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coeur comptant

1618591_692452850775658_889823945_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 119 et ça monte – et ça descend…

traduction : autant nous avons besoin d’une économie prospère, nous avons besoin de bonté et de décence prospères… – Caroline Kennedy

avez-vous remarqué, vous aussi, qu’en tant que société, celle dite Occidentale en tous cas car c’est celle qu’on connaît le mieux, nous sommes obsédés par l’économie, le cash, les bidoux (et glou et glou bidou$ beaucou$ beaucou$) ?

les grands médias n’en ont que pour la croissance économique – ou décroissance c’est selon la couleur du parti génital, euh libéral : déficit, profits, inflation, performance boursière, taux de croissance, intérêts des actionnaires et autres profits quanti… et on ne mentionne pas austérité car il est encore tôt ce matin et notre coeur est trop sensible pour cela…

on dirait que par cette obsession, on tente de contrer toute notre insécurité et nos peurs face à la mort qui fonce vers nous… car on va tous et toutes mourir un jour, à part Walt Disney peut-être…

on tente de camoufler notre insécurité, nos angoisses et nos peurs, on essaie de les enfouir, les contourner, les oublier, les noyer, avec cette obsession pour les bidoux… mais maudit que c’est rough le jeu des bidoux, tout sauf doux…

ou encore on tente de meubler notre ennui par les promesses de profits… mais l’argent quossa donne ? ça l’aiiiiide, mais ça fait pas tout….

à l’image des plus gros petits cochons, on tente de se remplir le bedon bidounnant, et le compte de banque pour ne pas sentir ce qui bouillonne dans notre bas-ventre… on tente de se bâtir une maison de sécurité indémolissable et on se réfugie dans les paradis fiscaux… dans un monde de gros méchants loups…

où si on est bidouxless ou bidouxshort, on rêve au paradis tout court… un jour… peut-être… mais probablement pas… que fiscal parait

qu’ils soient réels et situés dans les ordinateurs de certains pays pas trop r’gardants, ou dans nos rêves de gagner la loterie ou dans nos rendements de RÉER, on rêve tous aux paradis… même certains kamikazes se sacrifient pour LA cause, peu importe qu’elle que soit la leur, en rêvant à un collier de vierges les attendant au paradis…

tiens, en passant, un message aux fous d’Allah, il se peut fort bien que vous soyez grandement déçus les boys si ce message trouve preneuses chez les descendantes de vierge Marie :

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mais il semble qu’en chemin de notre apogée financière, on a oublié le plus important : le monde…

on oublie de prendre soin du monde, de notre monde… surtout de ceux et celles qui en ont le plus besoin… les plus faibles, les plus démunis, les plus nécessiteux…  même que des milliers d’enfants, ici en ce paradis d’opulence, ne mangent pas à leur faim… et on continue à couper en éducation en prétendant préparer l’avenir pour les générations futures… aie les boys, y en aura pas de générations futures si on continue à couper maintenant..

la preuve : même Future Shop va fermé ! c’est le temps de revenir à ceux et celles qui vient ici, maintenant… car un jour viendra… le jour de la vengeance sonnera…

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youhou l’bonhomme 7 heures ! on a avancé l’heure le mois passé… et maintenant il fait clair à 7 heure alors on voit ton jeu maintenant… come on Seven, va jouer ailleurs, genre dans les Maritimes, là où il est toujours au moins une heure plus tard qu’ici…

oui manifestement, la cash et ses promesses de bonheur prime sur les vraies affaires

mais le cash n’est rien sans nous, ses maîtres, les humain… on se prend pour ses serviteurs…

le vrai capital n’est qu’humain… mais ça prend des mains pour le tenir, une tête pour le compter mais surtout un coeur pour le partager…

la la dring dring wow wow

11014810_813866725364693_8187244117246216302_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 120 et ça monte – et ça descend…

traduction : les musiciens ? des gens qui trimbalent des instruments de 5000 $ dans une bagnole de 500 $ et qui font 166,7 km (traduction très précise jusqu’aux détails, super que vous remarquiez) pour un cachet de 50 $…

drôle et vrai… les musiciens sont souvent très peu payés… trop souvent sous-payés.. ils possèdent des instruments de grande valeur, car ce sont souvent des objets précieux sinon des oeuvres d’art, et quand on aime, on ne lésine pas les musiciens… ce qui fait qu’il ne leur reste que peu de sous pour le budget voiture, alors la valeur de la bagnole et les salaires qui leur sont versés sont souvent dérisoires… comme si la musique ne valait pas grand chose… peut-être qu’elle est seulement trop précieuse ?

prenez le cas, par exemple, de la musique avec la venue du web… qui paie pour de la musique ces jours-ci ? pour les jeunes d’aujourd’hui (on commence à vieillir mes ami(e)s quand on dit ça non ? mais on assume), la musique est là, en ligne, accessible, gratuite pour la plupart… je ne les blâmes pas les jeunes, c’est la réalité du moment… il faut faire face à la musique, c’est dans l’air du temps…

pourtant, qu’y-a-t-il de plus précieux que la musique dans la vie ? peut-être pour ça qu’elle n’a pas de prix… comme la carte du maître… 😉

je parle musique ce matin car ce soir, votre humble chroniqueur offre un spectacle, il s’offre en spectacle… le matin il se met en mots dans le virtuel, le soir en notes et en musique au presbytère de mon beau village…

28-3-2015alors depuis quelques jours, je pratique, joue et rejoue, mes pièces et celles qui viennent du Brésil que j’affectionne particulièrement…

et le 50 $ de la citation ? même pas dans ma ligne de mire… non, pas l’argent mon gaz… la musique… alors si je réussis à simplement couvrir les frais de location de la salle, je serai content comptant… ati cash… car parfois, je paie même pour jouer… mais tant que ça reste un jeu, c’est drôle… alors on ne se prend pas au sérieux…

car vous voyez, j’ai besoin de spectateurs une fois de temps en temps… pour apprendre le métier d’artiste, pour me mesurer à du vrai monde, jouer pour de vraies oreilles… j’aurais voulu être un artiste tra la la ça à l’air…

c’est que vous voyez aussi, lorsqu’on joue devant public, on devient meilleur… quand on présente ses notes devant public, on doit raffiner, peaufiner, ajuster… aucune place pour les notes flanchelantes, hésitantes, incertaines… on doit devenir meilleur, parfait même, ou en tous cas la viser cette fuyante perfection…

car le regard des autres provoque ça, exige que l’on soit meilleur… pas meilleure que qui que ce soit, meilleur que notre dernière prestation… car on doit ça à la musique… et ce sont les spectateurs qui nous forcent à faire face à la musique… car pas que do la musique…

si un jour je peux vivre de ma musique, je ne dirais pas non bien sûr, mais plus lucide que rêveur le chroniqueur gratteux de cordes et chuchoteur de la la la et de portugais… pour le moment, je suis un amateur professionnel et c’est parfait ainsi…

coquin gratteux va…

22012_10152720640202797_312588065726111889_nj’ai commencé à jouer de la guitare et à chanter il y 6-7 ans, et le feu a pris… dans mes doigts, dans mon âme, dans ma vie… et parfois parce que petit train fait drelin drelin quand il va loin, ça continue et ça grandit même… la musique vit en otage en mes mains, dans ma gorge et dans mon être tout entier…

en plus de jouer et rejouer, j’étudie, j’apprends la théorie musicale car ça m’impressionne toujours que des gens qui ne connaissent ni des lèvres ni des dents peuvent communier simplement à l’aide d’une feuille de musique… je veux tout savoir de dame musique…

quand on joue de la musique, pas de place pour le flânage mental, pas de temps pour se perdre dans le monde infini de nos idées ni fines ni folles… non, quand on joue, on est unifié, on est accordé, on est centré sur le son…

la musique ? la plus puissante des magies…

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la musique ? y a pas d’âge pour ça ! et ça conserve jeune…

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la musique ? de la médecine pour l’âme, et ça réparerait même l’ADN… 10408683_10153080343268260_3181162974201859414_n

la musique ? un mandala qui ramène au centre de soi…

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la guitare ? ça rapproche et allume l’enfant en soi…

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la guitare, ça projette en avant, ça fait voyager, ça porte…

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autant sur l’eau…

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que sur la terre…

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et ça en fait même marcher sur l’eau…

603169_10151243292468716_1178603910_nprobablement que Jésus était guitariste…

en terminant, si ça dit à vos oreilles, gratuite ma musique:
http://www.eloibrunelle.com/ati

et pour une finale un peu rock n roll ? 

14687_10152875440999261_8849826029338545746_n-1heureusement pour les miens, ils sont loins… et je joue de la guitare… dring dring wow wow… là là…

contrôle friiiiic

11050769_1569395510004839_5440617230738926471_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 121 et ça monte – et ça descend…

traduction : votre insistance à vouloir contrôler la vie vous contrôle… – Mooji

le contrôle ? quelle belle illusion…

car vous et moi mes ami(e)s n’avons pas – consciemment du moins – choisi notre naissance, et nous ne déciderons pas non plus du moment de partir de l’autre bord…

et nous ne décidons pas grand chose entre les deux bouts de la saucisse qu’on appelle la vie…

10377485_10152924583907744_9173548982131923881_ncette vie, qui pourrait bien n’être qu’un voyage fantastique qui, au moment de notre mort alors qu’on se réveillera pour constater qu’en fait, nous sommes un extraterrestre qui tient une pipe à haschich et que nos ami(e)s, en cercle autour de nous, nous demanderons si on l’a senti…

la sentez-vous vous la vie ? sentez-vous ce qui se passe vraiment ?

et pensez-vous vraiment qu’on a le contrôle là-dessus ?

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car la vie coule en nous, la vie passe, devant et derrière nous, la vie nous emmène avec elle, qu’on veuille y aller ou pas… dans l’immensément grand comme dans l’infiniment petit…

ah bien sûr qu’on peut décider de certaines petites pécadilles :

quelle couleur mes bas ce matin ? je peux même choisir deux couleurs différentes…

des toasts ou des céréales pour déjeuner ?

j’écris une chronique ou pas ? let’s go… et vous la lisez ou non ?

mais pour les grands enjeux ? hors de notre portée ça les ami(e)s…

demandez à ceux et celles à qui on annonce un cancer… leur choix ? et pourquoi certain(e)s le surmontent et d’autres pas ? leur choix ? ou pas ? sais pas…

et choix et contrôle sont en quelque sorte reliés… les deux sont plus ou moins illusoires, plus ou moins relatifs… les deux sont plus ou moins réels…

donc le contrôle, un choix ? de notre ressort ce qui arrive ?

on dit parfois qu’on a toujours le choix dans la vie… sauf que selon notre génétique, notre éducation, le pays ou quartier dans lequel on grandit, certains choix sont plus larges que d’autres… d’autres plus ratatinés…

on ne choisit ou ne contrôle même pas les pensées qui traversent notre mental, celles qui passent dans notre tête… on peut décider de leur donner plus ou moins d’attention, de les rendre plus ou moins réels, de s’y accrocher plus ou moins, mais même dans le sommeil, elles feront leur chemin…

non les ami(e)s, le contrôle ne relève clairement pas de notre contrôle, et je vous mets au défi de me convaincre du contraire… pas que je sois particulièrement baveux ce matin, mais quand je vois des gens tenter de nous convaincre de reprendre le contrôle sur notre vie, je ne peux que rire…

car il me semble que tellement d’événements terribles et non désirés arrivent aux humains que si on avait vraiment le choix, la vie serait bien différente vous en trouvez pas ?

personnellement, j’ose croire que la vie – cette suite hétéroclite d’événements spontanés et incohérents – nous offre ce que l’on a besoins de vivre et le seul choix que l’on a, c’est d’accepter ce qui nous est offert, ou de bitcher et résister… le choix, il est là…

au-delà de ça, on fait tous et toutes du mieux qu’on peut avec que l’on a… on cherche tous et toutes à être le plus heureux possible… certain(e)s sont plus aventureux, d’autres plus frileux… certain(e)s sautent et pensent après, d’autres pensent toute leur vie durant à sauter mais ne le feront jamais…

le seul saut que l’on fera tous et toutes est celui qui nous mènera de l’autre côté du miroir… et encore ici, certain(e)s s’y précipitent, d’autres se s’agrippent et se retiennent…

c’est face à la mort que le choix ultime nous sera offert… et soit on se laisse aller et on saute allègrement, soit on met les breaks et on chiiiire…

finalement, il est là le contrôle, il est là le choix… de même qu’à chaque nouveau jour, l’opportunité nous est donnée… de faire de chaque moment, un nouveau moment, un petit choix… chaque moment, oui papa…

 

dehors en soi

10931599_990038671030055_4400679303237676705_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 122 et ça monte – et ça descend…

traduction : si quelqu’un peut facilement vous mettre en colère,  c’est parce que vous êtes en déséquilibre avec vous-même

merci pour la citation… OK, on va tester ça dans la vraie vie dès qu’on rencontre quelqu’un qui nous tombe sur les nerfs…

c’est que ces jours-ci, divers événements sociaux sont susceptibles de nous mettre en colère, de nous faire enrager et de nous rendre fâchée-fâché:

les coupures sauvages des Libéraux auprès des moins nanti(e)s;
la répression policière musclée envers les étudiant(e)s manifestant(e)s;
les inégalités sociales grandissantes facilitées par les paradis fiscaux;
les propos légèrement misogynes du sinistre de la santé;
le déploiement concret de la philosophie guerrière de notre hardpeur…

n’en jetez plus, la cour est pleine… les sources extérieures d’irritation sont multiples, intarissables et infinies… que la vie est généreuse…

quand on regarde hors de soi, quand on observe les faits sociaux, le feu risque de nous pogner allègrement, au cul et au coeur… et la tête de se mettre à spinner sur elle-même… bien drôle de monde pas toujours comique dans lequel nous vivons…

mais que peut-on faire pour éteindre ce feu qui prend souvent naissance à l’extérieur de nous, mais qui brûle en nous ?

comme nous sommes des bêtes sociales, ce qui se passe à l’extérieur se reflète inévitablement en nous, et les répercussions se déploient à l’intérieur de nous… le in est out…

si nous sommes le moindrement sensible, on ne peut rester indifférent(e) aux multiples injustices que nous observons en ce bas monde…

chaque jour, les médias rapportent des scandales et des grossièretés individuelles et sociales… et ceci ne peut que nous toucher personnellement car ce monde est notre monde… ce monde fait partie de nous et nous faisons partie de lui… inside out… je suis le monde…

mais quelle jonglerie que de rester ouvert(e) sans être touché(e), du moins bouleversé(e)… quel art que celui de rester sensible tut en étant suffisamment distant pour ne être chamboulé(e) à chaque fois que l’on constate un fait troublant…

et tant que l’on place la responsabilité de notre bonheur et de notre bien-être à l’extérieur de soi, nous serons vulnérables et affecté(e)s par ce qui se passe hors de soi…

alors trouver la limite, là où commence le moi et les autres, là où le moi et le nous fusionnent, l’endroit là où le témoin peut observer tout ce qui se passe, autant en nous qu’hors nous, avec équanimité, avec une distance saine mais non indifférente… vivre dans le monde mais à partir non du monde, être dans le monde mais non le monde…

et quand on reprend la responsabilité de ce que l’extérieur suscite en nous, la vie devient un grand miroir que nous renvoie toujours une image de soi…

10951104_10153616320385828_7871371596042299784_ntraduction : arrêtez de pointer le doigt vers les autres et de jeter la faute sur autrui,… votre vie ne peut changer qu’à la mesure ou vous en prenez la responsabilité

assez simple en théorie, plus complexe en pratique…

dépendance, indépendance et interdépendance… trois danses, trois petits pas et puis s’en vont…

plutôt que de déprimer, ou de prétendre que ce qui se passe hors de nous ne touche pas,  plutôt que de se réfugier dans le sarcasme, la critique et la condescendance, parfois plus créatif de se permettre de sentir la colère qui gronde…

10410946_10153232400917069_628485321122936852_nlaissez la colère couler, laissez-la monter… et lorsque la colère se manifeste, votre dépression s’estompera… n’avez-vous pas déjà observé ? que parfois après une colère, vous vous sentez bien, vivant(e) ? commencez à fare quelque chose à la maison sur une base quotidienne. 20 minutes feront l’affaire… après la troisième journée, vous apprécierez tellement cet exercice que vous aurez de la difficulté à attendre pour le faire… cela vous apportera une si grande satisfaction que vous remarquerez que votre dépression aura disparu… et pour la première fois, vous sourirez sincèrement… car avec cette dépression, vous ne pouvez réellement sourire, vous ne pouvez que prétendre… – Osho

cashoteries

Capture d’écran 2015-03-25 à 06.26.45millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 123 et ça monte – et ça descend…

il  y a de la manifestation dans les rues de Montréal.. non, non, pas les dangereux étudiants qui se font pointer du gun par les policiers de Montréal… qui eux-mêmes manifestent conte l’austérité à leur façon ?

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ce sont les gros bonnets du 1 % qui marchent dans les rues… les corpos, les banquiers, les VIP, les amis du party, les gros bonnets downpayment… vous ne me croyez pas ? OK regardez ça :
http://lenavet.ca/4782/des-banquiers-radicaux-refusent-de-fournir-litineraire-de-leur-argent-vers-les-paradis-fiscaux/

pis ? hein ? il invente des histoires le chroniqueur ?

évidemment que c’est un canular… les gens du Navet sont si créatifs… et witty…

car en général, l’argent ne se montre pas aussi impunément, aussi ouvertement… l’argent ne se dévoile pas, l’argent se cash… même liquide, même virtuel, l’argent se terre et s’enterre… l’argent est discret et si on ne le connait pas intimement, il ne nous fréquentera pas… il nous évitera même…

car l’argent, et les gens qui courent après pour lui mettre le grappin dessus et l’empiler comme des patates, se cachent en général… ils se cachent et sont comptants… pendant qu’on coupe les programmes pour les austères petits citoyen(ne)s ordinaires, on laisse grossir et boursouffler les gros bonnets, les gros bunnys qui sortent toujours des lapins de leur cul de sac à cash quand il s’agit d’éviter de contribuer… et ils le font légalement car ce sont leurs petits amis qui font les lois et les appliquent…

définitivement, les sinistres de l’économie sont bien portants… les 1 % corpos ont faim… et pas seulement la famille d’oncle Sam, tous le corpos de la terre veulent prendre du poids avec leurs actions, mais sans trop bouger… think big sti

1513782_10153040985013132_1909732136026297796_nles profits des banques se font aussi gros que ne sont creuses les poches des banquiers, aussi obèses qu’un certain ministre de la santé…

11009194_1549582298649816_6377882142738055939_npendant ce temps-là, on leur confie notre petit pécule et ils nous chargent pour… quand même étonnant de payer des gros banquiers millionnaires pour garder nos cennes…

mais ce n’est pas seulement pour leur propre profit que messieurs – et quelques madames – les banquiers, c’est surtout pour les actionnaires… mais qui sont ces foutus actionnaires ? car moi je n’en connais pas, ni de banquiers, ni d’actionnaires…vous ?

mais en fait, nos quelques $ placés en REER et dans nos compotes de banque font de nous des actionnaires non ? vive les ristournes des caisses pop… mais qu’est-ce qu’on attend pour se partir une banque nous autres ? youhou Robin des banques, on sort-tu dans la rue ? possible de mettre sur pied une caisse vraiment populaire ? on va mettre un homme là-dessus…

non définitivement, l’argent se cash dans les fonds, de pension ou des mers, l’agent argent joue à cash-cash, l’argent est comme le silence, il est d’or… et virtuel… et facilement transférable et camouflable… préférablement aux paradis…

l’argent se cherche toujours un paradis à quelque part sur terre pour se casher, habituellement là où il fait chaud car l’argent aime la surchauffe… kid cash aime toujours se faire de plus en plus gros, il aime fructifier et se faire boeuf… show me the beef… l’argent aime couler là où le liquide circule facilement… les bonzes de nestlé veulent même transformer toute l’eau potable du monde en argent liquide, et en bien privé… mais ça, ils gardent ça bien privé…

décidément, l’argent est pudique… on dit que l’argent n’a pas d’odeur… mais peut-être que c’est parce que l’argent est sale et ne sent pas toujours bon qu’il ne peut se sentir lui-même ? il pourra toujours en parler à son psynancier… l’argent n’a pas d’odeur et n’aime pas les spotlights… l’argent est discret et gêné… il se tient à l’écart… grandissant entre les riches et les pauvres… mais moins que 1 % c’est quoi ?

en tous cas, si on dit que l’argue mène le monde, vraiment pas clair où l’on s’en va… les écarts de richesse se font de plus en plus grands – comme les profits des banques – certains se noient dans leur bidons, d’autres doivent quêter pour manger et boire, de l’eau ou de la bière… mais même liquide, l’argent de comble pas les besoins de base…

541579_10152722866827819_2414331265896385432_n on peut tout louer, mais tout ne s’achète pas… et rien ne s’achète…

alors la terre continuera de tourner, avec nous dessus, avec nous dedans, et le tout en nous…

et chauve qui cheveu… pile poil les bidous.. sioux et tourlou….

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fine fin finie finale

534875_555294364494094_1038149747_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 124 et ça monte – et ça descend…

traduction : je ne veux pas scrapper la fin pour vous, mais tout finira bien

chronique finfinaude, finfanronnante… chronique full fun et folle et folichonne…

aie les copains, la fin justifie les moyens swin swin…

enfin ! quelqu’un qui nous rassure, quelqu’un qui nous dit que ce film va bien se terminer… ati endingeverything’s gonna be all right…

un prince ou une grenouille qui parle ? c’est secondaire, c’est le message qui compte, c’est le contenu qui porte… le contenant ? pas si important…

la fin justifiera les moyens… et tout sera OK… si tout n’est pas OK maintenant c’est que ce n’est pas la fin…

et peu importe le chemin, il mène directement et inévitablement à la fin… the endeverything is gonna be allright… entre-temps, on fait du mieux qu’on peut, on squeeze le jus qu’on veut… so far so good…

peu importe que l’on s’en fasse ou pas, peu importe que l’on s’inquiète ou pas, la fin sera bonne… la fin sera happy… la fin sera swin swin

et de toute façon, on dit qu’il n’y a ni début ni fin en cette grande existence… alors elle sera certainement OK cette fin, surtout si elle n’existe pas… car ce qui n’est pas ne peut qu’être OK right ? la fin aplatit les chagrins…

car ce que l’on appelle la fin ne serait qu’un changement de corps, qu’un changement de char… une transition, soit dans l’infini pour l’éternité, soit dans un autre corps pour un autre tour de piste…

car d’une vie à l’autre, paraît que l’on porte toujours la même âme, le même esprit, que l’on ne fait que changer de corps, comme on change de char dans celle-ci… quand la machine devient trop lente, trop rouillée, trop ralentie, on remplace le la bagnole par un nouveau bolide et on repart… et hop, nouveau tour de piste ! vroum vroum… en route vers la fin qui ne viendra jamais…

alors qu’est-ce que ce que l’on nomme fin ?

qu’un autre recommencement, qu’un second début, qu’un nouveau tour de piste… qui mène vers soi, vers Dieu, qui mène vers nulle part ailleurs qu’ici, toujours ici, toujours maintenant… trois petits tours et puis s’en va… et revient… et revient… de fois en fois, toujours jusqu’à la fin… qui n’est jamais finale…

une finale peut-être pour le corps, mais jamais pour l’esprit il ne semble… et l’âme est éternelle…

alors gardons l’esprit fin et sain, car jamais de fin pour l’esprit, jamais l’esprit ne finit… l’esprit veille, l’esprit vieillit et mûrit, l’esprit suit le fil des événements… jamais touché l’esprit, jamais affecté, non l’esprit watch la patente…

et pas nous la patente, nous ne sommes que témoin de la patente… la patente est la grande affaire qui se passe autour de nous, en nous, à-travers nous, avec nous dedans, avec nous devant… ni début ni fin… qu’une constante et perpétuelle patente…

la vraie patente se terre derrière, elle se cache le derrière dans un cul-de-sac, elle ne se montre pas tout le temps la vraie affaire… parfois, faut regarder derrière le décor… back stage la vie…

alors la fin dans tout ça ? une autre illusion, un autre concept qui ne trouve ni preneur, ni donneur d’ailleurs, en cette vie… qu’un grand long et tortueux chemin qui ne se termine jamais, un long chemin éternel et perpétuel, qui tourne et tourne, et qui revient vers soi, pour nous entortiller, nous ensorceler…

alors voilà, la fin…

la fin…

la fin…

la fin…

la fin…

et etc…

 

écrire écrire et crire

11034346_803304169738988_8960143719526349433_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 125 et ça monte – et ça descend…

ou dansez… ou jouer… de la musique ou dehors… ou chantez… ou peignez… ou méditez… ou criez… ou allez écouter la forêt pousser, en hauteur ou son silencieux cri… ou faites de la poterie… ou ne faites rien…

moi comme vous l’avez peut-être constater, j’aime écrire… j’écris mes joies, j’écris mes peines, j’écris mes questionnements, j’écris mes états d’âme… je cries en silence… et dans le cyberespace…

la plupart du temps, plutôt que de crier, j’écris… plutôt que de spinner tout seul dans ma tête, j’écris… sur mon blogue la plupart du temps, pour moi seulement une fois de temps en temps… j’ai quelques amis comme ça aussi, dont mon ami Ravi (qui se remet lentement mais sûrement de ses défis de santé, salut brodeur) que j’ai longtemps vu écrire sans trop savoir à quoi ça servait… I got it bro….

moi mon habitude c’est de le faire publiquement, m’écrire le dedans de la tête et de l’âme… je fais un peep show de mes mots… je vous les montre, je me montre et je démonte mes certitudes devant vous, à frett, à sec, à vue et à su… aho…

j’écris à nu sur la place publique virtuelle… je me montres les parties intimes de mon âme… je me dévoile avec et sans pudeur le sac à secrets…

j’écris sans nécessairement vouloir dire quelque chose, sans vraiment savoir quoi que ce soit… j’étale mon ignorance au grand jour et sous vos yeux… j’écris pour passer le temps et les mots, pour que la vie me passe à-travers, pour que la visse se désserre, pour que l’avis se sert, pour que la vie devienne déssert… menoum menoum…

et de partout dans le monde des gens me lisent… entre 50 et 100 par jour… des gens que je ne connais pas, ni d’Adam, ni de Ève, ni des yeux ni des lèvres,  que je n’ai jamais croisés, mais des âmes exactement comme la mienne… des frères et des soeurs… salutations à vous tous et toutes…

écrire sans but, écrire sans raison, écrire tout court et plus long…

écrire pour dire, et écrire pour rire… rire de moi, rire de nous, rire de tout mais sincèrement… pas sérieusement mais sincèrement… écrire de long en large pour toujours revenir au point de départ… patatow… pow pow de mots… mots pétards qui font des sparages et de rimages… mots drôles pour éclairer une vie qui ne l’est pas toujours… en fait elle l’est toujours, drôle I mean, mais nous ne la trouvons pas nécessairement ainsi… ni rose… parfait car trop de rose écoeure aussi…

écrire sans se relire, écrire pour se dire, écrire pour ainsi dire… et dire ainsi… et aussi ceci, et cela… écrire pour ne pas changer le monde, n’écrire que pour se lancer dans le vide… et rejoindre les ami(e)s ici, là-bas, de par la vaste monde…

alors écrire avant que le monde ne chavire, écrire pour que tout le monde se revire et reprenne le contrôle du navire… car la barque divague parfois, le paquebot tourne en rond…

alors les mots pour retrouver son gouvernail, pour ramasser la marmaille et revenir à bâbord… pas l’éléphant, l’autre bord du tribord…

 

pipidé

9500_10152663634070838_6344999748230726701_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 126 et ça monte – et ça descend…

samedi dernier, le 3/14/15, c’était le jour de pi, le pi day…

cette semaine, le 3/21/15, on récidive, alors it’s pipiday

comme je ne l’ai jamais fait encore, ce matin je rédige chronique pipicaca… chronique pipicaca mais chroniquement songée… pas du gros pipicaca gras ni odorant, du pipicaca fin et raffiné, légèrement parfumé, du pipcaca de luxe, un pipicaca aaaaartistique…

car la vie est fondamentalement pipicaca… le principe pipicaca est à la base de la vie… car tout ce qui entre doit ressortir… et si on veut que du nouveau entre dans nos vies et dans nos corps, il faut que le vieux sorte… il faut que le flux circule, que la vie coule… que le chi passe… mais pas tout droit, faut savoir se retenir aussi…

dans la vie, certain(e)s sont plus enclins à donner, d’autres plus porté(e)s à recevoir… of course, l’idéal consiste à trouver l’équilibre… pipicaca c’est une autre façon de dire yin et yang…

d’un bout à l’autre de la vie, le pipicaca est fondamental… évidemment, on en parle peu, ou pas du tout, mais tout le monde le fait… et ce n’est que lorsqu’on est assez fatigué(e)s qu’on se permet de faire des farces pipicaca, et à se laisser en rire… car des farces de pet, on trouve ça drôle seulement lorsqu’on est lousses en soi… lousses en mars…

quand j’étais jeune et que j’étais intimidé par quelqu’un, on me disait de les imaginer sur le bol de toilette afin de relativiser leur importance… quelqu’un a même créé une campagne de pub récemment avec les grands de ce monde assis sur leur trône… sympathique… et démocratiquement pipicacaesque…

pipicaca ? l’une des seules justices en ce bas monde… tout ce qui entre doit ressortir… chez et dans tout le monde… sinon ça reste dans le chemin, ça bouche l’inspiration, ça bloque le canal… ça coupe la vie…

quant à la citation, elle est tout à fait juste et pertinente… et cute… et vraie… et imagée… elle sent presque…

personnellement, en vrai gars, j’aime bien faire pipi debout, pratique, facile, simple… parait qu’on a même inventé un espèce de jackstrap féminin avec un tube qui permet aux femmes de faire pipi debout… sûrement plus propre avec le tube… on arrête pas le progrès…

si je fais pipi debout, je m’assure toutefois de toujours essuyer le tour du bol après le crime… question de ne pas susciter le ras de bol chez la personne qui me suivra au confessionnal… simple respect… mais je sais que certaines femmes en ont marre de retrouver des gouttes du précieux liquide masculin sur le bol (avec le siège même pas baissé, come on les boys !) lors de leur passage… ras le bol urinaire qui donne de l’urticaire…

alors les boys, tenez-vous le pour dit… les mains qui nettoient les toilettes sont les mêmes qui font à manger… alors si vous ne voulez vous goûter vous-même, clean up ! ou assoyez-vous… ou faites vos propres repas…

un peu macho comme farce, encore teintée du modèle légèrement archaïque popa qui travaille à l’extérieur et moman qui fait tout le reste en et hors maison mais encore actuel quand même… quand même, l’image marque et porte… pour un gars en tous cas… et pour une femme, j’imagine que ça permet de faire passer le message… rien de mieux que la menace bien réelle pour marquer son point…

j’aime les mots et leurs jeux qui font voir ce qu’ils veulent dire, des mots qui génèrent des images qui goûtent, qui illustrent… des mots qui sentent, qui stimulent les sens, qui activent l’imagination…

les mains qui nourrissent, les mains qui nettoient… les mains qui vaquent aux besoins essentiels, celles qui s’occupent de ce qui rentre et de ce qui sort…

en général, quand on respecte son image et sa réputation, on ne fait pas de farces pipicacaïennes… on se garde une ptite gêne, on se retient… mais vous savez vous aussi ce qui se produit quand on se retient trop longtemps right ? alors on laisse aller le trop plein, on laisse sortir le méchant… quand même, c’est samedi… on a le temps…

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P.S. voici la solution pour limiter les ext-ras de bol…

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problémomanie

522140_10155427845675647_7206189746379283291_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 127 et ça monte – et ça descend…

traduction : le fait de parler de nos problèmes est notre plus grande addiction… brisez cette habitude… parlez de vos joies

accros à nos bobos vous et moi… OK OK peut-être pas vous, juste moi… pis le voisin et la voisine… pis leur voisin/voisine à eux aussi… alors vous aussi…

d’ailleurs remarquez le nombre de fois par jour où vous vous plaignez… et en nous plaignant, on renforce le bobo et la baboune… on donne vie au problème… on les nourrit, on les engrossit…

on est pas mal nombreux à tenir à nos problèmes, non seulement y tenir mais les chérir… à nos problèmes, on y tient fort, et on se tient fort après… on se tient après nos problèmes… on les aime, on les cajole, on les présente, on en parle aux autres… on les affiche sur Facebook… on se définit en fonction de ses problèmes, on se glorifie à l’aide de ces problèmes… the bigger the better… dis-moi tes problèmes et je te dirai qui tu es…

vive les problèmes car que ferait-on sans eux ?

qui serions-nous sans nos petits et gros bugs ? qui sommes-nous si ça va bien ?

plate la vie non ?

en fait, l’égo se nourrit de problèmes… l’égo est un bouffeur de problèmes… sans problèmes, l’égo s’ennuie, l’égo n’a pas de raison de vivre… et sans égo, qui suis-je ?

dans ce monde de dualité, on investit toute son existence dans les problèmes, et on espère bien que ça profitera, que le taux d’intérêt sera en hausse à la grande banque nationale des problèmes… car les gens nous portent davantage intérêt quand on a des problèmes… alors on a intérêt à avoir des problèmes car ils nous rendent quelqu’un… sans problèmes ? nobody !

en fait, quand ça va bien, quand on est heureux, on tombe sur les nerfs du monde… mais quand on a des problèmes, oh là là… là, que les gens nous aiment… car on les fait se sentir bien, on les fait paraître bien, au moins mieux… leur bonheur relatif augmente quand le nôtre diminue… quand on affiche nos problèmes à la face du monde, le monde nous sourit et nous rit, pas dans la face, dans le dos…

le malheur des uns…

c’est le bonheur des autres… et surtout des journaux à potins…

les problèmes c’est comme la souffrance… personne ne veut souffrir mais parfois on beurre épais avec la tartinade problématique… et la souffrance, come les problèmes, ça a besoin du passé, ça ne peut vivre dans le moment présent… et ça a besoin de temps aussi… un problème maintenant ? impossible… soit dans le passé, soit dans l’avenir… maintenant ? tout va bien ! so far so good…

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alors puisque c’est vendredi, puisque c’est maintenant, une ptite vite, une ptite chronique aproblématique… à côté du problème, à l’écart des problèmes… problem free… gratuits les problèmes… un ptit week-end sans problème…

pas de week-end pour vous ? beau problème ça !

la vie de la voix, la vie dans la voix

suersavoix2-3mai1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 127 et ça monte – et ça descend…

rédiger une chronique sur un nouvel atelier ? why not coconut ?

c’est la beauté d’un blogue personnel… on peut y écrire et dire ce que l’on veut, ce que l’on sent, ce que l’on pense… et vous êtes libres de choisir d’y poser vos yeux, ou pas… tralala lalère…

important pour moi de mettre des mots ici et là-dessus ce matin car ce n’est pas qu’un nouvel atelier que je compte animer, chanter c’est toute ma vie depuis quelques années… comme jouer de la musique… quand je vais être grand, je vais chanter…

et comme tout n’est pas clair autour de ce sujet, écrire aide à y mettre de la lumière…

écrire c’est mettre le focus (I know, I know pas français mais tellement efficace ce terme) – OK l’emphase pour les puristes du baiser français – sur quelque chose, c’est révéler à sa propre conscience ce qui est encore inconscient à son propos…

alors voici mon inconscient chantant à moi ce matin, mes impressions sur ce qui me motive et me passionne de plus en plus depuis quelques années…

oh que j’aime chanter… lalala… et jouer…  de la guitare, dring dring… et des percussions, pow pow et tchik à tchik…

j’aime de plus en plus suivre ma voix, j’aime la laisser monter, la kaiser sortir…

même si elle fausse parfois au début, même si elle déraille par moments, elle finit toujours par se placer, par trouver le point V d’où elle part, juste, en moi… d’où elle sonne et résonne en harmonie avec le reste de la création… et alors elle me prend et m’élève… car il ne faut pas se méprendre, ce n’est pas nous qui sommes propriétaires de notre voix, c’est la vie qui mène la voix…

et c’est dans les multiples loges de sudation que j’ai animées au fil des ans, avec mon ami Ravi comme gardien du feu, que j’ai découvert ma voix… et que j’ai remarqué que plusieurs personnes osaient davantage laisser sortir leur voix dans le noir de la loge, dans la chaleur de la loge… intimité et cocooning fertiles…

dans les loges de sudation et grâce à certaines plantes magiques… chaudron chaudron, montre-moi ma voix, révèle-moi la voie… mais ça c’est une autre histoire…

il y a quelques années, j’ai décidé d’arrêter de faire de la thérapie comme travail… j’avais l’impression qu’à force de couper les cheveux des problèmes en quatre, on ne faisait que leur donner de la force et de la vigueur… en les analysant, on les complexifiait… en trop les regardant, on leur donne de la vie et de la vigueur, comme lorsqu’on souffle sur un feu… en effet, lorsqu’on focus sur quelque chose et que l’on s’y concentre, on lui donne vie…

comme le dit si bien cette citation d’Émily Maroutian: l’énergie est la devise de l’univers… quand vous portez votre attention sur quelque chose, vous achetez cette expérience… alors quand vous permettez à votre conscience de mettre le focus sur une personne ou un événement qui vous dérange, vous le nourrissez de votre énergie, et cela accroît votre expérience d’être dérangé(e)… soyez sélectif dans les objets sur lesquels vous portez votre attention car vous leur donnez de l’énergie et cela les garde vivants… non seulement en vous, mais aussi dans la conscience collective

10421189_10152564227382945_5901186403320674996_nvoilà pourquoi j’ai alors défroqué de la thérapie et je me suis mis à chanter et à faire de la musique… question de mettre de l’avant plus de beauté dans ma vie… et dans celle des autres depuis quelque temps en offrant quelques performances publiques…

et ce faisant, j’ai découvert en moi une voix qui s’enrichit, une voix qui grandit, qui s’élève, qui m’élève et qui m’enlève… en tant qu’étudiant vocal, je m’élève constamment…

car je crois que l’on ne maîtrise jamais totalement sa voix, on ne fait que la raffiner… la justesse est infinie… et on finit par trouver la voix de Dieu… celle qui passe tout droit quand on n’est plus dans le chemin…

on dit que la voix est le véhicule par lequel s’exprime l’âme … ça j’achète comme devise, et je prends ça pour du cash, car ça s’avère une expérience fondée qui se renouvelle constamment… l’âme chantante…

on peut se cacher derrière les mots lorsqu’on parle, mais jamais quand on chante… au contraire, sortir sa voix nous dévoile, nous met à nu…

et même si notre voix n’est pas toujours aussi juste q’on le voudrait, elle reflète toujours notre âme dans le moment, elle exprime toujours qui nous sommes derrière le voile…

et parallèlement à la loge de sudation, dans le cadre de ce nouvel atelier, nous utiliserons divers contextes qui nous inviterons à prendre des risques : les cercles de parole et de chant, l’enregistrement et la ré-écoute, l’improvisation vocale…

au plaisir de se la lâcher lousse ensemble dans le noir et dans le chaud peut-être ?