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faut s’ouvrir pour être belle… et beau

64234_622064194523365_1011143445_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 79 et ça monte – et ça descend…

souffrir, subir, s’ouvrir, sourire, semblables et différents, same same mais different different

des mots des mots… mais quand mêmes les mots frappent, les mots fessent, les mots blessent… et de plus en plus les mots me lassent, ils me laissent tomber, et moi-de même…

mais quand même, les mots se faire jouer avec… les mots sont joueurs ou pas, coquins ou malins, crétins ou assassins… les mots ont la vie dure…

prenez l’expression : il faut souffrir pour être belle… pas facile de laisser aller ça… spécialement pour les femmes… vous ne me croyez pas ? regardez ça…

http://www.feroce.co/aimez-votre-corps/

hein ? fort le message… faut pas souffrir pour être belle, il faut s’ouvrir… il faut se regarder, il faut accepter, il faut en parler… et sensibiliser, conscientiser et dire oui… et informer le monde… entier…

non, on ne réussira pas nécessairement à sourir simplement en retirant les f de souffrir… mais un moment donné, il importe de prendre les mots à bras le corps, de jouer avec les points sur les zi et les barres sur les té…

un moment donné, on doit prendre les mots et les revirer de tous les bords… on doit déconstruire le langage, le remodeler, le twister pour éventuellement le faire nôtre…

car les mots ne sont pas neutres… les mots ne sont pas morts, ils sont chargés… les mots portent le passé, les mots portent la vie sur leurs épaules… et nous avec, et nous dedans…

non il ne faut pas absolument souffrir pour être belle… même si l’effort est nécessaire dans la vie, même si parfois la vie nous envoie des épreuves, la souffrance n’est pas essentielle… on dit que la douleur est inévitable mais que la souffrance est optionnelle…

il faut s’ouvrir pour être belle et rebelle… et beau mais pas robot… il faut s’ouvrir pour que la vie nous empoigne, nous torde, nous prenne… il nous faut devenir et redevenir un esclave de la vie, faire ce qu’elle veut de nous…

non ! contrairement à ce qu’avance la citation en titre, sourire n’est pas suffisant pour que la vie prenne tout son sens et que la souffrance quitte… ou double…

mais une attitude souriante permet de prendre les choses légèrement, et pourquoi pas à la légère…

car la vie n’a pas besoin d’être heavy, la vie n’est pas un poids lourd, la vie n’est pas souffrance…

la vie est un courant d’air, la vie est un souffle, la vie est une brise et une bise… et si on se permet d’ouvrir son âme et de se laisser frôler par le souffle de dieu, la vie redevient légère et simple, la vie redevient souple, la vie s’allège… et nous de même…

que de souffrance en cette existence… l’histoire dégoutte de souffrance humaine et animale…

mais aussi que de beauté et d’extase, que de joie et de transcendance… cette époque en est une de transformation, de transmutation, de dépassement des vieilles coquilles… eh oui les cocos… on sort de nos jaunes et on ouvre les portes et les fenêtres et on laisse l’air entrer, et on laisse la lumière faire disparaître la noirceur… car rien à faire contre la noirceur, qu’y apporter lumière et conscience…

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procrastination chronique

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 80 et ça monte – et ça descend…

traduction : la plupart des humains ne sont pas présents dans le moment, parce qu’inconsciemment ils croient que le prochain moment doit être plus important que celui-ci… mais avec cette croyance, vous passez à côté de votre vie qui n’est jamais ailleurs que maintenant… – Eckart Tolle

ça vous dit quelque chose vous aussi ? moi si…

en effet, depuis longtemps, depuis tout petit, je ressens en moi une forte tendance à valoriser davantage le moment à venir que le moment présent… depuis jeune enfant, une partie de moi est toujours en train de se préparer à quelque chose d’autre, quelque chose à venir… quelque chose de plus grand, de plus important, de plus momentané… mais plus tard…

comme si le moment actuel, le moment présent n’était qu’une salle d’attente vers un plus tard meilleur, plus riche, plus vrai… comme si maintenant n’était pas aussi important que plus tard, qu’une préparation, qu’un avant avant l’après… sauf que toujours que maintenant…

l’apothéose viendra plus tard… maintenant ? jamais ze moment… on peut bien vivre le moment présent, mais plus tard… maintenant faut économiser, faut épargner, faut se préparer… pour le jour J…

j’ai l’impression que cette procrastination chronique nous vient de la religion catholique… la promesse du paradis à venir… comme si le paradis ne peut jamais être maintenant… plus tard le bonheur, ailleurs la bonne heure…

on passe sa vie à oublier sa mort, à préparer sa retraite, à y rêver, à la préparer… liberté 55 et tout le reste des numéros de bingo… et pendant ce temps on oublie de squeezer le jus de la vie au quotidien… on garde ça pour plus tard… on regarde la télé en attendant le punch… on passe le temps, on le tue, on patiente impatiemment… un jour viendra… peut-être…

faut s’austériser maintenant pour les générations futures… on peut bien couper dans le gras maintenant pour plus tard mais plus tard n’est qu’un maintenant en préparation… et la génération future est celle qui paie aussi maintenant…

avec le temps, l’ultime but de la vie est de ralentir, rétrograder, revenir au moment actuel, le seul moment qui existe, le seul moment qui passe… plus ou moins vite, plus ou moins bien… drôle quand même que plus la vie est bonne plus elle passe vite… comme un critère, comme un repère, comme un indicateur… quand ça va vite ça va bien… alors apprendre à prendre le temps qui passe…

tout de même, en vieillissant, le temps passe de plus en plus vite et l’idée consiste à apprendre à prendre la mesure du temps qui passe… respirer, ralentir et revenir… à soi, au moment, à rien… d’autre que ce qui est… maintenant…

ce maintenant qui va, ce maintenant qui passe, ce maintenant qui revient… immanquablement, infiniment, irréellement… car ce maintenant n’est rien d’autre qu’espace et un temps qui n’existe pas vraiment car il n’est qu’en passage perpétuel… le moment présent sacre toujours le camp… c’est ça le moment sacré, le moment qui sacre le temps tout le temps…

alors le capturer, mais les mains ouvertes, sans attente… on attend que le temps passe et revienne… et revienne… et revienne… et advienne que pourra…

bon moment à vous… mais vite vite car il est déjà en train de passer… comme le train… et la lumière au bout du tunnel… tchoo tchoo… vite vite la vie c’est maintenant…

se donner corps et âme et perdre la tête

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 81 et ça monte – et ça descend…

traduction: j’ai mis mon coeur et mon âme dans mon travail et j’ai perdu la tête en chemin…
– Vincent Van Gogh

quand on s’y met corps et âme, la tête disparait… quand on est total, on n’est plus et on est pluss… car lorsqu’on n’est plus dans le chemin, la vie passe, la vie coule, la vie vit…

quand on s’investit à fond dans quelque chose, le monde devient entier, une nouvelle entité émerge… le monde devient tiers… le monde en tiers…

quand deux personnes s’unissent totalement, une tierce personne apparaît… les deux donnent naissance à un ou une autre, qu’il s’incarne en personne ou pas…

quand un groupe s’engage à cheminer ensemble, quand tout le monde marche dans le même direction, quand tout le monde chante en choeur, un nouveau coeur se crée…  le coeur du monde…

hier nous étions une quinzaine d’ami(e)s venu(e)s chanter chez-moi, dans mon Aiglise… nous avons chanté, communié, prié, médité… nous avons partagé un espace commun qui nous a enveloppé, englouti, absorbé… et nous sommes disparus ensemble…

nous avons uni nos voix et nous sommes disparus dans un vortex sonore… grâce à la musique et au chant, nous avons ascencionné via un portail vers l’ailleurs, vers le haut, vers le beau… vers l’ici, cet ici qui est aussi là-bas, cet ailleurs qui ne peut qu’être ici…

depuis des années, mes ami(e)s et moi, nous chantons ensemble, nous jouons ensemble, nous devenons un par le chant et le silence… peu importe qui est présent à chaque rencontre, nous sommes présents ensemble… un gang de présents qui se rassemble et se ressemble, quel cadeau…

j’aime ma gang… j’aime ma gang car c’est simple quand on se voit… on parle peu mais on chante beaucoup… on communique peu mais on communie beaucoup… on se perd corps et âmes et on se retrouve là, là où tout est beau, où tout est grand, où tout est nous…

car quiconque entre dans cet espace que nous créons quand on se rencontre devient nous… pas de eux ou nous, que des nous… car lors de nos rencontres, on met nos têtes de côté et on ouvre nos gorges et nos coeurs et on part….loin loin loin, tout près d’ici…

quand on s’engage ensemble dans le chant, on disparaît ensemble… et on réapparaît là où on s’y attend pas toujours… en fait on ne s’attend jamais à rien et on arrive toujours là où on ne nous attendait pas…

peu importe ce que l’on fait, quand on est tout là, on arrive ici… quand on ose aller là où la tête ne passe pas, là dans le trou de la serrure ou seulement le coeur passe, on arrive ici…

en ce dimanche plein de soleil, bercé par le chant des oiseaux, je vous la souhaite douce la vie… et je vous souhaite de disparaître vous aussi, seul(e) ou ensemble…

smack…

d’yeux ouverts

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 82 et ça monte – et ça descend…

traduction: pas besoin d’un échappatoire… ne voyez-vous pas que la simple idée d’un échappatoire fais aussi partie du rêve ? tout ce que vous devez faire est de réaliser que le rêve n’est qu’un rêve… – Nisargatta Maharaj

OK on achète ça, le rêve est un rêve…

mais la réalité elle, c’est quoi ? on la trouve où ? et comment ? c’est quoi au juste le fameux secret ?

car tous les grands sages nous disent à peu près les mêmes choses :

nous vivons dans l’illusion, l’amour a réponse à  tout, ici et maintenant sont les seuls temps et espaces qui existent, dieu vit en chacun de nous, et que ce rêve est un rêve …

mais encore… on se réveille comment de ce grand rêve-là ? et qui se réveille ?

car il y a sûrement quelqu’un, quelque chose, in here et out there qui voit la game se jouer depuis toujours… même avant la venue de l’âme dans ce corps-ci… il doit bien y avoir une présence qui observe, un point d’observation qui watch la game se dérouler devant chaque paires d’yeux… dieu ?

appellez-le comme vous voulez mais ça, là là, cette même présence qui vit en chacun et chacune de nous à l’intérieur de chaque corps, particule, timotton de vie… qu’elle soit humaine, animale, végétale, minérale ou de toute autre expression… extra-terrestre comprise…

car il faut nécessairement qu’il existe un liant à toutes les formes de création, à toutes les manifestation de dieu.. en fait dieu n’est rien d’autre qu’une autre tentative pour dire liant… qu’une expression pour représenter ce qui vit partout partout en nous et hors nous… dire dieu pour ne pas dire la vie…

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oui décidément, aller au-delà du travail d’yeux extérieurs, pour faire le travail du coeur sur nos images emprisonnées en nous… retrouver le gars et la fille des vues… pour trouver toute cette beauté en nous et qu’elle nous reflète toute la beauté du monde…

car nous ne sommes qu’un poste d’observation, qu’un observatoire sur la vie qui va, un mini poste de commande de la grande création.. nous sommes chacun et chacune dépositaire de la vie qui passe, et de la vue… nous sommes le dépassement de soi, nous sommes une extension de la même grande vie qui se déploie devant et derrière nos yeux… d’yeux nous sommes…

éveillé(e)s et réveillé(e)s nous redevenons… le réveil divin sonne, et enfin, on entend… on voit et on entend hors du rêve… enfin… fatiguant dormir autant… time to go… temps de vivre pleinement, temps de rire hors du rêve… même si on ne sait pas tout à fait ce qu’est ce rêve, sortons-en… allons voir au-delà de la ligne du temps…

oui décidément., ils nous disent tous la même chose les sages… réveillez-vous !

à force de l’entendre, on va finir par le faire… on va finir par sortir de nos pyjamas terrestres et retrouver la flammèche, l’étincelle divine déposée en chacun et chacune de nous… et se consumer… oui on retrouve enfin la trace de poussière d’étoiles qui nous vit à-travers, dans notre droiture et nos travers… cette lumière qui nous anime, qui nous guide…

OK time to wake-up…

good morning !

les mots d’amor

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 83 et ça monte – et ça descend…

traduction : cher écrivain, SVP, prends-moi et fais-le moi maintenant… sur la table de cuisine… dans ton lit… sur le divan… même sur le plancher devant la télé, c’est OK… j’ai seulement besoin que tu me prennes et que tu me le fasses comme on ne m’a jamais pris auparavant… – sincèrement, ton écriture…

j’aime la ptite twist érotique et sensuelle de cette citation… cute et dans ton style ça hein ma Jojo ?

j’ai aussi cette relation avec l’écriture… ma maîtresse, mon amoureuse, mon amante… comme une relation passionnelle, comme dans mes veines cette habitude d’écrire… presque chaque jour depuis 3 ans, je me fais faire l’amour par les mots, par les phrases, par les expressions coquines…

pourquoi se limiter à 50 quand on peut explorer des milliers de nuances de griseries… car les mots me grisent, les mots me font aller du blanc vierge au noir cochon… et par toutes les nuances… les mots me twistent la tête, me prennent le coeur, me chatouillent les doigts… et la queue du tire-bouchon…

j’ai une relation vraiment amoureuse avec les mots… on le fait surtout le matin eux et mots… ça je veux dire… un autre coming out… oui je l’avoue j’aime les mots et leur sens… ualité… j’adore le processus de m’astreindre à écrire même quand le désir n’est pas là au départ… on se turn on à la main…

il suffit de quelques caresses, quelques douceurs, quelques effleurements et that’s it, le désir pogne, monte et m’embrase les doigts, embrasse mon âme, brasse mon corps…

je m’étends et m’écarte et je me laisse manger l’alphabet et m’abandonne à mes alpha bits de mots…

car l’acte d’écrire est fondamentalement sensuel et érotique… c’est un processus à fleur de peau, une caresse de mon âme à la vôtre, une touche d’humour et de douceur… doux doux mots… de moi à vous…

alors les mots, mangez-moi tout cru, sortez de mes doigts sans que je ne vous pense, faites-vos plus grand que ma panse… dépensez-moi, dépassez-moi, faites de moi votre esclave… je suis soumis, je me mets à votre disposition… je me ferai cochon s’il le faut… ou vierge si je le dois…

l’écriture est plus forte que nous, quand elle nous choisit, on doit céder sinon elle nous possédera… si on ne cède pas devant elle, elle nous fera céder ou décéder… mourir d’écrire, mourir d’amour d’écrire…

alors écriture, prends-moi et fais ce que tu veux de moi, possède-moi, écris à-travers moi, fais-moi dire des folies ou des mots de génie, je m’en fous…

je me ferai petit devant toi, jusqu’à disparaître… prends-moi et fais-moi disparaître devant le force du verbe, devant le jeu de tes mots, fais-moi danser dans tes vents… fais-moi frenchkisser la langue en glaise, comme le potier sur son tour… et tourne tourne la créativité littéraire…

joues-moi des tours, fais-moi l’amour car je m’abandonne à toi… je te dis oui, pour le meilleur et pour l’écrire, pour l’écrier et pour le dire…

allez les mots, déshabillez-moi car mû je suis pas vous… nu je suis devant vous…

et pour atteindre le silence, faites-moi faire le tour, au-delà du z et des signes de ponctuation, car tu sais que je suis prêt à tout pour l’amour… des mots et de leurs jeux…

ainsi soit-dit, et écrit…

popoum popoum et gratitude

11045470_566109506865672_1568771325998174617_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 84 et ça monte – et ça descend…

traduction : si vous ne savez à quoi être reconnaissant(e), vérifiez votre pouls… – Ally Mbululo

et pas que le pouls…

car que dire des milliards d’interactions entre les neurotransmetteurs ?

et les millions d’hormones qui dansent les unes avec les autres ?

les synapses échangeant ensemble ?

les divers fluides fusionnant, se mêlant ?

le foie et les reins qui purifient ?

l’estomac qui mâche et broie toute cette bouffe ingurgitée quotidiennement ?

et on ne parle même pas du cerveau…

décidément, ce corps humain est un miracle sur deux pattes… qui se déplace, se plie, se penche, se tord, de tend et se détend, et récupère inévitablement des pires excès…

il transporte notre âme pendant des décennies et répond à nos moindres commandes…

bien sûr, au fur et à mesure que les années s’accumulent, il il ramollit, ralentit un peu, s’assagit plus ou moins, il relaxe le body

et dire que parfois on trouve le moyen de s’en plaindre… le trouver trop gros, trop maigre, trop grad, trop petit… trop quoi… ou pas assez…

mais ce corps qui nous porte est un miracle d’engineering, une merveille de la race humaine et animale…

le corps est un fin mélange,  un fragile équilibre nécessitant air, eau et nutriments, le tout animé par un ordinateur central complexe et gratuit…

un corps animé par un esprit et une âme (pas toujours facile de les distinguer ces deux-là), buggé par certains moments par un mental virant à vide dans l’infini… mais le corps persiste malgré tout…

un corps qui ressent de l’amour et de nombreuses autres émotions, un corps qui sent et ressent le monde entier en lui…

ce corps qui inclus le monde entier… un parmi 7 000 000 000 d’autres… mais un corps unique, semblable aux autres mais unique…

oh non, il ne nous appartient pas ce corps… on le loue pou la vie, il nous est prêté, à long terme, on l’occupe temporairement… alors il faut le respecter, en prendre soin, et lui donner du plaisir… car le plaisir est le sel de la vie…

ce corps est le bolide de notre âme, par celui de notre mère on arrive dans ce monde et par le nôtre on roule sa boule… qu’un cordon ombilicale nous relie et lorsqule médecin ou la sage-femme fait schlaque, that’s it, we’re on our own.. en ferrari ou en pinto, on roule sa vie…

ce corps qui nous permet de communier avec les autres, intimement et/ou platoniquement… ce corps qui nous permet de chanter, de parler, de sauter de joie…

alors lorsqu’on oublie d’être reconnaissant, lorsqu’on oublie de se rappeler la gratitude, suffit de respirer, sentir, se pincer et écouter…

popoum popoum popoum et tout à coup, la gratitude…

aille, merci body… merci la vie…

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the body is not a temple, it is an amusement park, enjoy the ride…
– Anthony Bourdain

le faux du vrai

10690066_10152909549089150_1132498210486182457_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 85 et ça monte – et ça descend…

traduction : pour trouver le pouvoir tant recherché, regarde ce qui se cache tout juste derrière ce que tu crois être vrai… – Byron Katie

toujours aussi sharp cette Miss Katie…

dans ce cas-ci, j’imagine qu’elle parle de pouvoir comme dans pouvoir créer la vie qu’on veut, pouvoir être heureux et reuse, pouvoir accepter ce qui est… et non de pouvoir comme dans powertrip… ou comme le pouvoir bassement matériel…

et pour le trouver, regardons ce qui se cache juste là, derrière ce que nous croyons être vrai, dit-elle… eh que c’est beau, et juste… et vrai… ou faux c’est selon…

car nos croyances, surtout celles relatives à ce qui est Vrai avec un V majuscule, sont probablement les plus grandes entraves entre nous et le monde réel tel qu’il est… the world at face value

nous sommes si pleins et pleines de ces croyances… on les yeux aveuglés de croyances… enterré(e)s sous des amoncellement de croyances… beliefs, beliefs, beliefs

si ça c’est vrai, alors le reste est faux non ?

mais ce qui est vrai pour l’un ou l’une ne l’est pas nécessairement pour l’autre… et ce qui est vrai aujourd’hui ne l’était pas nécessairement hier ni le sera automatiquement demain… car la vérité – avec petit v ou grand V, peu importe –  change de mood… et nous de regard… et de poste d’observation sur celle-ci… car la vérité s’examine sous différents angles…

la vérité est impermanente, la vérité vie et évolue… je devrais dire les vérités… petites et grandes… même si la vérité est voulue, on ne doit pas la vouloir trop fort car on finit par se l’imposer à soi-même… je veux croire bon ! et certain(e)s sont prêts à tuer pour imposer leur vérité…

ce qui est vrai maintenant ne le sera plus nécessairement demain…  en fait, la vérité vie, mais la vérité tue aussi… la vérité peut s’avérer mortelle… elle peut nous étouffer… nous faire manque d’air…

nos certitudes sont souvent inversement proportionnelles à la force de nos sachances… plus on sait, moins on a besoin de croire… on sait, un point c’est tout… quand on ne sait pas, on croit croire… on doit croire… mais quand on sait, on sait… un point c’est tout…

et en même temps, on doit savoir que ce que l’on sait maintenant peut changer demain… que dire, dans cinq minutes… que dire déjà, maintenant…

et tout ce que l’on ne sait pas encore… oh là là, croyez-moi…

on peut croire si on veut absolument croire, mais on doit croire que tout est croyable, rien d’incroyable… tout est possible et tout est vrai… pour l’un, l’une ou l’autre… ou pas…

la vérité n’est pas un fait objectif, quantifiable, qualifiable, ni très fiable en général…

la vérité est un concept flou qui change avec le temps, avec l’usure du temps, avec la vie qui va…et qui revient… on peut bien croire à la réincarnation si on veut… est-ce vrai ? qui mourra verra ! ou pas…

alors osons fouiller dans nos tas de croyances… car elles s’entassent, elles s’accumulent avec les années, elles se prennent dans nos plis de gras… et forment des amas, des tas, des mottons… et comme de vieux bas cachés sous le lit, ou des sous-vêtements, rien de plus puant qu’un tas de vieilles croyances oubliées dans les recoins et les racoins de notre mental… car ça risque d’affecter jusqu’à notre âme…

décidément, ces sacrées croyances sont sournoises… surtout elles relatives au sacré… elles prétendent nous sécuriser dans ce vaste monde incertain quand dans le fond, elles nous font oublier de chercher, d’investiguer, de fouiller dans les tas de sens…

car les sens sont tout sauf uniques… la vie est multi directionnelle et tout peut être vrai, ou faux, selon ce que l’on veut croire… car les croyances sont des choix, qu’on peut heureusement modifier, plier, altérer… comme les états de conscience… mais faut pas trop y croire…

alors chers et chères amis et es, qu’une petite chronique invitation du lundi à regarder, pour vous comme pour moi, ce qui se cache juste là, oui oui ici, tout juste derrière nos croyances de ce qui est vrai…

car qui peut dire le vrai du faux ? ou le faux du vrai ?

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 86 et ça monte – et ça descend…

traduction: si on veut recevoir, il faut d’abord donner… ceci est la compréhension profonde… – Lao Tsu

mon ami Verresh disait la même chose : if you want to have something, give it, by giving it, you’ll get it right away

un autre dicton avance que ce que l’on ne donne pas, on le perd à jamais et ce que l’on donne, on le possède pour toujours…

alors en cette journée de la fête des mères, qui ne peut être qu’une formalité couronnée de fleurs et d’un souper au resto ou bien un réel moment d’appréciation pour toutes les mères du monde – ce que nous choisissons right ? – ces quelques mots de gratitude pour la maternité, pour l’amour inconditionnel, pour le don de soi, pour l’ultime que porte l’humanité…

nous sommes tous et toutes des petits matelots qui avons vogué dans les flots maternels, qui avons bercé en mère, qui avons vécu à Intérieur de nos mères… avant de vivre dans leur bras et de reposer la tête sur leurs seins…

si tous les guerriers du monde pouvaient se rappeler leur mère pour une seule journée – pourquoi pas aujourd’hui ? tous les carnages arrêteraient d’un seul coup car aucune mère ne veut voir son enfant pourri au nom d’un nation…

non, nous les hommes de bonne et mauvaise volonté, devrions apprendre des mères… elles sont les gourous ultimes de l’amour… comme elles, nous devrions apprendre à donner, à nous donner, à donner le meilleur de soi… comme ça le monde deviendrait meilleur aussi… car en général les femmes nourrissent la vie, les hommes les ambitions personnelles et les profits… oui mon général…

alors en cette journée de classe maternelle, ré-apprenons le a b c de l’amour, du don, du soin… car les mères incarnent cela… et bien plus… les mères prennent soin de cultiver la vie comme un grand jardin, comme un arbre à fruits, comme la prunelle des cieux sur terre…

alors à toutes les mères du monde, et en particulier à ma Mimi décédée, il y a 11 ans, et aux mères de mes deux filles, Sabera et Charu, et à Édith, mère de 4 matelots, merci du fond du coeur pour tout ce que vous donnez au monde entier, pour tout ce que nous apprenez à donner, gratuitement, sans calculer, sans penser.. car c’est avec votre coeur que vous le faites…

merci… de coeur à coeur…

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Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé les mères… proverbe yiddish via Richard T. Chartier

yipi yipi yipi la fêliture

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 87 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’essaie de ne pas (trop) juger car je suis moi-même un peu fêlé

vous aussi ? fiou je ne suis pas seul alors… toujours bon de savoir que nous ne sommes pas seul… parmi les 7 000 000 000 et quelques autres humains peuplant la planète…

quand je traduisais la citation ci-haut, plutôt qu’écrire ne pas juger j’ai choisi d’écrire ne pas trop juger car ne pas juger est un leurre… ceux qui disent ne pas juger sont des menteurs… ceux qui jugent le plus sont souvent ceux qui le moins de jugement…

comme ceux qui disent ne pas être racistes ou sexistes… les pires… car si on est obligés de spécifier que nous ne sommes pas quelque chose, on l’est sûrement… celui qui le dit, celui qui l’est… ou celle… car je ne suis pas sexiste…

OK OK… je remets l’emphase sur le ptit juge intérieur en moi mais au fond, c’es la partie un ptit peu fucked up qui constitue le point central de cette chronique… car un ptit peu fucked up je suis… comme vous… eh oui, je vous ai découvert… je vous vois… ça en prend un pour en reconnaître un(e) autre… vous êtes cerné(e)… et pas seulement autour des yeux… tout le tour de la tête aussi… si vous me lisez, vous êtes un ptit peu fêlé(e) vous aussi…

si les autres savaient toutes les folies qui nous passent par la tête, on en seraient bien gênés vous et moi right ? OK OK je parle pour moi, si vous saviez toutes les folies qui me passent par la tête (mais que je n »écris pas), je serais bien gêné… en tous cas, si je n’étais pas fêlé, je ne ferais certainement pas une chronique sur le thème…

en tous cas, même si je juge encore un ti peu parfois, je tente de me guérir de ce vicieux vice… de vice résident, je tente de devenir sous secrétaire du vice… oui mon caporal…

mais en vieillissant, je travaille à redevenir un hippie, soit :

une personne qui est si confortable avec elle-même qu’elle n’entretient aucun jugement envers autrui… ces gens sont habituellement heureux et tendent à partager cette joie partout autour d’eux peu importe où ils se trouvent… un vrai hippie ne se définit pas en fonction de sa tenue vestimentaire  mais selon ses actions… être un hippie, c’est faire partie de la vision plus large de l’activisme pacifique

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alors ainsi soit-il, so be it…

je veux redevenir un hippie et souhaite que tout le monde fasse de même… hippies tout le monde, yippi le monde…

que tous les ptits juges des bécosses redeviennent des hippies féroces… et que tous les hippies cessent de juger, du moins de moins en moins… car Singe et Rôme ne se sont pas bâtis en un jour…

OK OK… revenons-en au coeur de cette chronique… la ptite fuckedupitude du chroniqueur… un peu bizarre, un peu étrange, un peu fêlé le tapageur de mots… mais c’est quand on est fêlé que la lumière peut entrer dit-on…

et quand on se reconnait comme un peu fêlé, on peut permettre aux autres leur fêllitude… quand on se donne la permission d’être aussi fou qu’on l’est et qu’on veut l’être, automatiquement on la donne aux autres… allez, lâchez-vous lousse…

car aucun fêlé ne peut devenir dictateur… ni juge… car un hippie fêlé ne veut contrôler personne, ne veut imposer rien à qui que ce soit, ne porter jugement sur qui que ce soit, lui ou en elle en premier lieu… un hippie fêlé ne veut que la paix à tout prix, et reconnaît sa propre fêlliture… pour al lumière passe jusqu’à son âme…

allez, pisse…

end…

love

pas le choix

10888904_823460124393211_465577330412459675_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 88 et ça monte – et ça descend…

quand quelque chose est clair, pas besoin de choisir, on n’a qu’à suivre, qu’à faire, qu’à répondre…

il dit vrai Krishnamurti, là où il y a choix, il n’y a pas de liberté…

car choisir implique une dualité, choisir implique un risque, le bon choix ou le mauvais… le blanc ou le noir… le gagnant ou le perdant…

quand les choses sont claires, quand ça sonne juste, pas besoin de choisir… qu’agir… faire la bonne chose… pas dans le sens de bon ou mauvais mais dans le sens de juste, dans le sens de la seule chose à faire dans une situation donnée…

quand on ne sait pas, on a peur de se tromper, on doit juger, soupeser, décider quant à un choix ou l’autre… faire la part des choses, revirer sous tous les bords, se poser des questions, évaluer… ouf, fatiguant…

alors que lorsque les choses sont claires, lorsque l’on sent en soi si une chose est juste ou pas, qu’une chose à faire, qu’un chemin à suivre.. nos pattes nous mènent, notre coeur nous guide… la justesse dans l’action…

il n’y a pas de justice dans la vie, que de la justesse… car la vie est simplement juste, pas dans le sens de juste légalement car la loi est dans bien des cas arrangée par les gars de courte vue, manigancée par certains hommes trop intéressés, par certains groupes de pression, avec des intérêts certains…

des exemples ? légaux les paradis fiscaux, mais immoraux… légale la peine de mort, mais inhumaine… favorisée l’ambition personnelle, mais bien futile…

non quand les choses sont limpides et claires, on n’a pas à choisir, on ne fait que répondre à ce que la vie nous amène à faire… faire ce que doit… car la route se trace d’elle-même quand on est branché(e) sur la source, quand on part de la bonne place en soi… quand on est un instrument de dieu…

la vie est simple quand on ne calcule pas, quand on suit son coeur, quand on écoute et entend ce qui sonne et résonne juste…

alors quand on ne sait pas, si on est confus, on n’a qu’à laisser la boue se déposer au fond de la mer… et l’eau redeviendra limpide par elle-même… mais cela requiert patience, et détermination à trouver la juste voie, à couler avec ce qui coule de source… car la vie sait d’elle-même, elle nous dicte la voie à suivre si on se place dedans… si on trouve la zone… la place où tout coule tout seul, de là où la vie glisse comme du beurre dans une poèle…

alors quand les choses sont opaques et lourdes, fermons les yeux et écoutons… la nature, notre coeur, le silence… ces sources d’où la vie coule de soi, coule de source, coule tout seul… là où les mystères nous sont révélés, là où il n’es pas important de connaître, mais là d’où l’on sait… cat tout se sait pour celui ou celle qui ne veut pas savoir…

il existe une place en nous, un royaume intérieur, où toute le vie se loge et se love… là où c’est calme, où il n’y a pas d’erreur possible, pas d’hésitation… car ce que l’on nomme erreur ne sont souvent que voies d’apprentissages, chemins de leçons, découvertes…

alors même si la tête dit non, mais que le coeur dit oui, suivons la voie du coeur… car il sait toujours ce valet de coeur…
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« Let your alignment (with Well-Being) be first and foremost, and let everything else be secondary. And not only will you have an eternally joyous journey, but everything you have ever imagined will flow effortlessly into your experience. There is nothing you cannot be or do or have—but your dominant intent is to be joyful. The doing and the having will come into alignment once you get that one down. » ~ Abraham-Hicks via Shamala Shine