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impression de liberté

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/quatrième

la liberté est in ces jours-ci… particulièrement la liberté d’expression…

mais la liberté est aussi beaucoup plus qu’une marque de yogourt…

et la liberté est aussi un ptit quelque chose d’autre, mais quoi donc ? on cherche on cherche…

car la liberté est un concept à géométrie variable…

si on ne se libère pas nécessairement dans le vide, dans l’absolu, se libère-t-on toujours de quelque chose ?

alors…

sommes-nous vraiment libres ?

libres d’aimer ou pas ?

libres de boire et manger ou pas ?

libres de gagner sa vie comme on le veut ? ou comme le peut ?

libres de décider qui nous gouverne ?

libres de choisir entre sécurité et liberté ?

libres de corps et d’esprit ?

libres de pensées et  libres de penser ?

pensons-y… mais pas trop…

car tout le monde, vous et moi quoi, on cherche la liberté… tout le monde, tout un chacun chacune, nous cherchons à se sortir la tête de l’eau des contraintes corporelles qui viennent avec l’incarnation…

mais cherchons-nous la liberté parce que nous nous sentons prisonniers ?

mais tant qu’on vit dans un corps, pouvons-nous être complètement libre ?

la question se pose… et la réponse nous glisse entre les barreaux…

la route vers la liberté se marche un pas à la fois, la quête prend place dans chaque instant, et l’espoir nous fait continuer d’avancer… mais vers où me direz-vous ? vers où vous demandes-je en effet moi-même…

est-ce que la liberté est inévitablement qu’ici ? maintenant se trouve la liberté ?

quand même étrange que lorsque notre âme flotte librement entre deux mondes, entre deux incarnations, étrange que l’on doive reprendre corps pour éventuellement retrouver la liberté… car la liberté doit inévitablement résider dans l’astral, alors possible de saisir en corps ?

liberté perdue, liberté retrouvée… vous l’avez retrouvée la vôtre vous ? moi je continue de la chercher car elle est coquine la liberté, elle se cache dans les moindres racoins de la vie, elle se cache dans les touts petits méandres de notre âme… elle se sauve parfois la coquine de liberté…

on dit qu’il faut perdre quelque chose pour réellement l’apprécier…

alors peut-être que le but de la vie n’est tout simplement rien d’autre que de graduellement perdre ses illusions, une par une, pour éventuellement retrouver la liberté pour laquelle on s’est possiblement incarné(e) ?

peut-être que la liberté ne nous est que révélée graduellement au fur et à mesure que les voiles de l’illusion tombent ?

alors l’idée consiste à continuer de chercher à retrouver cet espace où  aucun fil ne nous attache, cet espace grand ouvert dans lequel on baigne… même si on ne voit pas, même si on ne sait plus…

et pour pouvoir retrouver quelque chose, faut-il absolument pouvoir l’imaginer ? ou peut-on trouver quelque chose que l’on ne cherche pas, que l’on ne sait même pas exister ?

mais comment on imagine quelque chose que l’on a complètement oublié ?

et d’ailleurs, qu’est-ce que cette liberté que l’on cherche tant ?

et d,autre part, est-ce que les animaux sont libres ? les sauvages je veux dire car les domestiques le semblent très peu… quoi que toujours difficile à dire…

est-ce que les éléments de la nature jouissent d’une total liberté ? est-ce que les électrons sont vraiment libres ? ou n’obéissent-ils pas qu’à une certaine loi de la nature ? sont-ils mûs par un instinct organique qui ne leur donne aucun choix ?

est-ce que l’esclave est plus libre que le maître ? et le gardien de prison plus libre que le prisonnier ? car en fait nous faisons tous notre temps ici sur terre… que les rôles qui changent…

est-ce qu’un poisson est libre dans la mer ? ou ne vit-il pas que dans un plus grand bocal que notre poisson rouge en bocal ?

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toutes ces questions posent et possiblement qu’elles se trouvent…

en temps et lieu… en temps et lieu…

___
addendum

en terminant, quelques mots de Spinoza reçus en commentaires par un lecteur mystère :

… nous ne sommes pas libres, et de le comprendre peut nous rendre libres…

Nous sommes libres quand nous agissons en connaissance de cause, et esclaves quand nous agissons dans l’ignorance.

Mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, notre action ne découle d’un choix volontaire. »

– Balthasar Tomas  » Être heureux avec Spinoza »

mots de coeur, maux de coeur

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtroisième

traduction : avant de parler, laisse les mots passer par ton coeur… – Hartly Wesley

me semble qu’il n’y a pas grand monde qui applique ce principe…  du moins sur l’espace publique…

en effet, on dirait que les gens sont de plus en plus langue sale… c’est peut-être seulement parce que ce sont les malédiseurs qu’on voit et entend davantage… ceux qui jappent le plus fort…

ou c’est peut-être juste moi qui rajeunit de moins en moins plus le temps me passe sur le corps… peut-être juste moi qui devient mononcle… pépèrati…

mais maudit que les gens bitchent, médisent, parlent contre, salissent…

pas seulement le monde ordinaire… en particulier, les gens qui disent se tenir debout pour la liberté d’expression, ceux que l’on qualifie de stand up, ceux qu’on appelle humoristes… définitivement, c’est pas parce qu’on rit jaune que c’est drôle joual vert…

les gens qui parlent le plus fort sont d’ailleurs ceux qui  vomissent le plus, et le plus loin, et sur le plus de monde… et sur toutes les ondes… ceux qui prennent le plus de place médiatique…

ceux qui rient des ptits gars handicapés, ceux qui se moquent des plus faibles, ceux qui vomissent sur les ondes publiques… ça jappe fort…

leur trop plein de mal vivre inondent les ondes radiophoniques et télévisuelles, les tribunes publiques, les commentaires de blogues, les réseaux sociaux et autres agoras grand pubique… le grand cirque merdiatique bat son plein, la fan spinne dans shit et la merde hits the fans… floush floush floush…

ces temps-ci, les artisans de l’industrie de l’humour – trouvez l’erreur – défendent ardemment la sacro-sainte liberté d’expression… ils se battent pour protéger leur droit fondamental de dire leurs niaiseries pour gagner leur vie…

me semble qu’on devrait se battre davantage pour la  liberté d’impression, celle qui nous incite à se la fermer un peu, à se regarder, observer, contempler, conserver en soi avant de pitcher sur la place publique…

si on doit tourner sa langue sept fois, on devrait aussi mâcher ses paroles 33 fois avant de les régurgiter… ça éviterait que les radios poubelles et autres bébèlles médiatiques ne débordent …

je ne possède pas de tivi, ni ne suis très média, mais les malé dictions rentrent quand même chez-nous via mon ordinateur… trop ces temps-ci je trouve alors

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préférant mon silence forestier, mes jardins (recouverts de givre ce matin car ah comme la neige a neigé) et mes ptites tounes en portugais au joual verdissant de leur cynisme, sarcasme et méchanceté les ondes pubiques mais pas assez pudiques en ce timide printemps…

peut-être que je suis rendu trop moumoune de l’oreille et faible du coeur pour ça…

j’ai soif de bénédictions, de paroles bonnes, de bonnes nouvelles (parce qu’il y en aussi), de paroles constructives… sinon je préfère le chant des oiseaux et le cricri des rainettes… même les mouches vont faire l’affaire au lieu des gros brûlots merdiatiques…

car l’espace partagé est rempli de mauvaises langues dans mes oreilles et moi, j’ai besoin de béné dictions en ce doux printemps nous reviendras-tu… besoin et envie de mots bons, de paroles généreuses, de mots doux, et de coeur, sinon les maux de coeur me pognent au corps… aho le coeur…

alors chères langues sales, mettez-vous là donc à  la bonne et tournez, tournez…

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et si vous avez besoin d’un petit reminder sur ce qui serait important d’exprimer avec votre liberté tant défendue, lisez ça… ça remets les choses à la bonne place… et le coeur en pleine face et plein la gueule…

http://plus.lapresse.ca/screens/eb3e519c-0dbf-475a-8e08-47d3cb58d160%7C_0.html

amor, ondes et nouniounne rings

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtdeuzième

eh oui, je vous parlerai encore de notre amie Amala… je dis notre amie Amala, car je ne peux plus dire mon amie désormais, je ne peux que dire notre amie… car nous sommes si nombreux, si amoureux d’Amala, notre âme au grand coeur, notre dame au sacré coeur…

cette reine de coeur qui nous rassemble en plein coeur justement, au coeur de nous tous, toutes et chacun chacune ces jours-ci… et qui nous permet de connecter dans ce grand flow d’amour qui couve autour d’elle…

mais je ne vous parlerai pas que d’Amala…

je vous parlerai aussi, beaucoup et surtout de tout l’amour que sa situation actuelle génère en notre clan… les Amalovers…

et aussi et beaucoup des liens qui nous unissent via Amala, via ce qu’elle vit…

via ce que vit Amala dans l’amor, notre amor à tous… le seul et unique amor…

je vous parlerai des graines d’amour qu’elle a semées toute sa vie durant et dont les fleurs émergent en apothéose ces jours-ci en ce printemps gêné…

mais je vous parlerai surtout de oh combien touché je suis ! par la générosité et de la grande vague d’affectivité que sa condition physique précaire génère en nous et autour d’elle…

c’est que par sa fragilité corporelle actuelle, l’âme de notre amie nous touche droit au coeur et renforce le contact entre nos âmes et nos coeurs…

via le groupe virtuel que son nouveau marié de chum a créé, un surprenant lien de fraternité et de sororité se développe avec elle, avec ses proches aidants et entre nous tous et toutes du clan amalien… une relation virtuelle mais oh combien réelle…

c’est la troisième fois que je suis connecté à la mort ou quasi mort d’amis proches via  un groupe privé Facebook et je suis impressionné par cette connectivité virtuelle…

la première fois, un ami en Europe s’est retrouvé prisonnier du coma pendant quelques semaines… des centaines d’ami(e)s du monde entier lui ont alors envoyé des messages de soutien… lorsque sa fille lui a communiqué, en tenant sa main, à-travers le voiledu coma, le nombre impressionnant de messages reçu, elle a senti une réponse… et lorsque l’ami est revenu de comaland, il a affirmé que c’est ce soutien qui l’a sorti du coma…

le pouvoir des ondes vous dites ?

la seconde fois est lorsque Veeresh est mort l’an dernier et que des milliers de messages ont envahi le groupe qui lui était destiné… impressionnant de constater, et surtout de sentir si concrètement, l’amour qui voyage dans l’invisible et qui trouve toujours la maison…

et cette fois-ci, de nouveau, encore flabbergasté par la force de l’amour et de la résonance de coeurs qui voyagent via les ondes…

très clair qu’avec l’amour, la mort devient a/mort, la mort meurt au coeur de l’amour et la vie devient éternelle… para sempre pour toujours…

depuis quelques jours, Pravasa, son amoureux, a la délicatesse de nous donner des nouvelles de notre amie au quotidien… il nous informait d’ailleurs qu’hier, Amala avait envie de frites et de nognion rings

quand même une drôle de coïncidence qu’il y a une douzaine d’années, lorsque ma mère se préparait à retourner au ciel pour veiller sur ses ouailles, elle ne voulait manger que des frites et de la crème glacée aux fraises pendant près d’une semaine… mama là-bas, Amala ici… mamas partout… je vous salue Maries…

sur ce même groupe, des poèmes, des photos, des témoignages, des bribes de coeur, tout plein de vie quoi… rien comme la mort pour nous rappeler la vie… rien comme la mort pour nous garder en vie, pour nous relier… quand on se lit, on se lie et se relie…

encore des mots pour dire l’indicible… encore des mots car quoi d’autre avons-nous pour dire l’amour, pour tisser le lien, pour garder le contact…

par nos doigts, nos coeurs se touchent… par nos mots, nos silences se lient… par nos présences discrètes, l’absence s’estompe et brise le mur du silence via le mur du son… à-travers l’écran, nos coeurs se croisent…

et le son de nos coeurs résonne fort… partout, en nous, en vous… en elle… partout…

merci belle Amala…

et tiens, si elle est passée tout droit… une première prise, mais ça vient du coeur…

 

paix et amour et fuck a lot

13100792_271779363168709_231512982230129585_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtéunième

traduction : je crois en la paix et l’amour… mais je dis souvent le mot fuck…

on voudrait tous et toutes être des êtres spirituels… on voudrait vivre en esprit mais on vit dans un corps du christ… et en esti… on est incarné(e)s, comme le sont certains ongles d’orteil…

tous et toutes poussières d’étoiles, et simultanément, chacun chacune poussière tout court…

il nous arrive à tous et toutes de parfois se prendre très au sérieux, se pensant supérieur(e) à nos frères et soeurs… come on, pas besoin de le nier, c’est OK… si vous saviez seulement comment moi et mon ptit moi-même on prend notre vision du monde comme la seule et la meilleure…

même que

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si vous saviez comment je me déguise régulièrement en nombril du monde… et comment je balance le monde au bout de mon cordon bliblical…

j’ose parfois même me considérer comme fils de dieu… et pourtant, et pourtant… bien plus que ptit gars à sa mère… et pourtant, on l’est pis – fils et fille de dieu – en même temps qu’on l’est pas car dieu vous savez, overated comme concept…

nous sommes le monde entier et en nous le monde existe, et en même temps, nous ne sommes qu’un grain de sable… tous et toutes nous sommes qu’un petit grain de sable qui contient la mer… alors une fois de temps en temps, normal que le ptit grain de sable pris dans l’engrenage humain se prenne pour la mer à boire… pas de quoi écrire à sa mère à soir…

inévitable de vouloir s’élever au-dessus de la mêlée humaine… ça arrive à tout le monde une fois de temps en temps de se faire grosse tête et grand esprit et de considérer que le monde tourne autour de soi… car nous sommes tous égos devant l’éternel et le grand mystère… et tous un peu nombril du monde… et trou du culot… à se penser meilleur qu’autrui… mais au fond, plus cochon que truie…

mais attention de ne pas – trop – prendre notre prétentieux cheminement spirituel comme un fleuron pour décorer notre égo…

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ce matin ce bout de citation de Don Juan Matus, tiré de The Eagle’s Gift (et traduit par votre humble serviteur – le plus humble au monde en passant 😉 s’est présenté à moi sur la toile :

… il est prétentieux de penser qu’on puisse comprendre le monde ou que nous sommes nous-mêmes compréhensible…

ce que nous percevons est une énigme, un mystère que l’on ne peut qu’accepter avec humilité et émerveillement…

les deux côtés d’un être humain sont complètement séparés l’un de l’autre et on doit faire preuve d’une grand discipline et de beaucoup de détermination pour briser la barrière et passer d’un côté à l’autre…

nous nous sommes incarnés grâce à des forces incompréhensibles de notre raison…

la seule chose devant laquelle nous ne pouvons rien est le temps…

chaque moment peut s’avérer être notre dernier, dès lors, chaque moment doit être vécu par l’esprit… 

et oui, l’esprit encore… et en corps… et pourtant…

alors, sommes-nous un esprit ayant pris place dans un corps sport, ou plutôt un corps mû par un esprit ? on peut parfois se le demander quand on se réincarne sur terre…

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peu importe la croyance qu’on adoptera, une croyance reste une croyance et le grand tout se fout bien de nous… et comme le disait Chögyam Trungpa dans l’une de mes chroniques précédentes, croire ne constitue qu’une façon de tenter d’imposer une étiquette au grand mystère

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personnellement, je ne suis qu’un bum spirituel… je sème la paix et l’amour du mieux que je peux mais je dis fuck a lot … et je sacre en christ… et je bois (un peu)… et je fume (parfois)… et comme Johhny the Wolf, je joue de la guetare… mais ça, beaucoup et souvent…

et je n’ai pas besoin d’aller à l’église car je vis dans la forêt…

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si j’ai une seule croyance, c’est que tout est possible… et en même temps, je crois que rien n’est impossible… et c’est ici que nous vivons, exactement entre ce tout possible et ce rien d’impossible…

mais au bout du compte…

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paix et amour à votre âme…

et fuck fuck fucka lot

uni(e)s par l’amor amor amor

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtième

si vous suivez ces chroniques, vous savez déjà que la semaine dernière, suite à une rencontre marquante au premier jour du mois de Marie, j’ai pondu trois chroniques back à back au sujet de notre amie Amala, en plus de composer une chanson à son intention au quatrième jour… l’amor me sort par les pores…

touché le chroniqueur… et plusieurs de ses lecteurs/trices…

notre chère amie Amala, amie de tellement de gens autour d’elle et de moi, notre amie qui vit ses derniers moments… du moins, c’est ce qu’on dit… et selon ce que l’on a perçu quand on s’est rassemblés autour d’elle en ce premier jour de mai… elle était fortement affaiblie, dans son corps du moins, car son âme était encore bien vigoureuse…

mais sont-ce bien ses derniers moments ?  car la mort est parfois coquine se fait parfois attendre et nous fait languir et peut nous surprendre… en tous cas, nous sommes nombreux à penser et à se relier à Amala en ce moment précieux…

car le passage éventuel de notre Amala a comme effet secondaire de tous nous rassembler autour d’elle, nous faire sentir uni(e)s, ré-uni(e)s… son amoureux compagnon a mis sur pied un groupe privé FB pour nous donner de ses nouvelles… et je nous sens nombreux et nombreuses à y fureter régulièrement, en quête de nouvelles de notre amie… délicatement, pudiquement, émotivement…

car lorsque je vais sur ce groupe virtuel, je me sens loin d’être seul… je sens Amala, son essence, son esprit, son coeur… je sens les yeux et les coeurs de ses amireux et amireuses… je vois les âmes tous les Amalamoureux et reuses…

oui, je ressens toutes les émotions des aimants d’Amala, notre aimante en chef… notre aimante centrale, notre womanamie du moment…

tout l’amour qu’elle a semé toute sa vie durant revit ces jours-ci, comme une apothéose d’amour et d’amitié profondes en ce passage plus ou moins proche à venir… nous la veillons et nous ré-veillons… nous nous relions à elle… maintenant, à distance, right here. right now…

alors ce matin, un grand besoin de ma part d’écrire aux aimants d’Amala… Amala ou France, c’est selon… car sa famille est aussi sur ce groupe virtuel et au moins deux noms étaient nécessaires pour nommer notre amie, amante et soeur… même si aucun nom de pourra jamais la contenir…

famille et ami(e)s qui se croisent sur ce groupe virtuel pour envoyer nos souhaits ou prendre de ses nouvelles… pour être en reliance… pour vibrer ensemble… en son nom, en son coeur… tout ce que l’on peut faire… car bien peu à faire devant la mort… que lui faire face…

personnellement, je ressens en moi quelque chose comme un grand besoin de me relier non seulement à elle mais aussi à toutes ces personnes, ami(e)s connu(e)s et non, ami(e)s commun(ne)s ou pas…  car tous et toutes uni(e)s et aimant(e) en aimant Amala…

oui, on l’aime d’amour notre Amala d’amour…

tous et toutes mes frères et soeurs de coeur qui, comme moi, la porton en nos coeurs justement, en ce moment crucial pour notre amie… tous et toutes vivons de petits bouts d’Amala dans tous nos coeurs…

grâce à ce groupe, je sais concrètement que je ne suis pas seul à être imbibé d’Amala ces jours-ci… je le vois… via des mots et des images d’amour postés sur ce groupe, je sens qu’Amala – France pour certain(e)s – vibre très fort à-travers nous tous et toutes en ce moment…

comme si avant son départ, son intensité de Lionne rugit plus que jamais en nous, partout en nous, en nos coeurs, âmes et corps… mais son énergie rugit avec une douceur nouvelle, avec une évanescence qui couve… un feu, une force, une intensité ultime et implosive…

je nous sais et nous sens uni(e)s autour de notre Grande Lionne d’amour, notre amie folle et rock n roll... notre bonne vivante qui nous montre le chemin de l’amor inconditionnel… car pour Amala, il n’y aura jamais de mort en âme car il y a tant d’amor… avec l’amor, la mort devient a-mor, sans mort, à-côté de l’amor…

la vie éternelle se refugie dans l’amor, la vie éternelle se porte au coeur, le coeur haut et fier… nos coeurs portent tout l’amor d’Amala et quand le temps du passage viendra, elle ne résonnera qu’autrement en nous… pour l’éternité…

quand on voit comme elle vit déjà en nous en ce moment, imaginez plus tard… imaginez… que plus fort…

alors belle amie, sans savoir vraiment ce que tu vis right now car nous n’y sommes pas encore, nous te portons doucement en nos coraçaoes…

nous sommes là, nous sommes ici… toi aussi, dans nos coeurs, dans nos vies… en mots, en silence, en corps… et encore…

alors à vous, beaux et belles ami(e)s Amalien(ne)s de coeur et d’esprit, je dis : continuons de porter notre amie en choeur en nos coeurs car elle aussi nous porte en son sein…

et toi belle amie, si tu savais seulement tous les coeurs qui vibrent vers toi…

pensez-y

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédisseneuvième

ce matin, on ne niaise pas avec la rondelle… poc poc poc mes poulets poulettes… on explore de grands enjeux existentiels fondamentaux…

car il y a de ces petits faits de la vie qu’on ne questionne habituellement pas de peur que notre monde ne s’effrite… mais il faut que quelqu’un le fasse car on ne peut continuer à vivre avec de tels mensonges, mystères ou autres fausses croyances…

tel celui-ci… pizza ronde, boîte carré et pointe triangulaire…

OK je vous l’accorde, depuis quelques années, certains pizzamen – ou women – font des pizzas carrées… mais ils leurs ont aminci la croûte en coupant les coins ronds

un autre de ces grands mystères de l’humanité réside dans le prénom francophile des disciples de JC et leur habitude de boire du vin dans une région pourtant peu portée sur la bouteille…

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et glou et glou… on dira ce que l’on voudra, quand même questionnant non ?

mais quand on est le seul fils du grand boss, j’imagine que tout est possible… même marcher sur l’eau…

on va nous faire accroire qu’il est capable de changer l’eau en vin aussi ? come on guys… mystère ou magie les chums de JC ? c’est selon…

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une autre de ces fausses vérités à-propos de laquelle on a tout faux veut que l’amour fait mal…

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mais dans les faits, en effet, ce n’est pas l’amour en soi qui fait mal, car comme l’affirmait Osho, l’amour n’est pas une relation, l’amour est un état…

même si l’amour peut faire peur car on ouvre son coeur et on devient vulnérable quand on est en relation, ce n’est pas l’amour qui fait mal… c’est la peur, le calcul, la résistance au changement, les vieilles blessures relationnelles et tutti quanti…

en fait dans la vie, important de confronter toutes nos croyances, les ptites comme les grandes, les vraies comme les fausses, car nos croyances nous gardent petit(e) et prisonnier/ère…

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et en effet, prendre ses croyances pour du cash sans une expérience concrète n’est qu’une façon d’étiqueter le grand mystère, de le mettre en boîte (comme la pizza finalement la vie), de réduire la vie à ses petites idées qui tournent dans notre petite tête de pinotte…

let’s go gang, on se lousse la boîte à croyances – et à pizza – et à idées fausses…  car

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raison ou tort ? vivant ou mort…

ainsi – simple – soit-il

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédizhuitième

traduction: c’est simple… nous sommes parfaitement là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose

that’s it that’s all, c’est ça qui est ça… aussi simple que ça la vie… tout est parfait, tout ce qui doit être est ici, tout est là… parfaitement, exactement, justement…

une autre façon de dire la même chose ?

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le stress résulte du fait de vouloir être ailleurs alors que l’on ne peut qu’être ici

on dirait que cet état d’être juste ici ne peut s’apprendre qu’avec les années… quoi que lorsqu’on est tout petit, on n’est qu’ici… on s’émerveille des petites choses de la vie, on court après les papillons, on ne vit que dans le moment présent car on ne connait rien d’autre… ailleurs et plus tard n’existent pas encore…

avoir hâte ne viendra que plus tard… en fait on nous apprend socialement qu’il existe un ailleurs meilleur qu’ici, un temps plus important que maintenant… le paradis ? à la fin de vos jours… et encore, rien n’est certain…

rien d’autre d’autre que le paradis ne sera certainement pas ailleurs ni plus tard s’il n’est pas ici… on ne pourra pas le reconnaître même si on y sera…

on commence note vie en apprenant seulement le temps présent… puis, on conjugue ensuite au futur simple, mais plus souvent compliqué et idéalisé que simple, et avec le temps qui passe, on aura peut-être tendance à se réfugier dans le passé antérieur, et décomposé de ses éléments moins plaisants…

c’est un peu ce qu’est l’alzheimer : oublier le présent pour se réfugier dans le passé… ou la folie qui nous amène dans l’ailleurs qu’ici, dans un monde imaginaire…

mais en réalité, le seul temps de conjugaison qui peut se vivre est le présent… même quand le présent n’est pas nécessairement un cadeau…

ces temps-ci, si vous suivez ces chroniques, vous savez qu’une amie proche à moi  vit ses derniers moments… et la mort est l’un des révélateurs ultimes du moment présent… car le plus tard existe de moins en moins et l’ailleurs est pur inconnu…

et même si ce n’est pas notre propre mort, la mort de nos proches constitue aussi notre propre mort… du moins, une partie de notre propre mort… ça nous rappelle notre finitude, notre date de péremption à venir que l’on a parfois tendance à repousser par en avant…

même si, bien sûr, une partie de nous est éternelle, mais ça on en saura davantage à ce sujet quand on changera de char, une grosse partie de ce que l’on vit se vit dans la finitude de notre identité séparée… et c’est à ce niveau-là qu’on doit apprendre à élargir nos horizons…

sans vouloir être ailleurs, qu’en étant ici…

car nous sommes parfaitement ici, là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose…

boîte à surprises

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédisseseptième

traduction: qui regarde à l’extérieur rêve, qui regarde à l’intérieur s’éveille

cette phrase semble si évidente… et pourtant… plus délicate à mettre en pratique…

car on sait tous et toutes – intellectuellement du moins – que ce que l’on cherche se trouve en nous et non en dehors… si on cherche quelque chose en tous cas… mais ceci est une autre histoire… ou est-ce la même ?

et où commence et s’arrête le dedans et le dehors de soi ? je vous laisse réfléchir là-dessus, vous en aurez pour un bout de temps…

mais même si on ne cherche rien, c’est probablement en nous que nous trouverons ce qui est essentiel, ce pour quoi nous sommes né(e)s, ce pour quoi nous nous sommes incarné(e)s… même si on ne s’en souvient plus…

qu’on cherche ou pas, parfois il nous faut quand même switcher l’objectif de bord pour voir ce qui mérite notre attention, ce qui attire notre regard… pour faire focus…

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car à trop regarder les autres on se perd et de toute façon, les autres ne sont que des versions externes de nous-même, que d’autres petits mois qui marchent en dehors de nos propres souliers…

et encore selon monsieur Jung, parait qu’en regardant en soi, on pourrait même trouver quelqu’un qu’on ne connait pas…

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une personne ou plus car certain(e)s sont plus complexes que d’autres…

nice to meet you or yous…

alors s’aimer soi-même pour que ça ne fasse que déborder par la suite…

car on dit que l’on ne peut aimer quelqu’un davantage que soi-même… testons-le pour voir…

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mais in ou out, peut-être qu’il n’y a même pas de choix à faire ?

car qu’on regarde en-dedans ou qu’on porte notre regard vers le dehors, on ne rêve que de soi, on ne voit que soi, nous portons le monde dans nos yeux… nous projetons notre petit tas de croyances et d’expériences personnelles sur tout ce que l’on regarde…

alors si l’on cherche l’amour, peut-être que l’on devrait arrêtez de chercher en dehors de soi et simplement se mettre disponible pour se laisser trouver ? et que l’amour nous trouvera…

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ou quoi que ce soit qui motive notre quête, pas fou d’arrêter de courir après ce quoi que ce soit, car on dit que tout ce que l’on cherche finit par nous trouver…

alors pour cela, peut-être qu’il faut simplement faire du sur place et se laisser trouver ?

car on dit qu’inévitablement, nous arriverons à la maison un jour ou l’autre…

et dans le scénario le plus parfait, que cela se fasse avant qu’on ne quitte le navire…

et vogue la galère…

dire le rien

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéseizième

ah ce cher silence… il peut tout dire, ou rien…

en fait on peut lui faire dire ce qu’on en veut à ce cher silence…

soit ceci…

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ou cela…

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mais souvent ceux qui parlent le plus sont ceux qui ont le moins à dire, genre…

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si l’on dit en général que l’on se retrouve tous et toutes dans le silence, certains croient au contraire que c’est le silence et non la distance qui nous sépare…

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alors moi, devant ces quelques mots, je me la couds ce matin et la boucle…

car de fil en aiguille…

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et je vous reviens plus tard pour ne rien dire qui vaille…

VivAmala

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéquinzième

écoutez ça, c’est de l’amour… du mieux que je peux… pour le moment… une première take… in love et out of love

si une image vaut 1000 mots, alors on connait la chanson…

je t’aime ma amala


VivAmala

Amala belle Amala
nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala
nous sommes tous tout près de toi 

chacun de nous silencieux
en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse
full feeling avec toi

***

tu vis en chacune de nous
et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nous
et nous te gardons bienveillante

tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur Osho

***

tu nous gardes le coeur au chaud
et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho
et du sourire plein la face

tu nous ouvres le chemin
pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin
all the way nous allons danser

***

para sempre / para sempre
je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre
on t’aime belle Amala

tu vis ici dans mon coeur
maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs
maintenant et pour l’éternité

*** para sempre = pour toujours – en portugais

sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu
Chamo Estrela – Cruzeiro # 88
un hymne qui invoque une étoile