant l’apparition des bébés bourgeons, arrivent dans le même souffle les bibittes… elles aussi, chacune à sont tour… il y a toujours UN moment précis où elles arrivent… quelque part en mai… mais rendus là, on est presque content de les voir… quand même un bon signe qu’il y ait encore des bibites non ?

puis au fur et à mesure que le printemps se fait été, la terre et ses éléments reprend vie… le jardin se fait planter, la peau se réhabitue à se faire caresser par le vent et les rayons du soleil… comme un papillon, l’âme ressort finalement de son cocon et prend son envol… les ailes nous poussent au dos et aux fesses…

les gens qui vivent au sud n’ont pas la chance de connaître ce cycle magique qui marque à chaque année le retour à la vie ici dans le grand Now… alors profitons de ce privilège du printemps qui s’amorce…

car si le printemps est dit la saison des amours, à mon humble avis, c’est surtout la saison du miracle de la vie qui reprend ses droits après une longue méditation blanche et longue…

l’ours a tout compris au fond…

menoum menoum…

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