Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

aujourd’hui pas de mots dits, bon sens !

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♥♥♥ – 2/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie…

traduction: je ne fais pas confiance aux mots… je fais confiance aux vibrations… les gens peuvent vous dire n’importe quoi, mais une vibration vous dit tout… – Adil Ahmed

êtes-vous en overdose de mots divers vous aussi ?

alors voici des vibes… juste des bonnes…

les sentez-vous ?

normal, ça prend un peu de temps et de pratique car faut lâcher l’écran… et retourner dans la vraie vie, en dehors de la boîte… dans la rue, dans la forêt, dans les champs…

et aussi fermer ses yeux un peu…

ça tombe bien, le soleil luit, on annonce chaud time et superbe aujourd’hui…

on se croise ici ? et là…

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silence on* soigne

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♥♥♥ – 1/5/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie…


* en ce cas, le on exclut la personne qui écrit… et la plupart qui le lisent…


1er mai journée internationale des travailleurs/ses…

une journée pour soutenir celles et ceux qui travaillent dans ce système de santé en crise, particulièrement dans les CHSLD où le feu brûle encore…

et celles et ceux qui oeuvrent pour faire en sorte que le strict minimum puisse continuer de rouler: intervenant(e)s politique et de la fonction publique, du secteur de l’alimentation, du transport, des médias (mainstream et alternatifs)…

merci… encore et encore…

à celles et ceux qui travaillent pour le bien du plus grand nombre, surtout dans le réseaux de las santé et services sociaux, et aussi à celles et ceux qui bénévolent à leur aide pour leur porter support et soutien…

en silence et en soutien avec vous, héroïnes et héros du moment… pour vos actions simples, gestes de coeur et profondément humains…

profonde appréciation pour cette grande leçon de vie que, sans savoir et sans nécessairement le vouloir, vous nous démontrez à chaque jour… au risque de votre santé, de votre vie même… et en silence et en présence…

merci pour votre courage, votre persévérance et votre détermination en ce temps de crise… vous nous voyons… et vous apprécions…

même si nous n’avez probablement pas le temps de lire de telles chroniques, sachez tout de même que nous sommes ici, nous sentant impuissant(e)s, mais vous soutenant… présent(e)s… au coeur de notre silence…

alors pour faire le moins de bruit possible, suspendons tout chiâlage, complaintes et petites plaintes personnelles, pour une journée au moins… en ce premier jour du mois de Marie…

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pour que notre merci chuchoté ou prononcé en silence puisse porter jusqu’à vous qui avez le coeur et les deux mains dedans…

à partir de cette voix commune…

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espérant que celles et ceux qui aident, très occupé(e)s en ce moment, puissent l’entendre… ou du moins la ressentir…


https://www.lapresse.ca/covid-19/202005/01/01-5271664-les-chsld-cest-le-tiers-monde.php

un éléphant nommé Covid

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♥♥♥ – 30/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie…

un jour de grand soleil – ou était-ce un jour de pluie ? du printemps de l’an 2020, différent(e)s ami(e)s se croisèrent sur un réseau social après que l’un d’entre eux eut posté la photo de l’éléphant nommé Covid, ce mastodonte qui piétinait le quotidien du peuple de la terre depuis quelques mois déjà afin de comparer leur savoir et ainsi mieux tenter de comprendre le phénomène…

une première amie, épidémiologiste au département de santé publique, posta ces quelques mots en commentaires à la photo: ceci est une grave pandémie, les gens meurent, on doit absolument confiner la population à domicile et fermer écoles et entreprises des villes et des régions pour freiner la contagion !

une deuxième, une artiste en congé forcé et assignée à résidence, après avoir regarder de nombreux vidéos Youtube depuis quelques semaines, se prononça avec grande certitude: non! cette crise n’est qu’une manigance de la part du deep state ! en prenant soin de rajouter: maudit que le peuple est endormi !

et elle quitta subitement la discussion en prenant soin de retirer de sa liste d’ami(e)s son ex amie épidémiologiste…

une troisième personne, analyste en science économique, affirma avec résignation et désolation : non, pas du tout, sinon cette crise se transformera en une grave dépression économique, et à cause du confinement, le chômage culminera et plusieurs entreprises seront acculées à la faillite !

un quatrième ami, écologiste pour l’organisme Planète Verte, avança plutôt : non cette crise est une bénédiction, c’est la nature qui se révolte et cette crise est une opportunité pour mettre en place des politiques plus vertes et respectueuses sur le plan de l’environnement et on doit laisser la terre reprendre ses droits !

une cinquième, professeure dans une école primaire en train de faire quelques recherches sur le web au seuil d’un éventuel retour à l’école partiel et optionnel d’ici quelques semaines, et un brin incertaine, posta qu’elle était plutôt indécise et ne savait pas si elle devait se réjouir ou s’inquiéter de ce retour, autant pour elle que pour les enfants de sa classe…

un ex-militaire connu et respecté, ayant intervenu dans de nombreuses guerres civiles, affirmait plutôt que nous sommes en guerre contre ce fichu pachyderme et que nous devons adopté une attitude guerrière face à cet ennemi invisible, mais non moins menaçant…

un autre, un philosophe à la retraite de 73 ans, pas mal frustré d’être confiné à la maison sur la seule base de son âge et malgré son excellente santé, après avoir exprimé son irritation de se sentir infantilisé ainsi par le gouvernement, tenta néanmoins de présenter sa perception de la situation  globale quant à la situation actuelle et à venir de l’humanité… il n’avait pas peur de la mort…

une préposée aux bénéficiaires, mère monoparentale de 2 enfants, profitant d’une pause de quelques jours car on la suspectait de présenter des symptômes inquiétants, sa première journée de congé en 6 semaines, se lassat rapidement de cet échange qu’elle jugeait stérile et quitta la discussion… elle, qui avait pris soin de nombreuses personnes âgées malades depuis des semaines, ayant même vu mourir quelques ainé(e)s dans leur lit dans des conditions inhumaines, était trop épuisée pour une telle discussion…

un jeune commis de caisse à l’épicerie locale, entre deux shifts au supermarché où il croise quotidiennement de nombreux client(e)s pas toujours cool ni délicat(e)s et qui ne respectent pas les consignes minimales de distanciation, demanda publiquement à ses ami(e)s d’être plus cordiaux lorsqu’ils/elles passent à la caisse car il commence à en avoir plein son cash de se faire dumper des feelings full frus et frustants…

les personnes discutèrent ainsi avec passion pendant quelques minutes, chacun(e) présentant ses arguments, défendant ses perceptions de ce que pouvait être ce pachyderme nommé Corona…

ils et elles avaient bien du mal à s’entendre et à se comprendre… certains étaient même borderline méprisants envers ceux et celles qui exprimaient des opinions différentes de la leur, alors que quelques-un(e)s tentaient de considérer les différents points de vue… mais les divers points de vue n’étaient clairement pas si faciles à concilier…

un sage internaute, qui surfait par là par hasard, aperçut l’échange et osant joindre la conversation, posta en commentaires à la photo de Covid l’éléphant : Que se passe t-il ? quel est l’objet de vos échanges si passionnés ?

nous n’arrivons pas nous à mettre d’accord sur ce que peut être ce fichu éléphant, ni à quoi il peut ressembler !

puis après avoir pris connaissance des commentaires de chaque ami FB, le sage dit :

vous avez tous et toutes dit partiellement vrai ! si chacun(e) de vous décrit l’éléphant de façon si différente, c’est parce que chacun est touché(e) par une partie différente de ce cher Covid…

il a bel et bien toutes les caractéristiques que vous avez décrites… et si vous rassemblez l’ensemble des caractéristiques de ce que vous avez présentées, vous pourrez avoir une représentation plus globale de l’animal dans son ensemble…

Oooooooh !  postèrent-ils en choeur, accompagnant leur oh ! de quelques Capture d’écran 2020-04-03 à 07.06.00, 2-3 Capture d’écran 2020-04-03 à 07.14.18 et même un wouah bien senti !

et la discussion s’arrêta net ! Aleluia !

chacun chacune fut heureux/se d’avoir pu exprimé sa perception de la réalité, ventilant ainsi une part de leur charge émotive, d’avoir été écouté(e) et entendu(e), satisfait(e) d’avoir contribué à la construction d’une réalité plus grande que la seule traditionnelle opposition d’arguments contradictoires…

évidemment, cette histoire est une nonsense fiction, une histoire très très virtuelle avec un happy ending peinturé rose foncé made in Hollywood…

mais peut-être qu’en s’écoutant un peu plus, en particulier les gens qui ont des opinions opposées aux nôtres,

en respectant et en sentant d’où partent les gens qui s’exposent avec les seuls mot qu’ils ont – et qui parfois explosent publiquement sous la pression, et font du mieux qu’ils et elles peuvent,

en comprenant que tous et toutes nous vivons une situation hautement émotive intense, incertaine mais commune,

et en tenant compte que parfois nous surfons mais que d’autres fois nous avons le mal de mer et de coeur au coeur de la même tempête réelle et virtuelle,

alors peut-être traverserons-nous mieux la tempête personnelle et sociale qui gronde actuellement, ensemble, uni(e)s en transformant cette apparente tempête en odyssée humaine commune riche et éclairante pour la suite du voyage de la conscience humaine…

je sais, je sais, souvent gris les éléphants, mais parfois roses aussi…

et sait-on jamais avec ce cher Covid ?

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le boutt d’la barque

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♥♥♥ – 29/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine sur la voie de sortie…

jusqu’à tout récemment, j’aimais considérer – et l’écrire et l’afficher ici régulièrement – que nous étions tous et toutes dans le même bateau dans le cadre de cette tempête… tempête autant sanitaire, économique, sociale que médiatique…

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je nous considérais dans le même bateau jusqu’à ce que je croise cette petite affichette toute simple qui éclaire un autre aspect de la tempête…

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ces quelques mots réajustent mon point de vue… car même si la même tempête que nous vivons et subissons, pas du tout tous ni toutes dans le même genre d’embarcation…

certains voyagent encore sur de gros navires de croisière de luxe (by the way, quelle belle disparition que ce sera que cette folle industrie), alors que d’autres rament fort en ta…

si ultimement, nous partageons tous la même planète terre, la même mère, et la même grande mer houleuse – d’où l’idée que nous serions tous dans le même bateau – nous ne naviguons pas tous ni toutes la tempête dans le même type d’embarcation…

ici, dans cette partie de la planète, nous sommes dans le bon boutt du bon bateau

logé(e)s, nourri(e)s, électrifiés(e)s, interneté(e)s – besoin essentiel s’il en est un pour rester en contact, et en même temps plus grande des dépendances mais ça c’est une autre chronique… en fait, nous qui observons la crise – et qui la vivons à distance – nous sommes les gras durs parmi les gras durs… pas trop de houle malgré certains désagréments…

si on relativise un peu, pour la forme, ailleurs dans le monde, certain(e)s peinent à trouver de quoi simplement nourrir leur famille…

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sans vouloir implorer la pitié de qui que ce soit, parfois faut qu’on se compare… à pire que ce soit… car souvent on se compare à mieux et on finit par se plaindre… relativiser qu’on disait ? dans de nombreux endroits du globe, la crise est permanente…

mais même ici chez-nous, chez les gras durs parmi les gras durs, dans les meilleures embarcations, nous naviguons positionné(e)s différemment dans le meilleur des bateaux

si la plupart parmi nous occupons les sièges hublot d’où nous regardons la crise à l’abri, choyé(e)s et full confo… on lit la crise et on la vit peu, à distance, ou on la regarde sur Youtube et autres écrans réseaux…

et on explore les divers complots en considérant cette tempête comme manufacturée, complotée, pré-fabriquée, et manichéanisée (comme dans Manichéen)…

nombreux sommes-nous à avancer nos grandes trouvailles top secret, à partager nos sources toutes plus scientifiques les unes que les autres (alors que les scientifiques sont loin de tous être d’accord), en s’assurant d’écorcher et mépriser au passage le peuple, la masse, le monde, qui dort au gaz…

réfléchissez ! réveillez-vous ! leur dites vous…

mais attentions chers analystes gérant(e)s d’estrade, peut-être que le monde ne dort pas au gaz tel que vous le soupçonnez, peut-être que le monde que vous traitez d’endormi est simplement occupé à tenter du mieux qu’elles et ils peuvent de sauver des vies au risque de la leur, et de couvrir les besoins essentiels qui font que l’on peut confortablement regarder la grande game sociale pandémique sur nos écrans…

pendant qu’on s’obstine sur les réseaux à coups de preuves et de sources tout aussi crédibles et incroyables les unes que les autres, de nombreuses préposées aux bénéficiaires – sont infectées et malades, certaines en meurent même…

désolé de faire de l’ombre sur vos savantes analyses éclairées chers savant(e)s virtuel(le)s…

pendant qu’on les observe dans le confort de notre home sweet home, il y a des plus vieux et plus vieilles qui meurent en solo, par elles et ils mêmes, et des familles qui vivent des drames familiaux et personnels…

il y a en d’autres qui tentent de leur sauver la vie et d’améliorer la santé des plus vulnérables, ou de minimiser le plus possible leur inconfort de fin de vie… tentant de panser leurs plaies, plaies de lit et plaies de vie…

la semaine dernière, me sentant tout à fait impuissant devant la situation actuelle et voulant aider même si je ne suis pas formé en santé, et répondant aux appels à l’aide, je me suis inscrit à jecontribue.com… par un ptit courriel… j’ai appliqué, mais je ne pensait pas vraiment qu’on m’appellerait… mais ma conscience serait en paix me suis-je dit, sincère mais ne pensant pas vraiment que je pourrais ainsi contribuer…

mais lundi matin, une employée d’Hydro-Québec – organisme chargé de faire le suivi des multiples offres d’aide pour jecontribue.com –  m’a téléphoné pour me poser quelques questions supplémentaires, telles mes préférences pour le lieu et la région… et on va peut-être me rappeler m’a-t-elle dit… un moment donné…

et je vous avoues que la chienne m’a pogné depuis… je vous avoues aussi que j’ai brièvement hésité lorsque la personne à l’autre bout du fil m’a demande si je voulais toujours aller contribuer… wake up call…

si on me rappelle, évidemment que je vais y aller… en CHSLD, en ressource privée, ou n’importe où ailleurs besoin il y aura… mais avec la chienne aux fesses, et le courage au coeur… mais comme on dit, parfois faut c’qui faut…

si j’ai toujours gardé en tête et en coeur avec beaucoup de respect l’implication réelle des gens qui avaient les deux mains dans cette crise, au risque de leur propre santé, ce coup de téléphone m’a encore davantage démontré le courage et la bonté de ces gens qui ont décidé de s’impliquer malgré les risques, peu importe leur rôle, mais en particulier celles et ceux qui touchent pour de vrai à la maladie et aux gens qui sont susceptibles de la contracter… quel contrat en effet…

je ne rapporte pas ceci pour me mettre en valeur… car je n’ai absolument rien fait jusqu’à maintenant… en fait, je ne fais qu’avoir la chienne du fameux second coup de téléphone depuis… toujours aussi confo dans mon home dans la forêt… en stand by… mais mesurant mieux le sérieux de la situation…

je veux simplement par la présente souligner comment ce coup de fil m’a encore davantage fait prendre la mesure du courage et du précieux du courage de l’implication des gens, des femmes immigrantes en majorité et bien trop sous-payées, qui plutôt que de parler, de critiquer et de juger de la situation, s’impliquent les deux mains et le coeur dedans pour la santé et le mieux-être des plus vulnérables de notre grande famille humaine… pour moins d’argent que de rester chez-eux et elles…

car même si on la voit dans nos divers écrans cette tempête, on finit par oublier qu’il y a de vrai(e)s humain(e)s qui sont touché(e)s dans leur corps, leurs émotions et jusque dans leur âme par ce petit virus, peu importe sa source…

et à ceux et celles qui, du confort de leur foyer, osent prétendre que cette crise est préfabriquée et bla bla bla à grands coups de tubes divers, je vous invite, si vous le pouvez évidemment, à vous inscrire pour aller donner un coup de main… et vous allez voir si, comme moi, on vous prend aux mots, et que l’on vous rappelle, que cette crise prend immédiatement une autre dimension beaucoup plus réelle…

car le vrai courage passe par les gestes, pas par les beaux mots savants et avouons-le un peu arrogants…

et si vous voulez avoir un coup de sonde de cette réalité très concrète, je vous invite à lire les mots d’Yves Boisvert ce matin… touchants… humilisants… et humanisants…

https://www.lapresse.ca/covid-19/202004/29/01-5271321-pour-des-motifs-humanitaires.php

alors en terminant, mon plus profond respect à celles et ceux, d’ici ou d’ailleurs, préposées, infirmières, médecins, commis d’épicerie, camionneurs et quiconque fait du mieux qu’elle et il peut, pour contribuer à soigner…

car c’est ça soigner, prendre soin, offrir des soins…

merci du fond de la barque…

et bonne suite de ce grand voyage brassant, peu importe votre place dans la barque…

ça va aller… comme ça va aller, mais mieux grâce à vous…

chaos OK

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♥♥♥ – 28/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ces jours-ci, les théories et plans de toutes sortes fusent de partout… et leurs détracteurs sont aussi nombreux…

comme si quelqu’un avait échappé une allumette dans un champs de dominos de pétards à mèches dans la grande marmite à pop-corn… ça pétarade de tous bords tous côtés…

sans parler des azimuts (angle dans le plan horizontal entre la direction d’un objet et une direction de référence. Le terme est issu de l’espagnol « acimut », lui-même issu de l’arabe السمت (as-simt), qui signifie direction)… merci Wiki

c’est la guerre sur les réseaux… ou la saison des idées… nombreuses idées…

bien humblement, je n’ai aucune idée précise de ce qui se passe out there

en fait même in here, rien de très très clair… et pas trop d’intérêt…

donc rien à défendre, ni envie de tenter de comprendre… car pas très tendre le monde ces temps-ci…

et trop de concepts pour ma ptite tête de pinotte…

alors peu importe ce que vous pensez, croyez, fine with me

peu importe les preuves que vous détenez dans votre écran secret, fine aussi…

yes yes yes…

de mon côté, pas d’opinion, ni d’avis… car flabbergasté d’incompréhension…

le deep state, le virus manufacturé, ou pas, les méchants – ou bons – Chinois, les Illuminatis, les sbires du Vatican, le 5G, les vaccins, les puces et les grosses pharmas chiennes, le méchant William Barrières, le POTUS à la touffe follette fan de Mr Net, les fakes news, les médias alternatifs, les chemtrails, les reptiliens, l’émergence de la 5ème dimension, name it

un grand buffet all you can read… et all you want to believe

mais ça donne de drôles combinaisons alimentaires intellectuelles…

parfois difficile à digérer… smells fishy… et pas toujours rapport…

alors doutons de tout mes bien chers frères et soeurs, car tout est possible…

car grand chaos OK…

et ils sont plusieurs à chanter en choeur… ou en contre-temps et contre-arguments…

mais ça fausse en ta…

on choisit sa trame musicale et on y met les mots et concepts qui nous rassurent et/ou qui nous réconfortent… ou qui nous font peur car on aime aussi les films d’horreur right ?

votre imagination vaut la mienne… votre réflexion aussi… de même que votre capacité de faire des liens… sur ce grand menu… grand buffet chinois…

notre capacité de réfléchir au sujet de la situation actuelle et toutes nos grandes théories se valent dans leur abstraction et fantasmagorisation… pas mal tout de l’air chaud pour le moment… et ça poppe et écorne un taureau…

jusqu’à preuve du contraire, et vice et versa, tout se vaut en ce grand buffet ouvert… et parfois un peu nauséabond admettons-le cette friction d’in con science…

mais overall, comme l’impression que personne ne sait quoi que ce soit… pas plus que rien… ou plus ou moins…

et que la boule sur lquelle on vit et qu’on a presque perdu spinne sur elle-même around the sun et dans un multi-univers lâché lousse dans l’existence…

free for all existentiel tragico-cosmique

alors peu importe ce que l’on peut en penser, ainsi soit-il et ainsi en sera-t-il…

peu importe nos petits fantasmes et grandes fantaisies du moment…

peu importe ce que l’on peut tenter de squeezer comme sens – et non-sens – de toute cette incertitude globale dansant on the wild side

autant en emporte le vent… et pouf, et pof d’air !

alors marchons, dansons, faisons musique, prenons soin les un(e)s des autres, sortons un peu prendre le vrai air du temps, et décrochons un peu des nouvelles et des écrans, regardons la vie en pleine face…

et ne perdons pas de coeur les gens qui souffrent et les plus vulnérables et celles et ceux qui en prennent soin…

car au-delà des théories et des chiffres, il y a du monde out there, du vrai monde… comme moi, toi et nous…

alors pour elles et eux, ces autres moi et toi, inspirons la foi et expirons l’amour…

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plongée sous-narine

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♥♥♥ – 27/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

Platon a pas mal tout dit ici…

comme nous sommes au seuil d’un certain déconfinement encore très incertain, avant de penser faire quelque chose, prenons peut-être seulement le temps de respirer, par le nez, et par la bouche, et de procéder à un total reset

et quoi de mieux pour ce faire que ce décret du pardon, prière d’un certain André Lima du Brésil, que notre ami Pad. Ze Ricardo nous a offerte il y a quelques années dans le cadre d’une cérémonie, que j’ai traduite et adaptée du portugais…

à lire et relire…


Dès maintenant, je laisse aller tous les ressentiments liés aux expériences passées.

Je laisse aller et je pardonne à toute personne qui a pu me blesser.

Je laisse aller et je pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a pu porter atteinte à ma vie.

Je choisis de pardonner tout en me sentant en sécurité et protégé(e).

Je pardonne et j’impose mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.

Je pardonne la vie, Dieu ainsi que l’Univers, pour tout type de situation actuelle ou antérieure dont je me sens ou me suis senti(e) victime.

En ce moment même, je choisis de dissoudre tout sentiment d’injustice, de deuil, de colère et de tristesse.

Je me pardonne pour toute erreur que j’ai pu commettre ou pour toute opportunité que je n’ai pas su saisir, et je fais de même pour tous et toutes.

Je me libère de la culpabilité et je boucle toute action ou pensée qui ne soutient pas la vie.

Je laisse et laisserai le pardon nettoyer chaque cellule de mon corps.

Mon Esprit prospère pardonne à tout, à tous et à toutes et ce, inconditionnellement, car tous et toutes méritent de ressentir la paix intérieure et le bonheur.

Cette paix est ma propre essence et je lui permets de s’exprimer.

Je laisse et laisserai le pardon désintoxiquer et purifier chacune des cellules de mon corps.

Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de grandes expériences d’apprentissage. C’est pourquoi je remercie tout ce que j’ai vécu et à tous ceux et celles qui ont contribué à ma propre croissance.

Je pardonne aussi ma famille, mes parents et mes ancêtres pour toute forme de souffrance qu’ils ont pu m’imposer ou me transmettre.

Ma paix intérieure est supérieure à tout attachement, émotions et rancune antérieurs ou actuels.

C’est grâce à la libération de ces sentiments et de ces ressentiments que je peux me libérer totalement de toute victimisation et me dégager de mon histoire personnelle antérieure.

À partir de maintenant, j’assume l’entière responsabilité de ma vie afin qu’elle m’apporte bonheur et plénitude.

Mon Esprit est complètement engagé dans le moment présent et la présence afin de créer la vie, la prospérité et l’abondance que je souhaite et mérite et que je souhaite à tous et toutes.

Graduellement, et de plus en plus, je laisse grandir et s’étendre la gratitude en mon for intérieur, rendant chaque cellule de mon corps plus vibrante, apportant guérison, purification et sobriété en mon esprit supérieur et en mon corps.

Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps physique pour aider à guérir les gens et l’environnement autour de moi.

Ainsi soit-il…

  • André Lima

amor amore

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♥♥♥ – 26/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

wow, deux jours à recevoir full amore ici en mon home pas du tout confiné ni imperméable à cette pluie d’amore… gorgé d’amore mon ptit coeur devenu encore plus fort, grand, gros et costaud, gonflé à coup d’amore, boosté de votre amore…

amore en majorité virtuelle (à part mon shortcake aux fraises pas shortfake du tout doublé d’une bien belle visite live belle et bien réelle) mais foule d’amore quand même…

car l’amore ne connait ni forme, ni distance, ni confins… l’amore est omniprésente et partout, sans temps ni lieu…

premièrement clarifions une chose…

si a décidé que le coeur est masculin – organe réceptacle attitré de l’amorel’amore est féminine… à l’image de notre monde qui doit devenir de plus en plus féminin…

l’amore est… comme la vie… et la vie est amor avec un e…

ce e que nous devrions laisser précéder nos réponses trop souvent automatiques et réactives…

ce e que l’on devrait toujours se permettre d’énoncer comme première réponse car il traduit autant une saine hésitation qu’une nécessité de réfléchir plutôt que de perroquetter et mitrailler nos réponses préconçues et mécaniques…

puisque nous vivons encore dans une monde de prétendualité, on pense encore que l’amore ne peut être que l’un ou l’autre, alors que l’amore est autant un que l’autre…

alors vive ce e qui se prononce é et qui signifie et, ce terme qui inclut tout, ça et ça et â et l’inverse aussi… plutôt que le ou qui nous force à choisir l’un ou l’autre…

ce e que l’on devrait laisser rouler sous notre langue et danser dans notre bouche pour avoir le temps de réfléchir – fléchir de nouveau – avant de parler par réaction… ce e pour pouvoir répondre – response abilité – plutôt que de dégainer nos réponses toutes faites sans penser, sans les repasser au filtre du discernement…

mais le monde a depuis si longtemps été dirigé par les hommes et le masculin, trop… avec la guerre, la conquête et l’exploitation de la terre comme soldats au front, le retour du balancier nous ramène inévitablement vers le féminin, vers la féminité… et vers l’amore avec un e…

car même les droits fondamentaux de l’ensemble de l’Humanité sont nommés dans une charte comme les Droits de l’Homme…  il est plus que temps de changer ce terme pour les droits de la Personne… afin que Personne puisse inclure chacune des presque 8 milliards de personnes vivant sur la terre…

car nous, les Personnes, ne sommes pas le monde, encore moins la masse… le monde c’est l’ensemble de toutes les personnes, dont 51 % sont des femmes…

l’amore n’est pas un nom, l’amore est une qualité…

l’amore n’est pas une chose, l’amore est une énergie, une fréquence…

la vie est féminine…

comme la mère, comme la mer, comme la terre et la vie… comme l’existence, comme l’humilité, la bonté, la sagesse, la réceptivité et la capacité de prendre soin…

si une étincelle de masculinité est peut-être nécessaire pour contribuer à produire de la vie, c’est la féminité qui porte et qui donne la vie, qui prend soin de la vie et la mène à maturité…

c’est cette même qualité de féminité qui nous permettra d’accueillir la mort… d’ailleurs la mort est féminine dans sa qualité intrinsèque de recevoir notre âme au bout du voyage de notre corps…

on le voit bien avec cette crise qui touche l’humanité en son coeur comme à son extrême… on dit d’ailleurs que les pays qui s’en sortent le mieux en terme de répercussions au niveau sanitaire sont dirigés par des femmes (Allemagne, Finlande, Islande, Norvège, Nouvelle-Zélande)… même si la relation n’est probablement pas si simple ni directe, elle me semble témoigner de quelque chose qui émane de la palce grandissante de la féminité…

pas pour rien que la majorité de la composition de l’ensemble des personnes qui prennent soin, autant dans le domaine de la santé qu’en éducation, soit des femmes….

l’amore n’est pas la possession de la féminité, mais cette féminité en est sa qualité fondamentale… comme une mère qui donne vie, l’amore rend tout possible…

l’amore est soluble dans l’air… elle passe par les ondes, elle transperce et remplit le vide, elle traverse les murs – qu’ils soient des lamentations, du son, anti-immigration ou FB…

l’amore, et sa ptite cousine, notre capacité d’aimer et d’ouvrir notre coeur pour la laisser passer en son sein, viendront à bout de nos peurs et de nos frustrations… j’en suis certain…

car l’amore est plus forte que tout…

si elle n’empêche ni la haine, la peur, les insultes ni les abus, elle les permet et les englobe, et les récupérant en son coeur…

car la vie est amore… amore à mort…

je sais, un peu simple et simpliste comme affirmations ce matin… comme ça quand c’est le coeur qui parle… simple à entendre, simple à comprendre…

mais quelle autre attitude adopter en ces temps émouvants et éprouvants, épeurants et excitants, inquiétants et passionnants ?

que celui de l’amore ?

comme ça quand c’est le coeur qui chante… peu importe le langage…

Amore
Amoure
Love
Liebe
Satchiwin
Habibi
Ahava

 

plus vieux sous le soleil

Capture d’écran 2020-04-25 à 07.16.50.png♥♥♥ – 25/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

all right, une autre année de passée, une autre année à venir…

vive cette parenthèse infinie et éternelle du présent !

quel cadeau la vie ! à nous de le déballer comme on veut ou comme on peut… pour le mieux… ou pour le mieux…

je n’avais vraiment aucune attente birthday wise en me levant hier matin… anniversaire en temps de confinement oblige… ai même transformé en Happy Bird Day… heureux heureux le ptit moineau chroniqueur…

je disais justement hier matin ici même que je considérais comme presque indécent de penser fêter quoi que ce soit en ce printemps étrange et surprenant, tout au plus souligner la chose peut-être ? par souci de décence et de ptite gêne à se garder…

prévisiblement, comme à toutes les années post FB, dès le petit matin, des centaines de messages de bons mots – bene dictions – via FB… pop pop pop… merci d’avoir pris la joie et le temps… messages virtuels mais joie bien réelle… n’hésitez pas à souhaiter bonne fête à vos ami(e)s FB, toujours touchant…

et en fin de journée, quelques centaines de personnes qui sont passées par mon salon via mon écran pour assister à mon petit concert virtuel FB live loungie style… merci d’avoir reçu et de recevoir mes simples chants et hymnes… toute la différence votre présence… même à distance, même par écran… au-delà les mots, les notes et les accords… dring dring wow wow…

mais la vie m’a surpris de façon surprenante en mi-journée… surprise au-delà de ma non-attente confinée…

car fraise sur le shortcake en ce petit friday d’avril sur le fil du sans fil, hier midi, ma plus jeune, Fanny, et Charu, sa mère et mon ex-amoureuse et meilleure amie avec qui j’ai partagé 20 ans de vie et de projets plus fous les uns que les autres, qui habitent toutes les deux pas très loin à Ste-Lucie, ont poppé à ma porte avec un super shortcake aux fraises (tradition familiale) et un thermos de café pour célébrer mon anniversaire… full equipped les girlz avec assiettes, fourchettes, tasses et même spatule de service (encore ici en passant Charu, te la ramène dès que possible ;-)…

touché le chroniqueur ! en plein dans le mou du coeur… je n’aurais même pas pu imaginer, encore moins m’attendre à cela…

1 à 0 pour Fanny et Charu…

et 59 pour moi…

eh oui, 59 tours du grand carré aux dates de complétés, (708 mois ou 767 lunes, c’est selon)… et la plupart de mes dents…

59 années de faites, je commence donc ma soixantième année de vie…

et en ces temps crûment récents, si loin du bon vieux temps, alors que les concepts d’âge, d’ainêsse, de vieillesse, de sagesse et de fin de vie sont dans le grand blender du moment présent, de nombreuses réflexions personnelles et sociales sont dans l’air de ce lent temps qui passe un peu moins vite que d’habitude ces temps-ci… ah le temps…

on nous a longtemps dit de respirer… justement là que ça coince ces temps-ci avec le fameux virus numéro nineteen… difficile pour certain(e)s de simplement respirer… des situations humainement horribles, conditions inhumaines… et compassion encore et encore pour les personnes qui essaient d’aider du mieux qu’elles peuvent…

en ce sens, me suis inscrit sur jecontribue.com mais pas certain si je veux qu’on m’appelle… mais si on le fait. j’irai car encre tout jeune et dispo… me semble que la moindre des choses à faire par respect, par simple humanité 101…

personnellement, comme plusieurs de mes ami(e)s sont dans la soixantaine ou déjà dans la 70zaine, je suis en quelque sorte un des ptits jeunes de ma gang

difficile pour certain(e)s d’apprendre que tout d’un coup, ils et elles sont devenues des vieux zé vieilles car pas comme ça du tout qu’ils et elles se sentent en dedans… je le sais, je le sens car je les sens… stigmatisé(e)s, brimé(e)s de leur liberté, heurté(e)s dans leur humanité… tout à fait compréhensible d’être insulté(e)s… les plus vieux vivent des temps durs…

je vous comprends chers et chères elders…

car on est toujours le/la plus vieux/vieille de quelqu’un…

on peut chercher les raisons, tenter de trouver des coupables, entamer des poursuites judiciaires même déjà, principalement pour que l’on fasse mieux la prochaine fois qu’une telle situation se pointe car ça se repointera il parait, le fait est que l’on a tassé et casé les plus vieux parmi nous dans des boîtes de ciment géantes… en refusant de regarder et de voir, en négligeant d’investir ce qu’il faut, sans même parler daigner aller les visiter… 10 % dit-on… 10 %…

on a casé nos plus vieux/vieilles en évitant de se poser des questions… en repoussant cet enjeu social par en avant…

et nous sommes tous et toutes responsables de ce fait… même si on est jeune… plus jeune que vieux…

alors à chacun chacune de nous de réfléchir à cela chacun chacune pour soi…

car éventuellement, nous ferons tous et toutes face à cette situation…

quelle opportunité pour réfléchir à sa propre mort, à son processus de vieillissement particulier, à sa propre fin de vie à venir, fin qui viendra bientôt, bien tôt ou un peu plus tard… mais d’expérience grandissante, plus tôt que tard….

cette fin de vie qui n’est au fond que la suite de cette seule et même vie… car l’âge n’existe pas… du moins pas vraiment en soi… car on a toujours les yeux d’un enfant…

peu importe notre âge actuel… peu importe les tours des carrés aux dates, ou le nombre de lunes derrière la cravache… toujours crû le temps… et toujours jeune le coeur…

allez, salut jeunes et vieilles branches… du même grand arbre…


ci-bas, les mots de Claude Vismaya Leclerc… mots pleins de vie…

RÉUSSIR SA MORT

Dans une société
Lobotomisée
Spirituellement
La mort
N’a aucune valeur…

La vie
Qu’on glorifie
Au-delà de tout
Est la vie physique
Matérielle
Corporelle…

La valeur suprême
Est rattachée
Au fait que le corps
Soit vivant
Et non à la qualité
De l’expérience…

Dans notre société
Lobotomisée spirituellement
La science
Est la nouvelle religion…

On se glorifie
De garder les vieux
Vivants
Biologiquement
Sans se soucier
De les laisser mourir
Affectivement
Dans l’angoisse
Et la solitude…

On ne peut considérer
Avoir réussi
Sa vie
Si on ne réussit pas
Sa mort…

La mort
N’est pas la mort !

C’est le point culminant
De la vie !

Mourir
Dans l’ouverture
Dans l’amour
Peut nous transfigurer
Nous magnifier
Nous illuminer !

Nous montrer
Notre vraie nature
Spirituelle
Sacrée…

Laisser mourir
Les gens
Dans la solitude
L’angoisse
La peur…

C’est les condamner
À rater leur mort !

Pour sauver
Leur vie physique
On tue leur mort !

On les prive
De leur humanité
De leur divinité…

Lobotomisés
Que nous sommes
On se glorifie
D’étirer leur vie
Sans se rendre compte
Qu’on les siphonne
De leur goût
De vivre…

Sans se rendre compte
Qu’on les prive même
De leur mort…

Happy Bird Day tourlou

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♥♥♥ – 24/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

hier en prenant une longue marche au soleil – aho soleil soleil soleil leille – j’entendais et j’écoutais les oiseaux qui chantaient haut et fort en cet encore timide printemps

j’écoutais les oiseaux et j’entendais leur bonheur, leur vivacité, leurs appels à l’amour car on dit que c’est pour s’accoupler et fonder famille qu’ils et elles chantent autant en ce temps de l’année… cruising bird bar

et pendant que je marchais, que j’entendais et écoutais les multiples pits pits (la preuve qu’un gars peut faire 2-3- choses en même temps, dommage que je n’avais pas de gomme à marcher ;-), je réfléchissais au fait de vivre un anniversaire dans un tel contexte…

car comme chaque personne qui a vécu son anniversaire au temps du Corona depuis mars peut vous le dire, bien difficile de penser célébrer quoi que ce soit en cette saison où les mauvaises nouvelles malheureusement pas fakes du tout nous arrivent à la tonne, que les gens sont enfermé(e)s – et de plus en plus frustré(e)s – et que les histoires d’horreur au sujet des personnes âgées et de leur proches et leurs soignant(e)s nous poppent devant les yeux et les oreilles de toute part…

on dirait qu’en ce temps de l’an 2020, si on peut discrètement souligner nos anniversaires, il serait déplacé de trop célébrer… ici aussi on se gardera une ptite gêne… et c’est parfait ainsi… car c’est ainsi… et un peu de retenue est toujours de mise… de même qu’un peu de pudeur, de délicatesse… comme certains excès sont appropriés dans certains contextes différents de celui-ci toutefois…

alors comme à mon habitude depuis quelques années en ce jour, comme première chose sur ma to do list, j’aime prendre le temps d’écrire un message de remerciement et d’appréciation à ceux et celles qui prendront le temps et le soin de me faire un petit coucou aujourd’hui… ce message… alors merci et appréciation sincères à vous… touché de l’attention… et de l’intention…

un des grands bénéfices de FB s’il en est un… d’un côté, on nous rappelle les anniversaires de nos ami(e)s et de l’autre, on reçoit une grande dose d’amour, même si virtuelle – une fois par année…

toujours touchant de recevoir autant d’attention, de soin, de mots et d’images d’amour et d’amitiés de la part d’ami(e)s de par le monde… touchant, et réconfortant cette présence en notre vie… même si virtuelle… particulièrement en ces temps que l’on sait et que l’on vit au quotidien…

seul(e)s ensemble…

alors en cette journée qui s’annonce de nouveau full soleil avec une graine de printemps flottant dans l’air encore frais ici, je nous souhaite de la paix en tête, de la sérénité dans l’âme et de la confiance et de la foi au coeur…

je nous souhaite d’apprendre à apprécier chaque moment qui passe, de savourer la perfection de chaque moment, celui-ci et celui-là, cette intermède infinie entre le passé et l’avenir, cette brève suspension dans le temps éternel du moment…

l’idée du présent… un cadeau… alors

merci… thank you… obrigado… danke…

et si vous vous êtes rendu(e)s jusqu’ici et que le coeur et les oreilles vous le disent, j’aimerais vous offrir un peu de musique sous diverses formes :

un ptit concert formule 5 à 6 FB live en fin de journée alors que j’aimerais présenter les hymnes qui se feront peut-être un chemin jusqu’à un nouvel album éventuellement…

de même que l’album réalisé avec mes ami(e)s il y a quelques années
https://atisupino.hearnow.com/

et quelques vidéos de notre spectacle au Gésu en novembre 2011 en compagnie d’Édith, Myriam, Lilia, Charles et Jim que mon ami Pritam a capturé…
https://atidion.com/le-show-du-11-11/

évidemment, aucune obligation de votre part n’est requise car on apprend très concrètement ces jours-ci que la liberté est l’une des principales valeurs fondamentales, avec la solidarité, la compassion et l’empathie…

 

oeuf de coq

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l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ce matin, pas envie de faire mon smatt, pas envie de tenter de faire de sens

car le sens, on le force trop souvent, on tente de l’imposer à la vie… et quel sens squeezer hors de cette pandémie qui vire tout sans dessus dessous ? alors du sens ? encore moins ce matin que les autres…

pas de sens unique, que du non-sens, que du sens de tous bords tous côtés… aucun sens unique mais beaucoup de sensationnalisme… et une charge émotive commune sensationnelle partagée qui s’élève et s’élève… et même le sky is not a limit

alors ce matin, qu’un peu de légèreté chronique, un peu de nounounerie… pour que rate se dilate… pour que steam se vide…

car en cette période où plusieurs d’entre nous se sentent plus ou moins inutiles, alors que d’autres risquent leur vie – du moins leur santé – pour tenter d’en sauver d’autres, le sens de la vie antérieure a sacré le camp… et chacun(e) se retrouve face à face à lui ou elle même… plus de sens autre que celui qui va en soi… et qui nous revient au visage… et au coeur…

pour le meilleur et pour le pire…  et pas toujours le meilleur qui sort il faut le dire…

comme le gouverneur du Texas qui avance qu’il y a des choses plus importantes que de vivre dans la vie pour justifier la réouverture des entreprises…

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quite a koan ! je cherche encore… mais en attendant, on est mieux d’en rire… et pas nécessairement parce que c’est drôle…

alors lecteur/trice, une ptite vite et une ptite courte ce matin en vous espérant relativement en paix au milieu de ce champs de chamailles virtuelles et de pandémie de mauvaises nouvelles, qu’elles soient fake ou réelles…

et je retourne vous préparer un petit concert virtuel pour demain, jour de mon anniversaire… drôle de feeling pour nous qui célébrons nos anniversaires en ce temps de confinement…

la suite demain…