Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

êtres d’avoir

35071144_10156182908675520_547373047636557824_n.jpg

les dernières chroniques – 23/6/18

traduction: vous n’avez pas une vie, vous êtes la vie… – Eckart Tolle

être et avoir, les deux verbes fondamentaux de la vie…

en général, nous nous considérons comme des êtres d’avoir, des ayant droit plutôt que, par défaut, des êtres de droit… ce qui fait qu’on finit par avoir le droit plutôt qu’être droit…

par langage interposé, on a la vie plutôt que l’être… nous possédons plutôt qu’être possédé(e)s… nous voulons avoir de l’énergie plutôt qu’être énergie…

nous sommes les sujets de la vie… je je je… plutôt qu’objet… ça ça ça…

en pensant avoir la vie, nous nous en séparons, nous restons à part… stand by life

comme s’il y avait une distance entre petit moi ET la vie… comme si on était exclus de cette vie, pas tout à fait dedans… mais pourtant, ne sommes-nous pas la vie elle-même ? chacun chacune des manifestations uniques de la grande vie qui bat en tout et en tous et toutes ? ne sommes-nous pas des marionnettes mues par la vie même, habitées par l’essence fondamentale de la vie ?

en ayant la vie, on dirait que nous nous considérons comme des spectateur/trices plutôt que partie intégrale du grand show humain… pourtant, nous sommes des acteurs/trices et non de simples watchers…

quoi qu’un certain courant méditatif nous incite à observer avec un oeil extérieur tout ce qui se passe en soi et autour de soi… deux perspectives finalement…

mais en ayant, nous sommes davantage des sujets qui ont une expérience plutôt qu’être l’expérience elle-même… pourtant nous sommes la vie avant de l’avoir non ?

de toute façon, peut-on avoir quoi que ce soit dans la vie, fut-ce t’elle la vie elle-même ? même notre vie n’est pas vraiment notre vie, ce n’est que la vie qui nous passe dedans…

quand nous naissons, nous sommes, nous ne pouvons qu’être… nous ne sommes pas séparés du tout… nous sommes la vie, nous sommes vie… cette vie qui est alors plus grande que soi et qui nous avale, qui nous fait bouger, nous mouvoir et nous émouvoir… par la suite, avec la construction de l’égo, avec l’échaffaudage de notre personnalité, de notre identité personnelle, on dirait que nous finissons par penser avoir la vie plutôt que de l’être… comme si on prenait un pas en arrière pour s’en détacher un peu…

intéressant comment les mots définissent l’expérience non ? non, en effet, peut-être pas nécessairement…

finalement, on nous prête, pour un moment, un ptit bout de vie… on peut l’avoir ou l’être, c’est selon… avoir sa propre vie entre ses mains…

pourtant, si on l’a, on risque de la perdre… tandis que si on l’est, pas vraiment possible de ne plus l’être car tant qu’il y a de la vie en nous, nous la sommes… je pense donc je suis… et non pas j’ai donc je suis…

suis comme dans être, et suis comme dans suivre… je suis la vie car la vie avance tout le temps… avancer en arrière disait le chauffeur de bus…

mais au-delà des mots, au-delà de l’être et de l’avoir, nous sommes ici…

mais nous sommes si suspicieux/ses parfois devant la vie… comme si la vie voulait nous flouer… pour preuve, les expressions je me suis fait avoir… ou je me suis fait faire… ou on m’a eu

petits jeux d’emmental ce matin en ce début d’été… juste pour avoir du fun et pour être en vie… drôle de saison d’ailleurs que celle-ci qui est si courte qu’elle porte comme nom le verbe être au passé…

alors, comme les Beatles, let it be

et ainsi soit-il

veilleuses d’âme

34499448_10156469844338293_788162958793375744_n.jpg

les dernières chroniques – 22/6/18

traduction : je ne suis pas venu(e) en ce monde seul(e), je suis venu(e) ici avec une équipe…

parfois, des défis se présentent dans la vie, dans notre vie, dans ma vie… des défis plus ou moins gros, plus ou moins importants, plus ou moins dérangeants…

ces temps-ci, toutes proportions gardées en rapport avec la réalité de plusieurs autres individus dont la la situation est bien pire que la mienne, c’est le cas pour moi… quelques situations confrontantes, des défis émergent…

ce genre de situations dans lesquelles on a besoin d’aide, de soutien, d’un coup de mains, ou dans ce cas, d’un coup d’ailes…

croyez-vous aux anges vous ?

moi de plus en plus… quoi que croire n’est pas nécessairement le terme juste… mais je m’ouvre de plus en plus à la possibilité que des forces supérieures ou que des présences surhumaines veillent sur nous… petit moi inclus…

que des êtres pas ou plus nécessairement incarnés, des êtres qui ont déjà vécu ou pas, des présences, des guides, des veilleurs et veilleuses d’âme justement veillent sur nous, nous protègent, s’occupent de notre croissance…

mais pour qu’on perçoive cette divine surveillance au-delà de nous, peut-être faut-il qu’on s’éveille à ces présences… qu’on se réveille… qu’on le veuille…

car, comme le dit la vignette, on prétend que nous nous sommes incarnés avec une armée de protecteurs/trices pour s’occuper de nous…

je m’ouvre à l’idée et je veux y croire, mais je vous avoue que je suis encore dans le doute, dans l’ambivalence… je ne sais pas…

je doute quand je regarde la situation de vie de certaines personnes, notamment les enfants et les parents séparés au sud de chez-nous en ce moment car si près de nous, mais pas seulement là car ça brasse tout aussi fort sinon plus un peu partout sur la planète…

car si des anges veillent sur eux et elles aussi, on se demande comment les choses sont telles qu’elles sont… questionnant de savoir que des gens souffrent autant, que la terre se porte si mal, que les animaux disparaissent et que nous observons et laissons les choses se dégrader ainsi…

car on peut croire à ce qu’on veut, nous sommes parmi les plus choyé(e)s de la planète… alors un luxe de croire aux anges… facile de croire aux anges quand on a un toit, de la nourriture, un environnement aussi paisible que le nôtre…

mais certain(e)s n’ont pas ce luxe…

et en même temps, peut-être que les choses sont parfaites telles qu’elles se déploient… mais pas si évident… peut-être que différentes leçons de vie doivent être apprises… peut-être que nous, les choyé(e)s de cette vie, avons eu de tels défis dans des vies antérieures et que nous ‘avons plus facile en celle-ci…

un grand mystère que cette vie non ?

alors peu importe les grands mystères de la vie, ce matin je me permets de demander publiquement, via cette humble chronique, l’aide de tous les anges, orixas, guides, dieux et déesses, déités diverses…

je demande pour moi-même, pour m’aider en ce passage personnel étroit sur certains plans, mais aussi et tout autant et encore plus même, pour tous les gens qui ont besoin d’un coup d’ailes en ce moment car ils et elles sont nombreux et les besoins criants… mais j’imagine que si vous existez, vous le constatez par vous-même… mais encore là, peut-être que les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être… allez savoir…

mais peu importe le sens de cette réalité, aidez-nous à agir pour le bien du plus grand nombre… bien sûr, à agir et à prendre soin de nous-même dans un premier temps, mais aussi de tous et toutes autour… car ces intentions de bien débordent de moi, de nous…

aidez les dirigeants du monde, les dits puissants, à ouvrir leur coeur, à voir plus large et à prendre soin des plus nécessiteux de ce monde… notamment les enfants, les personnes âgées, les gens aux besoins particuliers… sans oublier la terre sur laquelle nous vivons…

ce qui nous mène à la prière… car peu importe nos croyances face à cette pratique spirituelle qu’est la prière – en quelque sorte l’autre versant de la méditation et du recueillement qui consistent à écouter chuchoter la vie – il semble qu’elle soit bonne pour la santé spirituelle des humain(e)s… peu importe les résultats…

j’imagine que l’idée consiste à demeurer ouvert(e), disponible, à l’écoute de la petite voix de Dieu qui chuchoterait en chacun chacune de nous, puis à envoyer de bonnes vibes pour le bien du plus grand nombre… et à faire en fonction de…

et ultimement, accepter tout ce qui arrive, tout ce qui se produit en nous et devant nos yeux, malgré la teneur de nos désires et de nos commandes personnelles… car tout ce qui arrive doit bien arriver pour un raison non ? ou pas, sincèrement je n’en sais rien… mais j’espère le mieux…

alors peu importe, on ne peut dire que oui… et souhaiter le mieux… de mieux en mieux…

l’amour mais encore…

35362302_10216551203471135_8111001414433505280_n

les dernières chroniques – 21/6/18

solstice d’été… journée la plus longue… point tournant de l’année… début officiel de l’été… journée de l’année qui permet le plus d’amour par sa longueur et sa langueur…

ah l’amour, encore l’amour… toujours l’amour…

mais qu’est-ce que l’amour au juste ?

car après 57 années de vie, je ne sais toujours pas moi… oh j’y ai goûté, je l’ai senti… parfois, quelques fois, de plus en plus je crois… mais l’amour semble de plusen plus simple, de plus en plus ordinaire… et de moins en moins comme l’idéal romantique qu’on nous a appris dans les livres d’histoire…

parfois l’amour nous joue des tours… parfois l’amour est subtil… parfois il questionne, parfois, il confronte… l’amour est tout sauf prévisible…

on conjugue l’amour au masculin mais il me semble que l’amour est plus elle que lui… l’amour donne des ailes, l’amour élève… et nous sommes d’éternels élèves de l’amour… si nous sommes prêts et prêtes à apprendre… et prendre l’envol de l’amour…

on dit que l’amour est un état, une façon d’être, une disposition intérieure… évidemment, l’amour est initialement un rapport à soi… et au monde en général…

l’amour est tout ça, mais encore…

on reçoit l’amour de la vie et l’amour naît en soi… on dit que plus on la laisse passer, plus elle vient… l’amour pour soi, l’amour de soi, et éventuellement, l’amour des autres…

l’amour n’est pas qu’une relation – pas qu’à soi, pas qu’aux autres – mais inévitablement l’amour se manifeste par et via nos relations… l’amour est intrinsèquement plus grand que nous… l’amour nous englobe, l’amour nous dépasse, l’amour nous dévore…

on peut apprendre bien des choses dans la vie, même en maîtriser quelques-unes… mais l’amour est toujours perfectible… l’amour reste toujours à raffiner, à perfectionner, à approfondir… l’amour est un processus, l’amour est en mouvement..

ultimement,  l’amour se vit tout simplement, au quotidien, à chaque moment… dans les gestes simples, dans les petits détails tout simples… dans chaque inspiration, dans chaque expiration… et aussi, entre les deux… dans le gap, dans la suspension de l’espace…

l’amour nous enseigne et d’elle on apprend…

l’amour est le plus grand mystère de la vie… si Dieu existe, un dieu commun à nous tous et toutes, il et elle est Amour… avec un grand A… comme avec un petit, car l’amour toujours est grand… l’amour est…

on dit qu’il n’y a que l’amour…

que je continuerai d’apprendre à vivre et respirer encore un peu plus aujourd’hui…

amour vers vous itou…

torulou.. et bon solstice…

hop ! pinions

35486452_10214890693477477_5634083110426509312_n.jpgles dernières chroniques – 20/6/18

traduction : vos opinions sont un mur, pas seulement pour les autres mais pour vous également… un esprit fermé ne mène qu’à des cul-de-sac… – Sadhguru

eh qu’on en a des opinions hein ? sur tout, sur rien, mais surtout sur n’importe quoi…

en fait sur tout ce qui croise nos yeux et nos oreilles… pourtant on n’en sait si peu vraiment sur la véracité de la plupart de ces faits qu’on tient souvent pour du cash… et on se nourrit souvent et seulement de sources qui viennent confirmer nos croyances…

en cette ère de surinformation et de multiples fakenews maquillées de façon partisanne selon la source où on les puise, ère en laquelle on se forge nos opinions sur le monde à partir de bulles d’air chaud que l’on collecte sur une toile dérangée dans laquelle il s’écrit n’importe quoi… même les photos sont truquées maintenant, plus seulement les mots…

nos opinions ne sont que des jugements fixés dans le temps et sur les choses… pas mauvais en soi d’avoir des opinions si on peut les laisser évoluer,  les laisser vivre au fil de nos réflexions et surtout être prêt(e) à les laisser être infirmées…

car tout change, tout peut et doit changer, et préférablement, nos opinions…

avoir des opinions ne signifie pas savoir, c’est simplement détenir une certaine perspective – plus ou moins biaisée selon notre position et nos croyances – sur une situation donnée – de laquelle on n’a pas d’expérience directe…

les opinions ne servent à rien… elles ne font que nous emprisonner, nous rassurer dans nos croyances, elles nous renferment dans nos peurs bien souvent… elles figent une prétendue réalité dans un cadre… et nous, on bâtit le monde, notre petit monde personnel, à partir de cela…

on ne sait à peu près rien de ce qui se passe autour de soi… même en nous en fait souvent…

on ne reçoit que des rapports indirects sur les faits sociaux, des nouvelles de seconde main, rapportés par des médias moins que plus neutres… de gauche, de droite, mais tous adroits à donner un angle à leurs nouvelles…

les opinions nous enferment dans une bulle de fausse réalité… elleselles nous font voir le monde avec un filtre, et nous font penser que la vie est telle qu’on l’imagine à partir de ce qu’on voit et lit, à partir souvent même des opinions d’autres commentateurs et rédacteurs d’opinion…

non vraiment, les opinions sont des embûches dans nos vies…

alors, allez hop les pinions… woush… wash…

derrière le voile

18740742_1467934529934098_7428661198759248484_n.jpg

les dernières chroniques – 19/6/18

traduction: les gens sont davantage ce qu’ils cachent que ce qu’ils affichent

le monde n’est pas ce qu’il est… même pas ce qu’il parait être… le vrai monde est invisible… à l’oeil nu… et on ne cache pas toujours les choses intentionnellement…

et de l’autre côté, nous ne voyons pas seulement ce que les gens osent montrer, nous ne voyons que ce que nous pouvons et voulons bien voir…

par exemple, quand on écoute un(e) ou des musicien(ne)s, ce que l’on entend c’est surtout toutes les heures de pratique derrière la musique… on n’entend pas toutes ces fausses notes effectuées lors des pratiques, toutes les passes plus crounchées à apprendre, à répéter et à maîtriser, les milliers d’heures d’apprentissage et de tentatives pour se faire la main…  les virtuoses ont beaucoup sué pour que l’on entende rien qui ne dépasse… on n’entend rien de tout cela et pourtant c’est tout ce que l’on entend… la perfection est l’absence d’imperfection… le silence de la perfection… le vide qui se cache dans la virtuosité pure…

quand on voit quelqu’un, ce que l’on voit, c’est surtout ce qui est derrière… son histoire, ses coups durs, ses expériences de vie… tout ce qui l’a façonné… l’histoire de toutes les générations qui ont précédé la personne se reflète dans qui il ou elle est… on porte tous et toutes les traces de notre lignée en nous… l’invisible à l’oeil nu révèle tout ce que mérite d’être vu… la pureté est invisible… mais il faut avoir l’oeil…

par exemple, une sculpture est une oeuvre d’art dont se réjouit l’oeil… mais ultimement, ce qui révèle la réelle beauté de cette oeuvre n’est au fond que ce que l’on a retiré à ce morceau de pierre ou de bois initial…  la beauté est tout ce qui manque, tout ce qui n’est plus, l’espace autour de la matière… la vérité est dans le vide… dans le non perceptible…

la beauté de la poésie est dans tous les mots qui ne se retrouvent pas sur la page… la beauté des mots est entre les lignes…

juste ici…

journée du jour d’aujourd’hui

35488775_1258482400953771_1282467437765197824_o.jpg
les dernières chroniques – 18/6/18

traduction : nous sommes né(e)s un jour… nous mourrons un jour… nous pouvons changer un jour… et nous pouvons tomber en amour un jour… tout et n’importe quoi peut arriver un jour… – vision bouddhiste

je peux écrire une chronique un jour… ou en une journée…

techniquement j’aurais dû traduire in one day par en une journée… alors la traduction aurait pu aller ainsi : nous sommes né(e)s en une journée… nous mourrons en une journée… nous pouvons changer en une journée… et nous pouvons tomber en amour en une journée… tout n’importe quoi peut arriver en une journée

drôle d’expression quand même, car autant pour naître, que pour mourir, que pour tomber en amour et pour n’importe quoi au fond, ça se fait soit en un instant, soit sur la long run

alors autant les concepts un jour qu’une journée n’existent pas réellement… c’est un peu tout, n’importe quoi, son contraire et son opposé… ce ne sont que des créations humaines, que des mind games, que des séquences chronologiquement modifiées qui sont devenues au fil du temps – qui n’existe pas non plus – génétiques… des tranches d’infinie éternité que nous, humain(e)s, nous entêtons à couper en tranches de 24 heures et à appeler journées… et nous nous croyons… ça s’est solidier au fil du temps éternel…

dans les faits, techniquement, une journée commence à minuit alors que dans les faits, la journée commence au réveil, le matin en général pour la plupart d’entre nous… quoique si l’on fait une sieste, une journée peut recommencer quelques fois par jour… rebooter…

un jour, un jour, quand tu viendras… ça vous dit quelque chose ?

oui 1967… un jour d’autrefois…

un jour, ça veut dire tout et n’importe quoi… un jour, je serai heureux… un jour, à ma retraite… un jour, quand je rencontrerai l’âme soeur… un jour, quand… et etc…

en fait, un jour, c’est tout sauf aujourd’hui… un jour, c’est les calandres grecques, ou italiennes, ou celles que vous voulez pour les besoins de la cause…

affirmer que l’on fera quelque chose un jour c’est comme dire que peut-être.. peut-être plus tard, on fera quelque chose…

ou encore, quand quelqu’un nous demande quelque chose en particulier pour laquelle nous ne sommes pas trop hot , on répond un jour, et ça dit en général jamais…

en – une certaine – réalité, un jour et une journée ne sont pas du tout la même et unique chose…

un jour, c’est plus tard, pas toute de suite, ou jamais, tandis qu’une journée, c’est une période de temps variable qui se situe dans une tranche de 24 heures entre le réveil du matin et la mise au lit du corps nocturne…

on dit habituellement que Rome ne s’est pas construite en une journée, tandis qu’un jour, on réalisera vraiment qui l’on est…

donc une journée et un jour ne sont pas du tout la même chose… même si le terme jour est inclus dans journée, ce sont deux concepts totalement différents… le née transforme le jour…

et ce que l’on tient pour acquis n’est pas toujours ce que l’on conçoit…

un jour, je vous en dirai davantage à ce sujet… ou pas… car ça prendrait bien plus qu’une journée pour le faire…

alors un jour à la fois… pour cette journée-ci du moins… ou celle-là…

le faîte des paires

536265_10150768848957797_571496686_n

les dernières chroniques – 17/6/18

jour du pôpa aujourd’hui… pas pire…

j’aimerais bien pouvoir célébrer le mien mais il est mort depuis balle lurette et disons qu’il n’a pas agi trop trop pour qu’on se souvienne de lui on the good side… disons seulement qu’on se souvient, mon frère, mes soeurs et moi, qu’il n’était pas fin fin avec notre môman… ni avec nous sa digne progéniture… mais on va laisser le bon vieux au bon vieux temps et on ne réveillera pas les morts…

mais après toutes ces années, je ne lui en veux pas à mon pops… disons que je ne lui en veux plus… car ça n’a pas toujours été ainsi… disons que dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, on fait toujours du mieux qu’on peut, pour la plupart d’entre nous… du mieux ce qu’on peut avec ce que l’on nous a légué… du moins j’aime le penser… en tous cas, on fait ce que l’on fait et ce que l’on a à faire… et on se débrouille avec notre propre conscience en temps et lieu… que Dieu ait notre âme… up and down…

dans les multiples groupes de thérapie que j’ai pu faire pour accepter cette relation pas si facile avec mon pops à moi, je me suis souvenu de peu de souvenirs de ce qui s’est passé dans l’temps comme dans l’temps de mon enfance… pas besoin de brasser des souvenirs pour brasser des souvenirs… j’ai bien voulu creuser et y plonger mais disons que les rapports étaient minimes et rares entre nous… ça fait peu de souvenirs… et beaucoup d’eau a coulé sous le pont Champlain depuis…

alors plutôt que d’avoir eu un père dont j’aurais pu être fier pour le reste de mes jours, une image à vénérer, un modèle mâle pas trop mal, j’ai décidé de tenter de le devenir moi-même… du moins, comme mon père, et j’espère un peu mieux, j’ai fait du mieux que j’ai pu… et je pense que j’ai réussi pas pire… pas pire pantoute le père…

j’ai eu un doublé de belles petites filles devenues grandes maintenant… et depuis 5 ans, après pourtant m’être coupé le tuyau à papatitude, je suis redevenu papa à mi-temps d’une belle petite fille, petite fille de plus en plus grande de ma belle… jamais deux sans trois… deuxième cycle de pops… misteur frise…

alors, en ce pops day, plutôt que de pouvoir célébrer mon père bio qui repose -en paix j’espère – up there, je préfère célébrer mon père spirituel… aho Sol et mio…

Sol, mon idole des mots… mon joueur de tour de mots préféré, de tours du bloc alphabétique… Sol gobait les mots (l’avez-vous pognée ?) et les restituait… et les faisait revivre autrement… il les ressucitait… Sol donnait un sens multiple aux mots dits et tus… Sol faisait briller les mots… il leur faisait faire de la gymnastique, de le contorsion, du yoga show... hot le Sol… Sol, aille !

Sol jouait avec les mots tout le tour de sa tête et se payait la nôtre… il jouait avec les mots tout le tour de la terre… il les cueillait et les replantait dans son jardin et les mots poussaient tout croches, tout drôles, tout fous… il était un tuteur de mots, les prenant par la main et les twistait créativement… sous des allures de rien, il allait partout… sous des airs de pôvre petit lui, quelle richesse de créativité pour nos oreilles… et tiguidou…

bien heureux qu’on lui aie dédié une biblio et un ptit parc…

j’aurais aimé avoir plus de temps pour être plus drôle en l’honneur du père redevenu esprit de mon ptit rituel du matin, mais je dois y aller rien que sur une gosse car je déménage ma plus jeune aujourd’hui… aussi ça être père… une paire de bras, avec un grand coeur, sur une paire de pattes… et là surtout, quand nos enfants ont besoin… toute sa vie…

vendre dis ?

10363761_10152799364658362_3818209958868688909_n.jpg

les dernières chroniques – 15/6/18

traduction : il vente en ce jeudi ou vendredi alors allons prendre une ptite bière

j’aime le non sens… et les jeux de mots nonos… j’aime la petite folie toute simple, simpliste et simplette qui spice up le quotidien… que quelques mots et hop ! et up we go !

j’aime les jeux de mots, les jeux des mots qui se foutent de nous – ou s’en fouent-ils ? en tous cas nous on ne s’en fouèrrent pas… j’aime le jus de mots juicys… juicy joute..

car lorsqu’on y pense, ce n’est pas nous qui jouons avec les mots, plutôt le contraire… plus les mots qui nous déjouent des tours tout le tour et le détour de la tête…

les jeux prennent possession de nos doigts, de notre tête et de notre coeur, et nous font dire n’importe quoi… ils nous font perdre la tête… ce n’est pas moi votre horreur, je le jure votre juré… craché… je ne suis qu’une victime des mots dits, les ptits comme les gros… vive les gros mots, hon !

les mots sont coquins, et les beaux mots coqs hein ?

on tente de dire tout et n’importe quoi avec les mêmes mots dits mots, alors que les mots ne veulent que rire de nous… et de tout…

car les mots don’t bother… en english comme en french… I write a little english but I french very well… langue à langue… mot à mot… et yilang yilang… huile de mots essentielle… les mots sont glissants… et con centrés…

fake news ou vieilles nouvelles ? les mots servent à tout dire… mais surtout n’importe quoi… qu’on le comprenne bien… ou pas… ou autrement…

peuvent dire n’importe quoi les mots dits… et sont aussi compris différemment, et n’importe comment… alors allez savoir… mais surtout n’essayons pas de trop comprendre… juste assez… ou pas du tout…

je dis n’importe quoi et vous le comprenez très bien… je sais que vous ne comprenez sûrement pas ce que je tente de dire tel que je veux le dire… car moi-même, je ne sais même pas ce que je veux dire et je ne le dis pas plus clairement… alors je ne couperai pas les mots en quatre…

peut-on dire ce que l’on ne peut penser ? notre laitue iceberg d’inconscient n’est-il pas plus révélatrice que notre petit pit pit de conscience ? waiter, une bière SVP !

tipping is not a city in China ai-je déjà lu… so let’s have a beer comme dit la madame… car c’est venteux dans ma tête et jeudi dans mon coeur…

jouer avec les mots comme d’autres jouent leur vie… ou leur coeur… tant qu’on joue et qu’on ne se prend pas au sérieux… car la vie est un grand jeu… et nous des acteurs/trices… et d’autres des acteurs tristes… alors que plusieurs sont des clowns avec de drôles de coupes font des rencontres au sommet… et que des vedettes Russes millionnaires de Washington boivent du champagne dans la coupe, oui mon Stanley… drôle de monde, alors aussi bien en rire non ?

et dire n’importe quoi… et tant qu’à dire n’importe quoi, aussi bien avoir du plaisir à le dire, à le rire… tant qu’à être les rois et reines du monde du rire dans le monde… un peu drôle que le rire soit devenu une industrie et qu’on l’enseigne dans une école spécialisée non ?  un peu louche qu’on veuille autant rire non ?

alors tant qu’à mourir de rire, aussi bien commencer par soi-même car nous sommes de drôles de bibittes vous et moi… oui oui, moi le premier, mais oui oui, vous aussi… oui oui…

allez, vendre dis ?

un exemple qu’on peut dire n’importe quoi ? ici… pas drôle… vraiment pas…

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201806/14/01-5185819-sessions-cite-la-bible-pour-justifier-la-separation-denfants-de-migrants.php

tête à coeur

29511581_10156661523635982_1479683561697404999_n.jpg

les dernières chroniques – 13/6/18

traduction : la cause fondamentale de notre malheur n’est pas nos pensées… c’est notre bagage émotionnel non réglé… oubliez le mental agité… la sortie du malheur n’est pas un processus cérébral – ceci n’est qu’un autre diachylon inefficace – c’est plutôt une expérience ressentie…

l’enjeu se trouve dans le coeur – l’état de tumulte et de chaos intérieurs qui émane d’un coeur en chamaille… noyé par des émotions non réglées et des vérités non-exprimées, le coeur saute d’un arbre à l’autre, déconnecté émotif et sans ancrage, dansant dans sa propre confusion… souvent perçu comme le mental, le coeur en chamaille se reconnait par des pensées répétitives et changeantes…

afin de lui apporter du calme et de la clarté, il est essentiel de mettre de pratiquer des méthodes qui s’occupent du coeur : relâchement émotionnel, sortir de ses limites, des recharges en profondeur, des ouvres-coeur… si vous voulez changer vos pensées, guérissez votre coeur… ceci est la meilleure méditation qui soit

pour mettre de la musique sur ces mots, la copie de travail de la numéro 9 de l’album à venir…


CURA DO MEU CORAÇAO

Anjos e Deus e meus irmãos
A ajudem-me a curar meu coração

Maria e Jesus minhas irmas
A ajudem-me a curar meu coração

SENHOR

Senhor e da Virgem da Conceiçao
E Jesus Cristo Redentor
Senhor Do meu Coraçao

Cantar cantar com alegria
Com amor dentro do meu coração

Alleluia Alleluia
Alleluia Alleluia
Aaaaaaaaaaaaaamen…

et ainsi soit-il…