Archives pour la catégorie les chroniques d’un nôbodé

solidité fragile & solide fragilité

♥♥♥ – 19/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

la vie est une grande roue… qui repose sur bien peu de certitude et de solidité réelle…

surtout si on veut préserver quoi que ce soit de façon permanente…

on s’en rend compte depuis un bout de temps… comme en ce moment… et pour un bout encore probablement…

toutes nos certitudes et nos plans futurs sont up in the air… en suspens et en suspension…

la réalité de nos croyances repose sur une base aussi peu solide que la grande roue de la photo ci-haut… aucune garantie dans les apparences…

si on pouvait seulement faire la paix avec l’idée que tout est temporaire, impermanent… et illusoire… car rien d’aussi clair et apparent qu’il ne le semble… que des perceptions, des apparences d’intérêts confits…

quand on affirme que c’est ça qui est ça, est-ce que ça est aussi ça que ça ? tant que ça ?

la question se pose…

sommes-nous même réels et «pour de vrai» vous et moi ? existe-t-on ?

ces questions se posent aussi…

car peut-être seulement une grande roue illusoire cette prétendue réalité apparente ? qui tourne et tourne… et qui repose sur quelques bouts de bois empilés…

il parait qu’il n’existe aucune certitude ni sécurité ultime en ce bas monde…

peut-être bien finalement que la seule certitude soit l’incertitude, l’inconnu, l’innatendu…

allez, bon vendredi matin, midi, après-midi et peut-être plus… car même pas certain qu’on se rende à ce soir… comme à chaque jour…

alors apprécions notre fragilité…

lettres – et mots – d’amour

♥♥♥ – 18/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

a comme dans amor amor amor… et ainsi de suite… et b et c et d…

celles-ci ne sont que quelques-unes de mes premières lettres de l’amour… et ce matin on ira jusqu’à Z and back… et de retour à A… et en boucles… et en zig zag… entre les lettres et les lignes… en minuscule et en MAJUSCULE…

on se plongera le nez, l’âme et le reste du corps full on dans l’amour… avec un grand ou un petit A…

écrire avec des lettres d’amour pour renverser la vapeur du négativisme ambiant…

car ça pue la haine sur les ondes ces temps-ci… nausée abondantes les lettres et les mots en circulation d’une façon générale… on dirait que le monde va mal car ça écrit mal de toute part autour ces temps-ci…

à ceux et celles qui, plutôt que de partager des lettres et des mots d’amour, d’amitié et de soutien, ne font que déverser sur les ondes des lettres et mots de haine, de mépris, de critique, je vous plains…

car l’amour existe bel et bien… comme l’amitié, l’humanité, la compassion et l’empathie… et le reste de ce qui fait de nous des êtres humains…

alors jamais ridicule d’exprimer l’amour…

à vous qui ne faites que cracher votre venim alphabétique – drôle de bête tique – je trouve que vous devriez tenter de faire dans l’amour avec vos lettres et vos mots plutôt que de toujours trouver des puces chez les autres ou chez les choses… et de répandre du beurk et du ouach… et de la crainte, et du repli sur et en soi chez autrui…

car premièrement, les autres n’existent pas… pas vraiment du moins… car comme tout ce qui se trouve à l’extérieur de soi, tout ce que l’on voit et choisit de regarder, contempler et porter notre regard sur n’est toujours qu’un miroir de qui nous sommes… qu’un reflet de nous-même…

ce sur quoi on choisit de faire porter notre regard nous renvoie toujours à soi… et ce de quoi on se nourrit – alimentairement, émotivement, médiatiquement et intellectuellement – devient ce que nous sommes et qui nous serons…

alors plutôt que de toujours pointer ce qui ne fonctionne pas chez autrui, ou dans le monde, de chercher la bibitte et le bug, regardons plutôt ce que l’autre fait de bon, de beau, du mieux qu’il et elle peut… comme on voudrait que les autres fassent avec nous au fond… car nous faisons tous et toutes du mieux que nous pouvons… et malgré la situation ambiante actuelle, nous sommes des privilégié(e)s… alors cultivons la vie…

pour moi, un truc qui fonctionne pour demeurer capable de voir le mieux chez autrui est d’imaginer que les autres, chacun et chacune des autres, sont mes enfants, mes parents, mes frères et soeurs, mes ami(e)s…

car


je pense qu’être légèrement en amour avec nos ami(e)s – et nos proches en général – fait partie intégrale du fait d’être vivant(e)… ainsi, je pense que mes ami(e)s et mes proches sont les gens les plus formidables au monde et ceci n’est qu’une simple vérité

j’aime le slightly de cette citation… car pas besoin que ça soit heavy l’amour, ni celui de toute la vie pour l’éternité… l’amour peut être léger et dans le moment… tout simplement… un amour fraternel, amical, soutenant…

ainsi, en imaginant tout le monde comme nos ami(e)s, notre regard s’adoucit, devient plus léger, plus acceptant… et le monde devient automatiquement bon… malgré quelques truands in between

le fait de choisir de voir le monde comme un grand terrain de jeu et un laboratoire humain en cours d’expérimentation où chacun chacune fait du mieux qu’il et elle peut pour apprendre les leçons du moment aide à mieux vivre…

car toujours notre choix notre perception du grand verre d’eau out there… il peut être à moitié plein, à moitié vide, ou deux trop grand, mais il n’est que comme il est… on peut le faire tendre à devenir meilleur, mais pour le moment, que comme il est est… ni mieux, ni mal, ni meilleur, ni autrement… comme tous les humains qui le composent…

si on veut voir l’amour, et le projeter sur le monde, ainsi soit-il et le sera-t-il…

toujours notre choix…

oui bien sûr, il existe des choses effrayantes en ce bas monde et des êtres plus que questionnables…

mais contrairement au scrabble, on peut choisir nos lettres dans la vie… et nos lunettes… et les miennes sont multicolores, et ont des filtres amoureux, amicaux, humainement soutenant et compassionnés…

alors quand autrui s’exprime, recevons ses mots avec compassion et humanité… comme on aimerait être entendu(e) et écouté(e)…

et regardons comment on peut donner un coup de main plutôt qu’une claque car dans les deux cas, toujours entre nos mains…

car l’amour existe, et le ridicule ne tue pas, au contraire…

alors portons notre coeur sur nos mains…

très bon exemple ici-bas d’ailleurs…

https://thumbs.gfycat.com/RemarkableGreenAmethystgemclam-size_restricted.gif?fbclid=IwAR23I7sqeijlNLQsuThgeuxLl6ouCJuuZ5mraEOQ21rbsjIbXnjHDtdTxo4

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LA CLÉ DE L’HARMONIE

Je souhaite Harmonie, Amour, Vérité et Justice à tous mes frères et soeurs.

Avec la force recueillie des vibrations silencieuses de nos pensées nous sommes forts, en bonne santé et heureux, formant ainsi un lien de Fraternité Universelle.

Je suis satisfait et en paix avec tout l’Univers et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. Je rends grâce au Père invisible pour avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice parmi tous vos enfants.

Ainsi soit-il.

bienveillons-nous

♥♥♥ – 17/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: ah la bienveillance… quelle façon simple et efficace de dire à quelqu’un qui passe un dur moment que l’amour existe en ce bas monde

j’aurais pu utiliser gentillesse, bonté, amabilité, tendresse ou délicatesse pour traduire kindness… mais j’ai choisi bien veillance… simple choix éditorial… parce que j’aime la sonnance de bien veillance… sa résonnance, comment ça sonne et résonne…

j’apprécie l’idée que l’on puisse bien veiller sur autrui, veiller en bien sur lui et elle, sur eux et elles… sur les autres comme sur soi… prendre soin de soi comme on voudrait que les autres prennent soin de soi…

se donner une chance, s’accorder du lousse, à soi et aux autres… relaxer, permettre l’erreur car la plupart d’entre nous ne faisons que de notre mieux…

en ces temps de scission sociale et de tension, accepter et respecter nos différences, vouloir le bien des autres comme le nôtre… penser en groupe… et pour le groupe… pour le bien du plus grande nombre et des plus nécessiteux…

réaliser au fond que les autres ne sont que des ptits nous-mêmes à l’extérieur de soi…

car ces temps-ci, les espaces publics – surtout virtuels en ces temps tant démiques, ce qui explique en partie cela – sont devenus des zones de guerre de mots… et de plus en plus impudiques…

mais comme les mots s’incarnent et ont des répercussions bien réelles en nous, les échanges sociaux font mal, et font pas mal de mal… il faut faire attention à tout ce que l’on dit, et même en prenant soin, on risque de se faire ramasser…

c’est notamment parce que tout le monde est sur les dents, les canines ça m’a l’air 😉 et ont les nerfs à vif… nerfs pincés et coincés dans le confinement qui tisse sa trace jusqu’à l’âme de certain(e)s, avec le moral d’autres à plat et à cran…

c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai repris l’écriture hier… à ma bien humble mesure of course…

pour semer de la bienveillance en mots dits… et de la gentillesse, de la bonté, de l’amabilité, de la tendresse et de la délicatesse… pour tenter de contrecarrer la dureté du discours ambiant…

rough and tough les mots ces temps-ci…

alors écrire pour encourager le regard sur soi et sur ses propres réactions à autrui plutôt que le bashage de l’autre… car comme le dit Ramana, l’autre n’existe pas… du moins pas vraiment… ce que l’on voit, c’est toujours du je, du soi… mais ça, pour certains, pas facile à faire… plus facile de fesser sur l’autre…

alors que tout ce que l’on peut faire dans la majorité des cas quand on réagit – comme dans réaction – c’est de remplacer la réaction par une réponse… regarder ce qui monte quand on est déclenché, quand on se met à voir rouge…

car comme on sait tous et toutes, on ne peut changer le monde, que notre perception et nos réactions en réponses… ou lâcher un peu l’écran qui ne fait que nous projeter un trop plein d’images et fictions plus ou moins réelles quand la cour est trop pleine…

alors chers lecteurs/trices, bienveillons-nous les un(e)s les autres…


“I learned that it is the weak who are cruel, and that gentleness is to be expected only from the strong.” – Leo Rosten

nôbodé’s back

♥♥♥ – 16/2/21
les chroniques d’un nôbodé…

all right lecteurs/trices pas tristes du tout, me revoici me revoilà… nôbodé’s back

après une petite pause chronique d’un peu plus d’un mois, avec une légère rechute coucou de quelques mots la semaine dernière, les doigts me démangent comme on dit… alors de retour au clavier pour gosser du mot et de la lettre… et de l’impression… tac tac tac…

de retour avec une nouvelle série de chroniques intitulée les chroniques d’un nôbodé

nôbodé juste comme ça, car j’aime nommer ces petits amas de mots chroniques, et parce que comme un personnage de Sergio Leone, je ne suis personne, même si mon nom est ati…

personne de particulier du moins… et si une personne, une personne simple et ordinaire, comme tout le monde… aussi unique et différent(e) que chacun chacune d’entre nous… tout simplement…

une personne, ou personne, c’est selon, qui, comme le dit jacques dor en minuscule ci-haut, ne cherche ni ne veut rien… le simple moment tapant épatant (comme le cuir de nos souliers d’enfants d’antan) s’avérant suffisant… que la fluidité du temps qui passe… comme une vague… comme une vague impression de temps…

si pas personne, quelqu’un qui, les yeux ouverts et en toute simplicité, laisse venir à soi l’idée même de la vie, en s’y laissant prendre… un nôbodé sans mission, sans but, sans désir autre que le pur non-désir, ou tout au plus un désir passif et paresseux, un désir fainéant à l’aise dans le néant du sans temps…

prêt à accueillir chaque moment pour ce qu’il est, soit bref et passant et fuyant la permanence… cette pandémie est un excellent guide pour cela… nulle part où aller ailleurs qu’en soi…

un nôbodé réclamant aussi le droit de ne rien inventer de nouveau… alors vous offrant ces chroniques gracieusement, comme dans sans frais et sans faire mon frais, simplement pour ce qu’elles sont… petits amas de mots n’allant nulle part, autant pour celui qui écrit que pour ceux et celles qui lisent… guili guili… qu’ici qu’ici…

tout en étant sensible comme personne à la vie qui s’offre… sensible comme personne, et sensible comme tout le monde, comme toute personne… car je suis persuadé que même les durs de durs et les rough & tough sont tout mous tout mous au centre, au milieu de leur être, plein d’amour et d’affection au coeur de leur être… qu’en surface la façade de glace… mais tout finit par fondre, ou par s’effondrer…

car comme jacques dor, je considère que la vie ne fait que s’offrir à nous… neutre, belle, sans attente, sans pression, telle quelle… on en fait ce qu’on veut… ou ce qu’on peut… ou rien du tout…

contrairement à lui cependant qui affirme que d’un geste, d’un regard, avec délicatesse ou avec rage, on a le droit de cultiver l’art de vivre, plus envie d’être délicat qu’enragé… plutôt envie de regarder ce qui m’enrage quand quelque chose m’enrage… notamment les abus imposés aux enfants, les fraudes envers les personnes âgés, les profits de bidous exagérés de certains et la manque de solidarité devant l’adversité que nous traversons actuellement… car même si pas tous dans le même bateau, tous et toutes dans la même tempête…

mais pour ce qui est de l’art de vivre, oh que oui, pour cela, très envie d’être un artiste de la vie, ou du moins, de le devenir, du moins de plus en plus…

et contrairement à lui aussi qui persiste et signe jacques dor en minuscule en osant affirmer à la fin de son texte sans y ajouter la moindre signature, de mon côté, je préfère rester un nôbodé

signé un nôbodé ben ordinaire…