
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/quatrième
la liberté est in ces jours-ci… particulièrement la liberté d’expression…
mais la liberté est aussi beaucoup plus qu’une marque de yogourt…
et la liberté est aussi un ptit quelque chose d’autre, mais quoi donc ? on cherche on cherche…
car la liberté est un concept à géométrie variable…
si on ne se libère pas nécessairement dans le vide, dans l’absolu, se libère-t-on toujours de quelque chose ?
alors…
sommes-nous vraiment libres ?
libres d’aimer ou pas ?
libres de boire et manger ou pas ?
libres de gagner sa vie comme on le veut ? ou comme le peut ?
libres de décider qui nous gouverne ?
libres de choisir entre sécurité et liberté ?
libres de corps et d’esprit ?
libres de pensées et libres de penser ?
pensons-y… mais pas trop…
car tout le monde, vous et moi quoi, on cherche la liberté… tout le monde, tout un chacun chacune, nous cherchons à se sortir la tête de l’eau des contraintes corporelles qui viennent avec l’incarnation…
mais cherchons-nous la liberté parce que nous nous sentons prisonniers ?
mais tant qu’on vit dans un corps, pouvons-nous être complètement libre ?
la question se pose… et la réponse nous glisse entre les barreaux…
la route vers la liberté se marche un pas à la fois, la quête prend place dans chaque instant, et l’espoir nous fait continuer d’avancer… mais vers où me direz-vous ? vers où vous demandes-je en effet moi-même…
est-ce que la liberté est inévitablement qu’ici ? maintenant se trouve la liberté ?
quand même étrange que lorsque notre âme flotte librement entre deux mondes, entre deux incarnations, étrange que l’on doive reprendre corps pour éventuellement retrouver la liberté… car la liberté doit inévitablement résider dans l’astral, alors possible de saisir en corps ?
liberté perdue, liberté retrouvée… vous l’avez retrouvée la vôtre vous ? moi je continue de la chercher car elle est coquine la liberté, elle se cache dans les moindres racoins de la vie, elle se cache dans les touts petits méandres de notre âme… elle se sauve parfois la coquine de liberté…
on dit qu’il faut perdre quelque chose pour réellement l’apprécier…
alors peut-être que le but de la vie n’est tout simplement rien d’autre que de graduellement perdre ses illusions, une par une, pour éventuellement retrouver la liberté pour laquelle on s’est possiblement incarné(e) ?
peut-être que la liberté ne nous est que révélée graduellement au fur et à mesure que les voiles de l’illusion tombent ?
alors l’idée consiste à continuer de chercher à retrouver cet espace où aucun fil ne nous attache, cet espace grand ouvert dans lequel on baigne… même si on ne voit pas, même si on ne sait plus…
et pour pouvoir retrouver quelque chose, faut-il absolument pouvoir l’imaginer ? ou peut-on trouver quelque chose que l’on ne cherche pas, que l’on ne sait même pas exister ?
mais comment on imagine quelque chose que l’on a complètement oublié ?
et d’ailleurs, qu’est-ce que cette liberté que l’on cherche tant ?
et d,autre part, est-ce que les animaux sont libres ? les sauvages je veux dire car les domestiques le semblent très peu… quoi que toujours difficile à dire…
est-ce que les éléments de la nature jouissent d’une total liberté ? est-ce que les électrons sont vraiment libres ? ou n’obéissent-ils pas qu’à une certaine loi de la nature ? sont-ils mûs par un instinct organique qui ne leur donne aucun choix ?
est-ce que l’esclave est plus libre que le maître ? et le gardien de prison plus libre que le prisonnier ? car en fait nous faisons tous notre temps ici sur terre… que les rôles qui changent…
est-ce qu’un poisson est libre dans la mer ? ou ne vit-il pas que dans un plus grand bocal que notre poisson rouge en bocal ?

toutes ces questions posent et possiblement qu’elles se trouvent…
en temps et lieu… en temps et lieu…
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addendum
en terminant, quelques mots de Spinoza reçus en commentaires par un lecteur mystère :
… nous ne sommes pas libres, et de le comprendre peut nous rendre libres…
Nous sommes libres quand nous agissons en connaissance de cause, et esclaves quand nous agissons dans l’ignorance.
Mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, notre action ne découle d’un choix volontaire. »
– Balthasar Tomas » Être heureux avec Spinoza »





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