novembre sul neutre

74604387_2434394873501590_2472268933189599232_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 6/11/19

traduction: il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas… cette facette de vous a besoin de vous… elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître… – Rob Reynosa

densité existentielle chronique ces jours-ci… on parle du fond… du fond de moi, le même fond que le vôtre… fond d’automne, mood de novembre, l’avant hiver… ce in-between entre les sandales et les bottes d’hiver et raquettes…

ce twilight zone saisonnier… ces pré winter blues qui teste les craques de notre armure… et comme Noël et le reste, ça arrive rien qu’une fois par année… mais passage particulier s’il en est un…

jouer avec les mots et discourir littérairement allège l’atmosphère intérieur en ce blanc matin ici… ça met du vent dans le cerebelum, de l’air crèmefouètté dans le moral, de la broue dans le toupet… et toupet or not toupet n’est pas du tout LA question right ? peu importe la réponse… chauve qui peut…

ce matin, j’ai décidé de jouer avec cette citation qu’une amie m’a envoyée hier (Hi H ;-) même si je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut dire, pas plus que je ne connais ce Rob Reynosa…

c’est qu’elle m’a titillé cette citation… que peut-elle bien vouloir dire ?

voyons-là en trois temps…

il existe une facette de vous que la plupart des autres ne voient pas…

on ne peut nier qu’une facette – au moins une mais sûrement plus d’une non ? – de chacun(e) de nous existe, une facette que l’on ne veut pas trop trop montrer, ni même voir soi-même, parfois même on ne sait même pas que cette facette existe… ce que l’on nomme habituellement l’inconscient… vaste programme…

parfois j’ai osé montrer cette facette de moi ici… et là… mais pas trop… discrètement, avec une certaine censure… quand même, encore un égo orgueilleux chatouilleux le chroniqueur…

jusqu’à maintenant, rien de trop intrigant dans cette citation…

cette facette de vous a besoin de vous…

oups ici ça commence à questionner… pourquoi cette facette – qu’on ne décrit pas vraiment –  aurait-elle besoin de nous ? en fait, pourquoi une facette n’aurait-elle pas besoin de nous ?

quelle facette ? et quel besoin ?

facette fragile ? hideuse ? trompeuse ? hypocrite ? allez savoir…

j’imagine que chacun chacune doit voir pour lui/elle même… je ferai de même… comme chacun(e) de vous je suis certain…

elle requiert votre conscience, votre reconnaissance, votre amour, et elle doit être neutralisée pour que vous puissiez croître

c’est avec cette phrase qu’on peut imaginer que cette facette est fragile, enfouie, qu’elle a peut-être été blessée et enfouie, si elle requiert conscience, reconnaissance et amour… mais en même temps, toutes nos infinies facettes ont besoin de conscience, de reconnaissance et d’amour non ?

comme tout, comme toute chose, comme tout le monde… tout a besoin de conscience, reconnaissance et amour… car tout est conscience, reconnaissance et amour… avec une emphase sur l’amour…

mais le terme qui me titille le plus est neutralisée…

si elle doit être neutralisée pour que l’on puisse croître, on peut supposer qu’elle a une connotation négative, ou du moins limitative… OK I can buy that mister Reynosa…

mais en même temps, ne dit-on pas que tout est parfait ? que chaque chose est à sa place et en son lieu ? que tout nous est révélé au bon moment, en temps et lieux, lorsqu’on nous sommes prêt(e) à le voir ?

et quant à croître, je ne suis certain de rien, mais il me semble que le but du jeu de cette petite et grande existence n’est pas tant de croître, mais plutôt de rétrécir, revenir à l’essentiel en soi… à tendre vers l’espace en soi ou plus aucune facette ne tient, où plus aucune facette n’existe car nous sommes multidimensionnel(le)s…

cet espace où seul l’observateur/trice existe… en fait, même pas de genre là, seul le processus d’observation existe… me semble…

mais peu importe le nombre et les qualités de nos facettes pour le moment, on se doit de les assumer et de se les approprier… avant de prendre une distance et de s’en dissocier car aucune facette ne nous définit essentiellement…

de toute façon, novembre nous offre l’occasion de nous révéler à soi-même certaines facettes qu’on ne voit pas nécessairement durant les autres saisons, simplement parce que novembre est novembre…

à nous d’oser les voir, les reconnaître, les adresser… et faire confiance que ce qui a à se révéler le fera au bon moment… foi et confiance requises…

alors à nous aussi de sortir le miroir, d’ouvrir nos yeux et notre âme, de même que notre sincérité et courage… car ces deux qualités sont essentielles dans tout processus d’introspection…

processus qui consiste à prendre responsabilité (comme dans habilité à répondre) pour toutes nos pensées, émotions et actions, responsabilité pour tout ce qui nous arrive, même si on ne voit pas toujours notre part active dans telle ou telle situation…

définitivement, novembre est tout sauf un mois neutre…

3 réflexions au sujet de « novembre sul neutre »

  1. Prashanti

    Votre habilité à examiner , réfléchir , questionner , m’invite à rentrer chez-moi .
    Prendre conscience de cette vastitude
    qui nous habite.
    Si vous jouez avec les notes comme avec les mots , superbe mélodie vous êtes.

    Répondre
  2. Anandgyan

    Oh la la, quelle citation intrigante;
    je dois la prendre à l’envers,
    sinon lui faire des jambettes,
    pour qu’elle marche.

    On assume que le « you » est divisé
    et que même si cela ressemble à un énorme jugement,
    c’est du déni comme source d’inspiration;
    n’y manque que les « must » à la bonne place
    et l’invitation aux prises de conscience fait place au combat.

    J’ai rien que le goût de te parler de ce coté de toi que je peux voir,
    te dire que je suis bière d’être québecois; vive la broue, haha!
    te dire que tel Vendredi est l’ami de Robinson Crusoé,
    Novembre est la fille de nous savons qui…

    Bon, je la relis et je me dis okay être levure;
    ça fait changement du lotus et de la bouette.

    C’est mon me-moi qui se multiplie à se diviser
    du mind-fuck glorifié à vouloir être l’avocat du diable
    au confessional du prélat de la discipline;
    ‘stu vraiment grave docteur?

    C’est ainsi que je note mon fond judéo-chrétien;
    lorsque je m’approche de la vérité;
    me semble qu’une confession
    montre que j’intègre ma part d »ombre
    pour un moment.
    Genre savoir qu’un « tabarnak » est
    où l’on met le Christ quand il est en hostie.

    Ça parlait-tu de colère cette citation?
    J’pense que chu fâché.

    Je pousse, je pousse mais peut-être pas égal.

    😉

    Répondre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s