hommage aux vieux et vieilles, et à l’amour

N’appelez pas le médecin, je veux aller dormir tranquillement. Avec ta main dans la mienne.
Il lui a raconté comment ils se sont rencontrés plus tôt – dès le premier baiser.
Ils n’ont pas pleuré, ils ont souri. Ils n’ont pas regretté, ils étaient reconnaissants.
Puis elle a dit encore tranquillement : Je t’aime, pour toujours.
Il lui a répondu ces mots et lui a fait un doux bisou sur le front.
Elle a fermé les yeux et s’est endormie paisiblement, avec sa main dans la sienne.
L’amour est ce qui compte, parce qu’avec rien d’autre que l’amour une personne vient dans ce monde et avec rien d’autre elle ne le quitte… – via Benjamin Stebner

♥♥♥ – 4/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

quelle touchante histoire que celle ci-haut non ? pur amour d’éternité…

avec toute la délicatesse risquée dont on doit utiliser autour du choix des mots ces temps-ci, j’ai tout de même choisi les termes vieux et vieilles dans le titre… vieux et vieilles à défaut d’un autre terme, car pas envie de ne pas nommer et d’éviter la vieillesse du temps qui suit son cours, comme sa sagesse, avec une tonne de respect pour quiconque a vécu plus longtemps que moi…

moi qui aura 60 ans le mois prochain, je ne me considère pas vieux du tout, comme la plupart de ceux et celles qu’on nomme ainsi… oh ! un peu plus de temps passé sur terre que certain(e)s, mais beaucoup moins que plusieurs autres, et je considère que comme tout le monde, nous sommes tous et toutes en cours de vieillissement… même encore enfant, même à 20 ans, même à 40…

en cours de vieillissement comme dans apprendre à apprécier le temps qui passe en nous et sur nouset autour… apprendre à accepter et à gérer le temps qui passe et nous dépasse, nous rapetisse et nous plisse… and love…

alors ce matin, hommage à tous ceux et celles qui ont beaucoup vécu, plus que moi en tous cas… ceux et celles qui ont ouvert ce monde pour nous…

notamment ceux et celles qui, au cours de la dernière année, ont dû vivre seuls et seules leur sortie de piste et de corps, sans leurs proches, ni leurs êtres aimés… avec vous…

à ceux et celles aussi qui ont perdu des parents âgés, parfois sans même pourvoir leur tenir compagnie, ni la main, en ces derniers moments pourtant si importants et précieux… avec vous…

alors ce matin, hommage à tous les vieux et les vieilles qui sont passé(e)s avant nous, ceux et celles qui nous ont quittés et ceux et celles encore bien vivants et vivantes… maintenant et pour encore – plus ou moins – longtemps…

à vous, admiration et solidarité… et profonde et sincère considération… merci…

ci-bas, quelques mots pour tenter de transmettre cet hommage à plus vieux que soi

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Les personnes âgées meurent.
Pas d’une maladie du corps.
Mais de celle de l’âme.
Ils sont sous-alimentés en contes de fées, en mélodies, en danses, en histoires.
Elles qui ont brodé la vie jusqu’à présent, ne trouvent plus le fil.
Pour continuer à tisser les derniers points de leur travail terrestre.
Leurs corps sont affamés de vie. De massages, de bains de pieds chauds et relaxants, de parfums de pins, de caresses de pétales de roses, de rayons de soleil, de chants d’oiseaux. De regards intenses, de silences éloquents, de délicates touches d’âme.
Les plus anciens d’entre nous demandent de toutes les façons de prendre soin de l’enfant en eux, qui vit encore, qui frémit de pouvoir jouer.
Leur corps de plis est une invitation. Pour se plonger en chacun d’eux. Pour trouver les mille facettes de leur monde intérieur. Qui n’est que caché, et non pas absent.
Nous sommes appelés à rattraper le fil. Pour le mettre entre leurs mains.
Pour leur permettre de terminer le tricot. De leur vie.
Ils ont besoin que nous le fassions avec dignité. En devenant les gardiens de la vieillesse préservant le voyage de leur âme.
C’est la seule façon pour eux de ne jamais mourir.
Et ainsi devenir les héritiers de leur feu intérieur. Un feu qui ne s’éteindra pas mais qui continuera à briller de génération en génération. Remettons les anciens à leur place.
Celle du cœur.

ELENA BERNABÈ via Transparence du coeur
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J’ai demandé une fois à un homme âgé ce que c’était que d’être vieux et de savoir que la majorité de sa vie était derrière lui.
Il m’a dit qu’il avait le même âge toute sa vie. Il a dit que la voix à l’intérieur de sa tête n’avait jamais changé. Il a toujours été le même garçon. Le fils de sa mère. Il s’était toujours demandé quand il grandirait et serait un vieil homme.
Il a dit qu’il regardait son corps vieillir et ses facultés ternes mais la personne dans laquelle il se trouve ne s’est jamais fatiguée Jamais vieilli, jamais changé.
Nos esprits sont éternels. Nos âmes sont pour toujours.

La prochaine fois que vous rencontrez une personne âgée, regardez-la et sachez qu’elle est encore un enfant, tout comme vous êtes encore un enfant et les enfants auront toujours besoin d’amour, d’attention et de but.

– via Anna Macedo
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L’image avec les ailes est une œuvre d’art de L. Lichtenfells

Rencontrez Madame Jeanne Louise Calment, qui a eu la plus longue durée de vie humaine confirmée: 122 ans, 164 jours.

Apparemment, le destin a fortement approuvé la façon dont elle a vécu sa vie.
Elle est née à Arles, en France, le 21 février 1875. La Tour Eiffel a été construite à l’âge de 14 ans. C’est à ce moment qu’elle rencontre Vincent van Gogh. «Il était sale, mal habillé et désagréable», se souvient-elle dans une interview donnée en 1988.
Quand elle avait 85 ans, elle a commencé l’escrime, et roulait encore sur son vélo quand elle a atteint 100 ans. À 114 ans, elle a joué dans un film sur sa vie, à 115 ans, elle a subi une opération à la hanche et à 117 ans. elle a arrêté de fumer, ayant commencé à l’âge de 21 ans en 1896. Elle n’a pas abandonné pour des raisons de santé; sa raison était qu’elle n’aimait pas avoir à demander à quelqu’un de l’aider à allumer une cigarette une fois qu’elle était presque aveugle.

En 1965, Jeanne avait 90 ans et n’avait pas d’héritiers. Elle a signé un accord pour vendre son appartement à un avocat de 47 ans appelé André-François Raffray. Il a accepté de lui verser une somme mensuelle de 2 500 francs à la condition qu’il hérite de son appartement après sa mort. Cependant, Raffray a non seulement fini par payer Jeanne pendant 30 ans, mais est décédé avant elle à l’âge de 77 ans. Sa veuve était légalement obligée de continuer à payer Mme Calment jusqu’à la fin de ses jours.

Jeanne a conservé des facultés mentales pointues. Quand on lui a demandé, le jour de son 120e anniversaire, quel genre d’avenir elle s’attendait à avoir. Sa réponse: « Une très courte.

Voici les règles de vie de Jeanne Louise Calment:

Je suis amoureuse du vin.
Tous les bébés sont beaux.
Je pense que je vais mourir de rire.
J’ai été oublié par notre bon Dieu.
Je n’ai qu’une seule ride, et je m’assois dessus.
Je ne porte jamais de mascara; je ris jusqu’à ce que je pleure souvent.
Si vous ne pouvez pas changer quelque chose, ne vous inquiétez pas.
Gardez toujours votre sourire. C’est ainsi que j’explique ma longue vie.
Je vois mal, j’entends mal et je me sens mal, mais tout va bien.
J’ai une énorme envie de vivre et un gros appétit, surtout pour les sucreries.
J’ai des pattes de fer, mais pour vous dire la vérité, elles commencent à rouiller et à se déformer un peu.
J’ai pris du plaisir quand j’ai pu. J’ai agi clairement et moralement et sans regret. J’ai beaucoup de chance.

Être jeune est un état d’esprit, cela ne dépend pas du corps. Je suis en fait encore une jeune fille, c’est juste que je n’ai pas l’air aussi bien depuis 70 ans.

À la fin d’une interview, le journaliste a déclaré:

Madame, j’espère que nous nous reverrons l’année prochaine.

À quoi Jeanne a répondu: Pourquoi pas ? Vous n’êtes pas si vieux, vous serez toujours là!

via Steve Currie

5 réflexions au sujet de « hommage aux vieux et vieilles, et à l’amour »

  1. Ravi

    je suis très touché par le texte «ta main dans la mienne…» Shashi est décédée alors que je lui tenais la main, ce qu’elle m’avais demandée

    j’ai besoin de toucher en moi ce moment de grande tendresse pour me reconcilier avec l’humain, l’homosapien…..

    je suis à lire le livre «Sapien», je suis la série «esclaves», j’ai écouté un reportage sur la montée du suprématisme blanc, et les Talibans qui assassinent les femmes professionnelle en Afghanistan ….. j’ai honte, non d’être un homme blanc hétéro, mais d’être un homosapien, j’en ai mal au coeur
    c’est quoi l’erreur de la Création?

    Répondre
  2. Prashanti

    J’ai toujours aimé les personnes âgées.
    Les soigner , les écouter , regarder leur parcours de vie dans leurs rides.
    Leur fragilité qui s’exprime lentement , doucement …
    Je me disais il y a longtemps , j’ai hâte de pouvoir prendre le temps de savourer la lenteur
    en vivant ma vieillesse.
    Et le temps est bon….
    Chronique touchante.
    Gracias !

    Répondre
  3. Paripurna

    Chronique très touchante, j’en avais les larmes aux yeux en regardant la photo et en lisant les premières lignes de ta chronique. Merci 🌹
    Namaste 🙏

    Répondre

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