maître temps

♥♥♥ – 26/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

peu importe ce que l’on croit, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on pense, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on dit, le temps l’emportera…

peu importe qui l’on est, le temps nous emportera…

quand on est jeune – du moins plus qu’aujourd’hui et moins que demain – on se croit invincible… on pense qu’on co-crée le monde… Dieu et moi, buddy buddy…

on énonce nos intentions, habituellement juste des bien bonnes et pour le mieux, et on attend un peu en pensant que la vie nous entend… on s’attend à ce que la vie agisse en conséquence… prière de ne pas déranger nos rêves…

mais avec le temps qui passe, sur soi, en soi, autour, si on écoute et un peu et qu’on demeure attentif, on finit par apprendre du temps qui passe…

car le temps est le plus grand des gourous, le maître ultime, l’enseignement à long long terme…

car tout finit par passer… autant soi-même que les choses et les gens autour de soi…

notre corps plisse et ralentit, certains maux de corps émergent, et au fur et à mesure, on apprend l’humilité, le respect, l’ordre des choses…

quand on jeune, on sait tout… ou du moins on le pense, et on se croit… le propre de la jeunesse et rien de mal à ça… mais jeunesse se passe… sur toute une vie…

et avec le temps qui passe, nos pseudo certitudes finissent par fondre… avec le temps qui nous passe sur le corps et qui pétrit notre âme et notre coeur, on finit par apprendre la vie… long long apprendre la vie… tellement que certain(e)s s’impatientent…

oh je sais, on dit que le temps n’existe pas… les plus jeunes qui disent ça… car plus on vieillit, plus on apprend la concrétitude du temps qui passe… en corps et encore…

car ce temps nous passe à-travers la peau, le temps nous coule entre les veines… ce temps finit par nous dépasser…

oh je sais, on dit que nous ne sommes pas notre corps… les plus jeunes qui disent ça… car avec le temps qui le plies, le tisse et le rapetisse, le corps nous rappelle nos limites… et se trouve dans ce processus de maturation une bien belle et grande leçon… lente leçon… slow and deep learning…

oh je sais, on dit que la mort n’existe pas… parlez-en aux gens qui ont perdu des proches récemment… mais SVP ne leur dites pas votre grande vérité au sujet de la mort, c’est déplacé et irrespectueux… car ils et elles ont le droit de pleurer leur peine et de laisser aller leurs liens d’amour et d’attachement…

car oui nous sommes des êtres d’attachement… un luxe et un grand courage d’oser s’attacher à autrui…

oh je sais, on dit que nous sommes éternel(le)s… les plus sages qui affirment cela… et peut-être bien que c’est vrai.. mais tant que cela n’a pas été notre expérience, ayons la décence de ne pas parler à-travers notre chapeau… car pas que les plus jeunes qui fassent cela…

mais toutes nos certitudes instantannées finiront par fondre comme neige au soleil et ne restera alors que la vie…

ci-bas, superbe petit talk sur l’éloge du doute par Etienne Klein via Jean Gagliardi… me semble que ça que l’on apprend avec le temps…

https://www.brut.media/fr/news/l-importance-de-la-nuance-selon-etienne-klein-3cdf30c7-3492-4dc6-8445-706fbcbd5aa4

5 réflexions au sujet de « maître temps »

  1. Ravi

    à l’aube de mes 75 ans, je perçois lentement la fin comme possible

    avec toutes ces années de recherche je découvre que vaut mieux m’occuper de mes affaires et non de celles des autres,
    j’ai tant de choses à laisser aller,
    les débats stériles, les idéologies, les moi je sais,
    j’ai de + en + besoin de faire la clarté sur ce qui se dit en mon intérieur

    et et et je n’ai pas le choix, mon regard se porte en avant, cet inconnu, ce nuage, ce passage qui est là dans le brouillard,

    mon désir un peu chambranlant de vivre, mon corps qui tel une auto commence à donner des signes d’épuisement, font que j’hésite à plonger dans un futur incertain

    je découvre le silence, cette sagesse que je ne perçois plus autour de moi… lentement je me referme, je m’isole de peur d’être entrainé dans un tourbillion de déclenchement devenu inutile à moins que cela m’amène dans la connaissance de qui je suis, de qui je devient….

    depuis quelques temps ces chroniques m’interpèlent à + d’intériorité

    Répondre
    1. claude lemieux SAMANO

       »Mon désir un peu chambranlant de vivre…  » Bienvenue dans le Club mon ami ! Just say yesssss !

      Répondre

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