Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

le paradis enfer et contre tout

11745759_997466946971520_7259819096653841023_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 13 et ça monte – et ça descend…

traduction : et si, suite à votre mort, Dieu vous demandait : pis ? comment c’était le paradis ?

vu de même, on va arrêter d’attendre d’abord ? si c’est maintenant le paradis, on va faire comme si d’abord… alors tout le monde à babord, les femmes et les enfants d’abord… à tribord moussaillons…

en fin de compte, le paradis est un concept, pas un endroit, ni un moment… et comme vous aimez les jokes d’enfer vous aussi, en revoici en revoilà une autre:

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traduction : le fait qu’il y une chanson intitulée «Une autoroute pour l’enfer», et une autre nommée «un escalier pour le paradis» témoigne qu’on s’attend à des niveaux d’achalandage très différents

en effet, il risque d’y avoir plus de monde en enfer qu’au paradis car qui n’a pas un ptit péché mortel sur la conscience ?

sans parler des extrémistes religieux islamistes qui s’attendent à être accueillis au paradis par quelques vierges chacun après leurs brillants exploits sur terre… we have a surprise for you guys

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le paradis et l’enfer, le couple ultime de la dualité… le top du bien et le bottom du mal… le blanc et le noir de la vie, le sel et le poivre dans la marmite… sweet and sour…

flotter comme un ange éternellement ou brûler dans les flammes de l’enfer pour l’éternité… hum, le choix est difficile… si ces concepts ont fait image, ils sont de plus en plus dépassés… quoi que…

plusieurs n’ont pas besoin d’attendre de mourir pour jouer à Dieu et créer leur propre enfer… leur vie est une salle d’attente avant de passer au purgatoire… d’où on les enverra brûler dans les flammes ou flotter sur les nuages… pour un bon moment…

me semble que l’enfer a l’air plus le fun, plus juicy, trouvez pas vous aussi ?

là me semble que les gens les plus excentriques se retrouveront, les plus intéressants, les plus daring… là que tous les partys animals finiront leur post existence éternelle… mais il va y avoir du monde à la messe… highway to hell… take a number…

le couple paradis et enfer, deux états, deux dispositions intérieures, deux regards différents sur la même vie… les deux moitiés – pleine et vide – du même grand verre d’eau deux fois trop grand pour certains, jamais assez pour d’autres…

la vie la mort, même débat, même combat… pourtant, que ce moment, pourtant qu’ici… et pour le reste, in god we trust… ou pas… car imaginez qu’un dieu pourrait réserver un méchoui BBQ éternel pour ses créatures représente une bien drôle d’image de role model

et si finalement c’est nous qui décidions ? et si finalement, dieu nous demandait vraiment ce que l’on veut ?  vive la liberté !

et comme tout est relatif et question de perception,l’enfer pour un masochiste c’est le paradis non ?

ce qui me rappelle cette diabolique farce : le masochiste dit au sadique : fais-moi mal ! et le sadique de répondre méchamment : non !

dieu est bonté vous dites ? et il veut nous faire rôtir la poitrine et les ailes sans même partir le timer ? puisque j’ai le choix, je vais choisir la l’enfer moi… et si on peut réserver via R B n B, je réserve tout de suite une chambre… je ne sais pas quand j’arrive yet mais je vais rester longtemps parait… aussi longtemps que ça me prendra pour me faire cuire la couenne ?

on se voit là-bas ?

apprendre à genoux

11393088_10155658166920650_5380618248868779148_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 14 et ça monte – et ça descend…

traduction : quelque chose de très beau se produit chez les gens dont le monde s’écroule : une humilité, une noblesse… une forme supérieure d’intelligence émerge exactement en ce moment même où nos genoux touchent le sol..  – Marianne WIlliamson

qui a connu une telle génuflexion comprendra… mais pour cela il fut avoir vécu un peu, pour cela il faut avoir risqué, il faut avoir ouvert son coeur, il faut avoir eu un tipeu mal… pour cela, il faut avoir fait des efforts jusqu’au point où l’on se retrouve épuisé, lavé, usé… KO…

il n’est peut-être pas absolument nécessaire de passer par une telle génuflexion pour s’élever ainsi jusqu’aux cieux, mais quiconque est passé(e) par là, via un chaos plus que certain, par un certain KO qui l’a fait vaciller puis toucher le sol, a appris quelque chose fondamental dans la vie ; nous ne sommes pas toujours plus fort(e) que la vie, nous sommes faillibles, humains, nous sommes fondamentalement des êtres de terre…

quand on est (plus) jeune, on apprend à foncer dans le tas, à ouvrir de nouvelles voies et des tranchées, à tracer son propre chemin… cela requiert audace, détermination et une certains dose d’arrogance… une certaine réaction à ce qui a été fait avant… quand on est jeune, on défie souvent la vie… parfois, on gagne, et parfois on apprend…

avec les années, sans nécessairement ramollir – quoi que le corps n’échappe pas à une certaine loi gravitationnelle – on devient plus sage, du moins on tend vers une certaine sagesse… on devient plus patient, plus posé… on pense – parfois – un peu avant de foncer et de sauter, du moins on sent davantage…

mais les grandes leçons de la vie se produisent souvent quand les genoux fléchissent… quand la vie nous tombe dessus et qu’on flanche, quand on mesure le poids de la réalité terrestre… alors se passe quelque chose de surprenant : quand on a les genoux au sol, on est plus près de la mère terre, plus près de dieu et l’humilité nous ouvre des portes jusque là cachées… car il faut se pencher pour y entrer…

quand on se met à genoux, ou plutôt quand on est mis à genoux par la vie car cette génuflexion est rarement un choix volontaire, on ne fait pas qu’entendre, on écoute aussi… avec le coeur, avec ses pleurs, avec son âme… avant de prendre un envol, il faut parfois reculer de quelques pas pour prendre un élan… et la génuflexion constitue cet élan vers le ciel, cette rampe de lancement…

c’est à genoux, les mains jointes et les yeux fermés que depuis longtemps on prie…

quand tout va bien dans la vie, on apprend en s’activant, on avance en marchant vite et par en avant… mais quand ça se corse, quand le marbre frappe la van, c’est là que les choses marquantes se passent, quand elles nous dépassent… et c’est là que le poids de la réelle connaissance nous tombe dessus…

pas la petite connaissance acquise sans grands frais, celle qu’on puise dans les livres, celle qu’on peut apprendre en restant poli et défroissé… non non la grande, celle qui frippe, celle qui frappe, cell qui cogne, celle qui nous r’vire dans nos shorts et nos bobettes

cette connaissance qui nous fait perdre connaissance et qui nous fait prendre conscience de plus grand que soi, de plus fort que petit moi… celle qui nous ramène à tous nos sens, celle qui frôle la démence…

car parfois, pour retrouver l’essentiel, il faut perdre tous nos repères… les laçons de la vie ne s’enseignent pas à la légère, elles s’apprennent parfois à la dure, les genoux au plancher, le coeur ouvert, la tête au ciel…

peut-être pas absolument essentiel de plier les genoux pour aller au ciel, mais souvent ça aide de piler sur son orgueil… parfois il est nécessaire de se faire mettre en KO technique pour mieux voir les étoiles… les boxeurs savent cela… KO est OK… ça ramène au sol, ça rapproche de la terre, ça redéfinit la perspective sur le plancher des vaches sacrées… au ras des paquerettes…

car certaines leçons fondamentales dans la vie se trouvent au niveau du sol… c’est d’ici bas qu’on part vers les cieux… et c’est souvent à genoux qu’on apprend le mieux à se tenir debout…

bon voyage…

anti gravité

11828602_10153599918907975_2929006891507359858_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 15 et ça monte – et ça descend…

traduction: l’être humain n’est pas un être déchu en quête de rédemption, mais plutôt un être qui a oublié sa source et qui doit se souvenir de sa nature divine… – Joseph E. B. Lumbard

c’est ça qui est ça… si simple, et pourtant, tellement grand, tellement immense que notre petite tête et son petit mental ne peut faire entrer dans la boîte… car ça ne rentre pas dans une boîte… et il n’y a pas de boîte…. tout est grand ouvert, tout est dans les airs…

au début de cette incarnation, notre âme investit un corps, notre âme s’Investit dans un corps, et le processus d’occupation s’installe, on apprend en effet à «occuper» l’appareil qui nous servira de véhicule pour cette vie-ci…

puis graduellement, avec les années qui passent, avec les expériences qui s’accumulent, et optimalement avec les leçons qui s’enregistrent, et avec le corps qui prend de l’âge, on réalise que nous ne sommes peut-être pas tant un corps qu’une âme… car ce corps qui se met à flétrir et à tomber sous le poids de la gravité terrestre nous force à shifter notre disposition intérieure, à déménager notre poste d’observation intérieur vers une zone supérieure en notre être,vers quelque chose de plus éthérique…

car on ne peut se laisser tomber indéfiniment… l’élan vers le haut finit par reprendre ses droits à un moment donné… ou peut-être pas… mais pour plusieurs d’entre nous, cet élan vers le haut est clairement le moteur de notre évolution, l’essence de notre retour à la maison…

car tout mène vers le haut, vers le sommet de la montagne, vers l’ultime… l’heure n’est pas grave, le temps est à l’anti-gravité…

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et tout mène vers le grand, vers l’immensité… les étoiles filantes nous le rappellent, elles nous rappellent vers elles…

on peut se laisser prendre par et dans les choses mondaines pour un certain temps mais éventuellement l’appel vers le haut nous rattrapera… peut-être… ou pas…

1979574_10152548521228908_6321695446506532411_nje ne sais pas pour vous mais personnellement, pour moi, ça tire, ça appelle… ati phone home

ainsi, on ne peut tomber en amour, on ne peut qu’y monter… notre âme ne peut que s’élever, le vrai mouvement nous porte inévitablement vers up there

car même si nos deux yeux voient bien petit, semble-t-il qu’il y en a un troisième de ces petits quenoeils qui voit grand, qui voit haut, qui voit tout et par en dedans… jusqu’à l’invisible, l’infini, jusqu’à l’immensément grand…

et c’est vers cette grandiosité que nous tendons, vers cette immensité que sommes profondément attiré(e)s… c’est vers cette place immensément plus grande que soi que nous nous dirigeons, que nous en soyons conscient(e) ou pas, ou pas nécessairement tout le temps en tous cas…

car si ce bas monde-ci semble bien réel, bien concret, il semble aussi que tout ceci ne soit qu’illusion mes ami(e)s, maya maya qu’ils disent les sages…

alors chers lecteur/trices, je vous souhaite un excellent et palpitant retour à la maison… oh je sais, parfois le voyage semble interminable, mais vous allez voir, ça va vite quand on débloque le break à bout d’bras

et swigne la bacaisse…

ou@g@dougou et @tiguidou

i25millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 16 et ça monte – et ça descend…

traduction : n’achetez rien de la part d’ati, il est l’ennemi de votre liberté

ça fait longtemps que je voulais ré-utilisé cette vignette trouvée sur le web il y a quelques années et utilisée une première fois dans l’une des mes chroniques initiales au printemps 2012… et ça tombe bien non ? car je n’ai aucune salade à vendre… ni salade, ni vinaigrette non plus… alors ne m’envoyez pas 1475 $ au Burkina Fasso car je ne suis pas à Ouagadougou, tout est tout bonnement et bien paisiblement @tiguidou dans le monde à part de Val-David…

mais comme plusieurs d’entre vous s’en sont doutés rapidement,  je me suis fait piwaté mon compte Gmail par de fieffés internautes supposément afwicains… en tous cas ils perlent français et ils ont même répondu à quelques-un(e)s qui les ont contactés via (mon) courriel…

ils prétendent être basés à Ouagadougou au Burkina Fasso, mais même de cela j’en doute personnellement… quant à moi les piwates pourraient bien être en Bulgarie, à Strockholm ou à St-Nicéphore… mais Ouagadougou ça sonne doux… et tant qu’à être piwate, soyons exotiques…

si plusieurs d’entre vous se sont rapidement doutés d’un stratagème mis en place en mon nom mais indépendant de ma petite personne – certain(e)s parmi vous se sont inquiétés de me savoir possiblement blessé et pogné en Afrique, en besoin urgent d’argent pour payer les frais médicaux pour me sortir de ce merdier après avoir été attaqué et battu…

alors hier, plusieurs ami(e)s et connaissances m’ont téléphoné pour vérifier mon état physique – et mental aussi peut-être – pour prendre des nouvelles et par le fait même jaser un peu… pour certains ça faisait un bail… nice ton connect again… merci à mes piwates favoris de nous avoir donner l’occasion de renouer…

ne pouvant me rejoindre par courriel, plusieurs m’ont envoyé des messages FB et même un ami du coin est venu jusque chez-moi pour s’assurer que j’étais bel et bien moi-même  et OK… touché le chroniqueur de votre préoccupation à mon égard… merci… j’ai tout un réseau de soutien wow….

en fait, ma journée d’hier a été consacrée en bonne partie à faire de la gestion de crise… wow, c’est là qu’on se rend compte que l’on a un grand réseau d’ami(e)s et de connaissances grâce au net… donc la journée passée pour rassurer chacune des personnes qui a pris la peine de me contacter par message FB ou par téléphone pour confirmer que j’étais OK… et changer mes multiples mots de passe car je doute de la sincérité de mes piwates…

ils sont coquins ces piwates, et leur stratagème intelligent malgré qu’il ne soit pas nouveau… moi-même dans le passé j’en ai déjà reçus du genre et j’ai vérifié à quelques occasions auprès de mes ami(e)s concerné(e)s car on ne sait jamais… et le ton est plausible même si douteux…

dans un premier message envoyé à tout le monde, ils disaient quelque chose genre : Bonjour, juste prendre de tes nouvelles. Et aussi je voulais te soumettre un sujet délicat merci de me répondre.
Cordialement, Ati Dion ••• ILS UTILISENT ENCORE MON PRÉNOM ATI

puis si vous répondiez au premier message, ils devenaient plus sérieux :

Merci pour ta réponse. Je trouve que c’est un peu honteux d’expliquer une telle situation mais je n’ai pas le choix. Je suis en ce moment à (Ouagadougou) Burkina-Faso. Je comptais faire une aller-retour rapide raison pour laquelle je n’ai informé personne. Malheureusement, j’ai subi une brutale agression hier à Ouagadougou non loin d’un cafétéria, j’ai été projetée au sol et souffre de plusieurs fractures au bras et de multiples contusions, ils m’ont également tout volé (téléphone, carte bancaire, argent…) il ne me reste plus que ma carte d’identité. Je suis vraiment mal en point, voilà pourquoi je te prie de m’octroyer un prêt de $ 1475 ou tout ce que tu disposes maintenant. Je te restituerais dès que je rentre. Je veux que cela reste discret, car je ne veux pas inquiéter les membres de ma famille, est-ce que je peux compter sur ton aide ? Je te serai vraiment reconnaissante. J’attends ta réponse… ICI ILS ME FÉMINISENT ET QU’EST-CE QU’UNE CARTE D’IDENTITÉ ANYWAY ?

et dans un troisième temps, aux quelques personnes qui ont répondu au deuxième message, ils y allaient avec le punch :

Voilà tes coordonnées au cas où tu es aurais oubliées :Je te laisse mes coordonnées sur lesquelles tu feras un mandat à la poste via Western Union. Nom et Prénom : Dion Guy, Pays : Burkina Faso, Ville : Ouagadougou, Adresse : 24 Routes de Kaya. Je reste dans l’attente des références du transfert (code MTCN, nom de l’expéditeur et le montant envoyé) . Je dispose toujours de ma pièce d’identité pour récupérer l’argent. Je te donnerai plus de détails à mon retour. Merci d’avance et j’espère que tu pourras me dépanner. Confirme-moi que tu as bien reçu mes coordonnées. ICI ILS UTILISENT MON PRÉNOM LÉGAL ET JE ME DEMANDE QUELLE TYPE DE PIÈCE D’IDENTITÉ ILS ONT FORGÉ ?

quand même, même si un vieux stratagème utilisé déjà depuis quelques années mais qui joue dans le mou car si on a un ami ou même une simple connaissance pris dans une telle situation, on sera possiblement tenté de s’informer, du moins de vérifier si l’Ami(e) en question est vraiment OK… ce que plusieurs ont fait hier…

je constate grâce à cette aventure que si certaines personnes sont malhonnêtes en ce bas monde en exploitant l’amitié et la solidatrité, certains se concentrant même sur les personnes âgées pour grapiller quelques sous ou dollars, plusieurs sont réellement concernés quand des ami(e)s ou connaissances sont potentiellement dans l’trouble… les deux polarités cohabitent et se nourrissent même l’une de l’autre

alors lecteurs trices, voilà mes plus récentes péripéties internationales… quel voyage tout en restant à la maison… ah la fric, la fric, quel continent !

la morale de cette histoire ? ne répondez jamais à des messages envoyés par des banques ou des compagnies de courriel car it smells fishy… car certains vous prennent pour un poisson…

alors voilà j’ai été démasqué… vous savez maintenant que mon prénom légal est Guy… comme dans: atiguidou

sioux… ici ou à ouadagoudou, tourlou…

tout de rien

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 17 et ça monte – et ça descend…

traduction: le jour où tu auras tout, j’espère que tu te souviendras du temps quand tu n’avais rien
– rupi kaur

quelle affirmation lucide… quand nous avons tout, souvenons-nous que nous avons encore et toujours rien… car tout ce que nous avons en fait n’est rien, tout ce que nous pouvons avoir ne sera jamais rien qui pourra nous satisfaire fondamentalement… moi du moins…

rien qui ne dure dans le temps, rien qu’il ne faille garder ni rien qui ne vaille car tout passe…

alors profitons du moment quand ça passe, mais gardons les mains ouvertes et soyons prêts à laisser aller… car pour aller, ça s’en ira certainement…

nous naissons nu(e), mais comme des dindes nous nous remplissons de toutes sortes de farce au fur et à mesure que les années passent… de la connaissance, des bébelles, des croyances, des conditionnements…

nous vivons plus ou moins rempli(e)s et de plus en plus plein(e)s mais nous quitterons ce monde avec quoi au juste ?

peut-être que notre job d’humain(e) ne consiste pas tant à avoir mais plutôt à être, du moins apprendre à être… et à devenir de plus en plus soi-même…

11846608_10154030229060828_5739823846247681191_nOK peut-être pas une job comme telle mais un davantage un privilège… merci du rappel Mr Carl…

mais qui sommes-nous vraiment au juste ? qui suis-je ?

une danseuse dans la nuit ?

un nobody qui ne fait que vivre sa vinaigrette ?

un jeune foufou qui devient lentement et pas sûrement sage ?

peut-être, peut-être… mais aussi peut-être pas…

peut-être que nous sommes, tout simplement… peut-être que nous sommes déjà… mais peut-être que nous ne sommes tout simplement pas… peut-être que cette grande pièce de théâtre n’est qu’une grande illusion et que nous faisons que la rêver ? vivement peut-être…

mais nous, nous qui sommes parmi les choyé(e)s de l’humanité, sur le plan matériel du moins, nous qui possédons beaucoup, nous qui pouvons posséder presque tout ce qui ne compte pas vraiment – pas ultimement du moins – en un seul clic, où sommes-nous  et vers où nous dirigeons-nous ?

car la vie est un élan, un élan vers quelque part, ou nulle part, ça l’avenir nous le dira peut-être, mais dans cet élan, que des moments, que des tranches de moment… que des tranches de présent, du présent tranché comme du pain, et le party se passe une tranche à la fois… un sandwich de moments qui s’enfilent les uns aux autres, les uns après les autres…

quand nos avons tout, comme nous qui avons tout en ce moment même, souvenons-nous du temps jadis quand nous n’avions rien… lors de notre naissance, aucune connaissance ne nous habitait, aucun fardeau n’avions-nous à porter, aucune tache ni tâche à accomplir… qu’une grande table rase et rasée sans poil sur le coco… qu’un grand tout-possible…

alors si vous le voulez bien, retournons à ce plein et vierge état de disposition intérieure, alors que  tout était possible… car tout est possible et certaines choses sont probables… mais ce qui sera sera et nous en serons les témoins plus ou moins conscient(e)s…

et que la vie soit douce pour vous chers lecteurs trices…

non rien de rien, non je ne décrète rien…

la fleur de peau

irmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 18 et ça monte – et ça descend…

quel est le plus grand organe du corps humain ? eh oui… c’est ça…

elle recouvre tous le corps, englobe tous les autres organes, elle nous tient together, en un seul morceau et sans elle, on se répandrait dans tout l’univers…

chez l’adulte, on dit qu’elle recouvre environ 2 m2 et pèse 3 kg chez la femme et jusqu’à 5 kg chez l’homme (soit environ 16 % de notre poids total..

la peau est grand ouverte, vulnérable, ouverte sur le monde et en même temps, seulement protégé d’une fine couche de petits poils… mais ces petits poils ne sont pas insignifiants… ces petits poils s’hérissent quand la musique est bonne, quand nos sens sont stimulés, quand la vie entière devient une fleur… on vit alors à fleur de peau… on vit alors au bord du précipice, sur le bord de soi-même… en état d’alerte et d’excitation élevée…

et la peau ne ment jamais, elle sent les vibrations environnantes.. non la peau ne peut mentir…

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alors optons pour vivre sa vie au bord de sa propre peau, entre son ptit soi et le vaste monde, l’âme enfermé dans un corps et en même temps, grand ouvert sur le monde, sur l’espace environnant… sentir le monde par la peau, le ressentir, percevoir, le filtrer, el laisser nous pénétrer, une onde à la fois, une seconde à la joie…

la peau est vraiment notre vaisseau spécial… c’est elle qui nous définit, c’est elle qui nous fait soi… car sans sa peau, on ne tiendrait pas ensemble ni sur place… sans sa peau, on se répandrait dans l’environnement, on se désintègrerait, on se liquéfierait, on tomberait en 10 000 morceaux…

pourtant quand la remercie-t-on ?

quand on donne une accolade à un ou une ami(e)… quand on d’offre un massage nourrissant… quand on prend le temps de se toucher ou de se laisser toucher…  quand on se lave, quand on s’huile, quand on se lubrifie… et quand on boit beaucoup d’eau pour que les toxines puissent quitter le corps sinon ils se réfugieront sous notre peau…

et qu’il s’en passe des choses sous notre peau… comme une voiture sous le capot, pour nous zumains tout se passe sous la peau… la peau est notre antenne, notre contenant, notre enveloppe corporelle qui nous définit…

qui suis-je ? je suis ma peau, je vis sous ma peau, dans ma peau, mais un peu aussi en dehors de celle-ci… car je ne finis pas là où ma peau s’arrête… je la dépasse, je la surpasse, et sans elle je trépasse… trois fois passera…

la peau ? un must… et celle de l’ours – ou l’ourse – il ne faut surtout pas la vendre avant de l’avoir tuer, ce que l’on ne fera jamais pour la plupart d’entre nous car à quoi bon tuer un ours ? ou une ourse ? mais il faut parler à l’homme – ou la femme – qui a vu l’homme – ou la femme – qui a vu l’homme – ou la femme – qui a vu l’ours, ou l’ourse…

en terminant quelques expressions plus ou moins peauétiques:

À fleur de peau     (irritabilité, sensibilité)
Attraper, prendre, retenir, saisir qqn par la peau des fesses, du cul (en saisissant qqn par le derrière au dernier instant pour le forcer à prendre une direction)
Avoir la peau courte  (Être impatient, prompt)
Avoir la peau de qqn (se venger de qqn; vaincre qqn)
Avoir la peau dure (Très résistant)
Avoir qqn dans la peau (aimer qqn avec passion)
Cette femme est une peau     (luxure, vice)
Coûter la peau des fesses (coûter très cher)
Entrer dans la peau de qqn (s’identifier à qqn, se mettre à sa place)
Entrer dans la peau d’un personnage (jouer avec beaucoup de conviction)
Être bien dans sa peau (À l’aise)
Faire la peau à quelqu’un (Le tuer)
Faire peau neuve (Changer de vêtements)
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué (il ne faut pas disposer d’une chose avant d’être assuré de sa possession)
Lui aller comme une seconde peau (vêtement moulant et seyant qui colle au corps)
N’avoir que la peau et les os     (maigreur ou pauvreté)
Par la peau des fesses (de justesse)
Peau d’âne (diplôme)
Peau de pêche (peau rose, très douce)
Peau de vache (Sévérité qui va jusqu’à la dureté)
Peau mate (peau foncée)
Peaux mortes ( petits morceaux de peau desséchée)
Risquer sa peau (Risquer sa vie)
Se faire trouer, percer la peau (se faire tuer)
Se mettre dans la peau de quelqu’un (Se mettre à sa place)
Sucer jusqu’à l’os (Ruiner complétement, tirer le maximum de choses de qqun ou de qqchose)
Tenir à sa peau (tenir à la vie)
Vendre chèrement sa peau (se défendre avec énergie avant de succomber)
Vieille peau (vieille personne)

nombril

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et en terminant, tenez, une accolade virtuelle, car on en a toujours besoin même quand on en veut pas nécessairement… de peau à peau…

Flowergirl's Footprints

simplicidade

11796234_957464760978056_1554652978920854762_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 19 et ça monte – et ça descend…

traduction : votre job ne consiste pas à tirer le monde vers une nouvelle conscience en brassant la baraque ou en criant… votre job consiste seulement et simplement à faire votre travail d’une façon sacrée, secrète et silencieuse et ceux et celles qui ont les yeux pour voir et les oreilles pour entendre vont répondre

that’s about it chers amis… simple et facile…

suffit de faire ce que l’on aime, ce que l’on sent juste, ce qui nous anime et nous allume… et le reste dieu s’en doute et s’en chargera… ou pas..

pas besoin de grande mission de vie, pas besoin de se faire accroire que nous sommes des êtres plus conscients ou évolués que nos concitoyens…

ces temps-ci ma belle et moi on pratique une série de chants Santo Daime en portugais qui nous viennent de Ze Ricardo du Brésil et mon préféré s’intitule justement Simplicidade…  que ça, la simplicité dans sa plus simple simplicité…

mon maître Osho disait souvent, dans le bon vieux temps : easy is right and right is easy… pour mes ami(e)s à la langue unique, ça va comme suit dans la langue de momo : la facilité est juste et la justesse est facile… ça résume bien la patente… facile et juste, juste et facile…

avec les années, il semble que de plus en plus il faille que la vie coule car on ne peut se battre toute sa vie… la jeunesse implique une certaine détermination, un certain foncement par en avant… pour faire sa place dans le monde, pour se la tailler à sa mesure…

mais avec le temps et les années qui passent, on prend ça plus cool, on se slack le ponpon… on ralentit, on accepte plus, on mature… pas qu’on ramollit, oh que non ! c’est simplement qu’on se simplifie la vie… on sait davantage ce que l’on veut faire et être et ce que l’on peut faire et être…

et pour être, il n’y a rien à faire, rien d’autre qu’être soi-même, rien d’autre qu’accepter qui l’on est comme on est… rien de spécial qu’il faille faire… simplement respirer, par le nez ou par la bouche, dans son thorax et dans son ventre et attendre que le vent souffle et passe… car tout finit par passer… même le temps qui semble long mais qui s’accélère avec le temps qui passe… il passe de plus en plus vite…

on apprend au jour le jour que tout finit par nous passer sur le corps et sur l’âme pour éventuellement retourner à la source… car tout retourne d’où tout origine… comme le métro, le queue du serpent est dans sa bouche…

alors chers lecteurs trices, vous qui avez aussi quelques années au compteur, vous savez vous aussi que plus l’on avance en âge, moins l’on sait et plus on doit relaxer car l’ignorance est notre nature profonde… l’état dans lequel l’univers nous a reçu et duquel on quittera…

l’esprit ouvert, réceptif et tive… humblement, patiemment, dignement… et surtout, tout simplement…

simplicidade…