Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

résilience

11896162_121011364912177_1364072424975562925_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 6 et ça monte – et ça descend…

traduction : vous devez mourir à quelques reprises avant de vivre réellement … – Charles Bukowski

oh que cette citation sonne juste aux oreilles des survivant(e)s… oh que cela résonne les matines ce matin pour ceux et celles qui ont passé à-travers des épreuves éprouvantes qui les ont éprouver… pléonasme voulu pour souligner que le fait qu’une ou des épreuves sont nécessaires pour nous rendre des preuves vivantes que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort(e)…

ce thème m’interpelle particulièrement ces temps-ci car je connais quelques personnes qui vivent des choses éprouvantes actuellement… dur dur de ne pas prendre sur soi quand des proches à nous ont mal, quand ils/elles souffrent… et en même temps, même si on voulait la prendre sur soi, on ne peut ne faire nôtre la douleur et la souffrance des autres… surtout quand elle est invisible et contenue en eux/elles… pas de nos affaires… même si on se sent concerné(e)…

mais quand on a eu mal soi-même, quand on a déjà passé dans le tordeur, quand notre coeur a été brisé une fois ou à quelques reprises, on sait que ces épreuves sont nécessaires, qu’elles sont essentielles pour devenir un(e) humain(e) plus humain(e), plus compassionné(e), plus sensible à ses frères et soeurs…

oh, un(e) humain(e) n’a pas absolument besoin de souffrir pour être belle ou beau, bon ou bonne… mais ça aide… ça l’aide…

ça fait toucher à quelque chose de mou en nous, quelque chose qui résonne quand on écoute et entend les autres qui ne sont de toute façon jamais tout à fait des autres, jamais vraiment des êtres autres que nous… car nous sommes le monde… nous portons le monde en nous… et quand le monde a mal, c’est nous qui résonnons…

en effet, quand il y a présence de douleur quelconque autour de nous, si nous sommes le moindrement ouvert(e) et sensible, cette douleur ne peut que résonner en nous… mais pour cela il faut l’avoir connu soi-même cette douleur, il faut avoir eu minimalement un tipeu mal... ou plus…

pour vivre totalement, il faut être prêt à mourir.. genre… car pas tout à fait mourir comme tel, mais vivre si totalement que l’on ne compte plus… ni les sous, ni le temps qui passe, ni les efforts à mettre pour réaliser nos projets… on ne compte que sur soi, sur ses réserves, sur ses forces enfouies au plus profond de notre être… là où on ne soupçonnait pas qu’il y ait autant de force cachée, autant de capacité de résilience…

on ne peut vivre en gardant le meilleur pour la fin car la fin viendra peut-être avant le meilleur…

alors OK de ne pas garder les rouges pour la fin, mangeons-les maintenant, avant la fin, quand la faim est à son paroxisme… et quand la vie nous passe au cash, tenons-nous debout, solide, bouchons-nous le nez et passons à-travers… en respirant, en sentant, en espérant aussi car lors les temps sont durs, l’espoir d’un temps meilleur est de mise… en fait, c’est dans les temps durs que l’espoir est requis…

mais pas un espoir passif qui nous viendra d’ailleurs, non, plutôt un espoir qui se cache en soi… mais souvent, pour trouver cet espoir, on doit passer par le désespoir, celui qui brûle toute illusion, celui qui nous fait toucher à l’os, à la moëlle même…

pour ensuite, bâtir sur sur cette nouvelle fondation, sur ce nouveau socle sur lequel on se reposera…

alors gang, respirons, restons fort(e)s, et gardons espoir… la vie nous passe dessus et dedans… et ceci aussi passera…

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pronoïaque de profession de foi

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 7 et ça monte – et ça descend…

traduction : mon nouveau terme préféré est pronoïaque (le contraire de paranoïaque… c’est la croyance qui veut que tout dans l’univers complote pour nous soutenir et nous appuyer...

selon Wikipedia:  paranoïa (du grec παράνοια, paranoïa; des mots παρά (para) : à côté de, et νόος (noos) : l’esprit)
/  trouble mental manifesté par des difficultés relationnelles, des troubles du comportement et un sentiment de persécution pouvant aller jusqu’à un point d’irrationalité et de délire (délire paranoïaque).
/ La pensée paranoïaque inclut typiquement des croyances de persécution liées à une menace perçue comme provenant des individus : jalousie, délires, etc.

alors nous, vous et moi mes très chèr(e)s ami(e)s d’eau et de chair bien incarnés, on reste dans le noïa, soit dans l’esprit, mais plutôt que para, à côté de… on switche pour pro… avec l’esprit, qui supporte l’esprit, qui le soutient… car si on nous a créé, ce n’est pas pour nous menacer, nous détruire, nous faire ou nous vouloir du mal…

la vie doit bien vouloir soutenir la vie me semble…

car si dieu existe (quelle superbe chanson, surtout la version interprétée par Claude Dubois et Céline Dion / voir line youtube ci-bas), il ou elle doit bien vouloir du bien pour ses ptites créatures que nous sommes…

car si petits et petites dans l’univers nous sommes mes ami(e)s… minuscules dans cette immensité grandiose…

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et j’imagine que le tout soutient le tout… que tout se tient… que tout est OK, même si les choses nous semblent parfois aller à l’encontre de nos petits projets… dieu a des plans et nous les nôtres…

un moment donné – ou loué car pas que dieu qui soit loué, le moment l’est aussi – pas fou de considérer la vie comme soutenant plutôt que menaçante… qu’un simple changement de perspective…

car peut-être bien que parfois, la vie veut nous brasser et nous débarrasser de nos idées folles, de nos projets inadéquats, de nos plans qui ne vont pas dans le bon sens… mais cela ne veut pas dire que la vie nous menace, qu’elle soit contre nous…

car contrairement à certains américains, la vie ne peut être que pro vie… vraiment pro envers la vie…

11050096_1022543734445425_8979494099485405671_n alors adieu paranoïa et vivement la pronoïa…

vivement cette capacité en nous de considérer la vie comme soutenante, encourageante, supportante, soutenante, provivante… car la vie ne peut que soutenir la vie…

même la mort est provie… même la mort ne peut que mener vers d’autre vie, vers plus de vie, vers encore de la vie… car tout n’est que vie… car même la mort du corps n’est pas la mort de l’esprit ni de l’âme… qu’un changement de forme, qu’une transition, qu’un changement de char…

et parfois, faut changer de char…

alors vive la pronoïa pour que nous acceptions enfin la vie telle qu’elle se présente à nous, telle qu’elle nous est offerte… sur un plateau d’argent, ou dans une assiette…

suffit de modifier notre perception, suffit de considérer ce qui nous arrive, ce qui arrive vers nous avec ouverture, avec accueil et les bras ouverts…

j’imagine que c’est ce que l’on appelle la confiance, la foi…

pronoïquement vôtre, promaniaquement pronoïaque…

https://www.youtube.com/watch?v=10d7RmJ2Lu8

Avé rité

11201828_10153098231977621_1007470964509669075_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 8 et ça monte – et ça descend…

traduction : un mensonge se décline en plusieurs variations, la vérité en une seule… – proverbe africain

elle doit venir du grand-père de Boucar Diouf celle-ci… ou de sa grand-mère… mais je remarque que le continent africain – si celle-ci vient vraiment de là-bas – nous offre des citations et proverbes simples et tout à fait  éclairants… il est incontinent de proverbes…

qu’est-ce que votre humble petit chroniqueur de grand chemin pourra bien pouvoir dire au sujet de la vérité ? ou de la Vérité avec un grand V ? celle dont Jésus parlait en double : en vérité en vérité je vous le dis…

difficile de parler de la vérité… les mensonges semblent plus juicy… et plus loquaces… plus à dire à leur propos… les juges en savent quelque chose… du moins ils entendent de nombreuses versions des mêmes faits, souvent perçus différemment par chacun/chacune… selon leurs intérêts et leurs intentions… et leurs perceptions…

car sans tomber dans le couple mythique vérité-mensonges, disons que les vraies affaires, les choses de l’âme, portent peu à parole… le silence leur sied bien…

et le silence ne signifie pas que l’on aie rien à dire, ça peut davantage signifier que les mots ne sont pas toujours nécessaires… –  Hart Ramsey

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mais les perceptions différentes des mêmes faits font beaucoup jaser.. et appellent des versions différentes, sinon carrément opposés des choses qui ont pris place…

notre perception des faits extérieurs à soi varie selon nos croyances, selon nos expériences passées, selon notre capacité spécifique de lire une situation donnée, mais aussi selon ce que l’on bien veut voir… car on perçoit le monde comme on le peut ou comme on le veut bien… on a une certaine marge de manoeuvre dans la grande pièce de théâtre qui prend place devant nos yeux et dans laquelle on joue…

et souvent nos croyances donne le ton à nos lunettes… et nos lunettes à notre binette… et alouette en tabarouette…

car la vérité absolue, la brute et pure, très rare en ce bas monde… on ne peut percevoir le monde qu’à travers divers filtres, par le biais de trames diverses, via notre filtre personnel…

alors ma vérité, ta vérité, sa vérité… plutôt que LA vérité… ou la Vérité…

si on se regroupe, ça devient Notre vérité – la vérité chrétienne, la vérité américaine, la vraie vérité – et là, ça devient plus glissant car la vérité du groupe dominant pèse toujours plus lourd dans la balance…

pas pour rien que la balance soit le symbole représentant la justice des hommes… les arguments de l’un d’un côté, ceux de l’autre de l’autre, et que les plus lourds gagnent… chère prépondérance argumentative… et les paroles de certains uns pèsent toujours plus lourd que ceux de certains autres… notamment celles de certains avocats astucieux et convaincants…

ou comme dans le cas des experts dans les procès… selon qui paie, la vérité peut varier… mêmes faits, mêmes individus, conclusion opposée… et vlan la vérité…

alors chers lecteurs/trices, en vérité en vérité je vous le dis, aucune idée au sujet de la vérité ce chroniqueur… mais ce que je sais cependant, c’est que Jésus n’écoute pas vos prières…

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et ceci est la vérité car c’est sur Facebook…

obrigado, parabens & poim poim

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 9 et ça monte – et ça descend…

aujourd’hui c’est le 60ème anniversaire de Carioca, notre ami musicien à plusieurs…

c’est grâce à lui si nous sommes aussi nombreux à jouer de la musique autour d’ici…

c’est grâce à lui si nous sommes aussi nombreux à avoir expérimenté avec la sagesse de certaines plantes spéciales de l’Amazonie…

c’est grâce à lui si la musique brésilienne en générale mais aussi celle du Santo Daime a trouvé une telle terre d’accueil ici au Québec…

c’est grâce à lui si j’ai fait 9 voyages au Brésil en quelques années, parfois pour des séjours intensifs de 3 jours seulement…

c’est grâce à lui si ma vie est entièrement dorénavant consacrée à la musique…

et c’est grâce à lui si je transformerai mon Aiglise ici à Val-David en studio de son, cérémonie et d’enregistrement dans les prochains mois…

Carioca est un être unique, un homme enfant, un clown chamane, un maestro aux doigts de cristal, un ami lasagnesque à l’appétit de vie et de musique immense…

Carioca est un ambassadeur de la musique, un porteur de la symphonie de l’univers, un point central dans la formation de plusieurs cercles, un esthéticien musical, un guerrier pacifique du son et de la lumière…

cet homme n’est pas parfait, mais il est totalement et uniquement humain… plus que tout, totalement lui-même…

Carioca est un frère avec qui j’ai organisé plusieurs événements, certains imposants et particulièrement intenses… ensemble nous avons les copilotes de quelques gros navires, autant ici qu’au Brésil…

voyageant partout sur la planète pendant plus de 25 ans, il a initié des milliers de personnes aux plantes de l’Amazonie mais surtout à leur mariage avec la musique, avec la richesse des notes, avec la régularité des rythmes, avec la douceur des voix et des âmes au coeur de la nuit…

un certain hiver de 2010, une quinzaine d’ami(e)s québécois sommes allés passer 2 semaines avec lui dans la forêt du Brésil, non loin de Rio… quel voyage hein les poim poim ?

alors en l’honneur de cet homme enfant à la tuque multicolore et aux poim poim spontanés, quoi offrir d’autre pour son 60ème anniversaire qu’une chanson de notre cru qui lui est dédiée :

http://www.eloibrunelle.com/osho-daime

et pararabens, parabens, parabens carido poim poim irmao…

viva Carioca ! viva Poim Poim ! Canta com amor !

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du silence plein l’entre ligne

11822413_604891866320769_896464272220083982_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 10 et ça monte – et ça descend…

traduction : le fait de demeurer silencieux ne signifie pas toujours que vous n’avez rien à dire… c’est peut-être que vous réalisez que les mots ne sont pas toujours nécessaires… – Hart Ramsey

en effet pas toujours nécessaires les mots… 991 chroniques plus tard, c’est le constat qui s’impose au chroniqueur en ce samedi matin full silence dedans et dehors… mais aurait-il pu être possible de découvrir ceci sans ces milliers de mots ?

car suffit d’écouter le silence émis par la terre pour entendre la musique de l’existence…

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mais pas parce que les mots ne sont pas nécessaires que l’on ne puisse ne pas les utiliser pour tenter de convier sa petite part de silence…

Osho, qui a prononcé des milliers de discours au cours de son passage sur terre, disait toujours qu’il nous parlait à nous,s es disciples, pour occuper notre mental pendant qu’il touchait notre âme, notre coeur, pendant qu’il s’occupait de notre être fondamental…

car le silence se trouve aussi entre les mots, entre les lignes…

et pas parce que les mots ne peuvent transmettre directement l’essentiel qu’on doive les taire et les emprisonner en soi… au contraire, possible de les utiliser ces bouts de lettres comme des supports au silence… comme une tranche de pain qui soutient la meilleure des confitures… alors voici ma marmelade de mots pour accompagner votre café matinal…

mais en même temps, pas absolument besoin de les partager ces mots… car les mots sont multiples… les mots sont nombreux… et le silence est unique, et toujours présent entre chaque mot, que dis-je entre chaque lettre, et même et surtout après les trois petits points de suspension…

et parfois les mots sont presque de trop… prenez cette chronique par exemple… il aurait pu être tout à fait parfait de conserver silence ce matin, et de ne rien écrire… de faire abstraction de mots… et la vie aurait été très bien servie par ce silence qui n’est parfois qu’omission volontaire de mots…

mais en même temps, tout aussi OK de garnir cette tranche matinale de silence de quelques mots, quelques bribes pour justement égayer ce silence, comme de la confiture sur du pain… alors voici une beurrée de mots dans votre assiettée… avec scrabble eggs… car lorsque le silence sert de support pour les mots, ces mots reposent sur quelque chose de vrai, de véritable…

si les mots sont le liant humain, ils sont aussi parfois plus séparant qu’unifiant… alors écrire avec soin, avec sens… ibilité…

et parfois, comme le révèle ce dicton amérindien, il est préférable d’avoir moins de tonnerre dans la bouche et plus d’éclairs dans les mains… version climatologique de marcher sa parole… alors suffit d’écrire avec ses mains plutôt que de parler avec sa bouche…

12364_174732302681607_1408501187_ncar souvent ceux et celles qui parlent le plus fort auraient intérêt à se taire et à écouter la nature qui peut révéler un silence que leurs paroles obstruent et remplissent… mais même malgré les mots, le silence est toujours présent… derrière les mots, entre les mots, sous les mots… c’est le silence qui tisse les mots…

en fait, les mots ne sont que des faire valoir pour le silence… les mots ne sont que les straight men du silence… bien sûr, impossible de décrire le silence avec des mots, mais les mots peuvent tourner autour du pot du silence, les mots peuvent être des agace-disette, des indicateurs, des indices au silence… les mots peuvent être l’envers du décor du silence…

comme toutes les couleurs mélangées qui donnent du blanc, voici mon éventail de mots pour vous dire mon silence… entendez-vous ?

bla bla bla…

comment ça va ?

11846592_1485969238209449_3688439777671122984_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 11 et ça monte – et ça descend…

traduction: lorsque quelqu’un me demande : comment ça va ?  je réponds : ça va et toi ? alors que ce que je voudrais répondre est : considérant que le monde est dirigé par des leaders corrompus, que notre nourriture est empoisonnée, que l’industrie de la viande commerciale est un holocauste, que l’atmosphère est bombardée de produits chimiques et autres poisons, que le racisme est encore un enjeu et que plusieurs personnes dans le monde meurent encore de faim alors que nous gaspillons assez de nourriture pour les nourrir, je dirais que je suis assez préoccupé en ce moment

ouf… et ce n’est pas tout… car on n’a pas encore souligné les nombreuses guerres, ni des camps de réfugiés partout sur la terre, ni de l’exploitation des enfants et de la nature, de la maltraitance des aîné(e)… ni ni ni, et tutti quanti…

alors comment ça va ?

comment ça va quand tout ça et du pire encore se passe autour de nous, dans notre monde, dans ce monde que l’on partage vous et moi ? dans notre monde…

comment ça va ?

en dépit de ce grand cirque qui présente son pathétique spectacle de clowns pas jpjos… car tout ça se passe autour de nous… mais ce grand barda extérieur est-il vraiment et simplement un reflet de ce qui se passe en nous

11896189_10153413115286201_605289956969637901_npossiblement, mais en même temps, cet argument pourrait bien n’être qu’une excuse pour ne rien faire, pour rationnaliser, pour laisser faire… et en même temps, que faire d’autre que laisser faire ? que pourrait-on faire qui pourrait avoir un impact sur un monde aussi vaste, aussi multiformes ?

alors que fait-on pour améliorer le portrait extérieur ? on ne fait que changer le regard dans nos yeux ? que fait-on pour répondre un beau gros ça va bien en accord avec le portrait global ? peut-pn vraiment aller bien quand le monde est aussi croche et inhumain ?

je ne veux pas gâcher votre vendredi, mais ces questions se posent… et les réponses sont difficiles à trouver pour nous satisfaire…

peut-être qu’une partie de la solution pour voir le monde tel qu’il est dans sa forme la plus pure se trouve dans notre capacité de conserver nos yeux d’enfants…

11891061_10153513280358908_8986916876918167264_nmais comment on fait pour redevenir un enfant, pour conserver ce regard empli d’innocence et de fraîcheur ?

car une fois perdu ce regard innocent, difficile de retrouver cette fraîcheur dans nos yeux, dans notre tête et notre coeur… et même pour un enfant, le monde peut être tel qu’il est mais en même temps, quand un enfant vit un drame, le monde devient totalement dramatique…

si nous sommes tous ensemble sur ce grand bateau qu’est l’humanité, et nous en particulier du bon bord de la barque, comment être en paix quand l’autre bout de la chaloupe coule à pique ?

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ah que de questions mes ami(e)s… et bien peu de réponses… ou trop de réponses… mais trop c’est comme pas assez… et beaucoup d’eau qui pénètre dans la barque mes marins…

mais on continue à chercher, à se questionner, à observer, autant dedans que dehors… et on continue à écoper, on continue à limiter les dégâts à coups de lucidité et de compréhension… et à douter… car le doute est souvent la graine de l’intelligence… le doute garde vivante la possibilité de changement, l’espoir et l’ouverture à l’autre…

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comme disait mon père, pour aller c’est OK, c’est pour revenir que ça se corse…

ça va ? ça va aller… ça va, allez…

âmen

1499660_928846243851919_6935534894434221363_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 12 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’ai pris le chemin le moins fréquenté… et maintenant, je ne sais plus où est le phoque que je suis

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OK dernière douzaine de chroniques cocottes avant d’atteindre le cap du 1000… et une…

alors on prend ça au sérieux et on parle des vraies affaires… mais qu’est-ce au juste qu’une vraie affaire ?

la politique ? boring !

la religion ? bof…

l’argent ? peu d’intérêt !

la vie en général ? un peu trop général justement…

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mais l’âme, par contre… ah, là y a de quoi là… là on a de la viande…

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en effet Rumi, avec quelle rapidité apprend-on à suivre ce que notre âme nous dicte ? ce qu’elle nous dicte d’être ? ce qu’elle nous dicte de faire ? ce qui découle habituellement de qui l’on est… et qui nous sommes est une grande âme… oui que l’on soit homme ou femme, ou in between, nous sommes tous de grandes dames… l’âme est grande…

car l’idée dans la vie est de suivre son âme… je suis mon âme… et cette âme parle… la plupart du temps, elle chuchote… elle soupire, elle fredonne, elle insuffle la vie… mais parfois elle crie, parfois elle prie, parfois elle supplie… nous supplie qu’on l’écoute, qu’on la suive, qu’on la libère…

parfois, quand l’âme étouffe dans le corps trop petit, certains choisissent de quitter prématurément… c’est leur choix et on ne peut que tenter de comprendre… car pas nous qui vivions en ce corps-là…

mais pour nous qui habitons encore en ce corps-ci, comment écouter puis entendre cette âme qui tente de passer message ? car si on ne l’écoute pas, l’âme down… ou l’âme ruera dans les brancards…

chez certain(e)s, pour que l’âme puisse respirer, ils/elles doivent sortir du placard… quelque soit ce placard…

pour d’autres, ça passe par la musique, la peinture, les mots, la danse, la nature…

pour les amoureux/ses, ça passe par les relations, avec soi mais aussi avec les autres…

pour d’autres encore, ça passe par le retrait, le silence et l’introspection…

pour moi ça passe par un peu de tout ça… quelques mots au petit matin, quelques contacts avec mes amours, mes proches et mes ami(e)s… puis des bains de nature, du silence, du vide, et des contacts en chair avec ma belle et notre belle petite…

et de la musique… beaucoup de musique… de la musique souvent…

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car le fait de faire de la musique aère ma tête, permet à mon corps de bouger et purifie mon âme… amen…

et un peu de travail d’enseignement encore pour la prochaine année… ensuite on verra… car mon âme me dirige vers ailleurs… mon âme clignote à gauche… alors que sera sera et qui vivra verra…

oui, this little soul of ours est clairement notre moteur, notre essence, notre source de motivation… on doit lui être fidèle, li être intègre, être à son service… on doit l’écouter sinon elle nous bottera le derrière…

car l’âme, elle, est aussi au service… au service de la vie, au service de l’évolution, au service même du service… l’âme est une esclave de la vie… servir la vie car l’existence est un repas 1000 et un services… un grand buffet dans lequel on puise à notre bon gré…

écoutons notre âme silencieuse sinon elle devra crier haut et fort… elle devra pumper up the volume… car si nous n’écoutons pas cette âme qui git en notre corps elle le démonstrera haut er fort via ce corps justement… si on ne l’écoute pas, elle aura mal à dire… elle mal à dira…

car lorsqu’on n’écoute pas son âme, le mal à l’aise nous pogne, et malaise s’installe… et quand mal aise s’installe en corps, l’âme se plaint tout plein…

et comme nous sommes âme en corps, âme soyons, et écoutons, et entendons…

âmen…