vivre sur des oeufs

♥♥♥ – 24/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

mise en garde : cette chronique pourrait offenser quelqu’un ou quelqu’une… notamment les défenseurs des oeufs à la douzaine… mais avec le gros du centre, on est presqu’au compte…

c’est la succulente chronique pas baveuse du tout (pour rester dans le langage aviaire) de Josée Blanchette de vendredi dernier dans le Devoir (lien ci-bas) qui m’a inspiré dans la ponte de mes cocos slow mots brouillés ce matin…

je partage le feeling – et les mots sunny side up – de JoBlo sur la situation actuelle…

car l’indignation règne en reine de la basse-cour ces temps-ci…

eh qu’on a l’indignation en bonne santé ces jours-ci… le monde a la coquille molle et on semble interagir sur des oeufs… handle with care…

en fait, l’omelette sociale que nous formons dégoûline d’indignation ces temps-ci… ça doit être un virus… Cocovid exposant douzaine…

on s’indigne à propos de tout, mais surtout à propos de rien… souvent de façon eggs/agérée… presque eggs/tatique… en tous cas egg/citant… ôde aux noms de restos de déjeuner doutoeufs… vivement qu’ils rouvrent pour qu’on y décocolérise… mais on ne fait pas d’Homme laite sans marcher sur des oeufs, ni de Femme d’ailleurs, pas de sexisme ici… car on a des oeufs tout le tour de la terre indignée…

en tous cas, ça jacasse dans la basse-cour des réseaux asociaux, grand poulailler aux grandes gueules de loups, comme dans les basses-cours où pulullent les folles poules à lier et leurs commentaires sur les médias en masse, tout le monde a dorénavant un porte-voix pour énoncer son indignation…

vomis d’opinions d’hiver pandémique… cot cot cot phonie publique et impudique…

d’ailleurs certains – les plus chickens – les crachent sous un faux nom à compagnie à numéro leurs opinions qui se mêlent souvent dans leurs oignons… propos rock n throlls pas très à propos… et pas de tout repos du tout…

souvent eux qui caquettent le plus fort derrière leur cape de plumes d’invisibilité anonyme…

vous en voulez une preuve de la prévisibilité réactionnaire ? faites juste prendre position publiquement et catégoriquement pour ou contre quelque chose – whatever – et attendez quelques minutes… les oeufs devraient arriver rapidement… pourri, pourri…

certains se plaignent qu’on ne puisse plus rien dire désormais… parlons-en aux Chinois pour voir 😉

ici on se rend jusqu’en Cour suprême pour protéger notre droit de pouvoir dire n’importe quoi, ce que certains ne se gênent pas de faire allègrement mais avec très peu d’alegria…

ici on utilise le droit d’injustice pour défendre le droit de rire et d’insulter n’importe qui, même des enfants handicapés, jusqu’à souhaiter leur mort… libarté d’exprassion… come on mon Mike… votre honneur en insultant le petit Jerémy, mon client lui reconnait le droit d’être égo à tout le monde… comme on Julius

quiche, jusqu’où on va aller à être ainsi baveux ?

en fait, on peut tout dire, plus que jamais en fait, mais on peut de moins en moins nommer les choses, ou les gens… trop c’est comme pas assez…

notamment les vieux (voir texte de Jocelyne Robert ci-bas), les gens de minorités visibles, les premières nations et autres tutti quantti et objets de débat difficilement nomables… difficile de tout simplement nommer les choses et les gens de maintenant, comme ceux et celles d’avant… on veut même éditer le passé pour ne pas offenser…

si on peut tout dire, plusieurs le font et ne se gênent pas… tout, mais surtout n’importe quoi… les mots sont de plus en plus délicats mais en même temps de plus en plus gros… et grossiers… et bonifiés d’Émoti-cons de caca… oui ma coco…

décidément, ce virus a un bien drôle d’effet sur nous… en ne pouvant plus se voir autant qu’avant, nos rapports se sont déplacés dans nos écrans… Zoom, beam me up Cotty Cotty

la vie est devenue base-cour virtuelle… et on dirait que désormais, les autres n’existent plus, plus vraiment du moins – avatars va – et que tous les mots sont permis, et en même temps honnis… car derrière notre écran, nous sommes invincibles… mais en même temps, tous et toutes une cible…

désormais on peut tout dire, et certains les disent tous, et en même temps, on ne peut plus rien dire… paradoxe quand tu nous – con – tiens…

allez… indignedigne pow pow…
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texte de JoBlo
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/595510/scusez-si-je-derange?fbclid=IwAR11hEl1taL8a-enpwYvJ2ovp2ptotCCRFQNtcOcDIWr–cw6mpaPD5oxgQ

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excellent texte de Jocelyne Robert sur l’âgisme
https://www.lapresse.ca/societe/2021-02-24/vieillir-avec-panache/la-revanche-des-vieux.php?fbclid=IwAR0xlTjYOD-Sqqs9UV2B4_xYafJgWWS6kYPm3Wj6je-nLGisZHuraRi0hEs

2 réflexions au sujet de « vivre sur des oeufs »

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