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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

sacrée musique

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les dernières chroniques – 13/8/18

hier, quelques amis sont venus jouer avec petit ati pour jouer avec et autour de mes hymnes: percussions, piano, 2 guitares, guitalélé, contre-basse, violoncelle…

wow !

tout à coup ces petits hymnes tout simples, un peu simplets même par moments à mes oreilles, sont devenus multicolores, décorés, riches, complexes, symphoniques même… la plupart des amis n’avaient pas – ou peu – entendus ces hymnes auparavant mais ça ne paraissait pas du tout… quand chacun maîtrise un instrument, la magie peut faire des miracles avec nous…

quand chacun est in tune avec lui ou elle même, avec son instrument et avec les autres musiciens et se mettent au service de la musique, magic happens… et hier magic happened… et elle est restée dans mon coeur… magic survives…

en tous cas, hier fut pour moi une révélation, une petite apocalypse… ce fut – encore une fois – le plus beau jour de ma vie musicalement parlant… car je n’ai jamais vécu une telle expérience avec ces ptits bouts d’hymnes sortis de nulle part et de mon ptit corps…

d’entendre ces hymnes que j’ai joué des zillions de fois par moi-même, en solo, et un peu aussi avec ma belle au piano, tout à coup devenir des chefs-d’oeuvre arrangés, orchestrés, fignolés, tissés serrés, dentellés… ouhlala… ça a fait dring dring dans mon coeur… one two blasté… one two blasté..

et mon coeur est encore tout heureux, et mes oreilles sont fébriles, que ce fut délicieux…

et tout à coup, je sais ce que ces hymnes peuvent devenir quand habités par plusieurs… c’est ça que j’entendais dans ma tête depuis des années… et je peux maintenant entendre encore plus grand, plus large… maintenant je peux rêver encore plus grand car je sais que la musique dans mes oreilles n’est pas seulement in here, elle est aussi out there

la musique, avec l’amour, est vraiment le langage ultime… pas de place pour les mots, ni pour les arguments ni pour la dualité… on commence en Am puis G et tout le monde comprend… on peut faire des harmoniques ou des accords complémentaires, mais quand on joue ensemble, même le ciel en dièse is not a limit…

quand tout le monde joue dans le même direction, on découvre le secret de l’univers… quand tout le monde joue ensemble, on finit par disparaître tous ensemble in musicland

c’était une idée un peu folle cette rencontre d’hier, une rencontre un peu improbable… mais tout à fait formidable… qui me donne le goût de plus… on verra si la vie le veut autant que moi…

alors merci à mon amoure Édith au piano, à Pierre et Jim aux guitares, à Raoul au boum boum et aux tsitt tsitt, à Guy à la contre-basse, à Santosh au violoncelle, à Vincent à la guitalélé…

vraiment, really really, du plus profond de mon coeur et de mon âme, merci de vous être déplacés, pour votre maestrosité, pour votre générosité, pour votre oui total… merci d’avoir été au service de mes hymnes, ils vous remercient encore une fois sincèrement…

et surtout merci à la musique de nous avoir rassembler pour le temps d’une courte éternité qui a passé bien trop vite à mon goût…

se laisser faire la musique

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les dernières chroniques – 12/8/18

dring dring chez-vous…

en cette période d’enregistrement, j’ai de la musique plein la tête, mais surtout elle déborde de mon coeur…

je mange des notes, je bois des accords, je rêve d’arpèges… la musique est nourriture pour l’âme, l’esprit et le coeur… la musique est une drogue… et moi un junky assumé…

j’arrange mes hymnes, j’orchestre le tout sans être chef, je décompose les hymnes que j’ai reçus pour les refaire différemment, les r’virer de tous bords tous côtés… les deux pieds en sol et en bémol , la tête et le coeur en fête et en dièse… et en croches, en rondes… 4/4 3/4 et 6/8… tralala…

et aujourd’hui, on sera une douzaine à jouer et à chanter autour de mes hymnes… pour leur donner vie, les improviser, les rythmer ou les ralentir… pour les faire, mais aussi les défaire et les refaire… refaire le monde… à petite échelle…

car la musique est vivante, inspirante, elle s’active dans nos corps, dans nos têtes et nos coeurs… la musique est reine et nous, ses sujets… la musique est la boss…

il y a 3 ans j’avais eu cette fofolle idée de faire un show dans mon village pour un des rassemblements saisonniers… on s’était ramassés une vingtaine sur scène… vous vous souvenez ? moi si… souvenir de vie…

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la musique m’avait joué un tour, sacrée coquine va… ptite idée folle, gros show de malade… heureux…

et cette fois, on dirait que la même chose est en train d’arriver… hop ! une idée d’album qui poppe up, et ça attire plein de monde autour… plein d’ami(e)s… définitivement, la musique est une fille de gang… une fille pas si facile, mais clairement une fille de gang…

en fait, je fais et me laisse faire par la musique exactement pour cela, pour le monde… jouer pour, jouer avec, jouer tout court… car la musique est un jeu, une belle game… on doit travailler beaucoup beaucoup en back stage pour se mettre en scène, pour se mettre au monde…

en musique, la perfection se trouve d’ailleurs exactement dans ce que l’on entend pas, dans le silence… la musique est comme de la sculpture, on doit enlever tout ce qui n’a pas sa place et qui dépasse pour garder l’or, la dentelle, la soie… de l’orfèvrerie de la musique… du tissage, de la peinture, de la fine couisine…

du savoir faire mais surtout du savoir se laisser faire… savoir se laisser faire faire par la musique… la laisser passer, être possédé par elle… se faire transpercer, se faire pénétrer, la laisser vibrer et être plus que soi… et tout à coup, la magie sonne et résonne…

on ne peut vouloir faire la musique pour devenir riche et célèbre… la musique est plus pure que ça… la musique aime se faire faire par amour, par passion… la musique nous enseigne l’amour… en fait, c’est qui nous qui devons se laisser faire par elle car c’est elle qui sait ce qu’elle veut… elle ordonne, on exécute…

alors aujourd’hui, avec mes ami(e)s, on va jouer, on va fêter, on va chanter, on va se laisser faire par la musique et se laisser faire faire par elle…

la musique est reine, et moi son esclave… oui maîtresse, si ceux-ci sont vos ordres, nous ferons ainsi… en fait, on se laissera faire par vous tant que vous voulez… faites-nous la musique pliiise…

ainsi soyez-vous !

P.S.  vous ai-je présenté ma nouvelle blonde ? une La Patrie, made in Quebec… en érable… pour faire du sirop musical…

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sexy non ?

GIFT: don ben beau

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les dernières chroniques – 10/8/18

joker va… c’est ici-bas pour que ça joue 😉

mon coup de coeur de ce matin… regardez ça avant de lire…

sounds nice non ?

un film sur le don, l’art et la créativité réalisé par Robin Siobhan McKenna, une fille sympathique que j’ai croisé à quelques reprises il y a quelques années alors qu’elle réalisait un documentaire sur les médecines de la jungle et qu’elle est venue interviewer Jacques Mabit de Takiwasi chez-moi que j’avais invité au Québec pour une série de conférences…

voici la description officielle qui accompagne la bande annonce (traduite): Inspiré du classique de Lewis Hyde, The Gift: Creativity and the Artist in the Modern World, GIFT est un hommage à quelque chose qui ne peut être mesuré, compté, acheté ou vendu. Exploration intime de l’économie des dons réels, il s’agit d’une réflexion sur le processus de création, les raisons pour lesquelles nous travaillons au service de nos dons et une célébration de l’imagination…

comme je n’ai pas vu le film, je ne peux en dire trop à son sujet mais une amie de Robin qui semble avoir vu le film écrivait ceci sur son mur FB (j’ai traduit) : c’est une conversation sur la beauté et la nécessité d’avoir un espace ouvert pour que le cadeau puisse trouver sa place, ce que nous donnons et comment nous recevons. Quel genre de vie, d’économie, de culture pouvons-nous entretenir lorsque les cadeaux sont centraux, nuancés, nécessaires non seulement pour le bien-être, mais aussi pour la survie de nos êtres et que nous devenions de meilleurs humains ?

un film qui parle de cadeau, de générosité et de don, don de soi mais aussi don de ce que l’on aime faire… donner pour donner, sans rien attendre en retour… le simple fait de regarder la bande annonce ne vous ouvre pas le coeur vous aussi ?

car donner, c’est recevoir… au centuple, 1000 fois ou des millions de fois la meilleure façon de posséder quelque chose c’est de le donner, de s’en séparer… comme ça ça peut vivre à l’infini… hors de soi…

il me semble que nous en sommes rendus là en tant que société…

car on peut bien – penser – posséder quoi que ce soit, au fond on ne possède jamais rien… la mort est juste au coin de la route pour le rappeler… même notre corps ne nous appartient pas, il n’est pas du tout à nous…  qu’un prêt qu’on tient parfois pour acquis… comme les personnes qu’on aime… que passagères les relations, alors profitons-en pendant que ça passe, passons du bon temps pendant qu’on passe du temps ensemble… car les séparations sont inévitables… pendant la vie, ou par la mort du corps…

squeezons le jus de nos amitiés et de nos amours… en donnant, en se donnant…

et la seule vraie façon de posséder quelque chose est de s’en séparer, de le donner, de le partager, de le rendre disponible au monde…

ces gens riches et célèbres, ceux et celles qu’on dit du 1 %, eh bien ils et elles ne possèdent absolument rien s’ils ne le donnent pas, si elles ne redonnent pas… quoi que surtout des ils car les elles me semblent en général plus généreuses de par leur potentiel maternel…

nous sommes rendus au bout de la logique de la possession à outrance et de l’accumulation infinie… on va se noyer dans nos possessions… nous sommes des possédés de la possession, possédés par la possession…

les biens ont leur limite… c’est le temps de développer une économie du don, un capitalisme généreux et respectueux de la nature, naturelle et humaine… c’est le temps de donner plus que ce que l’on prend…

temps d’entrer dans une ère de partage, de fluidité, d’échange : coopératives de partage, écovillages, projets humanitaires, amenez-en des projets généreux et débordants et qui impliquent le monde… tout le monde, et pas seulement ceux et celles qui ont des bidous…

car la logique capitaliste est en train d’atteindre sa limite… des villes comme Détroit en sont des exemples vivants… on ne peut continuer à viser la croissance économique jusqu’à la fin du monde… la planète est en train d’en revenir… revenons-en…

personnellement, j’adore écrire et jouer ma musique et ce sont mes ptits dons à moi que j’aimerais partager avec le monde… juste comme ça, pas pour faire des sous, pas pour faire carrière… simplement parce que j’aime jouer, écrire, chanter… même prêt à continuer à travailler pour me payer ce luxe de partage mes mots et mes notes…

alors en attendant de voir GIFT, donnons, donnons donc… donnons ce que nous aimons… car tout est don…

la beauté au coeur du monde

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les dernières chroniques – 9/8/18

pas que le diable qui se cache dans les détails… la beauté aussi…

la beauté n’est pas on the side de la vie, elle est au coeur du monde…

la beauté est la pognée de porte du coeur…

en fait si Dieu existe, il et elle est beauté…

et la vie, un marathon de beauté, un beautéthon 😉 l’humour en fait d’ailleurs partie…

alors comme éléments centraux et primordiaux de la vie, la beauté, et la finesse aussi… de même que la bonté, le soin et autres petites attentions…

en fait, l’essentiel de la vie s’est glisser et est caché dans les détails… dans les ptits racoins, dans ce qu’on voit moins, ou peu, ou pas…

pour ça que c’est là qu’on doit chercher l’essence de la vie… dans les détails… car full détails la vie… des couches et des couches de détails superposés… un kaléidoscope de détails imbriqués les uns dans les autres, glissés les uns sous les autres… toujours en-dessous les détails, toujours discrets…

alors essentiel d’observer, de gratter, de fouiller, de fouiner…

comme la musique qu’on enregistre ces jours-ci… pleine de petits détails, de petites fioritures… petits bouts de dentelle musicale interposés… savoir ne pas en mettre trop… pas de galerie à impressionner, seulement un bel album à tricoter, à tisser…

pas besoin d’en mettre plein les oreilles… une petite touche de violon ici… un petit picking discret là… une voix en tremolo là-bas… un peu de rythme par-ci par-là… petite symphonie d’humilité tricotée serrée…

quel plaisir de contribuer à rendre le monde plus beau, le monde meilleur… du moins on l’espère…

car on ne peut que faire sa petite et humble part dans ce grand concert… chacun chacune que notre humble et petite part en ce monde qui semble parfois s’en aller sul’yable justement… que jouer son rôle d’embelisseur/se du mieux que l’on peut…

on ne peut changer le monde entier mais on peut au moins embellir chacun chacune  notre ptit bout d’univers…

en prenant soin des gens autour, en partageant l’amour qui ne peut grandir anyway qu’en le partageant… en donnant car il semble que c’est ainsi qu’on reçoit le plus… pratique en cours…

embellir le monde en prenant le temps de faire tout ce que l’on fait avec délicatesse, avec soin, avec conscience… du moins avec le plus de conscience possible…

plus qu’hier moins que demain disait mon père fidèle disciple AA du bonhomme d’en haut… mon album se nomme les Hymnes du Pays d’en Haut… clin d’oeil…

embellir donc, améliorer, nettoyer, enrichir… avec nuance, avec délicatesse, avec respect de ce qui est déjà…

que ce soit en musique, en mots, en peignant, ou encore en passant le balai ou la moppe, ou en prenant soin d’un enfant ou d’une personne dans le besoin… ou des animaux, de la nature… en prenant soin…

hâte que vous entendiez la musique qui va sortir d’ici bientôt… ça sera ma petite note personnelle à ce grand concert humain…

soin soin, dring dring et gueding guedang…

divine mélodie

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les dernières chroniques – 8/8/18

traduction : je ne sais pas pourquoi mais on a besoin de la musique… c’est probablement l’une de ces question à la Joe Campbell (Joseph Campbell, spécialiste des mythes), à savoir pourquoi nous avons tant besoin de rites et de rituels… on a besoin de magie, de bonheur, de même que de pouvoir, de mythes, de célébration et de religion dans nos vies. et la musique constitue une forme qui contient beaucoup de tout cela… – Jerry Garcia

jour 2 de la session d’enregistrement… la captation de la guitare, de ma voix et la percussion des 12 hymnes est faite… on a même enregistrer le violon de Charles sur 2 tracks… attendez d’entendre Amazonia arrangée… Amazing !

et aujourd’hui, on continue à fignoler et à broder, et on enregistrera quelques hymnes supplémentaires comme bonus pour mes contributeurs/trices…

ensuite quelques jours de pause ce week-end, à peaufiner les voix avec ma belle et Lilia sur Crianças et Okahey, à ajuster le piano d’Édith pour Coming Home et dimanche, petit jam chez moi avec 7-8 musiciens pour voir ce qui peut sortir de créatif d’une telle rencontre au sommet autour de mes humbles hymnes…

excitant, stimulant, passionnant le monde de la musique…

autant celle qu’on écoute que celle qu’on fait… en fait celle qui sort de nous… car on ne fait pas vraiment la musique… on n’a qu’à se rendre disponible et c’est elle qui nous trouvera… peut-être… car on ne peut jamais la prendre pour acquise la musique…

elle nous demande de travailler, de se préparer, de nous cultiver pour elle, de faire nos gammes s’il le faut et quand elle daignera, elle descendra peut-être sur nous, ou montera en nous c’est selon… mais jamais garanti…

la musique est divine, autonome et indépendante, on ne peut jamais vraiment faire ce que l’on veut avec elle… comme la vie quoi… en fait la musique est une forme précieuse de vie…

la musique apporte en effet magie, bonheur, détente, célébration, élation… la musique est généreuse… et exigeante… elle sait ce qu’elle vaut et ce qu’elle veut…

la musique est la langage universel par excellence… elle sentie et comprise par tous et toutes, jeunes et vieux… même les oiseaux nous répondent quand on joue ici dans la forêt… et je suis certain que les plantes et les arbres vibrent également au son de gueding guedang et autres drings drings et là là là

la vie est musique et musicale…

et ce que je découvre ces jours-ci est que la musique aime la simplicité… elle aime la légèreté, la finesse, la délicatesse… la musique est une fine fleur… la musique exige le respect…

allez, dring dring, je retourne au jardin…

ouanetou testing, ouanetou testing

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les dernières chroniques – 7/8/18

all right c’est parti, we’re on a roll ! ci-haut la scène du crime, une aiglise transformée en studio, un sacré lieu inspirant pour accoucher…

un doux crime passionnel, une pure partie de plaisir que d’enregistrer ses propres hymnes… hier fut l’un des plus beaux jours de ma vie… et ça ne fait que commencer…

déjà 6 sur 12 d’enregistrées, guitare, voix et percussions, on fait les 6 autres aujourd’hui…

ensuite on ajoutera un peu de piano ici, là du violon, ailleurs de la guitalélé ou de la contrebasse, et aussi quelques voix féminines ici et là, et là aussi… la finition quoi… toujours le plus long en construction…

j’ai la chance d’avoir un preneur de son, Charles, qui est aussi musicien multi-instrumentiste… il ajoutera lui aussi quelques touches à lui sur mes petits… d’ailleurs, je sais qu’il entend toutes sortes d’affaires quand il enregistre… j’entends mes hymnes à-travers ses oreilles…

et le fait de s’entendre dans sa propre tête (avec les écouteurs) est aussi une expérience intéressante… moi qui, comme plusieurs d’entre vous je suis certain n’aime habituellement pas s’entendre – là j’aime ma voix, j’aime mon picking et mon strumming de guitare…

on enregistre tout d’abord la guitare, puis on le joue en playback dans mes oreilles, et je chante dessus… ensuite, quand ça ça s’applique, on rajoute les percussions… et par la suite viendront les touches de dentelles de mes ami(e)s…

vraiment plaisant de travailler avec quelqu’un de totalement dédié à soi, quelqu’un de 100 % disponible pour moi… et de le voir tripper ainsi sur mes airs, vraiment encourageant…

en passant, vous ai-je remercier pour votre soutien ? je récidive quand même… car grâce à vous si je peux me payer cette fantaisie… vous ne serez pas déçu(e)s…

alors 2 h du matin, totalement excité le musicien wannabe en train de le devenir un peu plus concrètement…

sincèrement, en vérité en vérité je vous le dis ; j’aime ce qui sort de moi…

j’aime ces hymnes qui me font l’honneur de passer par mon âme, mon coeur, ma gorge et mes mains…

j’aime l’expression qui se manifeste à-travers moi, j’aime quand ça coule, et comment ça sonne… et résonne…

alors hommage à la musique et au plaisir de chanter et de jouer…

et gratitude à Charles qui me permet de réaliser mon rêve…

merci à vous de m’avoir soutenu, de me soutenir et de  m’accompagner dans cette grande petite aventure au coeur de la musique…

merci à la vie de toute cette abondance…

today is a good day to be, to be grateful to be alive… and so will be tomorrow…

et ainsi de suite pour les prochains jours…

3 2 1 0, silence on chante

01. Les Hymnes du Pays d'en Haut - Book

les dernières chroniques – 6/8/18

amis et amies lecteurs/trices, that’s it, on commence à canner mes hymnes ce matin, dans quelques heures… oui oui ceux du pays d’en haut descendus ici sur terre via petit ati le musicien wannabe…

le rêve devient encore plus réel à partir de ce matin… en fait, le rêve va fondre pour se transformer en quelque chose qui reste à faire et à voir… le rêve veut se faire matière… à création…

envie de broder en mots humblement et sincèrement autour de ça avec vous ce matin… pour ventiler, pour partager… car pour c’est moi, ceci est big ! 

en effet, Charles («mon» sound guy) arrive tantôt avec son équipement et ses micros et il vient s’installer à résidence pour une dizaine de jours… c’est avec les sous de ma campagne de $ocio$ du printemps à laquelle certain(e)s d’entre vous avez contribué que je peux me payer ce trip de musique… merci encore… merci pour toujours et à jamais…

pas vraiment idée encore de tout ce que ça implique… pour le moment, ce que je sais, c’est que ça fait quelques mois que je pense à ce moment en pratiquant studieusement et avec discipline les 12 hymnes qui constitueront l’album… certains filons se sont dessinés autour de certains des hymnes… et beaucoup reste à faire… on va voir où ça mène…

dimanche prochain le 12 août à 13 h, j’ai convié quelques ami(e)s musicien(ne)s à venir improviser avec moi sur mes hymnes, question de les enrichir, les explorer, les partager… et utiliser les talents de mes ami(e)s… open space

mon ami Bliss m’écrivait l’autre pour me rappeler que peu importe le résultat final de ce projet, l’idée était d’avoir fun à faire ce projet… pas tombé dans l’oreille d’un musicien sourd… ni manchot…

alors on embarque pour le fun, pour la joie, pour la découverte… pour l’amour de la musique…

comme je suis un amateur professionnel en musique, je ne mets aucune pression sur les épaules, ni sur le do… pas plus que sur le ré ni le fa 😉 je reste sur le sol et suis prêt à me laisser emporter… or notes…

comme je n’ai jamais fait un album, la seule idée en lien avec ce que projet est que je n’ai aucune idée de ce qui arrivera… alors j’imagine que tout peut arriver… abracadabra… cet album se fera en se faisant, en le jouant, en l’osant… total inconnu… en disant oui à ce que la musique veut… et faire confiance à Charles, à mes ami(e)s, à la vie… et à la musique…

je m’incline bien bas devant cette musique… devant la vie… avec un coeur de perpétuel étudiant, une âme de débutant, une ouverture du coeur… et des oreilles… et mes 10 doigts…

et en avant la musique…

d’autres nouvelles bientôt…

dring dring wow wow…

ma foi de la bonne Dieue

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les dernières chroniques – 5/8/18

traduction : arrangez-vous pas pour que j’aie à descendre en bas… – Dieu

Dieu est partout ou Dieu pas du tout… en haut, en bas, partout… ou nulle part…

Dieu dans les cieux comme sur la terre…

Dieu ici-bas, sur la terre des hommes et des femmes…

ah ! certains de ces Chrétiens…

qui voient – leur image de – Dieu comme séparée d’eux, don’t make me come down there

ici bas, nous, là-haut, lui… mais pourquoi pas Dieu ici-bas dans le coeur des hommes et des femmes ce Dieu qu’on dit tout-puissant anyway ? pourquoi pas sur la terre comme au ciel ? pourquoi un Dieu séparé du tout… Dieu partout ou pas du tout…

encore cette image de Dieu le père punitif, sévère, menaçant… attend que ton père arrive à’maison… non, papa a pas toujours raison… has been, really…

quelle drôle d’idée de ne pas s’arranger pour qu’il descende ici avec bienveillance et intention de soutien…

car si tu existes, on t’invite à descendre des tes grands cheveux ma foi du bon Dieu…

et en vérité en vérité on te le dit, si tu existes bel et bien, on a besoin de toi ici bas… right now… viens t’occuper de tes ouailles car de bien drôles de moineaux sont au volant de notre humanité en ce moment…

viens squatter le coeur des hommes et des femmes de bonne volonté, mais aussi et surtout ceux et celles de mauvaise… prend leur coeur en otage… donne-leur le goût de faire le bien… le bon… le beau… donne-nous le goût de prendre soin les uns et unes des autres… donne-nous le goût de redevenir plus humaine et humaine… ré-humanise-nous ma foi du bon dieu…

en fait, inspire-nous tous et toutes pour qu’on fasse ici bas sur terre comme on imagine que c’est aux cieux, up there, dans ton chalet… à Dreamland, à Godland… dans notre fantasme de ce que chacun et chacune on imagine être une force bienveillante, une force protectrice…

on a besoin d’une intervention divine, d’un ptit boost en provenance de l’astral car pas certain qu’on va y arriver par nous-mêmes à voir l’état des choses en ce moment… il se brasse de drôles d’affaires ici-bas…

qu’on t’appelle la vie, l’existence, le créateur – ou la créatrice for that matter – ou qu’on ne t’appelle pas du tout, inspire-nous…

qu’on te nie ou qu’on te prie, qu’on croit en toi ou pas du tout, on te demande de nous éclairer, de nous inspirer, de nous rallumer la flame…

ça peut sonner passé date et rétrograde de demander de l’aide à Dieu, de demander à une force supérieure de nous guider et de nous inspirer ic-bas sur la terre des hommes et des femmes, de prier pour demander conseil, mais peu importe notre relation avec le bonhomme d’en haut – ou la bonne femme for the same matter – on dirait qu’on a sérieusement besoin d’aide…

mais on a pas besoin d’un Dieu menaçant et grognon, ni un Dieu revanchard et punissant… au contraire on veut un Dieu bon, un bon père de famille, un Dieu beau-papa…

mais si vous voulez mon avis, si Dieu existe, je suis pas mal certain qu’il est une femme, une mère… une mère veilleuse sur nous tous et toutes… une mère éveillant la conscience en soi, une mère réveillante, une mère inspirante, une mère à voir et à boire, pas une mère à croire… une mère au ciel et sur terre en passant par nos coeurs, une mère qui fait le lien entre ciel et terre, entre coeur et tête…
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ici bas, un texte de Stéphane Laporte dans LaPresse du 4 août… touchant straight au coeur justement… amour divin que celui d’une mère, l’amour qu’un fils ou une fille peut porter à sa mère…

viva Dieue !

Ma mère est couchée dans sa chambre toute rose. Cette chambre où j’allais me réfugier quand j’avais peur la nuit. Quand j’avais fait un mauvais rêve et que je n’arrivais pas à m’en sortir. Elle me prenait dans ses bras, me chuchotait à l’oreille, pour ne pas réveiller mon père : « Tout va bien aller, Stéphane… » Et tout allait bien, parce qu’elle était là.

Ma mère est couchée dans son bon vieux lit. Ce lit dans lequel j’allais faire des siestes, l’après-midi. Durant ces années avant l’école, où toutes mes journées tournaient autour de maman. On se collait, l’un sur l’autre. Elle me lisait des contes de fées. Et durant cette heure-là, j’avais l’impression d’en vivre un, parce que j’étais avec elle. Et qu’elle était la plus belle.

Ma mère est couchée, les yeux ouverts. Ses yeux qui m’ont toujours regardé avec amour. Qui ont toujours cru en moi. Et même si plein d’autres yeux me regardent froidement, me regardent avec dédain, parce que je ne suis pas comme eux, parce que je suis différent, ça ne m’arrête pas. Ça ne me brise pas. Parce que c’est ceux de maman qui comptent pour moi. C’est elle qui sait qui je suis. Ce dont je suis capable. C’est elle qui m’a fait. Avec amour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Cette main que j’ai tenue pour aller à l’école. Pour traverser la rue. Pour monter les escaliers. Pour aller dans la mer. Pour aller partout où je voulais aller. Un jour, je l’ai lâchée. Pour devenir un homme.

Et toutes les autres mains qui viennent se blottir dans la mienne, pour m’aimer ou pour m’aider, c’est à cause de la sienne, si je sais les serrer. Si je sais les aimer, si je sais les aider, en retour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Et dans cette main, il y a un chapelet. Un chapelet qu’elle serre toutes les nuits. Comme on tient une corde pour gravir une montagne. Pour se rendre au ciel. Ma mère a la foi. Pas la foi des commandements, pas la foi rigide, pas la foi extrême. Non. Une foi toute pure. Tranquille. Gentille. Profonde. Elle ne cherche jamais à l’imposer. C’est pas une foi pour nuire aux autres. C’est une foi pour les protéger.

Toutes ses prières, tous ses psaumes, toutes ses messes, toutes ses croix au mur, tous ses petits anges, tous ses chapelets, ça se résume en une phrase, en une croyance qui guide son être : il faut être bon pour être bien. Ma mère est bonne et bien. Tant mieux, si c’est grâce à Dieu.

Ma mère est couchée dans sa chambre rose. Là où j’allais pour avoir moins peur. Aujourd’hui, j’y suis encore pour ça. J’ai peur. Comme je n’ai jamais eu peur. Le mauvais rêve est devenu réalité. Ma mère est en train de mourir. Couchée dans son bon vieux lit, là où elle me lisait des contes de fées. Ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. La fin des temps est arrivée.

Elle a les yeux ouverts. Ses yeux si pétillants, dans lesquels elle a mis tout ce qu’elle aime : sa famille, ses amis, sa maison, ses fleurs, ses livres, ses peintures, ses voyages. Ses yeux qui rendent joyeux tous ceux qu’elle croise. Parce que trop ronds. Parce que trop bons. Ses yeux ne sont plus comme avant. Il y a une fissure dedans. De laquelle s’échappe son âme. Doucement. Inexorablement. Comme les grains d’un sablier. Ses yeux se vident lentement.

Je lui tiens toujours la main. Elle ne me la tient plus. Pour la première fois. Elle ne respire plus. Elle est morte.

Ma mère est morte.

Et durant un instant, je me demande si je suis vivant.

Un morceau de moi est parti avec elle, sûrement.

Est-ce sa chambre rose, son bon vieux lit, ses yeux encore ouverts, sa main encore dans la mienne, son chapelet, mais j’ai l’impression que c’est elle qui me console. La première. Qu’elle me chuchote : « Tout va bien aller, Stéphane… »

Ma mère est morte, mais ce n’est pas ça qui va l’empêcher de m’aimer encore.

C’est ça, l’amour d’une mère. De ma mère.

Je t’aime, Maman.

Yugen to that !

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les dernières chroniques – 4/8/18

traduction : Yugen, nom japonais…  une conscience profonde de l’univers qui déclenche des sentiments trop profonds et mystérieux pour les mettre en mots

et pourtant… des mots quand même…

car moi je me sens souvent full Yugen…

souvent trop Yugen pour parler, alors je chante…

souvent trop Yugen pour parler, alors je marche…

souvent trop Yugen pour parler, alors j’écris… ou je pleure de joie…

je le sens régulièrement cet univers dans lequel on gravite, sous lequel on s’agite, sur lequel on lévite car on ne peut l’éviter anyway…

et je suis certain que je ne suis pas seul à le sentir…

alors Yugen to that

Yugen aussi quand je regarde les étoiles et les autres astres qui tournent au-dessus de nos ptites têtes – bien trop ptites justement – pour saisir toute la grandiosité de cette oeuvre d’art dans laquelle on nous a précipités suite à notre naissance en ce corps…

pleine conscience vous dites ? observez encore…

Yugen encore quand je ressens ces sentiments trop profonds et mystérieux pour les mots mais que je m’essaie avec ces mots quand même…

car difficile de garder tout cela seulement pour soi… contenance pourtant dit-on…

mais ça déborde, ça sort de soi, ça s’extasie et ça veux vous rejoindre, vous autres créatures du mystère… en dedans, ça veut partager tout ce merveilleux, toute cette mère veilleuse… le brother en moi ça veut rejoindre ses fellow brothers and sisters… car tous des fils et des filles de Dieu, tous des enfants de la même création grandiose… tous et toutes maillons de cette grande chaîne pas seulement humaine, tout aussi minérale, végétale, animale et cosmique…

cet univers grandiose, mystérieux, flabbergastant dans lequel nous nous sommes retrouvé(e)s ensemble vous et moi, dans trop savoir pourquoi ni comment…

tchin tchin à ce Yugen qui nous fait vouloir partager cette sensation débordante de vie et d’exubérance… ce même Yugen qui, d’un autre côté, a tendance à nous inciter à se la fermer de béatitude et d’admiration… awesome diraient certains anglais…

car nous vivons dans un grand mystère, nous vivons un grand mystère… et nous l’oublions souvent… trop souvent à mon goût… mais la nature nous le rappelle, la nature nous le monter et le remontre…

on peut choisir de voir tout ce qui va mal en ce bas monde, tout ce qui dépasse dans les coins et ce qui coince…

ou on peut constater la beauté et la grandeur de cette existence… c’est selon, c’est notre choix, toujours notre choix…

alors Yugen to that !

 

tirer le yable par…

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les dernières chroniques – 3/8/18

dans la suite des écrits nonos fondés sur des images tout aussi nounounes, celle-ci…

partagée par mon ami FB Paul que je n’ai jamais rencontré… la beauté de FB, nous offrir des ami(e)s qu’on ne rencontrera peut-être jamais… jamais vraiment en fait…  mais en fesses si… en fessiers…

certains tirent le yable par la queue, d’autres par la cul… otte… les deux versions sont bonnes…

en fait, tout ce qui est utile et fait la job doit être appliqué dans la vie…

d’ailleurs, l’autre jour une citation qui coiffait ma chronique disait : que fais-tu ? je fais ce qu’il faut…

alors dans ce cas-ci encore, faut ce qui faut…

bon vendredi… bon été… bonnes vacances… bonne vie…

et portez une ceinture, on ne sait jamais qui nous suit…