redevenir tribu

♥♥♥ – 10/1/21
l’amour au temps du Corona… couvre-feu, le feu couve…

redevenir tribu, et tributaire de son propre mieux-être, mais aussi et surtout peut-être encore plus de celui des autres, surtout ceux et celles qui ont le plus besoin… oeuvrer pour le bien du plus grand nombre…

et comme les arbres de l’image, se reposer et construire sur les expériences de nos ancêtres pour mieux avancer…

je suis en train de lire Sapiens de Yuval Noah Harari qu’on m’a offert à Noël… passionnant… particulièrement en ces temps actuels si riches sur le plan sociétal…

quel précieux recul de perspective que de lire l’évolution de notre histoire depuis des dizaines, voir des centaines de milliers et même millions d’années…

il semble que ce soit l’agriculture qui nous ait fait perdre notre feeling de grande gang, notre connexion à la tribu… et peut-être que c’est à partir de là que les choses ont commencé à se gâter… de là que viendrait notre sens de la propriété, duquel découle notre grande individualité tant chérie, ici en Occident du moins…

car auparavant les groupe d’humains voyageaient et partageaient de grands territoires et devaient collaborer… lorsque de petits lots individuels furent attribués à certains individus, nous avons commencé à nous sentir quelqu’un… de séparé… du plus grand groupe… autre virus qui sévit en ce moment autour…

et peut-être justement ce que nous devons ré-apprendre ces temps-ci… à redevenir une tribu… celle des humain(e)s, des terriens… vivant sur la même boule, avec relativement les mêmes besoins fondamentaux: manger, boire, chaleur, amour et sécurité… mais avec des conceptions différentes du quoi et du comment

d’où la beauté, mais aussi d’où les frictions…

ce matin envie de partager avec vous trois textes… qui illustrent assez bien ma perception du temps actuel qui nous passe plus ou moins de travers par la gorge ces temps-ci… de nos relations tendues et scindées, et de notre lien à la tribu…

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Texte de Valerie Lanctot-Bédard via Benoit Ouellet

Ridiculiser la différence. Triste effet de la peur…

Fait marquant: qu’on soit de ce côté-ci ou de ce côté-là de l’équation, je suis triste de constater qu’on utilise partout le ridicule pour taire les voix dissidentes.

La certitude d’avoir raison + la peur en toile de fond = se donner le droit de se moquer et de déshumaniser les autres.

Et notre tissu social s’effrite, une moquerie à la fois.

Je le sens ici aussi, la lourdeur de s’exprimer avec des opinions impopulaires, la méfiance qui s’est installée entre nous de façon générale…

Vivement plus d’habiletés dialogiques pour toutes et tous!

Vivement développer des habitudes de sincère curiosité envers ce qui n’est pas comme nous, d’apprendre à vivre l’enrichissement qu’offre la différence, ainsi que la puissance du lien qui passe à travers des moments intenses dans le respect mutuel.

Les multiples couches de polarisation dans lesquelles nous vivons, combinées à l’auto radicalisation dans laquelle nous enferme les médias sociaux, font – selon moi – tomber les sociétés occidentales en panne d’empathie et en échec dialogique.

Je rêve de

1) voir tout le monde apprendre à gérer leur peur afin d’éviter de perdre accès à leur discernement

et

2) développer de nouvelles façons d’aborder la complexité extrême dans laquelle baigne notre époque – ensemble.

___
un deuxième, de Jeff Foster

les conflits se terminent
lorsque tu écoutes l’autre en face de toi
à partir d’un espace non-défensif d’acceptation profonde et d’amour,

un espace au-delà de «J’ai raison» et «tu as tort»
un espace où tu honores pleinement et autorises son expérience présente de la vie,
aussi absurdes ou cruels que ses points de vue puissent te sembler à ce moment.

les conflits se terminent lorsque tu es prêt(e) à être perçu(e) comme ayant tort,
même si tu es tout à fait certain(e) que tu as raison.

les conflits se terminent lorsque tu arrêtes de faire semblant d’avoir toutes les réponses, quand tu arrêtes de faire semblant de savoir,

et qu’au contraire

tu écoutes, tu écoutes vraiment celui en face de toi,
qui est secrètement toi-même, ingénieusement déguisé.

ce que tu es n’a rien à défendre, et nulle part où se cacher

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CONTRIBUTE (texte en anglais, non traduit cette fois)

When we stopped being tribes, the unit cracked.
We believed that the couple, or the family nucleus, were going to be enough, while friends and circles of belonging gave us the crumbs of ephemeral coexistence.

The tribe is much more than friends, and blood brothers.
The tribe is the spiritual belonging to a brotherhood that sustains and invites us to sustain.
The tribe is where natural roles are shared, exchanged, and interact.

Mothers today breastfeed alone without the group of containment and support.
Children have brothers who are always the same, those of the blood, and spiritual brothers who are many should be playing together, co-creating.
We separated in small private properties, running from one side to the other to seek sustenance for the family nucleus.
The natural thing is to group ourselves and while some plant, others educate, others build, some cook, and at the right time we get together to eat, to celebrate, to continue working.

The love that we seek so much, in addition to the self-love that is cultivated, is not that of a partner, children, family, but by not having a tribe to practice love in infinite facets, we overload the idea that the couple, the children, and the family, will give us the land to channel love.

Without a tribe it is like a dismembered human body trying to function, each member separately.
We have to go back to the tribes where grandparents are dignified and we are all uncles.
Commerce, private property, and individualism tore us like branches from the trunk that unites us.
In the tribe all gifts are welcome, and rotating roles do not create boredom or saturation.
In the tribes there are so many brothers and sisters that sharing is very rich and the models alternate.

Now aging is beginning to be used among friends, and that is appreciating the tribe.
We can start earlier and give children the healthy environment where sharing is natural and where there are many role models to learn from.

The tribe: It is to create love.

– Laura Losada
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et ci-bas excellent «papier» pour donner encore plus de perspective

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1761625/cerveau-conspirations-complots-covid-19?fbclid=IwAR0omAxSeREnuPnKLqyobuwel6_toRfwyVSjjUlTBE8hdl9CR_-_2SZP-qM

Une réflexion au sujet de « redevenir tribu »

  1. Prashanti.

    J’aime beaucoup le texte de Laura Losada.
    Comment retrouver le sentiment de faire parti d’une tribu lorsqu’on est seule ?
    Oui il y a la nature , les ami(e)s une certaine famille éloignée …mais encore.
    Quel mode de vie viendra ? J’écoute et essaie de vivre avec une certaine ouverture !
    Je cultive la Confiance….

    Répondre

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