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aho des milliards de fois

Jon Labillois••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trenté-unième

8 mars… LA journée des femmes… toujours délicat d’écrire sur ce sujet quand on est un homme… souvent je me tais à cette date…

surtout pas celle de LA femme, formule dégradante… alors journée de plus des 3 500 000 000 de femmes… individuellement, à chacune d’entre vous de la féminité… de bébé à petite et grande fille à femme à grand-mère à centenaire… each and everyone de toutes et chacune des filles et femmes de la planète… merci de porter la vie, de tenir la société à bout de bras…

pendant que nous, les hommes faisons la guerre et vendons des armes, faisons des plans et calculons les profits à faire, nous qui exploitons et vendons notre propre terre mère, vous donnez vie, vous prenez soin, vous confortez, vous écoutez… autant vos filles que vos garçons…

mais si c’est la journée des femmes, ce sont peut-être surtout nous, les gars et les hommes, le club des boys,  qu’il faudrait upgrader en cette journée… du moins sensibiliser, éveiller, éduquer… car ce sont nous, fiers porteurs de jackstraps,  qui alimentons et maintenons les injustices notre mère terre encore bien mâle socialement, peut-être pour cela qu’elle se porte aussi mal… du moins, nous qui en profitons encore le plus… profiteurs va…

évidemment, en tant qu’homme, facile de se dire féministe… une évidence il me semble… mais c’est en gestes que ça doit se traduire… encore gênant d’être un homme quand ce sont nous boys and men qui profitons encore de certains privilèges acquis par la force… et souvent maintenus pas l’ignorance et un certain aveuglement…

nous, hommes et pères d’aujourd’hui, avons le beau rôle car on ne peut pas faire pire que nos prédécesseurs… of course, la situation s’améliore… mais pas sur tous les fronts… et encore moins pas dans toutes les poches…

car dans bien des cas, les femmes travaillent et font carrière – encore avec des salaires souvent plus bas – mais se tapent encore la majorité des jobs de la maison… encore elles qui souvent, se retrouvent monoparentales…

je pense notamment à ma belle, mère en solo de quatre enfants deux semaines sur quatre… qui, comme ma propre mère monoparentale de quatre enfants elle aussi, n’arrête pas du matin au soir… je la vois aller et je serais clairement épuisé à faire le quart de ce qu’elle fait… en plus de devoir trouver les ressources financières nécessaires pour soutenir quatre êtres en développement…

c’est ici que la société dans son ensemble doit devenir féministe… parce n’est pas seulement comme disait la ministre la semaine dernière si tu veux fonces tu peux… c’est la société dans son ensemble qui doit soutenir et reconnaître le travail que requiert le soutien et l’éducation de nos enfants…

alors les boys arrêtons de couper dans les services sociaux et dans l’éducation…  arrêtons de sous-payer les travaux majoritairement occupés par des femmes…

parlons sérieusement d’un revenu minimal garanti et mettons-le en pratique…

attaquons-nous aux paradis fiscaux car je ne crois que ce soit majoritairement des femmes qui versent leur liquidités dans les mers du sud…

faisons la lumière sur les meurtres et disparitions des milliers de femmes autochtones…

investissons dans la prévention de l’abus et du harcèlement qui touchent en majorité les femmes… et arrêtez de fermer les centres pour femmes victimes de violence…

car on peut bien s’obstiner à savoir si l’on est féministe ou égalitaire, on peut bien célébrer une journée par année, mais les paroles se perdent trop souvent en l’air… ancrons ces mots dans des actions concrètes pour les 364 autres jours de l’année…

aho des milliards de fois merci… on se réveille tranquillement…

 

pardon ?

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trentième

traduction: prière bouddhiste du pardon: si j’ai blessé qui que ce soit, intentionnellement ou inconsciemment à cause de ma propre confusion, je leur demande pardon … si qui que ce soit m’a blessé, intentionnellement ou inconsciemment à cause de leur propre confusion, je leur pardonne… et si je ne peux encore pardonner une situation précise, je me pardonne pour cela… pour toutes les façons par lesquelles je ne suis fait mal, nier, douter de moi-même, me suis abaisser, juger ou été non respectueux face à moi-même par ma propre confusion, je me pardonne

resalut lecteur/trice…

je suis tombé sur cette prière bouddhiste récemment et cette prière m’a interpellé, elle m’a parlé… doucement, chaleureusement, tendrement… le bouddhisme parle en général doux à nos oreilles…

quelques mots qui peuvent sonner un peu fleur bleue pour les plus cyniques et sarcastiques d’entre nous… de laquelle je retiens bien sûr la part du pardon envers soi-même, mais peut-être surtout le pardon envers autrui… car pour certain(e)s d’entre nous, plus facile de se pardonner soi-même que de pardonner aux autres… la poutre dans l’oeil vous dites ?

et tant qu’à y être, pardon aussi pour toutes les situations pas encore mures ou prêtes à être pardonnées… car nous ne sommes pas nécessairement rendu au terminus du pardon, ni de l’amour inconditionnel… encore quelques conditionnements nous conditionnant à condition que…

si nous pouvions tous et toutes apprendre à pardonner davantage, à accepter les faiblesses des autres comme les nôtres… à se donner des chances d’apprendre et de faire des erreurs… car souvent la seule façon d’apprendre, fucker le chien…

et de se pardonner en toute sincérité et transparence car inévitablement, nous avons fait, faisons et ferons encore des erreurs… simple loi du gros bon sens et de l’humanité incarnée… on apprend par don de soi….

tiens, tant qu’à chaparder des citations finfinnaudes en noir et blanc, en voici une autre qui complète bien la première à mon humble avis:

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j’ai alors compris que la quête spirituelle n’avait rien à voir avec le fait d’être «aimable» cette quête consistait plutôt à être vrai(e) et authentique… à respecter mes limites… à honorer mon espace en premier lieu et celui des autres ensuite… car le fait d’être gentil(le) est naturellement né de cette attitude à prendre soin de moi-même en premier lieu, sans être inspirée par la peur mais plutôt par l’amour

le terme aimable étant plus précis et exact en anglais qu’en français, je l’ai mis entre parenthèses… mon ami Veeresh l’utilisait souvent, be lovable disait-il … love able – capable d’amour – comme dans être digne de donner et recevoir de l’amour, autant à soi-même qu’aux autres, autant de soi-même que des autres…

en français, aimable est davantage synonyme d’être fin, ou gentil(le)… aimable aux yeux des autres… pas ça du tout l’idée…  capable d’amour, autant donner que recevoir…et l’amour concerne inévitablement la capacité de pardonner, autant soi-même que les autres…

alors chers lecteurs/trices, je vous souhaite de pouvoir vous exercer vous aussi à mettre ses beaux principes en pratique… car le principe est simple, mais la pratique de l’amour et du pardon requièrent patience, humilité, autoréflexion et une bonne capacité de se voir tel quel, telle quelle…

bon voyage…

ptits bouts de Dieu

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-neuvième

traduction: Dieu est conscience… et non un créateur… Dieu est la source même de toute création… ce (et non il ou elle) n’est pas indépendant ni déconnecté de toi… c’est la globalité de tout… alors quand je réfère à moi en tant que Dieu, je ne parle pas de mon petit moi… je parle plutôt de l’expression de Dieu qui repose à l’intérieur de moi… le verbe, l’énergie, pas le simple nom… dès que tu penses que Dieu est un nom, une personne, un endroit ou une chose, tu t’en sépares et deviens immédiatement un être limité… c’est ce qui distingue les croyants (religieux) de ceux et celles qui savent (spirituel)

Dieu – ou ses nombreuses appellations – est probablement le terme le plus mystérieux qui existe… certains sont prêts à mourir pour ne pas y croire, en faisant même une quasi-religion… d’autres au contraire sont prêts à tuer pour le leur…

quand au fond, personne ne sait exactement ce que Dieu veut dire… est… ni ne veut…

mais cette définition me semble relativement neutre et inclusive pour qu’on s’y attarde…

car au fur et à mesure que les années passent, notre intérêt envers Dieu se transforme, se modifie… jeune, on s’attache au corps et à la matière, notre job est de se définir en tant qu’agent social… le corps nous mène par le bout du nez, ou par d’autres petits bouts qui dépassent…

et graduellement, avec les années, et avec le corps qui flétrit légèrement, on n’a d’autre choix que de se tourner vers autre chose que le corps… et c’est là qu’on redécouvre sont âme, là qu’on réalise que nous sommes une âme dans un corps et non un corps mû par une âme… et le chemin du grand retour s’amorce alors…

personnellement, cette quête a toujours été vivante… depuis tout jeune, je cherche quelque chose… je sens que quelque chose de plus grand que moi vit en moi… je sens profondément – sans que cela ne soit toujours clair ni limpide – que nous venons d’une source vers laquelle nous retournons en ce moment même… lentement mais sûrement way back home

mais depuis quelque années, ce compte à rebours s’est accéléré… comme si le temps qui passe de plus en plus vite m’invite – que dis-je ? pousse au cul de mon âme – d’aller vers le vrai, vers l’impermanent, vers ce qui a toujours été et sera toujours…

au-delà de l’éphémérité du moment présent réside la permanence de ce qui a toujours été… même si tout change et passe, tout demeure et reste… les formes changent mais l’essentiel demeure… la présence qui observe le tout qui tourne – et qui parfois donne le tournis – est immobile et indélébile…

la présence de Dieu dont une part habite en chacun de nous – car nous en sommes tous et toutes dépositaires même si on n’y croit pas et ne le sent pas – est toujours active et bien vivante… même si la tête nous en détourne…

Jacques Mabit disait récemment que nous devons faire la paix avec la culture religieuse dans laquelle nous sommes nés… il m’a pris beaucoup de temps pour en arriver là… mais je sens que ce chemin de guérison et d’acceptation est en marche en moi…

pas que je compte devenir prêtre ni ne considère la religion catholique comme l’ultime… mais je peux reconnaître l’essence christique comme porteuse de paix intérieure… je peux reconnaître l’apport de Jésus et peut-être encore plus de Marie, tout comme l’est l’essence bouddhique, islamique, hébraïque – comme des chemins pouvant mener les humains vers leur coeur et leur âme…

car au-delà du nom et de la dénomination, nous sommes tous et toutes, chacun et chacune, des ptits bouts du même Dieu, cette présence mystérieuse qui tient tout ce rêve ensemble… ce rêve dans lequel nous vivons et du quel nous nous éveillerons inévitablement, ce même rêve qui nous porte en lui…

chacun, chacune, un ptit bout de Dieu…

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-huitième

OK OK dernière fois que je vous la fais celle-ci… trop jeune pour mourir le chroniqueur…

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mais avant que le spring ne r’sort de son trou, faut qu’il ressort… pour mes ami(e)s qui sont actuellement dans un resort, sachez que vous manquez actuellement la plus grosse tempête de l’hiver… c’est ce qu’on appelle une valeur ajoutée à votre voyage……

mais le spring est vraiment juste de l’autre côté du coin coin… dring drong

que quelques semaines et vivement le 21 mars… et que quelques mètres cubes de slouch blanche à fondre…

saviez-vous que les autochtones ont au moins une dizaine d’appellations pour les différentes phases du printemps… car clair que le 21 mars n’est pas le 12 mai…

allez souriez… la vie est blanche… moi, je m’en vais pelleter mes bancs de neige,mes bancs qui ? mes banquises… on ne sait plus trop où la mettre cette sacrée neige… plus haute que nous les bancs…

le mois de mars est toujours le plus tough de l’hiver… dernier stretch… car on pense toujours que c’est terminé… et on sait que l’hiver ne finit jamais… l’hiver vit en nous pour l’éternité… peuple nordique tu pers le nord…

l’hiver est clairement un bel exercice de vie… existentiel… à chaque cycle de saisons, le ciel qui nous tombe sur nos têtes de Gaulois…

l’hiver nous apprend à nous adapter, et surtout à faire preuve de fermeté et de persévérance dans les derniers miles…

l’hiver nous apprend la foi… foi au printemps, foi en la chaleur, foi au retour des fleurs et des bourgeons…

avouez, sublime quand même non ?

sublime en masse, malgré mars, malgré des mètres de neige, malgré notre habitude à nous plaindre de l’hiver… car on aime ça se plaindre de l’hiver nous…  le diable est dans les flocons…

ne lâchons pas ami(e)s gaulois… spring is juste de l’autre bord du coin de mars… et de la lune… spring est de l’autre bord du coin… allons pelleter mes ptits canards…

super mardi pré temps pète

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-septième

traduction : les pets ne sont que les fantômes des choses que l’on a mangées

c’est la relâche, c’est mars et c’est mardi… c’est un super mardi pour nos voisins… un mardi calme ici avant la tempête qui se prépare…  et quand un clown comme lui

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runs for president du plus puissant pays du monde, mais surtout qu’il risque de gagner la course, c’est clair que la vie est un cirque…

alors chronique fofolle faire sortir la steam et pour préparer l’arrivée de LA tempête de l’hiver, ou chronique fofolle à cause de celle-ci… car nous sommes tous des enfants fous avant la tempête…

alors qu’ici, on ne sait déjà plus où mettre la neige, on nous en annonce une nouvelle bordée… ça nous rend fébrile, ça nous excite… alors on écrit fou, on écrit, fiou…

alors chronique nounoune… folie chronique…

pourquoi cette image d’oiseaux à la recherche de pare-brise ?

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sans raison… peut-être ce que la neige se dit avant de tomber ?

l’hiver fait son chemin dans nos corps… eh que je me sens paresseux ces temps-ci…

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le seul fait de penser pelleter mes toits me fatigue… alors j’y vais… la neige m’appelle… la neige ? ma pelle…

et on ne se verra pas demain car il neigera trop, nous en aurons plein les yeux et n’en jetez plus la basse cour est pleine mes poulets… mais comme disait l’autre, vaut mieux avoir de la poudre dans le visage que de la poudre dans nez et froid aux yeux… ou était-ce froid aux yeux et de la poudre dans le nez… les deux gèlent… bah, même chose… same same, different different

c’est la relâche alors on s’lâche lousse… floush floush…

allez je vous invite pour un ptit thé avec ma grand-mère et son amie…

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ou si ce n’est pas votre tasse de thé, Mestre vous offre la limonade…

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to be… or notes…

12795469_1094061427300166_3055497421025340991_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-sixième

traduction : ne pensez jamais à devenir un maître… laissez toute décision à l’existence : si l’existence considère que vous devez devenir un maître, cela signifie que l’existence veut vous utiliser en tant que tel et vous serez utilisé(e) en ce sens… par contre, si l’existence pense que vous en avez fait assez et veut que vous relaxiez et que vous vous dispersiez dans l’éternité, alors laissez faire l’existence… vous ne devriez pas être envieux de quoi que ce soit…

lorsque vous arrivez au point où vous ne désirez plus rien de spécifique, alors l’existence vous utilisera de la façon la plus adéquate possible... en tant que mystique, maître, chanteur(se), danseur(se) ou en tant que flutiste… peu importe… tout est une bénédiction…

ce qui vient à vous directement de l’existence, sans que vous ne le désiriez, constitue toujours la plus grande des extases… – Osho

moi c’est musicien que la vie a décidé que j’allais être et je l’écoute, je la vis… musicien que je suis… que je suis devenu… que je suis en train de devenir…

pas l’ambition de devenir un maître le chroniqueur… au contraire, j’aspire à devenir un esclave… au service de la vie… via la musique..

car la musique est clairement la chose la plus coulante et roucoulante que j’aime faire dans la vie… en fait je ne joues pas de la musique, c’est la musique qui se joue de moi…

la musique est la chose la plus excitante que j’aime me faire faire par la vie… car c’est la vie qui me fait faire de la musique… ça ne vient pas de moi, ça ne fait que me passer à-travers… je ne peux qu’ajuster mon appareil…

d’ailleurs, si on y pense, nous ne sommes rien vous ni moi… que des observateurs/trices de la vie qui passe… ou si on tient absolument à être quelque chose, ne sommes-nous pas des acteurs/trices dans une grande pièce de théâtre ? suffit d’accepter le rôle qu’on nous a distribué au casting…

je me sens devenir de plus en plus un nobody dans un body… qu’un gros oui incarné… mieux qu’un mononcle incarné quand même 😉

un nobody travaillant fort à devenir rien, ni personne, du moins de moins en moins quelqu’un… je deviens un VIP… very insignifiante personne…

de moins en moins un body pour retourner vers l’âme…

de moins en moins quelqu’un qui recherche le libre choix pour pour ne devenir qu’un instrument de la vie… donnez-moi vos ordres seigneurs et je ferai, je serai… comme il nous plaira…

de moins en moins quelqu’un mais de plus en plus une présence qui se laisse happer par de plus en plus de musique… happy happy nobody… to be ? or notes to be ?

quand la vie fait de la musique à-travers moi, je ne suis plus et en même temps, je suis plus que jamais, tout entier pour toujours… quand je ne suis même plus moi-même, tout le monde passe en moi, tout le monde passe par moi… le monde me passe dessus, et dedans… sans dessus dessous…

d’ailleurs ne dit-on pas que c’est dans les bambous les plus vides que les plus belles mélodies se créent grâce au vent qui les traversent ? le bambou n’y est pour rien, car c’est quand il n’est pas qu’il est tout, plus que tout… la richesse du son vient du vide…

and so I want to be

responsabiliberté d’expression

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-cinquième

traduction : quand tu lances de la bouette sur les autres, c’est ta propre fondation qui s’écroule

récemment se déroulait un procès qui visait à déterminer si Mike Ward, que l’on dit humoriste, a franchi une limite inacceptable en se moquant du petit Jérémy…

je vous laisse juger par vous-même du fait en litige :

https://www.youtube.com/watch?v=zYrsECWQuM8

je ne sais pas pour vous, mais personnellement, ces propos me laissent un drôle de dégoût dans la bouche, et un malaise dans l’âme… comme un ptit mal de coeur philosophique…

je sais je sais , la liberté d’expression…

grosso modo, il y a deux clans dans ce ring du débat :

ceux qui prônent la totale liberté d’expression (il parait qu’une vingtaine d’humoristes étaient dans la salle d’audience pour soutenir leur collègue), notamment celle de se moquer de tout et de tout le monde, même d’un enfant handicapé dans ce cas-ci (quoique se moquer est un terme très poli quand quelqu’un avance que le ptit christ de lette  meurt…)

et dans l’autre coin, il y a ceux qui trouvent qu’il y a des limite à l’humour… je sais je sais aussi, délicat débat car qui déterminera ce qui est exprimable mais surtout ce qui ne l’est pas… censure, censure…

je l’avoue vertement et ouvertement, cette question me garde occupé dans ma ptite tête de pinotte…

car au-delà de la première réaction épidermique qui me ferait faire et dire de drôles de choses au sujet des propos tenus par Ward, la question est indeed délicate… respect de la liberté d’expression versus respect de nos concitoyens, de nos frères et soeurs de la grande famille humaine…

j’entendais le dit humoriste citer quelqu’un l’autre qui aurait dit qu’une joke qui ne blesse pas au moins une personne n’est pas une bonne joke… 

personnellement je vois un lien entre cette cause et les caricatures de Mahomet… bien sûr que vous êtes libres de rire du prophète, mais faut être prêt à en assumer les conséquences… on ne rit pas de malades mentaux fanatiques sans risquer de se faire péter l’omelette… pas content de ce qui est arrivé aux caricaturistes, mais pas surpris non plus… car on fait caca sur le monde, il se peut q’un moment donné le caca frappe le ventilateur…

bien sûr, on est libre de s’exprimer… mais on semble avoir publié que l’on est aussi responsable de ses idées quand on le fait… car exprimer c’est souvent faire sortir la pression en soi à l’extérieur de soi… sur les autres…

s’exprimer c’est souvent taper à l’extérieur de soi sur ce qui nous dérange plutôt que de regarder en soi ce qui nous dérange… pourquoi ça dérange… qu’est-ce que ça dérange…

sarcasme, cynisme, déshumanisation, propos diffamatoires, opinions sur tout et rien… de nos jours les écrits qui restent s’envolent et r’volent de tout bord tout côté… avec toutes ces tribunes sur lesquelles les opinions peuvent s’exprimer, la marmite déborde souvent… et c’est rarement la crème qui émerge à la surface…

propos méprisants et simplistes sont notamment, entre autres, les ingrédients de base du discours du voisin Donald – non pas le clown Mc aux cheveux rouges, l’autre, celui avec la moumoute orange qui veut devenir président à la place du président… cibler sur les différences avec les autres et les exploiter pour brasser la peur et la marde dans le fond du chaudron…

pour en revenir au cas de Ward, j’ai tendance à penser que le gars n’est pas aussi pire que pourrait le laisser croire ce pas très drôle petit bout de sketch… mais disons que s’il était un peu plus emphatique et qu’il pouvait se mettre à la place du Jérémy en question – et surtout de ses parents – il lui serait possible de réaliser l’ampleur de ses propos… pense pas qu’il aimerait que quelqu’un parle de ses enfants comme ça…

sure mon Mike, t’es libre de dire et de faire ce que tu veux, bref n’importe quoi… libre de te moquer du monde entier, libre de rire d’un petit gars qui vit et survit en dépit d’un handicap qui ne doit pas être si simple à porter, libre de faire ton cash pis ton smart sur scène en exploitant les sensibilités et les soft spots du monde… be our guest

mais un jour tu vas peut-être rencontrer un miroir, LE miroir, et c’est toi que tu vas voir dedans… et Jérémy, et ses parents…

on peut comprendre le point de vue des gens qui veulent défendre la liberté d’expression… mais on peut surtout et aussi sentir la douleur des gens de qui on rit, des gens qu’on lynche sur la place publique au profit de la sainte et toute puissante liberté d’expression…

mais à force de tout exprimer, il ne restera plus rien en nous, ni entre nous… avant de parler, pourquoi ne pas se frencher soi-même en tournant la langue dans sa propre bouche au moins 7 fois…

car la plupart des choses que l’on pense, la plupart de nos opinions ne sont même pas les nôtres… ce ne sont souvent que les valeurs de la société que l’on a achetées, que l’on a fait siennes sans trop se demander quelles étaient les nôtres justement…

à force de tout dire ce qui nous passe par la tête, on ne sait plus ce qui loge en notre coeur… là où l’autre est moi, là où la vie bat… poupoum poupoum, poupoum poupoum, poupoum poupoum…

oui vive la liberté d’expression… mais vive surtout sa responsabilité…

et par liberté, j’entends, comme disait mon gourou en anglais ability to respond, une capacité de répondre adéquatement à une situation, et non une culpabilité punitive encore un brin catholisée telle que celle qu’on associe souvent à la notion de responsabilité…

car lorsqu’on lance de la bouette sur les autres, c’est notre propre fondation qui s’écroule… sans compter que la bouette rencontrera inévitablement un ventilateur un moment donné…

peut-être pas pour rien qu’humoriste rime avec terroriste ? si les fusils tuent instantanément, l’humour elle peut blesser lentement, durement mais sûrement…

 

 

zen, patates & rock n god

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-quatrrrrrrième

traduction : le zen ne confond pas la spiritualité avec le fait de penser à Dieu lorsque l’on est en train d’éplucher les patates… le zen se limite à éplucher les patates… – Alan Watts

c’est le début de la relâche alors on lâche son fou.. et on se relâche… on se slack le zen… et le pompom… on se fait foufou…

c’est que j’aime tant le zen, ainsi qu’Allan Watts… et la folie… car je suis un disciple fou d’un maître spirituel encore plus fou qui n’attire que des fous, pas de saints…

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j’aime la simplicité du zen… j’aime le fait que l’on ne sait pas vraiment ce qu’est le zen… même si le zen est devenu tendance… on vend maintenant le zen sous diverses formes…

pour moi, le zen c’est la simplicité, le moins que le plus, le vide qui contient le plein…

quant à Dieu, voici  ce que je ressemble quand je tente de le figurer celui-là, ou celle-ci, c’est selon… car vous vous souvenez sûrement que dieu est désormais transgenre ?

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mais comme c’est le vendredi de la pré-relâche, on se relâche davantage, on coule avec le tao, on  se permet du lousse, du louche et du smooche…

pour en revenir à la citation d’Alan Watts,

le zen ne confond pas la spiritualité avec le fait de penser à Dieu lorsque l’on est en train d’éplucher les patates… le zen se limite à éplucher les patates

bien que je ne sois pas si fort avec la philosophie zeniste, ça doit vouloir dire de faire une seule chose à la fois, soit que quand on pense on pense et quand on épluche on épluche… mais pour un gars, une évidence, faire une seule chose à la fois car on ne peut pas en faire deux anyway…

le zen implique qu’on simplifie sa vie, qu’on revienne au a b c… on se rendra bien à zen en temps et lieu…

fendre le bois et transporter l’eau est l’essence du zen…  mais aussi l’est l’épluchage de patates et le lavage de toilettes… et prendre soin des enfants… ou faire quoi que ce soit que l’on fasse…

allez je vous en souhaite une bonne… car la vie est un potage parmentier… ou une poutine, c’est selon…

et les patates, si on les lave bien, pas besoin de les peler… ça nous laisse le temps de penser à dieu… ou de le devenir…

on se voit plus tard, ou dans un ptit moment…

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hiha mi God !

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-trrrrrroisième

traduction: le concept de Dieu est désormais hors du contrôle des religions organisées au profit du coeur des humains… Dieu est en train de s’incarner… notre conscience globale s’affranchit de Dieu qui veut connaître et être connu… – Carl Jung

hier Nietsche, aujourd’hui Jung… qui sera mon inspiration demain ? peut-être Socrate ou Platon ? ou Spinoza ?  les mots des grands penseurs m’inspirent… mais ceux-ci en particulier de Jung sont illuminants… transcendants… élevants…

car il me semble en effet tout à fait juste de prétendre que Dieu n’appartient plus aux grands courants religieux, qu’il vit dorénavant dans le coeur des humains .. Ok peut-être pas de tous les humains, mais de plusieurs humains du moins…

oui Dieu vit dans le coeur de plusieurs humains que je croise sur mon chemin car quand je regarde avec mes yeux, je vois que les gens sont fondamentalement bons… bien sûr, quelques comportements et attitudes questionnants dans le tas… mais en général, Dieu s’est évadé des religions…

car tous les attentats commis au nom des religions, que ce soit les actuels crimes commis au nom de l’Islam, ou le anciennes croisades chrétiennes/catholiques ou les nombreux abus qui ont pris place lors de la conquête des nouveaux territoires il y a quelques siècles n’ont rien à voir avec Dieu…

non les grandes religions sont davantage un système politique et de croyance qu’une voie pour se rapprocher de Dieu… les grandes religions sont une davantage une business qu’une voie vs Dieu, business que les gens ne veulent plus acheter désormais…

alors Dieu fait son chemin autrement… ayant sorti du strict cadre religieux, il/elle se loge désormais dans le coeur des gens… même que Dieu est devenu transgenre… en effet, Dieu n’est plus un homme, Dieu est devenu une essence, une énergie, un souffle au coeur…

Dieu descend de son nuage et s’incarne de plus en plus… Dieu devient humain… un liant entre tout ce qui vit, autant végétalement, minéralement, qu’animalement et humainement… tout ce qui vit est devenu Dieu… le profane est devenu sacré… on en est revenu à sacraliser tout e que l’on est, tout ce que l’on fait…

toute la vie est un temple, et la nature est un sanctuaire… tout ce qui vit est divin… surtout l’humain… mais cette divination entraîne évidemment quelques excès car certains en viennent à se prendre pour Dieu même…

pourtant, nous sommes autant créations que créateurs, créatrices… autant co-créations que des co-créateurs-trices.. et aussi un peu cococréateurs et trices…

nous sommes des Dieux et des Déesses mais aussi de drôles de diables quand on se prend pour Dieu… car notre divinité peut nous monter à la tête quand elle nous sort du coeur, quand elle se coupe du coeur… car le coeur est le réceptacle de Dieu en nous, mais parfois, la tête a tendance à oublier cela… et à s’approprier le bout de Dieu en nous…

car si nous sommes tout Dieu, nous ne sommes pas que Dieu… en tant qu’humain, nous avons une marge de manoeuvre, avec certaines leçons spécifiques à acquérir en cette incarnation actuelle… et tant que nous n’atteindrons pas la note parfaite, nous reviendrons… alors à nos leçons cher(e)s compatriotes terrien(ne)s… au boulot… there is much to do pour faire de cette planète un paradis terrestre…

car la vie est à la fois un atelier de travail, un terrain de jeu, une cathédrale… et nous de même, car nous dedans… nous dans la vie, la vie en nous… Dieu et nous, Dieu est nous…

nous n’allons nulle part ailleurs qu’ici, nous sommes déjà arrivés au paradis… Dieu est déjà ici et nous le sommes déjà… Dieux, Déesses, Divinité incarnée…

alors agissons ainsi bon Dieu… soyons bons et bonnes, élévons-nous à la hauteur de Dieu… car Dieu est en nous, Dieu est partout… et ainsi sommes-nous…

on dit que le troisième millénaire sera religieux ou ne sera pas… mais peut-être que c’est le concept même de religion qu’il faut ramener à sa plus simple expression, soit celle qui consiste à relier l’humain et le divin… alors remplaçons Dieu par Dieux… car Dieu est non seulement transgenre, il est multiformes, omniprésent, omnivore, multiversité… Dieu ne voit pas tout, Dieu est tout… et Dieu sommes-nous itou… me and you…

allo illusions

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• vingt-deuxième

traduction : les gens ne veulent pas entendre la vérité parce qu’ils ne veulent pas qu’on détruise leurs illusions… – Friedrich Nietzsche

oh yes mon Fried, que vous avez raison…

pour la plupart d’entre nous, on ne veut pas vraiment entendre la vérité… je dirais même plus, on ne veut vraiment pas entendre la vérité… on préfère se bercer d’illusions… et flotter… et regarder la télé… et croire aux trucs des magiciens… et croire à ce que l’on croit déjà… Père Noël, Dieu, bonhommes Carnaval ou 7 heures (peut-être était-ce même des femmes ces bonhommes ? car de nos jours tout est possible)

fais dodo mon bébé, tu auras du lolo, tout est et restera rose bonbon, tu te marieras et tu auras beaucoup d’enfants tout en vivant heureux/se jusqu’à la mort qui ne viendra peut-être pas quand tu seras rendu(e)s là… et si mort il y a, ne négligeons pas le paradis à la fin de nos jours… dring dring pow pow… et tchick tchick wow wow…

prenez par exemple cet article qui rapportait l’autre jour que la majorité des canadien(ne)s ne croient pas que le réchauffement climatique soit causé par l’action humaine…

malgré que le phénomène soit clairement documenté par plusieurs études scientifiques, les gens ne croient pas que 7 000 000 000 de personnes qui se chauffent, brûlent du pétrole et du charbon, roulent par millions dans leur machine sur des millions de km à chaque jour puissent faire hausser la température de quelques degrés…

good morning les zumains…

sincèrement, je me demande même pourquoi on cherche à connaître l’opinion des gens sur un sujet dont la plupart d’entre nous  ne connait rien, ou à peu près… car vous et moi, qui sommes pourtant relativement éduqués, ne possédons pas les connaissances pour pouvoir nous prononcer sur cette question assez pointue…

intéressant de savoir toutefois, grâce à cette étude, que l’endroit au pays où les gens croient le moins à la contribution des actions humaine sur le réchauffement climatique se trouve à Fort McMurray, là même où on exploite l’extraction des sables bitumineux… comme quoi notre environnement nous conditionne le cerebelum… et la boîte à croyances… on croit bien ce que l’on veut croire… mais les croyances ne nourrissent rien d’autres que  nos illusions, et les bercent…

et toujours selon cette même étude, plus on est instruits, et plus on habite en ville, plus on a tendance à reconnaître la contribution humaine du réchauffement climatique… viva le Plateau !

d’une certain façon, plus on en sait sur un objet précis, plus on peut réaliser que l’on en ignore sur les autres objets… ce qui me rappelle que lors de la collection des grades de mon diplôme de Ph. D. il y a quelques années déjà, j’avais pris conscience qu’autant j’en connaissais sur mon objet de recherche à moi, l’ayant fouillé et refléchi pendant 6 ans, cette connaissance spécifique était inversement proportionnelle à mon ignorance sur les autres objets de recherche… car plus j’en sais sur quelque chose, plus j’en ignore sur les autres…

comme quoi plus on sait, plus on sait que l’on sait rien… et jamais…

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non clairement, les gens ne veulent pas entendre la vérité, quelle qu’elle soit… trop dérangeant, trop confrontant… on préfère croire, à un peu n’importe quoi qui nous réconforte dans notre rêve éveillé…

mais j’imagine que la mort saura bien nous ramener à la vérité de la réalité…

vivons en paix et en illusion alors… on se réveillera bien un jour au moment du grand sommeil qui nous éveillera à cette vérité tant fuie et évitée de notre vivant…