états down de l’âme

Capture d’écran 2019-10-28 à 06.48.55.png••• les zultimes chroniques – 28/10/19

traduction: tu n’atteindras jamais un endroit dans ta vie où tout est réglé, où tout est bien emballé… c’est la vie, il n’y a pas de scène finale, que le film d’aventures qui se poursuit, toujours en cours…  tu apprends à aimer le bordel de ta vie, sa nature changeante constante, son imprévisibilité…  et comme tu te tiens debout et droit au milieu de la tempête, dans cet espace ouvert où la joie et la douleur, l’extase et l’agonie, l’ennui et la béatitude, vont et viennent telles des vagues dans l’océan… il n’y a aucun problème quand tu te reconnais comme l’espace qui contient tout cela… – Jeff Foster

quelques mots dans le cadre de ma pratique de yoga matinal littéraire qui consiste à taper quelques mots car écrire est un réel plaisir pour moi…

même si ce matin, un peu en panne d’inspiration le chroniqueur…

alors s’abstenir ou écrire quand même ? allez, écrire quand même…

ce matin, quelques mots teintés de vulnérabilité, pour partager avec vous un peu de ma fatigue passagère… dans l’espoir qu’elle s’allège, dans l’espoir qu’elle se libère, qu’elle circule… que je la vois avec distance…

ces quelques mots pour simplement et humblement vous dire que je suis fatigué dans mon corps ces temps-ci… fatigué dans mon corps et dans mon âme, et triste dans mon coeur…

habituellement, on ne partage pas ces états là… on les garde pour soi, en soi et ça finit par passer… mais ce matin envie de mettre quelques mots sur ce qui vit en moi ces temps-ci… dans cet espace qui contient tout…

fatigué dans mon corps car après avoir agrandit l’aiglise le printemps dernier et en début d’été, à travailler fort, j’ai entrepris l’agrandissement de ma maison cet été avec mes amis Pierre… avec quelques autres projets on the side…

un peu plus long que prévu les rénos, un peu plus cher aussi…

et hier, en cette journée froide et pluvieuse, je sablais, seul car mes collègues sont en congé, les nouveaux murs qui seront à peindre par la suite… poussière dans le nez et les poumons, sur la peau surtout… pas la matière la plus worker friendly… mais un mur à la fois, les choses avancent… en sablant ma résistance…

avec l’automne qui cogne à notre porte et qui nous rentre dedans, et avec toute la pluie qu’elle nous fait tomber sur la tête et sur les toits, moins d’énergie dans le moteur ces temps-ci…

probablement un peu les blues de l’automne, aussi appelé plus techniquement dépression saisonnière… comme à tous les automnes, toujours un ptit down dans le body… comme certain(e)s d’entre vous possiblement car ça concerne une bonne part d’entre nous ce gros switch de saison…

mais cet automne, avec les multiples projets en cours, je suis particulièrement mis au défi… en fait, probablement moi qui me suis mis ainsi au défi… et quand le train est parti, on ne peut l’arrêter…

alors malgré les quelques états down, on continue…

ca matin, un ami vient remblayer les fondations, et moi, sablage finalement complété, je continue la peinture… un pas à la fois, un pan de mur à la fois… on va y arriver… mais parfois, on doit puiser dans les réserves… comme maintenant…

je disais plus tôt que si je suis fatigué dans mon corps, mais je suis aussi triste dans mon coeur…

sans entrer dans les détails, disons qu’une situation impliquant des personnes que j’aime est dans une impasse… et on sait comment les émotions minent l’énergie du corps…

alors double défi ces temps-ci… corps et coeur…

j’ai hésité avant d’écrire ce qui m’anime… mais tant qu’à ouvrir sur sa vie en chronique comme je le fais depuis des années, pourquoi ne pas présenter les côtés plus sombres de son âme quand ils se présentent ?

par peur du jugement ? par souci de préserver son image ? par pudeur et gêne ?

probablement…

mais tout de même, écrire pour se soulager, écrire pour prendre une distance, écrire pour faire de la place en soi…

écrire pour se soulager mais pas pour être pris en pitié ni pour être consolé, car tout est assumé et tout passe, et passera… et tout le monde connait justement ces passes plus étroites sur le grand chemin..

chacun(e) d’entre nous connait ses ho ! et ses bah… ses wow et ses boff… inévitables états down de l’âme…

et selon les lois de la physique, tout ce qui descend remonte…

et aucun problème au fond car nous sommes l’espace qui contient tout cela… merci Jeff….

9 réflexions au sujet de « états down de l’âme »

  1. katmanda

    Une fois que j’étais dans un état de conscience (très) altéré je suis sorti sur le balcon, il pleuvait à boire debout et j’ai eu une vision. Des montagnes s’étalaient devant moi en plein Montréal comme d’immenses vagues mouvantes et je voyais tous les sommets lumineux et toutes les vallées d’ombre qui s’enchaînaient sans fin. Je savais que cette vision me parlait de mes états d’âme sans fin eux aussi mais que ma conscience les englobait tous si je voulais bien le voir….
    Les plantes sont de fabuleuses alliées et j’ai toujours du millepertuis et autres du même genre pour les jours où je suis dans le creux de la vague……

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  2. Johanne

    Je ne veux ni te prendre en pitié, ni te consoler mais simplement te souffler à travers le vent d’automne beaucoup d’amour.

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  3. Paripurna

    Prenons soins de nous mon cher. J’y travaille aussi très fort. Je m’en vais au chalet pour aider mon chum du mieux que je peux. Grosses rénovations pour nous aussi, cinq panneaux solaires et batteries à installer pour être autonome avant l’hiver. On va y arriver slowly but surely, avec la nature qui nous donne de l’énergie 🌹😘🙏

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  4. Anandgyan

    Ouin, l’acceptation; ça commence là.

    Mais t’es déjà p’u là.

    T’es dedans, au travers, pis dans l’univers
    et centré.

    Sunrise doesn’t last all morning.

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