Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

peur à gauche, peur à droite

♥♥♥ – 13/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: aucun virus en ce monde n’est plus dangereux que la peur… comprenez cette peur, sans quoi vous deviendrez un «corps mort» avant que votre corps ne meurt… cela n’a rien à voir avec le virus, cette ambiance de peur que vous ressentez en ces moments de folie collective… – Osho, il y a 40 ans

on dirait bien que la peur est partout… elle porte à gauche, elle porte à droite… elle se porte aussi bien à gauche qu’à droite… elle se cache sous les masques mais elle descend aussi dans les rues en réclamant haut et fort le respect de nos droits et libertés… la peur est démocratique, elle nous concerne tous et toutes…

peut de perdre ses droits, que la liberté s’érode, peur du virus, peur de manquer d’argent, peur du présent et peur de l’avenir… peur de mourir, mais surtout peur de vivre on dirait bien… car avouons-le : un peu épeurant de vivre, surtout en ces temps incertains où ça brûle dans l’ouest, où les animaux meurent et où les virus circulent, autant que les jugements et les nouvelles, fake ou encore pires…

je me méfies toujours des gens qui crient haut et fort qu’ils et elles n’ont pas peur… ni peur de quoi que ce soit, ni de tout ni de rien… car me semble que la peur fait partie intégrale de la vie… épeurant vivre, surtout quand c’est la mort qui est bout… la nôtre, comme celles des êtres qui nous sont chers…

mais la peur n’est pas une raison pour arrêter de vivre… la peur est simplement une sensation, un état, une disposition… qui peut nous faire figer, courir de côté, ou lui faire face… car au fond, que cela que nous puissions faire face à la peur : la regarder, la sentir et faire avec…

rien de mal avec la peur… suffit de la respecter, la reconnaitre pour ce qu’elle est et continuer à vivre… avec la peur au ventre, et le courage au coeur… et transformer cette peur en créativité, en vie, en énergie…

dans certains milieux psys, on dit qu’il y a 3 peurs fondamentales dans la vie: la peur de devenir fou/folle (perdre la tête), la peur de l’orgasme (perdre le contrôle) et la peur de mourir (disparaitre)… mais que l’ultime peur est la peur de mourir, que les deux autres ne sont que des succédanés, des chevaux de troie… les trois chevaux des cavaliers de la peur…

la peur, la peur, pas une raison de mépriser ceux et celles qui n’ont pas peur des mêmes affaires que soi…

quant à ceux et celles qui n’ont supposément pas peur de mourir, see you there dears

car j’ai bien peur que nous ayons tous et toutes un ptit peur rendu(e)s là… car qui peut prétendre sans doute aucun ne pas avoir peur de l’inconnu ? au moins un ptit peu ? j’ai bien peur que bien peu d’entre nous…

alors à chacun(e) ses peurs et ses façons de dealer avec

dehors de contrôle

♥♥♥ – 12/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: quand tu ne peux contrôler ce qui est en train d’arriver, essaie au moins de contrôler ta façon de répondre à ce qui est en train d’arriver… là réside ton réel (et seul) pouvoir…

contrôle, quel gros mot non ? drôle de mot, mot drôle en fait… pire qu’un mot de 3 lettres, ou de 4 même…

on a rien empêcher de ce que l’on pas voulu jusqu’à maintenant, que ce soit la guerre, l’injustice ou la maltraitance, alors contrôle, really ?

on n’a même pas pu empêcher le processus ayant mené à notre incarnation alors comment penser contrôler quoi que ce soit ?

car qui a vraiment décidé de prendre forme ici-bas ? ou devrait-on dire qu’est-ce qui a mené à ça ?

si c’est notre âme profonde, ce qui nous relie au reste de l’univers, l’intelligence ultime et supérieure, le grand esprit, peut-être l’a t-on seulement oublier ? mais peu importe, nous sommes ici et la seule chose que nous ne contrôlions ne peut qu’être notre perception de la manifestation de la vie dans laquelle nous sommes plongé(e)s, cette même vie qui est en nous…

et couler avec le flot de la vie… car si on ne peut contrôler la rivière, qui semble-t-il nous mènera jusqu’à la mer anyway, on peut tout au plus s’amuser à patauger en pensant que ça mènera au port auquel nous voulons arriver… splouch splouch et tiguidou…

car si peu à part cela pouvons-nous espérer contrôler… que notre réponse à la vie, que notre attitude face à ce qui nous arrive…

on peut bien tenter de s’opposer à ce que l’on trouve injuste en ce bas monde, pensant contrôler quoi que ce soit, que cela soit le port du masque, l’injustice perçue, la disparition des animaux, les feux de forêts, la maltraitance des enfants ou la faim dans le monde, tout ce que l’on peut faire au fond est tout d’abord de reconnaître et accepter ce qui se passe, et ensuite de faire ce qui nous semble juste et bon… à notre humble mesure…

pour le reste, bon chance…

alors en cet automne unique en nos vies, rions de notre croyance qui consiste à nous faire croire que nous avons le contrôle… tout est hors de contrôle, alors dansons le chaos…

donnérecevoir

♥♥♥ – 10/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

salut lecteur/trice…

chronique un peu spéciale ce matin alors qu’on jasera cash, bidous, énergie verte, financement, échange et rémunération… des mots pour jaser collaboration, donnant donnant, give and take comme disent les zanglais(e)s… concept qui touche aussi la valeur de ce que l’on fait dans la vie… gros et délicat sujet…

une fois par année – quoi que certaines années je passe tout droit face à cette requête – je fais ce tel type d’annonce ici sur ce blogue…

c’est que pour faire en sorte que ce blogue ne contienne pas de publicité, WordPress demande 100 $ annuellement pour le forfait premium… depuis quelques années, pour vous éviter que vous ne vous tapiez de la pub à-travers mes mots, je paie moi-même ce montant et une fois de temps, je fais un appel à tous/tes pour m’aider avec cette somme… et toujours quelques-un(e)s parmi vous contribuez et je vous en remercie encore une fois pour les années passées… précieux soutien…

d’autre part, ces temps-ci, je travaille (en fait je joue plus que je ne travaille) sur un nouveau projet musical, l’album intitulé Os Hinos do Vale da Vida… ce qui m’amène aussi à penser cash car je cherche une façon de financer ce projet (coûts de production et rémunération des musiciens pour leur temps)…

afin de réaliser ce nouvel album, je suis à considérer lancer une nouvelle campagne de $ocio$ comme je l’avais fait il y a 2 ans pour réaliser le premier, Les Hymnes du Pays d’en Haut… vous vous en souvenez ?

https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

mais avec la situation financière actuelle difficile pour certain(e)s, pas certain de la pertinence d’une telle initiative de demander de l’argent cette année… alors j’explore diverses possibilités…

de mon côté, je suis en préretraite et comme mon petit fond de fond de pension fond vite justement, je devrai considérer une nouvelle source de revenus bientôt… ce qui m’amène à réfléchir aux sous en général, et notamment à ce que l’on fait pour gagner sa vie comme on dit…

ce qui nous ramène à la musique et à l’écriture…

comme pour la musique, j’écris par plaisir et sincèrement, je n’ai jamais considérer gagner ma vie avec ces deux hobbies… mais encore plus sincèrement, j’avoues que j’aimerais bien cependant que ces passe-temps deviennent mon gagne-pain… du moins en partie si possible… mais je suis réaliste et sais bien que l’écriture autant que la musique ne comptent pas parmi les activités les plus lucratives en ce bas monde…

donc j’explore les possibilités de financement pour ce que je préfère faire dans la vie… beau défi…

ce qui nous ramène à ce blogue… et à son financement pour rester pub free

j’écris quasi quotidiennement ici et que je le fais par pur plaisir… j’écris gratuitement, j’écris sans penser… la première chose que je fais le matin est d’écrire comme d’autres font leur yoga first thing in the morning… j’en suis rendu à 2 350 chroniques sur ce blogue même si je ne compte, WordPress qui le fait… et puisque je ne compte pas mais que WordPress le fais, je sais que vous êtes environ 100 par jour à me lire ici d’un peu partout dans le monde, surtout au Canada…

alors ce matin, petite demande de la part du chroniqueur à vous, lecteurs/trices…

si le coeur vous en dit et que le porte-monnaie vous le permet, je vous invite à envoyer quelques $ (grâce au bouton don en haut à droite de la page d’accueil, tout juste sous la photo) afin que l’on puisse faire en sorte ensemble qu’il n’y ait pas de pub en ces pages…

en terminant, petit cadeau… un deuxième hymne capté lors de notre concert intime du 30 août dernier, Estou Aqui, un hymne dédié à mon ami Ravi:

de même qu’un TedTalk d’Amanda Palmer, une artiste que je vous ai déjà présentée ici et qui nous inspire à réfléchir aux diverses façons de financer son art…

mais plutôt que simplement demander, donnons… car ça revient toujours… à ça, donner qui nous sommes…

L’Amour n’est Pas ce que tu Souhaites,
c’est ce que Tu Es
C’est très Important d’en être Conscient
Si tu Penses que l’Amour est ce que Tu Veux,
tu vas le Rechercher Vraiment Partout
Si tu penses que l’Amour est ce Tu Es,
tu vas le Partager Vraiment Partout
Tu Dois Donner de l’Amour
parce que Tu en As à Donner
De cette manière, tu Feras l’Expérience
de ta Propre Jouissance de l’Amour

Donald Neale Walsch

bon chance


♥♥♥ – 8/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: parfois tu dois risquer le tout pour le tout pour une vision que personne ne voit à part toi-même

et je dirais même plus :

parfois tu dois risquer le tout pour le tout pour une vision que même toi-même ne voit pas…

parfois on doit seulement faire quelque chose parce que ça pousse dans cette direction… on doit suivre la vie… suivre le chemin au fur et à mesure qu’il se déploie devant nous…

même si on ne sait pas exactement quoi faire ni comment, même si on ne sait pas vraiment où ça s’en va, un pas à la fois on marche le chemin droit devant ou tout en courbes et le pas suivant se décidera de lui-même… à la force du pied…

parfois on doit arrêter de penser et de se fier à sa tête et simplement suivre son coeur, son instinct, ses tripes… simplement marcher, un pas à la fois, chaque pas dans la foi, avec amour et confiance… sans chercher à – trop – savoir…

car lorsqu’on regarde sa vie en rétrospective, peut-on vraiment dire que l’on a véritablement planifier quoi que ce soit jusqu’à maintenant ?

a-t-on décider quoi que ce soit ?

peut-on prétendre savoir ce que nous faisons ici et pourquoi nous y sommes ?

une idée really pourquoi vous vous êtes incarné(e)s vous ?

vous savez vous, où nous allons après que notre coeur ait arrêté de battre ?

alors, et encore plus particulièrement maintenant que l’avenir a moins d’avenir qu’il n’en a jamais eu s’il en déjà eu un, marchons notre parole à petite échelle, un pas à la fois, une lettre de chaque mot à la fois… sans savoir, sans vouloir savoir…

mais je sais que c’est difficile… car nous zumain(e)s, comme Janette jadis, voulons savoir… où, quoi, pourquoi, comment… mais la réalité est que nous ne savons rien… du moins, rien avec certitude… nous avons parfois des indices, nous sentons parfois certaines choses qui résonnent et qui vibrent avec justesse en nous…

mais quant à savoir quoi que ce soit ? bon chance comme disent certain(e)s anglophones…

alors, faute de savoir, trustons… et faisons ce qui nous semble juste et bon à chaque moment… faisons confiance que chaque geste portera le fruit qu’il sème à chaque instant… en faisant de notre mieux, au meilleur de nos habiletés… et la suite de la route se chargera de nous indiquer les prochains pas à faire…

quant au risque, qu’a-t-on vraiment à risquer ?

une prétendue sécurité ?

la promesse du paradis à la fin de nos jours ?

la certitude que les choses iront comme on les veut ?

en tous cas, moi certainement pas…

alors à nous tous et toutes, bon chance !

cordes sensibles droit au coeur

♥♥♥ – 7/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

en haut, c’est moi… tout seul avec ma guitare sur ma roche… à recevoir de la musique en direct d’en haut… du moins à tenter de la diviner… la fleur à droite n’a pas l’air très contente… pas toujours facile pour son environnement immédiat le processus de création 😉 (j’ai trouvé cette image sur le web mais ne retrouve la source, grand merci à l’artiste)…

et ci-bas avec mes amis Charles, Guy et Raoul… les fleurs sont plus heureuses 😉

dimanche passé a été le plus beau jour de ma vie… ce jour-là que nous avons enregistré les 14 hymnes du futur album intitulé Os Hinos do Vale da Vida (Les hymnes de la vallée de la vie, ou de Val-David, c’est selon et les deux en même temps) dont vous voyez et entendez le premier extrait ici…

en effet, après seulement 3 pratiques au cours de l’été, Charles, Guy, Raoul et moi avons joué devant quelques ami(e)s et proches et Charles a capté notre performance en images et en sons dans notre petite église dans la forêt devenue pour l’occasion petite salle de spectacle intime… moment magique pour le ptit gars qui gratte habituellement seul sur sa roche… au grand dam des fleurs… mais les oiseaux apprécient…

j’avais commencé à travailler les hymnes de cet album il y a quelques années avec mon ami Jean-Patrice Desjardins avant que son cancer ne revienne frapper plus sérieusement et le ramène au créateur… c’est donc pour honorer sa mémoire que j’ai décidé d’entamer ce projet…

moi qui ne suis pas un musicien virtuose, ni très connaissant de la théorie musicale – disons que je suis suis un bon jobber travaillant et très déterminé – j’ai osé inviter quelques musiciens chevronnés pour m’accompagner…

j’avoue candidement que cela m’a demandé une bonne dose de courage car lorsqu’on joue avec des gens qui connaissent la musique, notre ignorance en la matière est évidente… mais mes comparses ont embarqué et nos rencontres ont été très riches et fructueuses… et ils savent que je leur en suis très reconnaissant… je me retiens de trop leur dire car je ne veux les tanner

Guy a mis toute ma musique sur des partitions – imaginez voir des sensations sonores floues, instinctives et imprécises devenir organisées entre 5 lignes et plein de signes que moi-même je ne comprends pas… pour un gars qui connait une vingtaine d’accords, impressionnant je vous le dis…

Charles, avec qui on avait enregistré l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut (https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut) il y a quelques années, est un élément clé de mes projets musicaux… en plus d’être un multi instrumentiste polyvalent, il filme et joue avec le son… imaginez…

sans oublier mon ami Raoul avec qui je fais boum boum depuis quelques années, qui agrémente ma musique de rythmes réguliers qui structurent le tout… imaginez…

l’imagination… exactement ce qui est requis quand on veut créer… et ensuite oser…

sauf que parfois, la vie nous réserve des surprises qu’on ne pouvait même pas imaginer… en tous cas moi jamais je n’aurais pensé un jour avoir mon trio… j’aime penser que ces 3 amis sont mon trio… mais nous sommes surtout un quatuor…

si jouer de la musique est à la base une activité solitaire car comme on dit pratique pratique pratique, jouer en groupe est la cerise sur le sundae… et ce fut le cas en ce plus beau sunday de ma vie de cette fin août pandémique…

nous avons donc en banque une séries de 14 hymnes enregistrés son et image… encore pas tout à fait clair ce qui résultera de ce matériel… mais une chose est sûre c’est que j’aimerais récidiver… offrir des concerts, partager la musique de mon coeur… communier avec mes amis… à suivre…

alors en ce petit lundi de la fête du travail, c’est le coeur débordant de gratitude pour mes amis musiciens que je partage le premier de nos hymnes qui étaient un peu miens mais qui sont devenues beaucoup nôtres…

viva a musica !

retour au centre de la retraite

♥♥♥ – 5/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

traduction: au centre de ton être, la réponse est là… tu sais qui tu es et tu sais ce que tu veux… – Rumi

grosse fin de semaine de travail en vue que celle-ci nommée fête du travail

2 cérémonies tout en musique avec quelques ami(e)s…

dans la lignée du Santo Daime, on dit des cérémonies qu’elles sont un travail

car on travaille sur soi… c’est-à-dire qu’on prend le temps de plonger en soi, en compagnie des autres, de sentir, ressentir et observer, s’observer, et s’observer s’observer et etc… – je sais ça fait beaucoup d’observation, mais que ça à faire dans la vie, observer l’observateur/trice qui observa la vie… auto-observation qui se reflète sur elle-même…

tout d’abord observer, afin de pouvoir ensuite agir avec justesse… de plus en plus de justesse… et agir sur les éléments environnants, ceux que nous pouvons contrôler… en toute humilité, à petite échelle, sans trop d’attentes autres que celles de résonner juste dans nos actions, juste que dans nos actions… et quand on est musicien, cela signifie sonner juste aussi… résonner en musique… à l’unisson, en harmonie…

comme il y a beaucoup à faire avant l’arrivée des ami(e)s pour préparer la salle du travail de la fête du travail afin qu’on puisse s’observer, je vous laisse sur les mots de Josée Blanchette ce matin, une ami(e) qui écrit si bien les mouvements de l’âme et qui nous revient d’une retraite estivale justement avec ses chroniques du vendredi dans le Devoir… et ça c’est pas de la fake news

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/585358/therapie-dans-les-nuages?fbclid=IwAR3jXd5BwbBS7c8hgI2wXq0OWi89BdBDAFYTraIGrg-txgYI3EpA438Lcik#

allez bonne célébration de la vie… car au centre de la retraite, on en voit de toutes les couleurs…

photo via mon amie Alexandra prise sur FB – je présume que c’est d’elle mais pas certain…

délicate vie

– Henri Gougaud


♥♥♥ – 3/9/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement automnal à définir…

ces temps-ci, mon coeur est touché… tout mou, flottant dans la graisse de bine

j’ai jadis été rough and tough, du moins le prétendais… un ptit wannabe motherfucker qui se protégeait du mieux qu’il le pouvait… indépendant, un brin baveux, ptit smatt à cincennes, ti-jos connaissant, n’ayant besoin de personne… du moins le pensant…

mais grâce à certaines rencontres, rencontres de coeur, et avec le temps qui fait son oeuvre et révélant notre âme, pétrissant le corps, tissant des plis au coeur là où la fragilité de la vie peut s’y insérer, on finit par apprendre, à se laisser attendrir… à baisser les armes, et à laisser couler les larmes… d’amour… par amour… pour les autres, et pour soi…

parfois c’est l’amour en provenance des autres qui nous fait réaliser que nous sommes aimables… l’amour qu’on reçoit, et qu’on veut redonner, partager, multiplier, faire fructifier… à l’infini…

après lui avoir rentrer dedans à grand coups d’arrogance et d’audace baveuse, on finit par apprendre à se laisser frôler par la vie… se laisser chatouiller, toucher doucement…

et à dire oui, tout simplement… osant révéler notre immense et béate fragilité, notre délicatesse infinie…

si se construire une certaine armure sociale est nécessaire pour faire ses premiers pas dans les premières années de notre chemin sur terre, survient un moment en cette vie où l’on réalise que cette armure ne sert plus… que le chemin est ouvert et que le temps est mûr pour baisser les armes et ouvrir son coeur… et oser se laisser toucher… de bord en bord… sans résister, ni retenir… qu’ouvrir les vannes et laisser couler la vie, l’amour, la délicatesse…

alors pour vous emmener un peu avec moi là où je suis en ce matin tendre, fragile et délicat, deux hymnes célébrant la fragilité de la vie que nous partageons pour ce court moment…

quelques minutes de pure fragilité… pour l’éternité… jusqu’à l’infinité…

réponse sans question

♥♥♥ – 31/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction:
le coeur du mystère se cache dans l’eau boueuse…
comment puis-je percevoir ce mystère ?
l’eau devient claire grâce à l’immobilité…
comment puis-je devenir immobile ?
en coulant avec le flot
– Lao Tzu

beau koan que celui-ci…

le coeur du mystère se cache dans le koan…
qu’est-ce qu’un koan ?
une question sans réponse..
comment puis-je résoudre un koan ?
un koan ne se résoud pas mais la résolution se fait en épuisant le mental à chercher…
et plop !

la vie est paradoxe…

le mystère ne peut se trouver… mais se cherche…

et en même temps, on ne peut le trouver qu’en cherchant… en cherchant beaucoup, en cherchant trop… en cherchant tant que la quête finit par nous épuiser et que toute quête s’arrête…

et plop…

la vie ne se cherche pas, la vie est… où est-elle ?

tout simplement, et si complexe en même temps…

la réalité est multiples et simultanément, la réalité n’existe pas… que des réalités… changeantes, mouvantes, illusoires…

comme l’eau boueuse qui contient le mystère de toute vie…

alors que la vie implique un flot constant afin de mener à une immobilité…

simple right ?

à gauche aussi…

et plop !

sauver le monde, sauver son âme ou se sauver tout court


♥♥♥ – 28/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: la volonté de sauver l’humanité est presque toujours un faux prétexte qui cache un désir de vouloir la contrôler… – H. L. Mencken

ni vous ni moi ne voulons contrôler le monde car nous savons que nous ne pouvons le faire… tout au plus aimerions-nous pouvoir contrôler notre environnement immédiat… mais vous comme moi savons que nous ne pouvons absolument rien contrôler…

ni notre mental qui flye en tous sens sans cesse, ni nos impulsions émotives et instincts physiques qui poppent up de soi, ni la totalité des événements du monde qui se déroulent sans qu’on n’y puisse rien…

on ne peut ni même contrôler encore moins expliquer notre présence ici-bas sur terre en cette ère… nous sommes un mystère vivant dans le mystère…

comme si on s’était manifesté autant personnellement que socialement ici sans même savoir comment ni se souvenir pourquoi… alors on ne décidera sûrement pas quand on partira… ni ce qui arrivera de nous comme humanité…

bref on ne contrôle rien… même si certain(e)s aimeraient penser qu’ils/elles ont un certain pouvoir…

tout au plus peut-on contrôler l’input auquel on soumet notre regard, soit ce qui entre en nous via notre regard, nos oreilles et nos sens… et interpréter le data qui entre dans notre champs perceptuel selon notre bon pouvoir

et je n’ai pas écrit pas notre bon vouloir intentionnellement car on on ne fait pas ce que l’on veut en cette existence, on ne fait toujours que ce l’on peut, du mieux qu’on peut l’imaginer et le réaliser, avec les divers moyens à notre disposition…

dès que l’on porte notre regard sur quelque chose, ce quelque chose est créé en soi… dès que l’on ‘écoute une source de son – bruit, paroles, musique, ou chant des grillons et des oiseaux – cette source de vie entre en nous et stimule diverses émotions, sensations et pensées…

ce que l’on fait de ce qui entre en nous résulte de notre capacité à transformer, à processer la matière première et brute suite à son entrée en notre réalité…

pour ceux et celles qui aimeraient penser que l’on contrôle quoi que ce soit, si on peut contrôler quoi que ce soit, ce n’est qu’à ce niveau… et souvent cette capacité est déterminée par notre position sociale, nos conditionnements, nos attitudes, nos perceptions et nos habiletés cognitives…

alors on peut bien avoir l’ambition de sauver le monde ou de le contrôler, personnellement, je préfère abandonner tout contrôle…

comme St-François d’Assise que je découvre et qui devient une inspiration grandissante depuis quelque temps, je vise de moins en moins à sauver ou contrôler qui ou quoi que ce soit, et j’apprends à laisser la vie me dicter ce qui est le plus juste à faire autour de moi, afin d’apporter mon humble contribution à la petite échelle de laquelle nous tous et toutes nous gravissons les diverses marches de la vie…

alors sauver ou contrôler importe peu… car on ne sauvera pas l’humanité ni ne contrôlerons jamais rien d’autre que nos rêves et nos illusions… qui un jour éclaterons pour rejoindre une plus grande réalité…

rien à contrôler, rien à sauver, sinon que contribuer à notre humble et juste mesure…

__________________________
Prière de St-François

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix !
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Ainsi soit-il ! »

écouter son propre coeur


♥♥♥ – 27/8/2020
l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: n’écoute que ton propre coeur, c’est ton seul enseignant… – Osho

si vous fréquentez ces chroniques plus et/ou moins régulièrement, vous savez peut-être qu’Osho est mon maître spirituel…et ce depuis les années 1980, dès ma jeune vingtaine… c’est à ses côtés, en sa compagnie, ou devrais-je dire accompagné de sa présence en mon coeur, que j’ai tout appris des affaires du coeur… du moins de ce que j’en connais… car on a jamais fini d’apprendre avec les affaires du coeur…

ce n’est pas nécessairement les choses de la romance que j’ai appris accompagné de la présence d’Osho en mon coeur, quoi que… Osho nous a toujours recommander de suivre l’amour, d’utiliser les relations amoureuses pour connaître les chemins du coeur et de l’âme humaine… car le coeur c’est le coeur, et quand il s’en mêle, c’est le coeur qui mène le bal, le coeur enflamme tout sur son passage et dans ses parages… comme quand il s’emmêle, on finit par faire des sparages avec notre bagage jusque dans les nuages…

alors poster une citation de son maître qui affirme que le seul enseignant réside en son propre coeur est une étrange situation pour une ptite tête de disciple… mais un maître n’est pas nécessairement un enseignant… même si un(e) enseignant(e) peut avoir du coeur… tout le tour de la tête… et de l’âme…

comme l’impression que mon maître réside désormais en mon propre coeur… ce qu’il a dit lorsqu’il a quitté le bateau, qu’il vivrait désormais dans le coeur de ses disciples… nous sommes des dépositaires de son message, alors mieux de bien nous comporter 😉

même si je n’ai jamais vraiment saisi exactement ce qu’était Osho de son vivant – un grand mystère qu’un maître – pas plus que je ne le fais depuis qu’il a quitté son corps… mystère un jour, mystère toujours…

mais en gros, c’est toujours ce que j’ai compris du message d’Osho, soit d’écouter son propre coeur, ne rien prendre pour du cash de ce qu’il dit et qu’on doive faire nos propres expériences…

lui qui a discouru à profusion sur tant de sujets religieux et philosophiques, qui a parlé de tout et de rien car ses paroles servaient – disait-il – principalement à occuper notre mental pendant qu’il faisait sa vraie job sur notre âme et notre coeur… lui qui aussi fait de nombreuses jokes grivoises en prime… car Osho n’est pas un maître ordinaire… autant apprécié et adoré que détesté et craint… ce que devrait être un maître d’après moi…

Osho nous a toujours dit, du moins c’est ce qu’il me semble avoir compris, de faire confiance à son coeur, de se fier à lui car le coeur constitue le seul réel et fiable baromètre face à toute situation… notre boussole, notre radar…

comme notre détecteur de bullshit… car dès qu’on rencontre quelqu’un qui ne feel pas right, ou sincère ou vrai du moins, straight dans le coeur qu’on le sent et qu’on le ressent…

dès qu’on se retrouve dans une situation corsée dans laquelle on ne sait pas quoi faire, à lui qu’il faut demander conseil…

si on est branché sur son coeur, si on l’écoute, le ressent, le suit et se laisse guider par cet espace en soi qui est davantage une vague énergie que strictement la pompe à sang, notre réponse sera toujours juste… juste comme dans justesse et non justice… juste pour soi en ce moment précis et non nécessairement justiciable de l’extérieur…

car l’expression être dans son coeur – utilisée à toutes les sauces et galvaudée à droite comme à gauche – signifie tant de choses différentes pour différentes personnes…

parfois, le fait de suivre son coeur peut même sembler égoïste aux yeux et coeur d’autrui…

et même si on réussit à suivre son coeur, du moins la plupart du temps, le coeur doit aussi négocier avec notre tête car cette dernière ne donnera jamais sa langue au chat ni ne mettra fin au chat… dans le sens de clavardage interne sans fin, et sans cesse busy busy… même quand on dort…

la tête parle, juge, soupèse tandis que le coeur qui sent est le juge final et ultime… parfois il est en accord avec la tête, parfois moins, et d’autres fois pas du tout…

mais selon ce que j’ai compris, lui qui doit primer… comme dans primordial…

car primordial le coeur…