Archives pour la catégorie les pops-ups chroniques

vie en solo

8502_146749672184245_1770716752_ncent-soixante-sixième pop-up /// 12/6/13

évidemment, une évidente évidence que celle-ci… trop évidente… mais quand même…

combien sommes-nous à chercher le bonheur en dehors de soi ? combien sommes-nous à la recherche de l’âme soeur ? et combien de personnes demeurent dans une relation non satisfaisante de peur d’aller vérifier cette hypothèse en solo ?

car il ne faut pas sous-estimer cet instinct d’accouplement si répandu… car les histoires de notre enfance ne nous disaient pas : et il vécut seul et eut beaucoup de temps libre… non, dans le bon vieux temps, ils vécurent heureux et en eurent beaucoup, des enfants… le message est rentré…

tout à fait humain de chercher à s’accoupler, dans le sens de former un couple, de vivre à deux, puis de fonder famille… instinct naturel de reproduction de la civilisation qui nous dépasse qui est plus forte que nous…

qui plus est, lorsque l’on a été dans une relation ou père de famille pour la plus grande partie de sa vie, la vie en solo fait peur au début… vous pouvez en parler au chroniqueur… les quetelles m’ont certainement pogné au début de mon retour solo…

mais après un léger flottement dans cette vie solo et un ajustement nécessaire en cours de route, quelle liberté et quelle ouverture que cette vie en solo… liberté totale, tout l’agenda pour soi, que pour soi… après une vie de fils, de frère, de popa, de chum, de mari, maintenant une vie de moine, une vie de bachelor, une vie de solitude, une vie en soi, par soi, pour soi… un petit bonheur à cultiver au quotidien, une vie de groupe à faire culbuter dans une vie solo…

vivre par soi-même nous ramène inévitablement à soi, à l’essence, à l’essentiel… sensationnel mais vaste et vertigineux… initiatique passage que celui de se retrouver seul dans sa vie après vécu famille… vivre principalement pour soi… vraiment pas évident les premiers temps, car quelques mottons évités au fil de la vie en groupe nous remontent au visage… mais éventuellement, tellement riche, tellement ça…

bien sûr, les premiers temps où l’on vit en solo après passé sa vie avec d’autres, on se sent seul, en manque de l’autre, en manque de contacts physiques, affectifs, sensuels, sexuels, amicaux… on se sent dépaysé, égoïste même, un peu inutile aussi, car à quoi sert un père sans enfants au quotidien ? à quoi sert un chum sans blonde ?  un yang sans yin ? un X sans son O ? à quoi sert Roméo sans sa Juliette ?

nouveau rôle à jouer… qu’il faut jouer justement et non prendre trop au sérieux… en se retrouvant seul après avoir passé une vie en gang, on doit trouver un sens nouveau à la vie, retrouver un sens dans cette vie solo, une nouvelle façon de vivre au quotidien… complètement différente, complètement ouverte, complètement disponible… 24 heures par jour pour soi, que pour soi… ça révèle de grands trous mes ami(e)s…

pour ma part ça aura duré quelques années ce flottement, cet ajustement… et maintenant, lentement mais sûrement, un certain équilibre s’installe, trouvé, retrouvé… yé…

en vivant seul, on apprend à vivre avec soi et on finit par développer une façon harmonieuse de passer ses journées avec soi-même… on apprend à accepter tous ces côtés de soi que l’on ne voyait plus, trop occupé à prendre soin des autres, à regarder hors de soi…

à vivre seul, on se retrouve avec beaucoup de temps à s’accorder à soi, avec tout le temps du monde pour se ré-accorder, pour sonner juste avec soi-même, en harmonie… ce qui peut quand même être confrontant… les soloïstes le savent right ? on ne peut se cacher dans l’orchestre…

alors oui, apprendre à être heureux en soi, avec soi, pour soi… célibataire… vieux garçon, vieille fille… et se sentir tout de même complet, parfaitement comblé… en soi, par soi, pour soi, par choix…

heureux avec soi, tout simplement…

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P.S. hier j’ai eu mon premier visiteur virtuel en provenance de la Palestine… J’ai déjà vu Israel auparavant, mais de la Palestine, la première fois je crois… salam à vous…

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bonjour le monde

Ali Amercent-soixante-cinquième pop-up /// 11/6/13           (art: Ali amer)

wow ! quelle belle grosse journée occupée sur ce blogue que celle de la célébration de la 500ème hier… flabbergasté le chroniqueur…

plus de 450 visites au total à la fin de la journée, en provenance de plus de 13 pays… from Val-David to the world… toujours surpris le chroniqueur que ses mots voyagent autant… et touché… j’ai l’impression, selon la provenance des visiteurs, que pour certains, ce sont surtout les images qui sont appréciées dans bien des cas… des francophones en Malaysie ?  mais comme la vérité passe aussi par les yeux des enfants et ne sort pas que de leur bouche, probablement que les images parlent autant que les mots…

Sans titre

je partage ici avec vous le rapport de provenance des visites sur mon blogue pour la journée d’hier, pour vous amener de l’autre bord de l’écran, pour vous montrer ce que vous ne voyez pas habituellement… pour vous montrer un peu le monde de ma perspective… car je le répète, je vous vois lecteurs/trices… moi et la CIA, même combat…

en écrivant comme je le fais depuis les 15 derniers mois, c’est ce que je veux j’imagine, vous tendre la main, vous rejoindre… même si ce n’est que du bout des doigts…

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en écrivant comme je le fais depuis 15 mois, je tente de sortir de mon écran et de vous toucher, vous voir, vous entendre, vous sentir, bref, vous rejoindre… via l’écran, connecter… avec vous, le monde…

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ce matin, en flânant au lit jusqu’à 8 h (on a pas 500 chroniques à tous les jours, ouf !) au son de la pluie et du chant des oiseaux, et du miaulement de mon chat qui a retrouvé la maison après la visite de quelques jours de Latika la belle Golden, je me demandais pourquoi autant de gens sont allés voir mon blogue hier… habituellement entre 100 et 150 visitent mon blogue quotidiennement… hier ? le triple… bizarre… je cherche mais ne trouve pas…

Au lieu de chercher ce que tu n’as pas, trouve donc ce que tu n’a jamais perdu…~ Nisargadatta

ah OK merci du rappel Nisargadatta, elle tombe à point celle-là… ah ces Saints… toujours là quand on a besoin d’eux…

alors je continuerai à trouver ce qui n’a jamais été perdu… mots perdus, chroniqueur retrouvé… notes égarées, musicien heureux… comme l’image ci-haut, je crois qu’il est possible de se créer, de co-créer et de se re-créer constamment par les mots, par les notes, par les couleurs… se cultiver par l’art… faire de la vie avec la vie, faire du beau avec du dur, faire du doux avec du rough, composter nos difficultés pour alimenter un jardin de roses… que personne ne nous a jamais promis… jardin de roses commence donc par soi-même…

se prendre tel quel, se transformer, se brasser de tous bords tous côtés… s’utiliser comme toile de fond pour illustrer la vie qui coule – et aujourd’hui elle coule du ciel abondamment la vie – transformer, changer, modifier… pour créer, co-créer… circuler circuler…

alors journée mots et musique, journée amis et maison, journée intérieure… autre journée de célébration car avec la musique, avec les mots, avec la couleur, la vie est toujours fête…

encore 499 et on arrive à 1000 😉

 

500 fois merci

155922_442563135820649_757441904_ncent-soixante-quatrième pop-up /// 10/6/13

AVIS : cette chronique «édition spéciale» peut prendre un peu plus de temps qu’à l’habitude à lire écouter regarder etc… prenez-en note cher lecteur/trice…

yé ! ceci est la 500 ème chronique que je poste depuis mars 2012… bravo clap clap ati le chapati… j’exagère ou je n’exagère pas, qui saurait dire… mais non lecteurs/trices, sérieux le chroniqueur, 500 chroniques en arrière des boutons de manchettes… certain(e)s parmi vous, vous en avez plus ou moins presque 500 derrière les paupières… salut…

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500 comme la moitié de 1000… 500 comme ceux d’Indianapolis… 500 comme les plus grosses coupures jaune-oranges foncées du jeu de Monopoly… 500 comme deux fois et demi passez Go… 500 comme un de plus que 499 et un de moins que 501… 500 comme mimillénaire, 500 comme c’est vieux en ta ça…  500 comme la Galaxy suivie du même numéro du temps des gros chars de nos pères quand on était ticuls…

comme c’est ma 500ème chronique, me permets d’être un peu loufoque, un peu loup, ou phoque… un peu fou fuck… ah pis, fuck le fou…

me permets aussi d’exagérer, au moins de 500 %, au moins, simple base de travail… ça peut monter…

me permets de mettre plein de belles images, certaines osées… oser ? certain !

me permets d’inclure deux liens vers des audios (pas longs, ptit speech de Steve Jobs (1 minute) et ptite toune de votre chroniqueur (3 minutes quelque),

me permets aussi d’insérer une bonne joke, bref, j’y vais à 500 %… au moins… pis j’exagère là…

premièrement 500 fois merci… 500 mercis, 5 sans merci… beaucoup merci… beaucoup de mercy on you… merci de me lire, avec commentaire ou en silence, souvent tôt le matin, je vous suis quand vous me lisez… à chaque matin ou presque, je me réveille un peu avant vous et j’écris… puis à votre tour de vous réveiller alors que je mange mes toasts et bois mon café, pendant que vous me lisez.. vous êtes quelques-un(e)s à lire très tôt, mais la plupart vous le faites entre 6 h et 8 h… avec quelques retraité(e)s qui font ça plus tard en mimatin – et ils sauront se reconnaître ;-)… je vous l’avais dit que je vous voyais… et vous vouvoies et te tutoies…

500 chroniques depuis un an et quelques mois, ça fait en moyenne environ une par jour, beau temps, ou mauvais… et ces temps-ci, j’ai du mauvais temps en masse pour écrire vous me direz… ou pas… en passant, avez-vous remarqué aujourd’hui comment le temps était clair ? pur, frais… vive la pluie aussi… ça nettoie…

comme c’est ma chronique numéro 500, je me permets ici même une photo sensuelle…

By Tono Stanophoto : Tono Stano… beau hein ?

comme c’est ma 500ème, je me permets aussi cette photo fofolle, photo foufoune… un peu olé olé… outrageuse.. photo fesses à l’air… cul de sac au musée, yé…

Boudewijn Kruithof'sphoto: Boudewijn Kruithof’s

parlant de folie, Steve Jobs sur ce sujet
https://soundcloud.com/atidion/celebrating-steve-oct-19-2011

Steve-Jobs-datesthanks Stevie boy… rest in peace…

j’aime écrire pour la folie que cela permet, pour toutes les latitudes que l’on peut prendre… quand on écrit, on peut dire ce que l’on veut, personne ne peut faire quoi que ce soit pour nous en empêcher… que ne pas lire… mais empêcher d’écrire ? jamais… la preuve ici… quand même une précieuse liberté, on meurt pour moins que ça…

supportons Amnistie Internationale (http://www.amnistie.ca/)

lire et écrire vont bien ensemble, et nous faisons les deux vous et moi… parce que vous lisez j’écris, parce que j’écris vous lisez… et tourne la vie, et tourne la ronde…

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et parlant de fesses, quoi dire de celle-ci… petits anges cornus… pets de soeur… via Shayam… thanks, cute

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et tiens, parce que c’est mon party de 500ème (ouf ! ça sonne vieux ça), une joke via Subhan Schenker, en anglais SVP… pas traduite… à l’état pur…

Lessons in Life, #3452:

 A young boy enters a barber shop and the barber whispers to his customer, “This is the dumbest kid in the world. Watch while I prove it to you.”

The barber puts a dollar bill in one hand and two quarters in the other, then calls the boy over and asks, “Which do you want, son?”

The boy takes the quarters and leaves.

“What did I tell you?” said the barber. “That kid never learns!”

Later, when the customer leaves, he sees the same young boy coming out of the ice cream store.

“Hey, son! May I ask you a question? Why did you take the quarters instead of the dollar bill?”

The boy licked his cone and replied, “Because the day I take the dollar, the game is over!” 

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et dernier petit cadeau, un premier bout de chanson enregistré avec mes amis Nathalie, Michel et Sophie… merci gang… évidemment une first take pogné sul’flye, sur l’air d’aller, à rafiner sans cesse… comme tout le reste… on travaille déjà là-dessus…

https://soundcloud.com/atidion/masa_lima

Velazquez Raul.photo : raul velasquez

The most approximate language to express God is that of music because music has no language in it; hence it cannot be misinterpreted.  Because there is no language in it, it cannot be misunderstood… – Osho

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jamais 5 sans 1…

P.S. dans l’énumération des chiffres de 1 à 500 sur le post de mon mur Facebook annonçant cette chronique, j’ai omis un chiffre… lequel ?

14 000 000 000 d’yeux, un seul dieu

10101_561408813902408_417699567_ncent-soixante-troisième pop-up ///9/6/13

traduction :  tout le monde ne pense pas comme tu penses, ne sais pas ce que tu sais, ne croit pas ce que tu croies, ou agis comme tu agis… souviens-toi de cela et ça t’aidera à t’entendre avec les gens… – Arthur Forman

et est-il utile d’ajouter que l’on ne sait pas tout ce que les autres savent, penses, croient ou font ?

toujours bon de se rappeler celle-ci non ? particulièrement en ce ptit dimanche matin gris qui passe par mes yeux… pas toujours grise la vie, souvent jaune et verte et bleue aussi… la vie de ma forêt qui passe par moi est beaucoup plus grande et vaste que moi… que mon ptit point de vue sur celle-ci… facteur réducteur…

se souvenir de voir plus large… car on tient souvent pour acquis que notre perception limitée du monde est la seule qui tienne, ou du moins celle qui prédomine, que c’est la plus juste, la meilleure façon de voir les choses… LA façon… wo… qu’une façon…

et si on ramène tout à cette perception limitée, alors le point de vue des autres doit changer pour s’accorder au nôtre… grosse job non ?

mais la réalité c’est qu’il y a 7 000 000 000 de visions… 14 000 000 000 d’yeux et d’oreilles pour saisir le vaste monde… c’est de l’oeil ça madame… et monsieur… et de l’oreille… 7 000 000 000 de visions et de perceptions différentes…

7 000 000 000 de façons différentes de percevoir le monde environnant… 7 000 000 000 de façons de percevoir le même grand film humain, animal, végétal, minéral, spirituel, éthérique… 7 000 000 000 d’expériences de vie différentes… 7 000 000 000 de récepteurs pour capter le même grand drame comicotragique dans lequel on baigne vous et moi et les 6 999 999 998 autres humains… c’est sans compter les autres formes de vie en plus… ouf du monde à la messe… et the show must go on…

7 000 000 000 de visions différentes du même grand show live, alors la notre, oui bien sûr, valable et valide et compte pour ce qu’elle est, tout ce qu’elle est, car la seule qui nous permette de voir, de saisir, de comprendre… mais en même temps, une seule perception parmi 7 000 000 000 et quelques… une seule paire d’yeux pour saisir la complexité du monde environnant, pas nécessairement suffisant pour tout voir me semble…

alors si 7 000 000 000 de perceptions différentes, pas fou non plus de tenir compte des 6 999 999 999 autres, pour entendre autrement, tenir compte d’autres points de vue, voir avec les 6 999 999 999 autres paires d’yeux et entendre avec leur oreilles, pour percevoir plus largement, penser et entendre autrement, pour faire changement… se mettre à la place des autres, un et une à la fois, mais 6 999 999 999 de fois…

moi, le monde, les autres, différent et pareil… same same, different different… même monde, multiples perceptions… différentes réalités… même monde…

apprendre à élargir son regard, expandre sa perception pour visionner la vie en 3D, saisir le monde en tendant de plus en plus vers une vision de 360 degrés… développer une vue panoramique croissante, s’équarquiller les yeux, sortir nos deux ptits yeux de nos seules orbites pour les joindre aux  13 999 999 998 autres yeux…

voir par en dedans et se connaître pour savoir les autres et le monde… se mettre à sa place pour se mettre à la place des autres… marcher dans leurs bottines, vivre leur bonheur, ressentir leur douleur, shaker de leurs peurs, sentir leur chaleur, être leur frère et soeur, vibrer dans leur coeur… et former un grand choeur dans cette grande mélodie humaine… et au-delà…

et pas seulement s’unifier aux 6 999 999 999 humains, mais aussi se rapprocher des animaux, des arbres, des plantes, des minéraux, de tout ce qui vit, de tout ce qui est… car nous ne sommes qu’un récepteur parmi tous les autres, indispensable évidemment mais en même limité, optu, étroit…

car la vie passe partout, la vie se passe partout… et la vie peut très bien se passer de nous… car sans ses sens à soi, la vie est toujours ici, là, ailleurs… donc sans nous, la vie se vit, la vie prend place, la vie se vit… avec ou sans nous… avec ou en nous…

alors oui let’s join the dance… faire ses stepettes, apporter sa couleur, son style, sa façon… mais en tenant compte que ce n’est qu’une seule note parmi toutes les autres dans la grande mélodie humaine… ni plus ni moins importante que les autres… une touche… pour soi, oui, d’accord, un peu plus importante peut-être car la seule sur laquelle on peut agir, la seule sur laquelle on a un impact… mais dans l’ensemble, nous formons un choeur, le même coeur…

14 000 000 000 d’yeux, un seul dieu…

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chronique de pluie chronique

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traduction : la pluie tombe parce que le ciel ne peut plus soutenir cette lourdeur… tout comme les larmes qui coulent parce que le coeur ne peut plus contenir la peine…

eh bien ! Dieu doit être triste aujourd’hui… peut-être qu’il nous regarde et qu’il pleure pour ses oies… à ses oies, ils envoie ses eaux, à ses elles, à ses ailes… peut-être qu’il se désespépère notre ptit père qui est aux siaux d’eau, peut-être qu’il nous regarde et qu’il en perd son latin, son lutrin et son lutin… en prenant son bain… et en débordant de la baignoire…

journée de pluie, averse chronique, bruine de mots, ondée de blabla, orage d’idées… petit samedi culturel, davantage musical et littéraire que jardinier… de la Qulture avec un gros Q, un état avec un ptit tas, et la guitare et les mots pour se délier la bourse d’ours, pour passer le temps lourd du dehors mais léger du dedans… car il y a vague dépressionnaire en la demeure de dieu… qui ne m’affecte pas…

la nature est dense d’eau, l’eau danse dans les airs, l’eau danse dans l’air… nuage avec nébulosité déversante… sur nos têtes… il peut faire beau même quand il ne fait pas beau, comme on dit…

journée grise, journée confo, journée pantoufles et bottes de marche, sur la route et à la maison… à simplement vivre sa vinaigrette, sa petite vie de journée de pluie, simplement… la vie est simple, la vie est douce, la vie coule… du ciel… et arrose nos vies… et les enrosit…

aujourd’hui pendant ma marche, je remarquais que l’air est presque fait complètement d’eau aujourd’hui… on ne sait pa si l’eau monte au ciel ou descend du… plus de H que de O… temps maussade pour certain(e)s, inspirant pour d’autres… dont moi… j’aime quand l’air est mouillé… je pense que comme on est faits d’eau, ça nous touche l’aquabody… nous sommes des champignons, par tous nos spores de peau… l’eau nous glisse comme sur la peau…coin coin…

journée de pluie, journée de vie… lente, dense, slomoday… journée pépère pi mémère qui fait du surplace, journée en standby en soi… yes… juste être là, suffisant… nulle part où aller, personne à être d’autre que soi-même, rien à ne faire d’autre que ce qui veut se faire… avec ou sans moi… so be it…

la vie qui coule doucement, lentement, pleine d’elle-même, la vie ruisselète dans mon assiette, comme une grande baignoire la vie aujourd’hui dans laquelle tout trempe dedans… journée d’eau comme histoire d’O… oh oh oh dit le gros bonhomme rouge à barbe blanche en vacances…

eau là amigo, prenez soin et attention à vos pieds, les flaques attaquent… et sploush, shower of love…

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ce qui fut fut, ce qui est est, ce qui sera sera, qu’on le veuille ou pas

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traduction: ne perds pas ta vie entière à essayer de retrouver ce qui t’a quitté….

tellement nous ça non ? OK peut-être pas vous, qui vivez dans le moment présent, ici maintenant… mais moi, si, tout à fait, totalement, par moments du moins… tenter de retrouver ce qui fut, ce qui a déjà été, ce qui m’a déjà allumé, ce qui a déjà défini qui j’étais… retrouver les amours passés…

mais oushhh, zip, zoup, kapout… déjà parti depuis belle lurette ce beau passé doré, ce beau passé duquel on s’est réveillé… plus que mirage, souvenir, baloune translucide qui n’a jamais vraiment existé non plus car même au moment où c’était vécu, ce ne fut pas tout à fait une réalité… qu’un rêve dont on se souvient… qu’une expérience parmi d’autres, qui a foutu le camp depuis longtemps…

quel courage de larguer les amares, ne plus se fier au passé comme base de vie, regarder en avant, que dis-je regarder dans le maintenant, en dedans… regarder ce qui est, regarder ce qui regarde, ce qui voit… ne plus accrocher sur l’objet regardé mais davantage sur l’observateur/trice… porter son attention sur ce qui voit se dérouler dans le présent, le moment, le seul moment du moment… qui passe, et revient, et passe, et revient… une inspiration, une expiration à la fois… la vie, la vie…

quelle lucidité que d’ouvrir ses mains et laisser aller, caresser le fil du temps, laisser filer le temps qui court, laisser couler le sable du temps dans le grand sablier… un grain à la fois… et le retourner, le sablier, et recommencer… et ne pas les fermer, les mains… que les ouvrir, que sentir la vie qui glisse entre, les mains… la vie qui nous coule entre les doigts… jouons, jouons compagnes et compagnons…

la vie est une grand chippeuse, une coquette chipie… la vie ?  un grand bol de chippe… oui la vie nous chippe constamment tout ce que l’on croit posséder, biens matériaux, biens idéologiques, bien identitaires… bien fait pour nous d’ailleurs…

car l’idée est de continuer à voyager léger, sans poids au coeur ni à l’âme… voyager léger comme une plume, toujours prêt(e) à s’envoler, à prendre l’air du temps, à lever l’ancre ou les pattes, c’est selon…

voyager léger sans crotte au coeur, sans poids aux pattes, sans pensées noires qui assombrissent l’âme et le corps, sans idées sur qui l’on est, sur comment ça devrait être, comment ça a déjà été ou comment ça sera…

car ce qui doit être sera, qu’on le veuille ou pas, et ce qui ne doit pas être ne sera pas, même si on le voudrait… que sera sera, et ce qui sera sera juste… ou ne sera pas… et ce qui ne sera pas sera juste aussi… car des milliard de possibilités mais une seule chose possible qui arrivera… et toujours juste la vie… qu’on aime ou pas, qu’on veuille ou pas… toujours juste la vie…

tourner la tête, ne plus regarder en arrière, ni en avant… regarder ici, les yeux roulés par en dedans, mais qui regardent en dehors… que faire du sur place, et transporter ce sur place partout où l’on va, partout où l’on est… tout ce que l’on est contient ce que l’on a vécu mais qui n’est plus… nous portons en nous les restes du passé… et si ces restes sont incontournables, ne les laissons pas nous définir… car nous sommes tellement plus, tellement pas, ni ci ni ça, tellement rien…

que la présence qui regarde le temps qui passe, et soi dedans… adieu passé…

vendredi / aujourd’hui / la vie

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traduction : comment nous vivons cette journée est comment nous vivons notre vie… 

vendredi aujourd’hui… la vie aujourd’hui… aujourd’hui la vie… qu’aujourd’hui… que la vie… que vendredi… un vendredi à la fois, une vie à la fois… encore vendredi… vendredi à chaque fois, entre jeudi et samedi…

aujourd’hui, vendredi de pluie, vendredi toute la journée aujourd’hui, la pluie aussi ? à suivre… la pluie, eh puis ?

alors comment on passera ce vendredi ? comment on passera sa vie aujourd’hui ? cette vie-ci car la seule qui existe… que la vie qui existe aujourd’hui vendredi… vendredi vendredi, pas une raison pour vivre demain, encore moins hier… que vendredi pour vivre sa vie aujourd’hui…

tout vivre, se vivre tout en vie, se vivre tout en oui… et en écoute… vendredi de pluie, goutte que goutte, car la pluie tombe aujourd’hui vendredi… elle tombe bien… car tout vivre aujourd’hui… car qu’aujourd’hui… qu’aujourd’hui la vie en ce vendredi de pluie… mais toute la vie, toute sa vie aujourd’hui… la goutte qui reflète la vie… et le soleil qui luit, lui aussi, mais derrière les nuages…

que dire d’un vendredi de pluie, que dire en ce vendredi-ci… ce vendredi qui n’est rien d’autre qu’un rêve…  un réel vendredi de rêve… rêve de pluie, rêve d’ici…

ce vendredi nous offre toute la vie… devant nous, toute la vie devant, derrière, dedans… plein de vie en nous en ce vendredi gris, en ce vendredi-ci… que vendredi aujourd’hui… aux portes du week-end, week-end de pluie ? fin de semaine aux portes du reste de notre vie… mais avantdredi…

plein de vie autour, plein de vie en nous… plein d’envie de nous, envie de mou, envie de doux… envie de week-end doudou, tout mou, toutou… vendredi mou avant week-end moumou… week-end moumoune… vendredi poupoune…

beau vendredi dans cette vie de rêve de laquelle s’éveiller, se tirer, s’extirper… non pas s’éveiller mais se réveiller car éveillé(e) nous le fumes déjà un jour et le redeviendrons, que soit un lundi ou un vendredi car les jours ne sont que rêves… ou cauchemars c’est selon…

rêve et rêveur, rêve et rêveuse… vendredi toute la vie… mais aujourd’hui toute cette vie, toute la vie, que la vie… aujourd’hui seul vendredi pour rêver sa vie, pour vivre son rêve, rêver éveillé(e) ou réveillé(e)… rêver sous la pluie, rêver hors de sa vie, veiller sa vie, rêveiller sa vie… sortir du sommeil pour entrer dans la réalité du vendredi, la réalité de la vie, une autre réalité…

vendredi pour sortir du rêve, mais vendredi de rave pour certain(e)s, vendredi de rêve pour d’autres… mais vendredi de pluie pour tous et toutes… vendredi qui veille sur nous, sur la vie, sur aujourd’hui… alors moi, vous, nous, vendredi doux, vendredi de vie…

of course this is all a dream with no dreamer… the one you thought to be the dreamer is in the dream too. – Deva Niseema

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et tiens, quelqu’un à qui il ne reste que trois vendredis tout au plus…

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