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rien à dire, que l’amour

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéquatorzième

j’essaie de mettre des mots sur autre chose que ce que vit mon amie Amala qui a entrepris son dernier voyage en ce body… dernier take-off… le corps n’est plus requis désormais… l’âme peut s’envoler…

mais depuis dimanche, depuis notre  rencontre de coeur, je ne pense qu’à elle, je ne sens qu’elle, ne ressens qu’elle… et son mari… et tous nos ami(e)s… encore, en coeur et en choeur…

et je sens que je ne suis pas le seul ni la seule à être habité(e) par notre amie ces jours-ci… et son mari… et nos ami(e)s…

vous aussi ? me semblait aussi…

comme si, parce qu’elle est sur le point de partir, elle se dissous déjà en nous… comme le sel dans la mer, comme une mère en son fils, de mère en fils… comme une reine en ses sujets… comme une amie en ses ami(e)s…

comme si on commençait déjà à incarner en nous un ptit bout de notre chère Amala…

et comme je disais hier, habituellement, dans ces circonstances

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mais parfois les mots forcent leur chemin… parfois les mots sont aimants et nous rassemblent, nous aiment et nous animent… desseins animés… destin allumé…

d’ailleurs, hier, après une soirée à jouer de la guitare, à fredonner et à zigonner un air et quelques mots, je suis sur le point d’enregistrer une chanson pour notre Amala… quand on ne sait plus quoi dire, on peut toujours le chanter… car contrairement à parler, chanter ne ment pas, jamais…

juste plus fort que moi… ça me pousse au c… oeur tout cet amour que je ressens pour mon amie, notre amie… ça me tire vers elle… ça me porte vers les cieux… on habite à quelques km l’un de l’autre mais c’est comme si elle vivait ici dans mon salon depuis qu’on l’a vue dimanche dernier… elle me suit aussi même jusque dans mon jardin…

je ne veux pas absolument aller la voir, de toute façon juste prendre soin d’elle doit être une job à temps plein pour elle et ses plus proches… non, juste besoin de la porter en mon coeur, juste besoin de m’assoir et de penser à elle… juste besoin de bercer son âme en mes bras…

où est-ce plutôt elle qui nous berce déjà ? me semble que je sens ses bras autour de moi…

en fait, juste besoin de mourir moi aussi un peu avec elle en la vivant totalement… en la laissant être et se dissoudre en moi…

une inspiration à la fois, une expiration dans la foi…

d’ailleurs, juste ça qu’on a fait toute notre vie ensemble elle et nous finalement, accompagné(e)s par Osho, apprendre à respirer, un souffle à la fois, chaque souffle dans la foi… et à revenir quand notre esprit s’écarte et s’égare… revenir en notre coeur… un souffle à la fois…

pas besoin ni envie de parler avec elle, juste envie et besoin de m’assoir avec elle… ici… pas loin… tout près du bord du coeur…

pas besoin de rien faire pour elle… d’ailleurs, j’ai offert mon aide s’il y a quoi que ce soit qui pourrait nécessiter un coup de main de ma part et j’attends… juste si, au cas où… mais plus que ça, quoi faire ? juste être là… ici…

car elle n’a pas besoin de moi ni de ma présence notre Amala…

le contraire même… plutôt moi qui a besoin d’elle… et de son absence –  de corps – à venir, en devenir… juste besoin de la sentir ici, elle qui retourne à la maison…

et pour moi, simplement apprendre encore un peu plus à accepter la mort, apprendre à accepter sa mort… car perdre sa mère, même si seulement symbolique, ça doit s’apprendre…

comme lorsque ma mère est décédée il y a une douzaine d’années, je réalise que ce n’est pas parce qu’on se voyait moins souvent depuis quelques années que la relation était moins forte… au contraire même… au moment du départ, toute la force d’une relation se manifeste en apothéose…

alors que faire ? que dire ? rien…

rien d’autre que simplement l’accompagner, passivement, tendrement, délicatement… en présence subtile et amicale… en pensées, en émotions… de loin, d’ici, jusqu’à là-bas… là où nous sommes tous et toutes réuni(e)s… en notre coeur…

 

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Love is the only miracle there is…
Love is the ladder from hell to heaven…
Love learned well, you have learned all…
Love missed, you missed your whole life….

– Osho

la vie, l’amor…

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantétreizième

hier, comme de nombreux et nombreuses ami(e)s, connaissances et proches de notre amie Amala (France pour sa famille), j’ai passé la journée très habité par notre amie unique, notre reine de coeur, notre purple reine…

et vous avez été nombreux et nombreuses à lire ma chronique qui lui était destinée et et me dire avoir été touché(e)s… c’est effectivement le mot touché qui fut mentionné par plusieurs d’entre vous… comme si, via quelques mots, on pouvait veiller ensemble sur notre amie commune – ou n’est-ce pas plutôt elle qui veille sur nous ? comme si on pouvait se toucher par les ondes…

par sa présence plus fragile que jamais en ce moment, par l’expérience qu’elle vit actuellement, par son possible et éventuel passage prochain, notre amie touche directement notre âme et notre coeur… encore et encore… par son grand coeur, notre amie nous réunit en notre coeur à chacun, en notre coeur commun… elle fait de nous un choeur vibrant à l’unisson…

hier, avant d’écrire ma chronique, je me demandais si je devais mettre des mots sur la rencontre de dimanche et sur les impressions que ça avait laissées en moi… ou pas… car

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mais malgré cela, j’aime aussi dire les mots qu’il faut, déposer des mots qui peuvent nous relier, nous aider à nous faire sentir un… j’aime les mots qui peuvent nous faire du bien…

alors j’en ai finalement dits des mots et j’ai senti que ces quelques mots étaient aussi un peu vos mots… mes mots sont devenus nos mots alors…

des mots et pas des maux, car je nous sens de plus en plus à l’aise – du mois, de moins en moins mal à l’aise –  avec la mort qui s’approche de plus en plus de nous, via nos ami(e)s et connaissances encore pour le moment mais qui, éventuellement, frappera à notre propre porte…

car lorsque la mort frôle nos ami(e)s et les gens qu’on aime, c’est aussi de notre propre mort qu’il est question… et qu’on doit répondre…

quand un ou une de nos ami(e)s s’apprête à mourir, c’est surtout de notre propre mort qu’il s’agit… si on ne rêve que de soi comme dit Betty, on ne meurt peut-être toujours et seulement qu’à soi-même… à ses illusions, à ses croyances, à ses résistances…

quand quelqu’un qu’on aime meurt, c’est une partie de nous-même qui meurt, c’est à une partie de nous-même que l’on meurt… quand un(e) ami(e) meurt ou se prépare à le faire, c’est une partie de notre coeur qui se détache du grand bal de chiling incarné qu’est la vie ici sur terre…   car c’est chill la vie… et l’amor aussi…

je parle d’amor pour ne pas parler de mort… car on commence à réaliser de plus en plus pour de vrai que la mort n’existe pas vraiment, que ce passage obligé n’est que transformation, que changement de forme, que retour à la maison…

ce qu’Amala nous indique et nous pointe en ce moment et ce qu’elle a généreusement partagé avec nous dimanche dernier… aussi ce que Pravasa (chum et nouveau mari d’Amala) a ouvert comme espace commun en créant un groupe Facebook… un espace par lequel on peut se sentir connecté(e) à elle, à lui, à chacun(e) de nous qui aimons tendrement Amala…

un veille virtuelle, en ligne…

un espace dans lequel on peut se relier pour la sentir, pour la soutenir dans l’invisible car assez limité ce que l’on peut faire d’autre pour elle… qu’être ici, délicat(e), sensible, disponible si besoin il y a mais sans intervenir… qu’être uni(e)… chacun chacune à sentir ce vide en nous, ce vide en soi… à faire la paix avec notre propre mort qui se prépare…

j’ai trouvé ceci hier…

les arbres sont des poèmes que la terre offre vers le ciel… nous les coupons pour en faire du papier pour ensuite pouvoir y écrire notre propre vide intérieur…  – Kahlil Gibran

13174063_10153845294692798_1126060552402037229_n.jpgArt by Carlos Garcia via Thomas Keller

au moins, ces chroniques sont écrites dans l’invisible, alors plus OK de remplir de vide de mots… car ce vide est ici, là où nous nous rencontrons vous et moi, ce vide qui est partout, et en nous, et là-bas… mais surtout ici… un vide rempli de chacun(e) de nous, un vide rempli de notre présence, ici…

quand même drôle la vie…

hier après une journée qui a alterné entre lire vos commentaires (plus nombreux qu’à l’habitude, Amala oblige), suivre les témoignages d’amitié envers Amala sur le groupe FB et la correction de travaux universitaires,  je suis allé au cinéma à Ste-Adèle en soirée sans savoir ce que j’allais voir… juste besoin de mettre la switch à off, de me changer les idées comme on dit… et voyez sur quoi je suis tombé…

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quand même… moi qui me moque parfois de l’expression il n’y a pas de hasard, hier soir, the joke was on me…très beau petit film en passant.. touchant… touché…

et pour finir, mes plus sincères remerciements à notre ami Pravasa, qui veille sur sa belle avec soin et générosité… à notre chère nurse SupSup, notre amie spécialiste de la fin de vie, et qui accompagne aussi notre amie… de même qu’à Leena et Samana qui ont organisé la rencontre de dimanche dernier…

we are family, all my brothers, sisters and meand mostly Amala en ce moment… et tralala…

et en terminant pour de vrai, encore quelques mots, que certains n’ont pas hésité à ne pas dire jadis…

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l’âme et son Dieu… (tiré de la voie du Tarot via Richard Chartier)

… étant incapable de le nommer, de croire en lui – en Cela – je peux le sentir de manière intuitive au plus profond de moi; je peux accepter sa volonté, cette volonté qui crée l’univers et ses lois, et l’imaginer comme un allié, quoi qu’il arrive.

«Je suis de toi… J’ai confiance en toi…»

C’est tout, je n’ai pas besoin d’en dire davantage, les mots ne sont pas le chemin direct, ils l’indiquent mais ne le parcourent pas. J’accepte d’appartenir à cet incommensurable mystère, entité sans être ou non-être, sans dimension, sans temps.

J’accepte de m’abandonner à ses desseins, d’espérer que mon existence n’est pas un caprice, une plaisanterie, une illusion ou un jeu, mais une inexplicable nécessité de son Œuvre.

De savoir que cette permanente impermanence fait partie de ce que mon esprit conçoit comme projet cosmique.

De croire qu’étant un engrenage infime de l’incommensurable machine je participe à son éternité, que ce changement que mon corps appelle «mort» est la porte que je dois traverser pour me submerger dans ce que mon cœur ressent comme un amour total, que mon centre sexuel conçoit comme un orgasme sans fin, que mon intellect nomme «vacuité illuminée»…

___
Ancestors Prayer

« When you were born,
The earth became your body,
The stone became your bone,
The sea became your blood,
The sun became your eye,
The moon became your mind,
The wind became your breath.

When you passed to the Otherworld,
Your breath became the wind,
Your mind became the moon,
Your eye became the sun,
Your blood became the sea,
Your bone became the stone,
Your body became the earth.

When we were born, you did the same for us:
You called forth the earth and rocks;
The sea arose and the sun descended;
The moon shone down and the winds sang.
For those who come after, we shall do as you did for us
When we are gone, we shall do as you did before.
Ancestors, we honour you. »

– Michael Dangler

___

Please call me by my true name
Thich Nhat Hanh

Don’t say that I will depart tomorrow—
even today I am still arriving.
Look deeply: every second I am arriving
to be a bud on a Spring branch,
to be a tiny bird, with still-fragile wings,
learning to sing in my new nest,
to be a caterpillar in the heart of a flower,
to be a jewel hiding itself in a stone.

I still arrive, in order to laugh and to cry,
to fear and to hope.
The rhythm of my heart is the birth and death
of all that is alive.

I am a mayfly metamorphosing
on the surface of the river.
And I am the bird
that swoops down to swallow the mayfly.

I am a frog swimming happily
in the clear water of a pond.
And I am the grass-snake
that silently feeds itself on the frog.

I am the child in Uganda, all skin and bones,
my legs as thin a bamboo sticks.
And I am the arms merchant,
selling deadly weapons to Uganda.

I am the twelve-year-old girl,
refugee on a small boat,
who throws herself into the ocean
after being raped by a sea pirate.
And I am the pirate,
my heart not yet capable
of seeing and loving.

My joy is like Spring, so warm
it makes flowers bloom all over the Earth.
My pain is like a river of tears,
so vast it fills the four oceans.

Please call me by my true names,
so I can hear all my cries and laughter at once,
so I can see that my joy and pain are one.
Please call me by my true names,
so I can wake up
and the door of my heart
could be left open,
the door of compassion.

mamala

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédouzième

allo ma belle mamala…

on était ensemble dimanche dernier lors d’une rencontre de coeurs au cours de laquelle tu étais la reine, et moi un valet… moi je t’ai vu toute grande mais toi, je ne sais pas si tu m’as vu car je me sentais tout petit… détail anyway…

car on était plus de 50 et je ne sais pas ce que ton regard captait… je suis certain que ton coeur a tout saisi lui, ton âme aussi, mais tes yeux, je ne sais pas… détail anyway…

je ne sais pas non plus si tu te feras lire ce message par Pravasa ou par un(e) autre ami(e) – message que j’écris en pleine nuit – ou si j’écris dans le vide, mais peu importe car comme dit Betty, on ne rêve que de soi…

alors je n’écrirai ici que quelques mots de mon rêve à moi, en pensant à toi…

que quelques mots qui se rendront peut-être jusqu’à toi, toi qui vit ce passage ultime en t’apaisant en toi-même, à seulement quelques km d’ici, ici tout près sur le bord de mon coeur…

alors que ces quelques mots…

pour te dire que je te trouvais tellement belle et resplendissante dimanche dernier, 1er jour jour du mois mai, mai étant le mois de la amala comme tout le monde le sait… et celui de la fête des mères by the way

c’est qu’il y a une trentaine d’années, tu as symboliquement adopté 3 enfants, Pantha le gars, Azima et moi… je crois que personne parmi nous ne sait trop pourquoi ni comment cela s’est passé mais je sais qu’on en est tous fiers que ça se soit passé… la vie a parfois de ces mystères que seul le coeur comprend…

pour te dire que je voyais en nos ami(e)s communs rassemblé(e)s autour de toi tout l’amour qu’on te porte en nos coeurs… ce que tu as semé, tu le récoltes maintenant car c’est bien connu, on récolte ceux que l’on s’aime… et toi ton jardin porte fruits, même dans le froid, même en mai…

alors que quelques mots de plus…

pour te dire que je te trouvais tellement généreuse de partager avec nous, ta famille de fous et de folles d’Osho comme toi, ce pré-voyage de noces qui doit être toute une ride… et pour toi, et pour Pravasa ton heureux zélu qui prends soin de toi… tu nous a montré avec tant de grâce où l’on s’en va tous et chacun chacune… merci mamalou d’ouvrir ce chemin pour nous rassurer…

que quelques mots encore…

pour te dire que moi aussi, si j’ai l’occasion de le savoir un peu d’avance avant mon grand départ, que moi aussi je veux rassembler, comme tu l’as fait dimanche dernier, mes ami(e)s pour communier avec eux et elles… quelle intelligence et générosité que d’offrir cette occasion pendant qu’on respire encore ensemble… merci ici mama là…

pour te dire que je n’ai rien exprimé haut et fort dimanche dernier ni ne suis allé te voir après car je ne voulais pas te fatiguer… ben oui, ton fils veut te ménager… alors te dire que j’étais là, tout là avec toi… ici quoi…

que quelques mots encore et encore…

pour te dire que dimanche dernier, quand nos yeux étaient fermés pour qu’on puisse voir, ensemble, l’essentiel de l’amour qui nous relie, je me rappelais encore de toi il y a quelques années, quand j’ai littéralement lancé mon livre en pages lousses et folles et que tu t’es pitchée pour les ramasser…  tu ne m’as même pas surpris… car ça c’est de l’amour maternel, ça c’est de l’amour d’amala éternelle…

que quelques mots en douce, douce comme l’était ta voix dimanche dernier, quand elle résonnait tout doucement, en choeur, en nos coeurs… la lionne rugissait en nous tout doucement, de sa voix de soie…

que quelques mots, toujours, pour te dire mon amour…

que quelques mots de trop, car les mots sont souvent de trop quand on dit je t’aime…

alors que ces quelques mots, quand même, pour te le dire, te dire ce que les mots ne peuvent dire :

je t’aime mamala… et merci d’être ma mamala…

à tout de suite… juste ici, dans les pays d’en haut, ici dans le grand now…

vie d’ange

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéonzième

traduction: mon ange gardienne était jeune et pleine d’énergie quand on s’est rencontrés… mais toutes ces années passées à me protéger lui ont fessé dans l’dash

oh que je suis chanceux… oh que je suis protégé… il y a quelqu’un – ou quelque chose c’est selon – qui veille sur moi, day in day out… car pour les anges, pas de repos… les anges sont sur la job 24/7…

quand j’étais jeune et fou, je ne croyais pas aux anges… car quand on jeune, souvent on pense que l’on a pas besoin d’ailes…

mais avec le temps qui nous passe dessus et dedans, avec les rides qui nous poussent au front et ailleurs, on finit par changer d’idée… certains d’entre nous en tous cas… on s’ouvre l’esprit, on évoque la possibilité et graduellement, pouf ! Gabriel et son armée nous tombent dessus…

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pour nous guider, nous protéger, prendre soin de nous… pour veiller sur nous…

mais si on veut seulement… car les anges ne forcent rien… les anges sont respectueux… les anges proposent et nous on dispose… et quand on dépose les armes, les anges descendent sur nous, mais surtout en nous… car les anges cherchent maison…

parfois les anges sont désincarnés, et parfois ils chillent in carne… car certaines anges vivent parmi nous déguisées en humains, ou en animaux…

parfois, les anges se cachent dans les chansons, parfois elles sont cachées dans les images… et souvent c’est dans la nature qu’on les découvre… quand on se tait, quand on écoute, quand on ouvre autant son coeur que son esprit… car les anges ne poussent pas, ni ne bousculent…

en vérité, en vérité rien ils ni elles ne disent… alors il faut bien écouter car les anges ne crient pas, elles chuchotent… les anges sont vaporeuses

si on dit que Gabriel est l’archange en chef, je crois personnellement que la boss des anges est Marie, oui oui la mère de vous savez qui…

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pour moi, c’est elle qui représente la bonté ultime, l’amour inconditionnel, l’acceptation totale de qui l’on est, de nos erreurs, de nos niaiseries…

je crois aussi que pour voir les anges, il faut tourner son regard vers les cieux…

13086818_10154147583121241_1068285805422915166_oen soi, et vers les cieux… il faut s’élever vers le plus haut en soi..

mais moi mon ange en chef, c’est lui…

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et lui aussi…

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deux pour un… deux anges pour un ptit dur dur de la feuille…

pissant, vive le printemps

1798593_10152337981818939_1874307744_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-dixième

le printemps est arrivé… excitant en effet non ? mais pas encore le temps de pisser dans son jardin… ni dans ses plantalons…

de mon côté, ça fait 2 jours que je me suis sorties les deux mains de d’dans le derrière de l’hiver pour les remettre dans la terre… pour jouer sur le terrain… à rateller, gratter, pelleter pour agrandir le jardin, corder le bois…

deux jours à jouer sous le soleil – encore un peu froid mais tout de même bon pour les bibittes d’été que nous sommes aussi, pas seulement des bonhommes carnaval hein ?

quand même, faut se protéger du soleil même s’il n’est qu’encore tiède alors

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moi quand je joue dans la terre,

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eh qu’on a du fun… mon chum pis moi…

car on est au moins deux dans ma tête, moi pis mon chum… mes chums pis nous… à sortir nos coeurs dehors pour leur faire prendre l’air en ce printemps naissant… et vous aussi j’imagine… tous vos vous je veux dire… heureux d’un printemps qui m’sort d’la couette…

car avec le printemps, on se réveille très chers ami(e)s… tous nos nous… alors soyons doux et douces pour nos ptits coeurs qui se réveillent à peine de l’hiver… sortons-les dans les vastes champs de lumière et laissons-les respirer…13096107_10153956251575901_6373029027662997772_n

car c’est la vie avec un grand V qui revient ces jours-ci… après des mois d’hibernation – hiver nation nous sommes – on revient à la vie… on renait, nous redevenons des renés et des renées… aho rené roi du printemps, aho renée reine de la terre…

toujours un peu grisant ce temps de l’année quand la terre rappelle notre corps à l’ordre… à l’ordre des choses organiques et terrestres…

car la terre ne ment pas… quand on y plante nos deux mains, on touche directement à la vie… on nettoie les résidus de l’automne cachés sous la neige (il y en a encore ici) pour redécouvrir de nouveau notre terre d’accueil, notre terre natale… car nous sommes fils et filles de la terre…

sou filho da terra, sou filha da terra…

et comme le plein temps est arrivé, je vous laisse avec ma nouvelle gouroune du jardin, Mme Laverdière, une sympathique beauceronne qui fait fureur sur le web ces temps-ci…

le temps qui change

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-neuvième

la vie est changement… la vie n’est que changement…

et plus ça change plus c’est pareil… d’ailleurs, on dit aussi que seul le changement est constant dans la vie…

et ce constant changement, ce n’est qu’avec le temps qu’on peut le constater vraiment… qu’avec les années qui nous passent au nez, au visage et dans le corps… ça prend du temps pour constater la persistance de ce changement…

car avec le temps souffle le changement… le temps apporte le changement, les changements… et si on ne résiste pas, si on ne lui résiste pas, parait que le changement n’est pas douloureux… paroles de Bouddha…

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et pas que Bouddha qui se soit prononcé en ce sens…

selon Lao Tzu : la vie n’est qu’une suite de changements naturels et spontanés… ne leur résistez pas… cela ne fait que créer de la douleur… laissez la réalité être la réalité… laissez les choses aller de l’avant telles qu’elles vont naturellement

voyez bien, ça semble unanime pour nos grands sages…

alors quoi faire ? dire oui ? laisser aller ? ouvrir les mains ? pas trop compliqué me semble…

mais pourtant, mais pourtant…

parfois bien difficile de simplement dire oui, marcher pas par pas par en avant… si difficile parfois de faire un pas à la fois, chaque pas dans la foi… la foi que ce qui est est parfait, tel quel, constante ultime perfection… et que ce qui sera sera… OK…

alors accepter les faits at face value comme disent les chinois… qui parlent anglais… constat simple, et pourtant… pourtant… souvent les choses les plus simples sont les plus difficiles à saisir…

mais les années qui s’accumulent peuvent devenir en ce sens le plus grand enseignant face au temps qui passe, et quant aux résistances qu’on affiche face à ce qui change… car temps égal changement… et on dirait que le temps d’aujourd’hui file de plus en plus vite… et donc que ça change de plus en plus vite…

mais en dépit des paroles des sages, faut croire qu’il nous faille résister pour éventuellement lâcher prise… on dirait qu’il faut s’épuiser pour retomber dans l’instant, cet instant dans lequel on baignait dès notre naissance, avant le construction sociale de notre identité, avant le développement de ce mental qui roule…

mais en même temps, si on dit que tout change, quelque chose en nous ne change jamais… quelque chose comme un témoin, comme une présence, comme un observateur qui observe justement…

un spectateur/trice se situant en deça – ou au-delà – de ce qui change… au-delà de ce changement qui ne touche que le corps, que les choses, oser l’impermanence qui s’étend au-delà de la permanence de l’instant… cet instant qui passe, mais qui revient sans cesse… toujours le même moment qui revient à l’infini…

alors si vous ne pouvez croire et mettre en pratique ce que Bouddha et Lao Tzu nous disent, essayez de résister au changement… et je ferai de même… vous me direz ce qui arrive OK ? je vous en reparle aussi…

j’attends de vos nouvelles…

mysticisme, magie et autres mystères de la vie

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-huitième

traduction : quand tu commences à prendre conscience du mystique autour de toi, le mystique prendra conscience de toi…

croyez-vous à la magie vous ? au côté mystique des choses ? aux mystères qui prennent place autour de vous  et moi ?

moi non plus, du moins pas toujours, quoi que de plus en plus avec les années qui passent…

mais en même temps, sans être trop familier avec le côté givré des choses, je suis certain que le monde est beaucoup plus magique que je ne peux me l’imaginer…

le simple fait que la terre tourne sur elle-même, avec presque de 8 milliards de nous qui tournent aussi dessus est en soi tout une grande manifestation de la magie non ?

selon notre ami Wikipédia, la magie est une pratique destinée à intervenir de façon surnaturelle sur le cours des événements ou le comportement d’autrui en mal ou en bien… généralement, la magie du bien est appelée magie blanche alors que la magie du mal est nommée magie noire

on peut bien ne pas trop vouloir y croire… car qui sommes-nous pour oser penser intervenir sur le cours des événements ? mais en même temps, n’intervenons-nous pas constamment sur le cours des événements à notre humble mesure ?

faut seulement définir ce qu’est le surnaturel… et ne pas trop être figé quant aux côtés noir et blanc des choses, ni sur le bien et le mal… car en soi, le mode de la dualité est un peu dépassé admettons-le…

d’autre part, toujours selon notre ami WIkimouse, la mystique ou mysticisme, est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes…  le terme relève principalement du domaine religieux, et sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun...

mystique, magie et mystères… en bref, ce grand inconnu qui nous fascine, qui nous attire, qui nous intrigue… on peut bien faire notre ptit bibitte sceptique, vraie ou fosse, mais il existe tellement de choses que l’on ne peut expliquer qu’on ne peut qu’être humble devant l’inconnu…

et invitons la magie dans nos vies…

 

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traduction : tu sais ce qu’est le problème avec ce monde ? tout le monde veut une solution magique à ses problèmes mais tout le monde refuse de croire à la magie… – Alice au pays des Merveilles 

ou en d’autres mots, comme disait le poète, tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir… en fait, chaque personne qui achète des billets de loto croit en la magie… car avec une chance sur des millions de gagner le jackpot, ça en prend de la magie…

qu’on l’admette ou pas, nous voudrions tous et toutes croire à la magie, à la mystique, au grand mystère…

mais peut-être qu’on pourrait se faire accroire qu’on y croit pour qu’elle vienne à nous ?

car au fond de soi, je suis persuadé que nous sommes tous et toutes fascinés par la face cachée des choses, intrigués par le mystère, aspirés par l’inexplicable…

d’ailleurs comment sommes-nous arrivé(e)s ici ?

en soi un grand mystère que cette existence, un énigme cette prétendue réalité… alors marchons les deux pieds dans le mystère, l’esprit ouvert, et le coeur aussi…

vous avez besoin d’une preuve que la magie existe ?

giphy

psst psst

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-septième

ce matin, ouvrez grande votre oreille, la droite ou la gauche, mais la bonne…

écoutez avec attention, sans grande tension mais avec beaucoup d’attention…

car je ne ferai que chuchoter…

ici je vous chuchote à l’oreille… ma grande vulnérabilité, ma grande sensibilité, ma grande intimité… je vous livre mon jardin secret…

chut ! écoutez…

jeux de mots

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-sixième

eh que j’aime les esprits de mots ainsi tordus… l’esprit des mots qui sortent du cadre et qui recadre…

j’aime quand les mots se fourchent dans les deux langues…

j’aime quand les langues baignent dans le vinaigre et goûtent sûr… et incertain…

j’aime quand les mots sautent la barrière de la langue fourchue et font des colles buissonnières… et aujourd’hui…

j’aime quand les mots sont hors la loi 101…

j’aime les mots quand on les détourne, et qu’ils se laissent faire, et défaire… quand on les contourne et qu’ils se détournent de leur sens unique en aller-retour…

j’aime les mots quand ils sont coucounes, gougounes, nounounes et poupounes… de luxe…

car parfois les mots se foutent de nous, souvent ils se fouent de notre gueule et ils sautent hors d’oeuvre en petites bouchées…

je lèche les mots tranquilles, surtout s’ils me démangent, je me pourlèche de leur esprit tordu, détendu, comme un fruit défendu en péché immortel…

j’aime les mots qui cognent dans le dash de la réalité, les mots qui déforment l’irréalité, les bribes de lettres qui twistent les idées toutes croches…

car les mots sont des outils qui nous permettent de construire le monde autrement… ils sont le matériau concret d’un univers irréel et artificiel…

les mots sont-ils venus avant les faits ou sont-ce les fesses qui ont du vécu ?

rien comme jouer dans les mots qui tournent les coins ronds… rien comme pitcher dans le vide du non sens qui redeviendra sens en vous, ou pas… probablement pas, à pas…

passer go et danse à gogo, penser gros et faire petit…

si vous êtes encore ici, c’est que vous êtes aussi tordu(e)s que les mots qui me sautent hors du couvert… les mots qui me débordent du cerebelum et qui font un fou des mots de moi, un trou de mots de foi…

car qui écrit croit, en tout ou en rien, peu importe, car tout est dans tout… tout est dans l’trou…

tourlou…

et inquiétez-vous pas, non non chupasfou… mais

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bonne fête le monde

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-cinquième

hier, cela faisait 55 ans que le corps dans lequel mon âme a choisi de s’incarner pour un autre tour de piste – et que je continue d’habiter car le bail est encore valide pour une durée indéterminée – est sorti de ma mère… chilling in carne

j’allais dire sorti du ventre de ma mère mais on sait tous que les bébés ne naissent pas dans les running shoes… alors vous savez d’où car vous savez tout, vous, beaux esprits…

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la terre croît, le feu brille, l’air souffle, l’eau coule et l’esprit est un peu nono… 😉

et comme c’est devenu une habitude, FB m’a rapporté vos souhaits, souhaits que j’ai pris soin de voir et recevoir cette nuit (merci café accompagnant le succulent gâteau de fête) et d’y répondre par un vibrant coup de guitare… dring dring… merci pour vos pensées…

toujours plaisant de sentir ce flots d’amour et d’amitié, cette délicatesse des gens qui pensent à nous et qui prennent le soin d’agir sous diverses formes en notre direction, que ce soit via un drôle de ptit bonhomme, un bonne fête bien senti ou quelques mots personnalisés… merci, touché…

et si on reçoit ces souhaits, c’est bien parce qu’on le veut car on a l’option – ou pas – d’indiquer notre date de naissance dans notre profil FB…

ce choix est à l’opposé de certaines personnes qui ne veulent pas divulguer leur âge de peur de renforcer le message à leur corps que leur bolide vieillit… intéressant concept… parait d’ailleurs que selon certaines sources, on pourrait vivre jusqu’à 150 ans, ou plus encore… mais que l’on ne pourrait pas tolérer le poids de la vie, ce qui fait que l’on choisit – inconsciemment –  de quitter le bateau… intéressant concept…

alors on repart pour un autre tour de piste annuel, le 56 ème… un autre tour de saisons, un autre carré aux 365 dates, un autre cycle de 13 lunes… pourquoi avoir coupé l’année en 12 alors que le deal était un 13 à la douzaine ? fouillez-moi…

alors on repart pour un autre tour jusqu’au prochain passage au pitstop dans cette human race

bizarre pour moi de me remettre en route pour cette nouvelles tournée au grand bar bar de la vie alors quelques bons et bonnes amies sont sur le point de la quitter, atteint d’un certain signe astrologique…

mais dans le fond, peut-être partirai-je avant ? qui sait ? ou vous de même ? pas que je ne le souhaite à personne mais qui aurait pu dire que le petit Prince partirait lui-même si vite à 57 ans à peine ? alors on enjoy en masse et en joie OK ? pendant qu’on passe, ne passons pas le temps qui ne passe jamais anyway, que nous que nous…

ce week-end de célébration, je l’ai passé en – bonne – compagnie de quelques ami(e)s… samedi et dimanche matin en chansons et en musique, et dimanche pm et soirée en famille… menoum menoum…

et il m’est venu à l’esprit hier que le plus beau des cadeaux est de pouvoir recevoir la vie telle qu’elle se présente à nous, sans la souhaiter, ni meilleure ni autrement… et de continuer à avancer avec légèreté, avec gratitude, avec appréciation… avancer sans aller nulle part, vivre sans peur de mourir…

cher lecteur/trice, c’est à ton tour de piste… c’est à ton tour de recevoir un ptit paquet d’amour…

même si je ne te connais pas, même si tu ne me lis pas, même si tu ne vois pas ces mots…

car l’amour qu’on donne, on ne le donne toujours qu’à soi-même…

l’amour qu’on donne, on ne le donne pas vraiment car il ne nous appartient pas…

il ne nous a jamais appartenu, il ne nous appartiendra jamais…

l’amour qu’on pense donner ne fait que passer à-travers soi…

cet amour nous est prêté, il nous est confié pour qu’en prenne soin et qu’on le fasse fructifier…

car l’amour c’est comme du cash, faut que ça fasse de l’intérêt, faut que ça fructifie, que ça purifie… faut que ça profite au plus grand nombre…

l’amour faut que ça roule…

comme la vie, comme la terre, comme le soleil qui revient nous chauffer la couenne…

comme le rock n roll…

quand j’étais petit et que le monde me souhaitait bonne fête, je répondais toujours avec innocence : toi aussi !

alors bonne fête à vous aussi