petite l’échelle, toute petite

♥♥♥ – 20/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: je n’ai aucune idée face à ce qui va arriver, et j’aime ça

la plupart du temps en tous cas…

hier un ami postait qu’il s’était acheter une chaise de lecture confortable et une pile de livres pour passer les mois à venir… et il affirmait qu’ il se cherchait une idée pour faire partie des personnes qui œuvrent à ralentir le mouvement pendant que le monde courre à sa perte, avec un certain questionnement au coeur… et un léger inconfort aussi j’imagine… car nous sommes plusieurs à vouloir faire quelque chose sans trop savoir quoi ni comment…

il postait ceci aussi

Chaque jour, nous portons atteinte à la nature de manière irréversible, nous le savons et continuons à contribuer à la catastrophe planétaire qui met en danger l’humanité. Nous appartenons à cette génération qui est informée de ses responsabilités et nous sentons bien petits, bien misérables pour pouvoir agir et tenter de comprendre ce qui nous arrive: nous êtres humains, attentons à notre nature d’être humain. Pourquoi ?

– Laure Adler, Avant propos de l’édition 2018 – Condition de l’homme moderne par Hannah Arendt

son témoignage m’a rejoint, m’a touché…

car en ces temps troubles et incertains, moi aussi je porte au coeur ce questionnement quant à savoir quoi faire sur cette boule qui ne semble pas toujours tourner si rond…

et moi aussi je partage l’impression qu’une partie primordiale quant à ce qu’il y a à faire pour contribuer est simplement d’en faire moins… de ralentir, de prendre le temps à sa vitesse réduite en ce moment… conscient que ceci est un privilège car pour certains, notamment les parents de jeunes enfants et les travailleurs des services essentiels, les jeunes en général, les politicien(ne)s et responsables de la santé publique pour qui la vie continue d’aller vite vite vite… et les responsabilités nombreuses…

alors quand même un luxe la slow life… apprécions-le nous qui pouvons nous le permettre…

ralentir tout en gardant en tête les difficultés économiques de certain(e)s touché(e)s de près par ce ralentissement imposé car pas facile pour tous ni toutes… notamment à cause des dysfonctions dans le fonctionnement social en général, la crise de santé publique (réelle pour certains, gros set up pour d’autres) et toute l’insécurité que cela génère… et cela dans une partie du globe parmi les plus privilégiées où nous avons à manger, chaud, un toit… et le wifi…

car tant de monde souffre en ce monde et ce monde souffrait bien avant la crise actuelle… mais comme on dit : le monde est monde…

personnellement, dans mes bois, cet hiver sera rempli de musique, d’écriture, de longues marches en forêt et du plus d’air frais possible, tout en me pratiquant à savourer le temps qui passe… d’ailleurs, on dirait que le temps passe toujours plus lentement en hiver non ? un peu figé peut-être…

on ne peut changer le monde, on ne peut que contribuer à notre petite échelle dans ce grand jeu de serpents et échelles… parfois c’est up, parfois moins…

on ne peut changer le monde mais on peut modifier notre perception, notre vision du monde… car tout part de nos yeux… et de notre coeur…

donc vivre plus lentement, à plus petite échelle, et prendre soin des quelques personnes que l’on rencontre dans nos activités quotidiennes en étant tout simplement gentil(le) et respectueux(se)… car tous et toutes ensemble dans cette tempête, avec chacun(e) notre propre type d’embarcation… chacun(e) son ptit bout de houle…

alors sincèrement et simplement, je vous souhaite à tous/tes et chacun(e) de trouver un passe-temps créatif qui servira à ralentir le rythme du temps qui passe drôlement sur nous en ce moment… comme l’impression que la terre a besoin de ralentir elle aussi… à trouver l’amour en nous-même car là que ça commence dit-on 😉

et en terminant, je partage la légende du colibri que quelqu’un a posté en commentaire sur le post de mon ami hier… right on…

Voici la légende amérindienne du colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

La morale de la légende du colibri ?

Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle…

Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent.

2 réflexions au sujet de « petite l’échelle, toute petite »

  1. Johanne

    J’ai eu cette conversation avec un ami dernièrement et je lui mentionnais que je me sentais et j’agissais comme le colibri de la légende. Continuons d’être et d’agir à la hauteur et à la grandeur de notre échelle. Bonne fin de semaine.

    Répondre

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