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obrigado, parabens & poim poim

10644928_764955250231952_5591705035143529187_nPainting by Keren-or

millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 9 et ça monte – et ça descend…

aujourd’hui c’est le 60ème anniversaire de Carioca, notre ami musicien à plusieurs…

c’est grâce à lui si nous sommes aussi nombreux à jouer de la musique autour d’ici…

c’est grâce à lui si nous sommes aussi nombreux à avoir expérimenté avec la sagesse de certaines plantes spéciales de l’Amazonie…

c’est grâce à lui si la musique brésilienne en générale mais aussi celle du Santo Daime a trouvé une telle terre d’accueil ici au Québec…

c’est grâce à lui si j’ai fait 9 voyages au Brésil en quelques années, parfois pour des séjours intensifs de 3 jours seulement…

c’est grâce à lui si ma vie est entièrement dorénavant consacrée à la musique…

et c’est grâce à lui si je transformerai mon Aiglise ici à Val-David en studio de son, cérémonie et d’enregistrement dans les prochains mois…

Carioca est un être unique, un homme enfant, un clown chamane, un maestro aux doigts de cristal, un ami lasagnesque à l’appétit de vie et de musique immense…

Carioca est un ambassadeur de la musique, un porteur de la symphonie de l’univers, un point central dans la formation de plusieurs cercles, un esthéticien musical, un guerrier pacifique du son et de la lumière…

cet homme n’est pas parfait, mais il est totalement et uniquement humain… plus que tout, totalement lui-même…

Carioca est un frère avec qui j’ai organisé plusieurs événements, certains imposants et particulièrement intenses… ensemble nous avons les copilotes de quelques gros navires, autant ici qu’au Brésil…

voyageant partout sur la planète pendant plus de 25 ans, il a initié des milliers de personnes aux plantes de l’Amazonie mais surtout à leur mariage avec la musique, avec la richesse des notes, avec la régularité des rythmes, avec la douceur des voix et des âmes au coeur de la nuit…

un certain hiver de 2010, une quinzaine d’ami(e)s québécois sommes allés passer 2 semaines avec lui dans la forêt du Brésil, non loin de Rio… quel voyage hein les poim poim ?

alors en l’honneur de cet homme enfant à la tuque multicolore et aux poim poim spontanés, quoi offrir d’autre pour son 60ème anniversaire qu’une chanson de notre cru qui lui est dédiée :

http://www.eloibrunelle.com/osho-daime

et pararabens, parabens, parabens carido poim poim irmao…

viva Carioca ! viva Poim Poim ! Canta com amor !

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du silence plein l’entre ligne

11822413_604891866320769_896464272220083982_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 10 et ça monte – et ça descend…

traduction : le fait de demeurer silencieux ne signifie pas toujours que vous n’avez rien à dire… c’est peut-être que vous réalisez que les mots ne sont pas toujours nécessaires… – Hart Ramsey

en effet pas toujours nécessaires les mots… 991 chroniques plus tard, c’est le constat qui s’impose au chroniqueur en ce samedi matin full silence dedans et dehors… mais aurait-il pu être possible de découvrir ceci sans ces milliers de mots ?

car suffit d’écouter le silence émis par la terre pour entendre la musique de l’existence…

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mais pas parce que les mots ne sont pas nécessaires que l’on ne puisse ne pas les utiliser pour tenter de convier sa petite part de silence…

Osho, qui a prononcé des milliers de discours au cours de son passage sur terre, disait toujours qu’il nous parlait à nous,s es disciples, pour occuper notre mental pendant qu’il touchait notre âme, notre coeur, pendant qu’il s’occupait de notre être fondamental…

car le silence se trouve aussi entre les mots, entre les lignes…

et pas parce que les mots ne peuvent transmettre directement l’essentiel qu’on doive les taire et les emprisonner en soi… au contraire, possible de les utiliser ces bouts de lettres comme des supports au silence… comme une tranche de pain qui soutient la meilleure des confitures… alors voici ma marmelade de mots pour accompagner votre café matinal…

mais en même temps, pas absolument besoin de les partager ces mots… car les mots sont multiples… les mots sont nombreux… et le silence est unique, et toujours présent entre chaque mot, que dis-je entre chaque lettre, et même et surtout après les trois petits points de suspension…

et parfois les mots sont presque de trop… prenez cette chronique par exemple… il aurait pu être tout à fait parfait de conserver silence ce matin, et de ne rien écrire… de faire abstraction de mots… et la vie aurait été très bien servie par ce silence qui n’est parfois qu’omission volontaire de mots…

mais en même temps, tout aussi OK de garnir cette tranche matinale de silence de quelques mots, quelques bribes pour justement égayer ce silence, comme de la confiture sur du pain… alors voici une beurrée de mots dans votre assiettée… avec scrabble eggs… car lorsque le silence sert de support pour les mots, ces mots reposent sur quelque chose de vrai, de véritable…

si les mots sont le liant humain, ils sont aussi parfois plus séparant qu’unifiant… alors écrire avec soin, avec sens… ibilité…

et parfois, comme le révèle ce dicton amérindien, il est préférable d’avoir moins de tonnerre dans la bouche et plus d’éclairs dans les mains… version climatologique de marcher sa parole… alors suffit d’écrire avec ses mains plutôt que de parler avec sa bouche…

12364_174732302681607_1408501187_ncar souvent ceux et celles qui parlent le plus fort auraient intérêt à se taire et à écouter la nature qui peut révéler un silence que leurs paroles obstruent et remplissent… mais même malgré les mots, le silence est toujours présent… derrière les mots, entre les mots, sous les mots… c’est le silence qui tisse les mots…

en fait, les mots ne sont que des faire valoir pour le silence… les mots ne sont que les straight men du silence… bien sûr, impossible de décrire le silence avec des mots, mais les mots peuvent tourner autour du pot du silence, les mots peuvent être des agace-disette, des indicateurs, des indices au silence… les mots peuvent être l’envers du décor du silence…

comme toutes les couleurs mélangées qui donnent du blanc, voici mon éventail de mots pour vous dire mon silence… entendez-vous ?

bla bla bla…

comment ça va ?

11846592_1485969238209449_3688439777671122984_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 11 et ça monte – et ça descend…

traduction: lorsque quelqu’un me demande : comment ça va ?  je réponds : ça va et toi ? alors que ce que je voudrais répondre est : considérant que le monde est dirigé par des leaders corrompus, que notre nourriture est empoisonnée, que l’industrie de la viande commerciale est un holocauste, que l’atmosphère est bombardée de produits chimiques et autres poisons, que le racisme est encore un enjeu et que plusieurs personnes dans le monde meurent encore de faim alors que nous gaspillons assez de nourriture pour les nourrir, je dirais que je suis assez préoccupé en ce moment

ouf… et ce n’est pas tout… car on n’a pas encore souligné les nombreuses guerres, ni des camps de réfugiés partout sur la terre, ni de l’exploitation des enfants et de la nature, de la maltraitance des aîné(e)… ni ni ni, et tutti quanti…

alors comment ça va ?

comment ça va quand tout ça et du pire encore se passe autour de nous, dans notre monde, dans ce monde que l’on partage vous et moi ? dans notre monde…

comment ça va ?

en dépit de ce grand cirque qui présente son pathétique spectacle de clowns pas jpjos… car tout ça se passe autour de nous… mais ce grand barda extérieur est-il vraiment et simplement un reflet de ce qui se passe en nous

11896189_10153413115286201_605289956969637901_npossiblement, mais en même temps, cet argument pourrait bien n’être qu’une excuse pour ne rien faire, pour rationnaliser, pour laisser faire… et en même temps, que faire d’autre que laisser faire ? que pourrait-on faire qui pourrait avoir un impact sur un monde aussi vaste, aussi multiformes ?

alors que fait-on pour améliorer le portrait extérieur ? on ne fait que changer le regard dans nos yeux ? que fait-on pour répondre un beau gros ça va bien en accord avec le portrait global ? peut-pn vraiment aller bien quand le monde est aussi croche et inhumain ?

je ne veux pas gâcher votre vendredi, mais ces questions se posent… et les réponses sont difficiles à trouver pour nous satisfaire…

peut-être qu’une partie de la solution pour voir le monde tel qu’il est dans sa forme la plus pure se trouve dans notre capacité de conserver nos yeux d’enfants…

11891061_10153513280358908_8986916876918167264_nmais comment on fait pour redevenir un enfant, pour conserver ce regard empli d’innocence et de fraîcheur ?

car une fois perdu ce regard innocent, difficile de retrouver cette fraîcheur dans nos yeux, dans notre tête et notre coeur… et même pour un enfant, le monde peut être tel qu’il est mais en même temps, quand un enfant vit un drame, le monde devient totalement dramatique…

si nous sommes tous ensemble sur ce grand bateau qu’est l’humanité, et nous en particulier du bon bord de la barque, comment être en paix quand l’autre bout de la chaloupe coule à pique ?

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ah que de questions mes ami(e)s… et bien peu de réponses… ou trop de réponses… mais trop c’est comme pas assez… et beaucoup d’eau qui pénètre dans la barque mes marins…

mais on continue à chercher, à se questionner, à observer, autant dedans que dehors… et on continue à écoper, on continue à limiter les dégâts à coups de lucidité et de compréhension… et à douter… car le doute est souvent la graine de l’intelligence… le doute garde vivante la possibilité de changement, l’espoir et l’ouverture à l’autre…

11825855_10153512432273908_4003073580218245165_nalors, vous, ça va ?

comme disait mon père, pour aller c’est OK, c’est pour revenir que ça se corse…

ça va ? ça va aller… ça va, allez…

âmen

1499660_928846243851919_6935534894434221363_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 12 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’ai pris le chemin le moins fréquenté… et maintenant, je ne sais plus où est le phoque que je suis

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OK dernière douzaine de chroniques cocottes avant d’atteindre le cap du 1000… et une…

alors on prend ça au sérieux et on parle des vraies affaires… mais qu’est-ce au juste qu’une vraie affaire ?

la politique ? boring !

la religion ? bof…

l’argent ? peu d’intérêt !

la vie en général ? un peu trop général justement…

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mais l’âme, par contre… ah, là y a de quoi là… là on a de la viande…

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en effet Rumi, avec quelle rapidité apprend-on à suivre ce que notre âme nous dicte ? ce qu’elle nous dicte d’être ? ce qu’elle nous dicte de faire ? ce qui découle habituellement de qui l’on est… et qui nous sommes est une grande âme… oui que l’on soit homme ou femme, ou in between, nous sommes tous de grandes dames… l’âme est grande…

car l’idée dans la vie est de suivre son âme… je suis mon âme… et cette âme parle… la plupart du temps, elle chuchote… elle soupire, elle fredonne, elle insuffle la vie… mais parfois elle crie, parfois elle prie, parfois elle supplie… nous supplie qu’on l’écoute, qu’on la suive, qu’on la libère…

parfois, quand l’âme étouffe dans le corps trop petit, certains choisissent de quitter prématurément… c’est leur choix et on ne peut que tenter de comprendre… car pas nous qui vivions en ce corps-là…

mais pour nous qui habitons encore en ce corps-ci, comment écouter puis entendre cette âme qui tente de passer message ? car si on ne l’écoute pas, l’âme down… ou l’âme ruera dans les brancards…

chez certain(e)s, pour que l’âme puisse respirer, ils/elles doivent sortir du placard… quelque soit ce placard…

pour d’autres, ça passe par la musique, la peinture, les mots, la danse, la nature…

pour les amoureux/ses, ça passe par les relations, avec soi mais aussi avec les autres…

pour d’autres encore, ça passe par le retrait, le silence et l’introspection…

pour moi ça passe par un peu de tout ça… quelques mots au petit matin, quelques contacts avec mes amours, mes proches et mes ami(e)s… puis des bains de nature, du silence, du vide, et des contacts en chair avec ma belle et notre belle petite…

et de la musique… beaucoup de musique… de la musique souvent…

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car le fait de faire de la musique aère ma tête, permet à mon corps de bouger et purifie mon âme… amen…

et un peu de travail d’enseignement encore pour la prochaine année… ensuite on verra… car mon âme me dirige vers ailleurs… mon âme clignote à gauche… alors que sera sera et qui vivra verra…

oui, this little soul of ours est clairement notre moteur, notre essence, notre source de motivation… on doit lui être fidèle, li être intègre, être à son service… on doit l’écouter sinon elle nous bottera le derrière…

car l’âme, elle, est aussi au service… au service de la vie, au service de l’évolution, au service même du service… l’âme est une esclave de la vie… servir la vie car l’existence est un repas 1000 et un services… un grand buffet dans lequel on puise à notre bon gré…

écoutons notre âme silencieuse sinon elle devra crier haut et fort… elle devra pumper up the volume… car si nous n’écoutons pas cette âme qui git en notre corps elle le démonstrera haut er fort via ce corps justement… si on ne l’écoute pas, elle aura mal à dire… elle mal à dira…

car lorsqu’on n’écoute pas son âme, le mal à l’aise nous pogne, et malaise s’installe… et quand mal aise s’installe en corps, l’âme se plaint tout plein…

et comme nous sommes âme en corps, âme soyons, et écoutons, et entendons…

âmen…

le paradis enfer et contre tout

11745759_997466946971520_7259819096653841023_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 13 et ça monte – et ça descend…

traduction : et si, suite à votre mort, Dieu vous demandait : pis ? comment c’était le paradis ?

vu de même, on va arrêter d’attendre d’abord ? si c’est maintenant le paradis, on va faire comme si d’abord… alors tout le monde à babord, les femmes et les enfants d’abord… à tribord moussaillons…

en fin de compte, le paradis est un concept, pas un endroit, ni un moment… et comme vous aimez les jokes d’enfer vous aussi, en revoici en revoilà une autre:

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traduction : le fait qu’il y une chanson intitulée «Une autoroute pour l’enfer», et une autre nommée «un escalier pour le paradis» témoigne qu’on s’attend à des niveaux d’achalandage très différents

en effet, il risque d’y avoir plus de monde en enfer qu’au paradis car qui n’a pas un ptit péché mortel sur la conscience ?

sans parler des extrémistes religieux islamistes qui s’attendent à être accueillis au paradis par quelques vierges chacun après leurs brillants exploits sur terre… we have a surprise for you guys

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le paradis et l’enfer, le couple ultime de la dualité… le top du bien et le bottom du mal… le blanc et le noir de la vie, le sel et le poivre dans la marmite… sweet and sour…

flotter comme un ange éternellement ou brûler dans les flammes de l’enfer pour l’éternité… hum, le choix est difficile… si ces concepts ont fait image, ils sont de plus en plus dépassés… quoi que…

plusieurs n’ont pas besoin d’attendre de mourir pour jouer à Dieu et créer leur propre enfer… leur vie est une salle d’attente avant de passer au purgatoire… d’où on les enverra brûler dans les flammes ou flotter sur les nuages… pour un bon moment…

me semble que l’enfer a l’air plus le fun, plus juicy, trouvez pas vous aussi ?

là me semble que les gens les plus excentriques se retrouveront, les plus intéressants, les plus daring… là que tous les partys animals finiront leur post existence éternelle… mais il va y avoir du monde à la messe… highway to hell… take a number…

le couple paradis et enfer, deux états, deux dispositions intérieures, deux regards différents sur la même vie… les deux moitiés – pleine et vide – du même grand verre d’eau deux fois trop grand pour certains, jamais assez pour d’autres…

la vie la mort, même débat, même combat… pourtant, que ce moment, pourtant qu’ici… et pour le reste, in god we trust… ou pas… car imaginez qu’un dieu pourrait réserver un méchoui BBQ éternel pour ses créatures représente une bien drôle d’image de role model

et si finalement c’est nous qui décidions ? et si finalement, dieu nous demandait vraiment ce que l’on veut ?  vive la liberté !

et comme tout est relatif et question de perception,l’enfer pour un masochiste c’est le paradis non ?

ce qui me rappelle cette diabolique farce : le masochiste dit au sadique : fais-moi mal ! et le sadique de répondre méchamment : non !

dieu est bonté vous dites ? et il veut nous faire rôtir la poitrine et les ailes sans même partir le timer ? puisque j’ai le choix, je vais choisir la l’enfer moi… et si on peut réserver via R B n B, je réserve tout de suite une chambre… je ne sais pas quand j’arrive yet mais je vais rester longtemps parait… aussi longtemps que ça me prendra pour me faire cuire la couenne ?

on se voit là-bas ?

apprendre à genoux

11393088_10155658166920650_5380618248868779148_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 14 et ça monte – et ça descend…

traduction : quelque chose de très beau se produit chez les gens dont le monde s’écroule : une humilité, une noblesse… une forme supérieure d’intelligence émerge exactement en ce moment même où nos genoux touchent le sol..  – Marianne WIlliamson

qui a connu une telle génuflexion comprendra… mais pour cela il fut avoir vécu un peu, pour cela il faut avoir risqué, il faut avoir ouvert son coeur, il faut avoir eu un tipeu mal… pour cela, il faut avoir fait des efforts jusqu’au point où l’on se retrouve épuisé, lavé, usé… KO…

il n’est peut-être pas absolument nécessaire de passer par une telle génuflexion pour s’élever ainsi jusqu’aux cieux, mais quiconque est passé(e) par là, via un chaos plus que certain, par un certain KO qui l’a fait vaciller puis toucher le sol, a appris quelque chose fondamental dans la vie ; nous ne sommes pas toujours plus fort(e) que la vie, nous sommes faillibles, humains, nous sommes fondamentalement des êtres de terre…

quand on est (plus) jeune, on apprend à foncer dans le tas, à ouvrir de nouvelles voies et des tranchées, à tracer son propre chemin… cela requiert audace, détermination et une certains dose d’arrogance… une certaine réaction à ce qui a été fait avant… quand on est jeune, on défie souvent la vie… parfois, on gagne, et parfois on apprend…

avec les années, sans nécessairement ramollir – quoi que le corps n’échappe pas à une certaine loi gravitationnelle – on devient plus sage, du moins on tend vers une certaine sagesse… on devient plus patient, plus posé… on pense – parfois – un peu avant de foncer et de sauter, du moins on sent davantage…

mais les grandes leçons de la vie se produisent souvent quand les genoux fléchissent… quand la vie nous tombe dessus et qu’on flanche, quand on mesure le poids de la réalité terrestre… alors se passe quelque chose de surprenant : quand on a les genoux au sol, on est plus près de la mère terre, plus près de dieu et l’humilité nous ouvre des portes jusque là cachées… car il faut se pencher pour y entrer…

quand on se met à genoux, ou plutôt quand on est mis à genoux par la vie car cette génuflexion est rarement un choix volontaire, on ne fait pas qu’entendre, on écoute aussi… avec le coeur, avec ses pleurs, avec son âme… avant de prendre un envol, il faut parfois reculer de quelques pas pour prendre un élan… et la génuflexion constitue cet élan vers le ciel, cette rampe de lancement…

c’est à genoux, les mains jointes et les yeux fermés que depuis longtemps on prie…

quand tout va bien dans la vie, on apprend en s’activant, on avance en marchant vite et par en avant… mais quand ça se corse, quand le marbre frappe la van, c’est là que les choses marquantes se passent, quand elles nous dépassent… et c’est là que le poids de la réelle connaissance nous tombe dessus…

pas la petite connaissance acquise sans grands frais, celle qu’on puise dans les livres, celle qu’on peut apprendre en restant poli et défroissé… non non la grande, celle qui frippe, celle qui frappe, cell qui cogne, celle qui nous r’vire dans nos shorts et nos bobettes

cette connaissance qui nous fait perdre connaissance et qui nous fait prendre conscience de plus grand que soi, de plus fort que petit moi… celle qui nous ramène à tous nos sens, celle qui frôle la démence…

car parfois, pour retrouver l’essentiel, il faut perdre tous nos repères… les laçons de la vie ne s’enseignent pas à la légère, elles s’apprennent parfois à la dure, les genoux au plancher, le coeur ouvert, la tête au ciel…

peut-être pas absolument essentiel de plier les genoux pour aller au ciel, mais souvent ça aide de piler sur son orgueil… parfois il est nécessaire de se faire mettre en KO technique pour mieux voir les étoiles… les boxeurs savent cela… KO est OK… ça ramène au sol, ça rapproche de la terre, ça redéfinit la perspective sur le plancher des vaches sacrées… au ras des paquerettes…

car certaines leçons fondamentales dans la vie se trouvent au niveau du sol… c’est d’ici bas qu’on part vers les cieux… et c’est souvent à genoux qu’on apprend le mieux à se tenir debout…

bon voyage…

anti gravité

11828602_10153599918907975_2929006891507359858_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 15 et ça monte – et ça descend…

traduction: l’être humain n’est pas un être déchu en quête de rédemption, mais plutôt un être qui a oublié sa source et qui doit se souvenir de sa nature divine… – Joseph E. B. Lumbard

c’est ça qui est ça… si simple, et pourtant, tellement grand, tellement immense que notre petite tête et son petit mental ne peut faire entrer dans la boîte… car ça ne rentre pas dans une boîte… et il n’y a pas de boîte…. tout est grand ouvert, tout est dans les airs…

au début de cette incarnation, notre âme investit un corps, notre âme s’Investit dans un corps, et le processus d’occupation s’installe, on apprend en effet à «occuper» l’appareil qui nous servira de véhicule pour cette vie-ci…

puis graduellement, avec les années qui passent, avec les expériences qui s’accumulent, et optimalement avec les leçons qui s’enregistrent, et avec le corps qui prend de l’âge, on réalise que nous ne sommes peut-être pas tant un corps qu’une âme… car ce corps qui se met à flétrir et à tomber sous le poids de la gravité terrestre nous force à shifter notre disposition intérieure, à déménager notre poste d’observation intérieur vers une zone supérieure en notre être,vers quelque chose de plus éthérique…

car on ne peut se laisser tomber indéfiniment… l’élan vers le haut finit par reprendre ses droits à un moment donné… ou peut-être pas… mais pour plusieurs d’entre nous, cet élan vers le haut est clairement le moteur de notre évolution, l’essence de notre retour à la maison…

car tout mène vers le haut, vers le sommet de la montagne, vers l’ultime… l’heure n’est pas grave, le temps est à l’anti-gravité…

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et tout mène vers le grand, vers l’immensité… les étoiles filantes nous le rappellent, elles nous rappellent vers elles…

on peut se laisser prendre par et dans les choses mondaines pour un certain temps mais éventuellement l’appel vers le haut nous rattrapera… peut-être… ou pas…

1979574_10152548521228908_6321695446506532411_nje ne sais pas pour vous mais personnellement, pour moi, ça tire, ça appelle… ati phone home

ainsi, on ne peut tomber en amour, on ne peut qu’y monter… notre âme ne peut que s’élever, le vrai mouvement nous porte inévitablement vers up there

car même si nos deux yeux voient bien petit, semble-t-il qu’il y en a un troisième de ces petits quenoeils qui voit grand, qui voit haut, qui voit tout et par en dedans… jusqu’à l’invisible, l’infini, jusqu’à l’immensément grand…

et c’est vers cette grandiosité que nous tendons, vers cette immensité que sommes profondément attiré(e)s… c’est vers cette place immensément plus grande que soi que nous nous dirigeons, que nous en soyons conscient(e) ou pas, ou pas nécessairement tout le temps en tous cas…

car si ce bas monde-ci semble bien réel, bien concret, il semble aussi que tout ceci ne soit qu’illusion mes ami(e)s, maya maya qu’ils disent les sages…

alors chers lecteur/trices, je vous souhaite un excellent et palpitant retour à la maison… oh je sais, parfois le voyage semble interminable, mais vous allez voir, ça va vite quand on débloque le break à bout d’bras

et swigne la bacaisse…

ou@g@dougou et @tiguidou

i25millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 16 et ça monte – et ça descend…

traduction : n’achetez rien de la part d’ati, il est l’ennemi de votre liberté

ça fait longtemps que je voulais ré-utilisé cette vignette trouvée sur le web il y a quelques années et utilisée une première fois dans l’une des mes chroniques initiales au printemps 2012… et ça tombe bien non ? car je n’ai aucune salade à vendre… ni salade, ni vinaigrette non plus… alors ne m’envoyez pas 1475 $ au Burkina Fasso car je ne suis pas à Ouagadougou, tout est tout bonnement et bien paisiblement @tiguidou dans le monde à part de Val-David…

mais comme plusieurs d’entre vous s’en sont doutés rapidement,  je me suis fait piwaté mon compte Gmail par de fieffés internautes supposément afwicains… en tous cas ils perlent français et ils ont même répondu à quelques-un(e)s qui les ont contactés via (mon) courriel…

ils prétendent être basés à Ouagadougou au Burkina Fasso, mais même de cela j’en doute personnellement… quant à moi les piwates pourraient bien être en Bulgarie, à Strockholm ou à St-Nicéphore… mais Ouagadougou ça sonne doux… et tant qu’à être piwate, soyons exotiques…

si plusieurs d’entre vous se sont rapidement doutés d’un stratagème mis en place en mon nom mais indépendant de ma petite personne – certain(e)s parmi vous se sont inquiétés de me savoir possiblement blessé et pogné en Afrique, en besoin urgent d’argent pour payer les frais médicaux pour me sortir de ce merdier après avoir été attaqué et battu…

alors hier, plusieurs ami(e)s et connaissances m’ont téléphoné pour vérifier mon état physique – et mental aussi peut-être – pour prendre des nouvelles et par le fait même jaser un peu… pour certains ça faisait un bail… nice ton connect again… merci à mes piwates favoris de nous avoir donner l’occasion de renouer…

ne pouvant me rejoindre par courriel, plusieurs m’ont envoyé des messages FB et même un ami du coin est venu jusque chez-moi pour s’assurer que j’étais bel et bien moi-même  et OK… touché le chroniqueur de votre préoccupation à mon égard… merci… j’ai tout un réseau de soutien wow….

en fait, ma journée d’hier a été consacrée en bonne partie à faire de la gestion de crise… wow, c’est là qu’on se rend compte que l’on a un grand réseau d’ami(e)s et de connaissances grâce au net… donc la journée passée pour rassurer chacune des personnes qui a pris la peine de me contacter par message FB ou par téléphone pour confirmer que j’étais OK… et changer mes multiples mots de passe car je doute de la sincérité de mes piwates…

ils sont coquins ces piwates, et leur stratagème intelligent malgré qu’il ne soit pas nouveau… moi-même dans le passé j’en ai déjà reçus du genre et j’ai vérifié à quelques occasions auprès de mes ami(e)s concerné(e)s car on ne sait jamais… et le ton est plausible même si douteux…

dans un premier message envoyé à tout le monde, ils disaient quelque chose genre : Bonjour, juste prendre de tes nouvelles. Et aussi je voulais te soumettre un sujet délicat merci de me répondre.
Cordialement, Ati Dion ••• ILS UTILISENT ENCORE MON PRÉNOM ATI

puis si vous répondiez au premier message, ils devenaient plus sérieux :

Merci pour ta réponse. Je trouve que c’est un peu honteux d’expliquer une telle situation mais je n’ai pas le choix. Je suis en ce moment à (Ouagadougou) Burkina-Faso. Je comptais faire une aller-retour rapide raison pour laquelle je n’ai informé personne. Malheureusement, j’ai subi une brutale agression hier à Ouagadougou non loin d’un cafétéria, j’ai été projetée au sol et souffre de plusieurs fractures au bras et de multiples contusions, ils m’ont également tout volé (téléphone, carte bancaire, argent…) il ne me reste plus que ma carte d’identité. Je suis vraiment mal en point, voilà pourquoi je te prie de m’octroyer un prêt de $ 1475 ou tout ce que tu disposes maintenant. Je te restituerais dès que je rentre. Je veux que cela reste discret, car je ne veux pas inquiéter les membres de ma famille, est-ce que je peux compter sur ton aide ? Je te serai vraiment reconnaissante. J’attends ta réponse… ICI ILS ME FÉMINISENT ET QU’EST-CE QU’UNE CARTE D’IDENTITÉ ANYWAY ?

et dans un troisième temps, aux quelques personnes qui ont répondu au deuxième message, ils y allaient avec le punch :

Voilà tes coordonnées au cas où tu es aurais oubliées :Je te laisse mes coordonnées sur lesquelles tu feras un mandat à la poste via Western Union. Nom et Prénom : Dion Guy, Pays : Burkina Faso, Ville : Ouagadougou, Adresse : 24 Routes de Kaya. Je reste dans l’attente des références du transfert (code MTCN, nom de l’expéditeur et le montant envoyé) . Je dispose toujours de ma pièce d’identité pour récupérer l’argent. Je te donnerai plus de détails à mon retour. Merci d’avance et j’espère que tu pourras me dépanner. Confirme-moi que tu as bien reçu mes coordonnées. ICI ILS UTILISENT MON PRÉNOM LÉGAL ET JE ME DEMANDE QUELLE TYPE DE PIÈCE D’IDENTITÉ ILS ONT FORGÉ ?

quand même, même si un vieux stratagème utilisé déjà depuis quelques années mais qui joue dans le mou car si on a un ami ou même une simple connaissance pris dans une telle situation, on sera possiblement tenté de s’informer, du moins de vérifier si l’Ami(e) en question est vraiment OK… ce que plusieurs ont fait hier…

je constate grâce à cette aventure que si certaines personnes sont malhonnêtes en ce bas monde en exploitant l’amitié et la solidatrité, certains se concentrant même sur les personnes âgées pour grapiller quelques sous ou dollars, plusieurs sont réellement concernés quand des ami(e)s ou connaissances sont potentiellement dans l’trouble… les deux polarités cohabitent et se nourrissent même l’une de l’autre

alors lecteurs trices, voilà mes plus récentes péripéties internationales… quel voyage tout en restant à la maison… ah la fric, la fric, quel continent !

la morale de cette histoire ? ne répondez jamais à des messages envoyés par des banques ou des compagnies de courriel car it smells fishy… car certains vous prennent pour un poisson…

alors voilà j’ai été démasqué… vous savez maintenant que mon prénom légal est Guy… comme dans: atiguidou

sioux… ici ou à ouadagoudou, tourlou…

tout de rien

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 17 et ça monte – et ça descend…

traduction: le jour où tu auras tout, j’espère que tu te souviendras du temps quand tu n’avais rien
– rupi kaur

quelle affirmation lucide… quand nous avons tout, souvenons-nous que nous avons encore et toujours rien… car tout ce que nous avons en fait n’est rien, tout ce que nous pouvons avoir ne sera jamais rien qui pourra nous satisfaire fondamentalement… moi du moins…

rien qui ne dure dans le temps, rien qu’il ne faille garder ni rien qui ne vaille car tout passe…

alors profitons du moment quand ça passe, mais gardons les mains ouvertes et soyons prêts à laisser aller… car pour aller, ça s’en ira certainement…

nous naissons nu(e), mais comme des dindes nous nous remplissons de toutes sortes de farce au fur et à mesure que les années passent… de la connaissance, des bébelles, des croyances, des conditionnements…

nous vivons plus ou moins rempli(e)s et de plus en plus plein(e)s mais nous quitterons ce monde avec quoi au juste ?

peut-être que notre job d’humain(e) ne consiste pas tant à avoir mais plutôt à être, du moins apprendre à être… et à devenir de plus en plus soi-même…

11846608_10154030229060828_5739823846247681191_nOK peut-être pas une job comme telle mais un davantage un privilège… merci du rappel Mr Carl…

mais qui sommes-nous vraiment au juste ? qui suis-je ?

une danseuse dans la nuit ?

un nobody qui ne fait que vivre sa vinaigrette ?

un jeune foufou qui devient lentement et pas sûrement sage ?

peut-être, peut-être… mais aussi peut-être pas…

peut-être que nous sommes, tout simplement… peut-être que nous sommes déjà… mais peut-être que nous ne sommes tout simplement pas… peut-être que cette grande pièce de théâtre n’est qu’une grande illusion et que nous faisons que la rêver ? vivement peut-être…

mais nous, nous qui sommes parmi les choyé(e)s de l’humanité, sur le plan matériel du moins, nous qui possédons beaucoup, nous qui pouvons posséder presque tout ce qui ne compte pas vraiment – pas ultimement du moins – en un seul clic, où sommes-nous  et vers où nous dirigeons-nous ?

car la vie est un élan, un élan vers quelque part, ou nulle part, ça l’avenir nous le dira peut-être, mais dans cet élan, que des moments, que des tranches de moment… que des tranches de présent, du présent tranché comme du pain, et le party se passe une tranche à la fois… un sandwich de moments qui s’enfilent les uns aux autres, les uns après les autres…

quand nos avons tout, comme nous qui avons tout en ce moment même, souvenons-nous du temps jadis quand nous n’avions rien… lors de notre naissance, aucune connaissance ne nous habitait, aucun fardeau n’avions-nous à porter, aucune tache ni tâche à accomplir… qu’une grande table rase et rasée sans poil sur le coco… qu’un grand tout-possible…

alors si vous le voulez bien, retournons à ce plein et vierge état de disposition intérieure, alors que  tout était possible… car tout est possible et certaines choses sont probables… mais ce qui sera sera et nous en serons les témoins plus ou moins conscient(e)s…

et que la vie soit douce pour vous chers lecteurs trices…

non rien de rien, non je ne décrète rien…

la fleur de peau

irmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 18 et ça monte – et ça descend…

quel est le plus grand organe du corps humain ? eh oui… c’est ça…

elle recouvre tous le corps, englobe tous les autres organes, elle nous tient together, en un seul morceau et sans elle, on se répandrait dans tout l’univers…

chez l’adulte, on dit qu’elle recouvre environ 2 m2 et pèse 3 kg chez la femme et jusqu’à 5 kg chez l’homme (soit environ 16 % de notre poids total..

la peau est grand ouverte, vulnérable, ouverte sur le monde et en même temps, seulement protégé d’une fine couche de petits poils… mais ces petits poils ne sont pas insignifiants… ces petits poils s’hérissent quand la musique est bonne, quand nos sens sont stimulés, quand la vie entière devient une fleur… on vit alors à fleur de peau… on vit alors au bord du précipice, sur le bord de soi-même… en état d’alerte et d’excitation élevée…

et la peau ne ment jamais, elle sent les vibrations environnantes.. non la peau ne peut mentir…

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alors optons pour vivre sa vie au bord de sa propre peau, entre son ptit soi et le vaste monde, l’âme enfermé dans un corps et en même temps, grand ouvert sur le monde, sur l’espace environnant… sentir le monde par la peau, le ressentir, percevoir, le filtrer, el laisser nous pénétrer, une onde à la fois, une seconde à la joie…

la peau est vraiment notre vaisseau spécial… c’est elle qui nous définit, c’est elle qui nous fait soi… car sans sa peau, on ne tiendrait pas ensemble ni sur place… sans sa peau, on se répandrait dans l’environnement, on se désintègrerait, on se liquéfierait, on tomberait en 10 000 morceaux…

pourtant quand la remercie-t-on ?

quand on donne une accolade à un ou une ami(e)… quand on d’offre un massage nourrissant… quand on prend le temps de se toucher ou de se laisser toucher…  quand on se lave, quand on s’huile, quand on se lubrifie… et quand on boit beaucoup d’eau pour que les toxines puissent quitter le corps sinon ils se réfugieront sous notre peau…

et qu’il s’en passe des choses sous notre peau… comme une voiture sous le capot, pour nous zumains tout se passe sous la peau… la peau est notre antenne, notre contenant, notre enveloppe corporelle qui nous définit…

qui suis-je ? je suis ma peau, je vis sous ma peau, dans ma peau, mais un peu aussi en dehors de celle-ci… car je ne finis pas là où ma peau s’arrête… je la dépasse, je la surpasse, et sans elle je trépasse… trois fois passera…

la peau ? un must… et celle de l’ours – ou l’ourse – il ne faut surtout pas la vendre avant de l’avoir tuer, ce que l’on ne fera jamais pour la plupart d’entre nous car à quoi bon tuer un ours ? ou une ourse ? mais il faut parler à l’homme – ou la femme – qui a vu l’homme – ou la femme – qui a vu l’homme – ou la femme – qui a vu l’ours, ou l’ourse…

en terminant quelques expressions plus ou moins peauétiques:

À fleur de peau     (irritabilité, sensibilité)
Attraper, prendre, retenir, saisir qqn par la peau des fesses, du cul (en saisissant qqn par le derrière au dernier instant pour le forcer à prendre une direction)
Avoir la peau courte  (Être impatient, prompt)
Avoir la peau de qqn (se venger de qqn; vaincre qqn)
Avoir la peau dure (Très résistant)
Avoir qqn dans la peau (aimer qqn avec passion)
Cette femme est une peau     (luxure, vice)
Coûter la peau des fesses (coûter très cher)
Entrer dans la peau de qqn (s’identifier à qqn, se mettre à sa place)
Entrer dans la peau d’un personnage (jouer avec beaucoup de conviction)
Être bien dans sa peau (À l’aise)
Faire la peau à quelqu’un (Le tuer)
Faire peau neuve (Changer de vêtements)
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué (il ne faut pas disposer d’une chose avant d’être assuré de sa possession)
Lui aller comme une seconde peau (vêtement moulant et seyant qui colle au corps)
N’avoir que la peau et les os     (maigreur ou pauvreté)
Par la peau des fesses (de justesse)
Peau d’âne (diplôme)
Peau de pêche (peau rose, très douce)
Peau de vache (Sévérité qui va jusqu’à la dureté)
Peau mate (peau foncée)
Peaux mortes ( petits morceaux de peau desséchée)
Risquer sa peau (Risquer sa vie)
Se faire trouer, percer la peau (se faire tuer)
Se mettre dans la peau de quelqu’un (Se mettre à sa place)
Sucer jusqu’à l’os (Ruiner complétement, tirer le maximum de choses de qqun ou de qqchose)
Tenir à sa peau (tenir à la vie)
Vendre chèrement sa peau (se défendre avec énergie avant de succomber)
Vieille peau (vieille personne)

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et en terminant, tenez, une accolade virtuelle, car on en a toujours besoin même quand on en veut pas nécessairement… de peau à peau…

Flowergirl's Footprints