Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

s’aimer soi-même

♥♥♥ – 6/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

oui je sais, une telle évidence… évidente évidence… évidemment… mais parfois vidante cette évidente évidence…

car pas si simple de s’aimer soi-même… une job à finir… une job à vie…

on dit généralement que l’on ne peut aimer davantage autrui que l’on s’aime soi-même… makes sense…

mais qui sommes-nous au juste ? qui est ce petit moi si et tant valorisé ?

quelle est la différence entre amour de soi et égocentrisme ? car la question se pose… en tous cas moi je me la pose parfois…

car on a beau vouloir avoir de l’estime pour soi, s’aimer soi-même et partager cet amour avec le monde autour, la distinction n’est pas toujours évidente entre ces divers concepts…

on dit généralement que l’on reçoit de l’amour de nos parents en tant qu’enfants et qu’ensuite, on redonne cet amour qui finit par grandir… ça c’est la théorie… pas toujours ainsi en pratique…

je suis tombé récemment sur des mots de Byron Katie qui disait de ne pas tant chercher à savoir si l’autre vous aime, mais plutôt de se demander si vous aimez l’autre ?

donc de donner l’amour plutôt que de la quémander… car il parait qu’on reçoit toujours ce que l’on donne… pensons-y…

Osho disait que l’amour n’est pas une relation, plutôt un état, une façon d’être

façon d’être qui s’apprend, à force de courage, à coup d’essais et d’erreurs… à expérimenter grâce à de nombreuses relations amoureuses, d’amitiés ou de formes diverses…

apprendre à s’aimer soi-même est probablement l’une des plus grosses jobs humaines au cours d’une vie… personne ne peut le faire pour nous… une self made jobla job d’une vie…

qui consiste principalement, au fond, en bonne partie du moins, simplement à accepter tout ce que nous sommes, surtout ce que l’on voudrait ne pas voir ni reconnaître en soi, surtout ce que l’on nomme défauts, comme dans défauts de fabrication

mais parait que de tels défauts n’existent pas… que ça ne serait que des choses à accepter, à travailler, à peaufiner… justement pour devenir simplement soi-même tel que nous sommes censé(e)s l’être… simple non ?

ces temps-ci, avec le rétrécissement de nos contacts sociaux, s’offre à nous une parfaite occasion d’apprendre à s’aimer soi-même, du moins à s’accepter de plus en plus, ce qui est déjà en soi un excellent départ…

alors bonne quête…

ci-bas, quelques pistes…

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et quelques mots de Jo Blo sur l’amour à 2…

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/590984/a-l-ecole-de-l-amou-r

slowmoment

♥♥♥ – 5/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

petit samedi matin de début décembre en temps ralenti…

ici ? lent, doux, tranquille… parfait… divinement bon…

blanc, lourd, lent… la neige a cette magie de ralentir le temps… pour presque le figer, sur les arbres comme sur la terre qui se prépare à dormir pour quelques mois…

tant de choses out there qui ne sont plus comme elles étaient ou comme elles ont déjà été… ou pour certain(e)s, auraient dû être… mais que ce qui est, que ce qui est…

complot pour les un(e)s, fait accompli pour d’autres…

mais ici que le temps présent… recouvert de neige…

slow down you move too fast disait les poètes… la vie a entendu…

les choses du monde sont exactement comme elles doivent être… comme toujours… à jamais… mon monde, le vôtre, notre monde…

pas toujours comme on veut, mais comme il est… et/ou comme on veut qu’il soit…

tant de scénarios futurs qu’on s’était construits, tant d’aventures à vivre dans l’avenir… en vain…

cet avenir rêvé qui n’a jamais été, qui n’est pas et qui ne sera jamais… jamais autrement que chaque moment qui nous y amènera peut-être, ou pas… toujours dans la perfection de l’ordre des choses…

alors qu’un présent enneigé ce matin… un matin comme chaque matin… et toujours différent, toujours unique… et comme toujours, qu’un matin à la fois…

pourtant pas toujours un cadeau le présent… pas pour tout le monde en tous cas on dirait bien… car pas toujours simple de le vivre ce mot dit présent…

face au présent, certain(e)s regrettent, d’autres appréhendent…

face au présent, certain(e)s se pitchent par en avant, d’autre veulent revenir en arrière…

mais ni un ni l’autre n’est possible… que ce moment, que ce moment… qu’on le veuille ou non, qu’on le puisse ou pas…

à inspirer le moment – ultime source d’inspiration – puis à expirer, petites morts qui se succèdent pour laisser aller ce qui était jusqu’à maintenant…

si simple et pourtant…

mais toujours un choix…

celui de déjà s’inquiéter d’un Noël qui ne sera pas, pas comme d’habitude du moins… un Noël qui n’est pourtant pas encore ici mais qui en inquiète déjà plusieurs d’autant…

pourquoi ne pas traverser ce pont quand on y sera rendu(e) ?

la question se pose mais elle ne se répond pas, elle se vit… ne se vit, qu’en temps et lieu, hors et non lieu…

et en terminant, petit koan du samedi matin :

la vie qui passe
dans notre face ou dans notre dos
oups, déjà passée…

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Qu’est-ce que la méditation ?

La pure fascination qu’exerce ce moment, exactement tel qu’il est.
En n’y ajoutant rien.
En n’y enlevant rien.
Pas de but.
Pas de recherche.
Pas de méditant, en fait.
Des pensées apparaissent et disparaissent, comme des vagues dans un vaste océan.
Des sons qui vont et viennent, inattendus.
Des sensations qui dansent, pétillantes.
La respiration qui monte et retombe, dans ce vaste champ, cet espace grand ouvert, intemporel, immortel, libre.

Qu’est-ce que la méditation ?

La question elle-même se dissout…

Car au cœur de ton cœur, tu es toujours en train de méditer.

– JEFF F O S T E R, via Samano

inspire, expire… avec ou sans modération…

♥♥♥ – 4/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: la méditation, parce que frapper quelqu’un au visage n’est pas permis

et pas utile non plus…

une certaine partie de la population est fâchée…

une autre encore plus…

une certaine partie de la population est d’accord…

certain(e)s plus que d’autres…

liberté individuelle versus responsabilité sociale…

le monde est coupé en deux… au moins deux… car souvent plus de deux moitiés en ce bas monde… un monde diversifié, un monde multiple…

le monde est coupé en deux en ce moment, à fleur de peau, à fleur d’âme même, et les émotions sont exacerbées…

pros et antis… pros ou antis quoi que ce soit… peu importe…

et si les gens ne se frappent pas littéralement au visage, ils le font tout de même…

avec des mots… de gros mots… de part et d’autre… punch verbal…

soumis(es) versus irresponsables… bataille à coups de mots…

personnellement, comme je suis bien à la maison et que j’ai peu besoin d’en sortir, bien heureux qu’on ait ratatiné Noël… aucune privation de liberté ici… home sweet home, nature, slow life… inspire, expire…

mais je comprends ceux et celles qui sentent que leur liberté est brimée…

comme je comprends ceux et celles qui sont soulagé(e)s…

et je comprends aussi que les gens qui doivent prendre des décisions prennent des décisions… leur job… quelle job… la voudrais pas…

certain(e)s sont d’accord, d’autres pas… peu importe les décisions…

alors respirons… par le nez, par la bouche, peu importe… respirons…

car que sera sera… peu importe… une inspiration à la foi, suivie d’une expiration…

et que sera sera

fonda mental

♥♥♥ – 1/12/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: ce qui va et vient est constitué de la source même d’où cela origine… retracer la source du Je, le Je fondamental, demeure ouverte et est impossible à exprimer… le siège de la réalisation est à l’intérieur et le/la chercheur/se ne peut le trouver à l’extérieur de soi en tant qu’objet séparé de lui/elle-même… ce siège est pure béatitude et est le coeur même de tous les êtres et c’est pour cette raison qu’on le nomme le coeur…. le seul but de cette incarnation est de revenir à l’intérieur et de le réaliser… il n’y a rien d’autre à accomplir… Sri Ramana Maharishi, discours 129

hier j’écrivais et me questionnais au sujet de l’esprit, du mental, de l’âme et tutti quanti… soulignant le manque de précisions du langage pour décrire divers aspects de l’âme humaine dans ses divers aspects…

https://atidion.com/2020/11/30/esprit-saint-et-sain-desprit/

alors ce matin, je vous présente les mots des autres en complément…

ceux, ci-haut, de Ramana Maharshi, qui met l’emphase sur le retour en soi… en traduisant son texte, un mot s’est démarqué des autres, c’est fondamental… dans le sens du mental originel, le mental de la fondation intemporelle de l’âme humaine… comme dans syntoniser son mental sur le canal suprême de toute la création…

ce que nous présente en d’autres mots ci-bas Claude Leclerc qui nous signale que nos pensées ne sont pas nôtres, que du stuff, du bruit, qui passe par nous…

bon mardi lecteur/trice in and out à-travers les trous de nos mentaux…

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CES PENSÉES QUI N’APPARTIENNENT À PERSONNE…

Ces pensées qui contrôlent votre vie
Ces pensées qui reviennent en boucles
Ces pensées qui vous obsèdent
Ces pensées qui vous transportent

Dans toutes sortes d’états
D’excitation ou de dépression…

Ces pensées ne vous appartiennent pas
Elles n’appartiennent à personne…

Toute votre souffrance
Tout votre stress
Les montagnes russes que vous vivez

Toutes vos peurs
Vos espoirs et vos désespoirs
Viennent du fait
Que vous vous appropriez ces pensées
Que vous les faites vôtre…

Ces pensées qui vraiment n’appartiennent à personne…

Votre cerveau, comme un poste radio
N’est qu’un récepteur de tout ce bataclan…
Le poste radio n’est pas l’auteur
Des discours et des musiques qui y transitent…

S’il commençait à se sentir responsable
Des ondes radio qui se diffusent à travers lui
De tous les psychodrames de toutes les couleurs
Il deviendrait fou

Comme le singe fou de votre cerveau
Qui prend toutes ces ondes-pensées
Pour une réalité
La vôtre !

Les pensées vivent dans un monde parallèle
Le monde des pensées
Elles ont leurs vies bien à elles
Et cherchent des cerveaux innocents et crédules
À séduire pour se matérialiser…

Votre cerveau est aussi un ordinateur
Programmé par votre famille, votre culture
Programmé à croire – à s’approprier – certaines pensées
Et pas d’autres

Selon le niveau de fréquence
Qu’on vous a poussé à syntoniser
Auquel on vous a hypnotisé(e)…

Pas plus que l’ordinateur n’est responsable
Des logiciels qu’on y installe
Vous n’êtes responsable des trains de pensées
Qui traversent votre cerveau…

Ne laissez pas les scénarios diffusés
Vous coller à la peau, définir votre vie !
Vous existez en dehors de tout ça
Comme pure liberté
Amour pur et pure innocence…

D’un seul coup de balai
D’un seul geste de libération
Vous pouvez vous délester
De tout le poids de votre vie…

D’un seul éclair de compréhension…

Pour cela
Pas nécessaire d’éteindre la radio
Simplement allumer votre conscience
Et voir que votre cerveau
N’est qu’un pauvre récepteur d’ondes-pensées
Innocent de toute la folie qui circule à travers lui…

Vraiment, je vous le dis
Votre âme, votre être véritable
Existe et vit en dehors et au-delà
De tout ça…

Je vous le dis
Pas comme théorie
Pas comme poésie
Mais parce que je le vis !

Cessez de croire bêtement
Que toutes ces pensées vous appartiennent
Elles n’appartiennent à personne !

Cessez d’y croire
Et goûtez l’inconnu de vous-même
N’ayez pas peur
C’est un inconnu des plus bienveillant
Des plus lumineux !

Explorez en pleine confiance
Et laissez-vous guider
Par votre propre lumière intérieure

Lumière dont la source
Est cette présence-conscience-tendresse
Qui depuis toujours
Vous fait des clins d’œil
Sous le brouhaha de toutes ces pensées…
Qui depuis toujours vous appelle…

Libéré(e) de toute croyance

En ces pensées qui n’appartiennent à personne
Comme le poisson
Qui retrouve son océan
Vous retrouverez enfin
Cette lumière qui vous a vu naître
Qui vous a mis(e) au monde
Et qui brille au fond
De tous les océans…

Libéré(e) du poids de toute votre vie
Et libre de participer à chaque instant
À la création du monde…

Libre d’aimer enfin dans l’allégresse
Sans peur et sans attente…

Claude Leclerc

si vous allez sur sa page FB (en cliquant sur son nom ci-haut), Claude offre de vous faire parvenir son livre gratuitement… riche de perles d’inspiration…

esprit saint et sain d’esprit

♥♥♥ – 30/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: seulement après que le mental sera ré-éduqué afin d’apprendre à se détendre, ne voulant rien, n’ayant besoin de rien, désintéressé quant à l’usage ou au sens des choses, sera-t-il capable de recevoir une connaissance supérieure, une intuition suprême… – Way of Mastering

ah ce cher mental, quelle drôle de bibitte hein ? une des grandes justices en ce bas monde est le fait qu’on en soit tous et toutes grayés d’un… quoi que certains ont l’air plus difficiles que d’autres à gérer 😉

est-ce une pièce mécanique localisée là-haut dans notre tête ou un organe invisible déposé en nous par les Dieux/Déesses – habituellement dans la tête, pour ça qu’on s’y identifie tant ? – pour qu’ils/elles puissent communiquer avec nous les zumain(e)s ?

ce mind des anglos se traduit parfois esprit en français plutôt que mental, comme dans avoir l’esprit en paix, ou acquérir la paix d’esprit… une certaine confusion, confusion certaine… la limite de tout vouloir mettre l’impalpable en mots…

cet esprit qui, en français, devient un moulin à penser – ou à pensées et/ou à paroles – davantage qu’un point de réception de l’esprit saint… quoi qu’il soit divinement bon pour la santé du corps et du reste de l’appareil humain d’avoir l’esprit sain

en anglais, ils ont le soul (âme), le spirit (esprit) et le mind (mental)… alors qu’en français, on utilise parfois, comme alternative au mental le terme esprit pour désigner notre capacité de penser, terme distinct de l’âme qui serait plus éthérique, plus vaporeux, plus nuageux…

mais l’esprit utilisé comme machine à réfléchir ne sonne pas très spirituel right ?

sauf que cette citation éclaire le rapport de l’esprit/mental en tant que poste de réception de l’esprit supérieur… car l’esprit/mental n’est pas qu’un moulin à pensées futiles et insignifiantes…

il est en quelque sorte le récepteur du divin dans notre corps, énergie qu’il peut ensuite partager au reste de notre bolide humain dans toutes ses parties… oui, jusqu’à celles-là en effet, car la sexualité constitue une porte précieuse vers les cieux…

si on pouvait seulement se détacher un peu du contenu qui peuple notre mental… car pas mal toujours le même matériau non ? car on pense pas mal toujours aux mêmes affaires tout au long de notre vie…

si on pouvait seulement concevoir le mental/esprit comme un vortex capable de canaliser plus grand que soi, plus divin que petit moi…

si on pouvait seulement accepter et observer tout ce qui nous passe par la tête sans le juger, l’empêcher ou vouloir le neutraliser car simplement trop attaché(e) à notre histoire…

impossible de jouer l’empêcheur de tourner en rond avec le mental, car c’est en quelque sorte sa mission de vie à ce mental… on ne doit seulement apprendre qu’à l’utiliser, et ne pas trop le prendre personnel…

car ce pôvre petit mental/esprit ne fait que sa job qui consiste à prendre de la matière première et à la faire tourner, rouler, spinner en boucle, et ultimement à faire des liens entre ce que l’on vit ici-bas et ce qui se trame up there dans le Pays d’en Haut…

tant de confusion autour des termes mental et esprit… on peut bien rien n’y comprendre… comme par exemple l’expression des mots d’esprit… qu’est-ce que ça signifie vraiment au juste ?

en voici quelques-uns qui, à mon avis, pourraient nous éclairer quant à l’utilité réelle que pourrait avoir notre esprit, si bien utilisé… soit de voir l’invisible…

Quand j’étais enfant, je voyais Dieu.
Je voyais les anges ; je regardais les mystères des mondes d’en haut et d’en bas.
Je croyais que tous les hommes voyaient la même chose.
J’ai fini par comprendre qu’ils ne voyaient pas…


– Shams de Tabriz, cité dans « Soufi, mon amour » d’Elif Shafak. via Alain Nyala

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et quelques autres de Christiane Singer via Jean Gagliardi

Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent les messagers, ceux qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes.

Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses nœuds de mystère.

Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde.

L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir mais vers l’invisible.

Seul(e) celui/celle qui se penche vers son cœur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue…

du coeur plein la tête

♥♥♥ – 29/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: c’est la tête qui crée l’abysse tandis que le coeur en est le pont...
– Nisargadatta Maharaj

si j’ai appris quelques petites choses ici et là au cours de ma vie, et en ai oublié la plupart, une chose que j’ai apprise et que je retiens, c’est bien de ne pas me fier à ma tête… du moins pas toujours…

car si parfois de bonnes idées jaillissent de cette boule qui tourne autour de mon monde et du soleil, de bien drôles aussi y prennent place…

car notre tête aime nous jouer des tours… elle adore nous faire des accroires

notre tête n’en fait souvent qu’à sa tête, sa tête à elle qui n’est pas toujours nôtre… et quand la tête en fait à sa tête, elle fait des siennes… parfois on y puise de bonnes idées, parfois des idées sottes and drôles

des idées, il en roule et en défile sans fin dans notre caboche n’est-ce pas ?

sans arrêt, sans fin, ça roule, ça tourne… on and on and on, pas de silence, on tourne, et ça roule… même quand on dort, ça pense tout seul… méchant rave de rêves… sortie de soi…

pas vraiment le choix dans notre vie de dealer avec notre tête car nous sommes pris avec… figé là, en haut du corps, vissée sur nos épaules… là que se passe une bonne partie de notre vie active… et encore pire quand on perd la tête…

si la tête est un mal nécessaire, un mâle nécessaire même, elle peut la dompter… l’apprivoiser… apprendre son fonctionnement… en fait malgré son déterminant féminin, LA tête est plus mâle que féminine, alors que c’est LE coeur qui nous rend plus réceptif, compassionné(e) et empathique…

si c’est la tête qui nous permet de comprendre et de – tenter de – figurer le monde, c’est le coeur qui nous y relie…

avec le coeur, on a un antidote à la tête… si la tête est dure, le coeur ? mou mou et poupoum poupoum… sans fin lui aussi… la tête pense et le coeur bat…

notre coeur est un contre-poids à notre tête… le coeur équilibre la tête, il l’adoucit, la médiatise, l’allège, l’humanise… entre les deux, le coeur devance… la tête, et de loin…

mais contrairement à la tête, si le coeur domine, il ne compte pas… le coeur ne tient pas de comptes, ni de registres… il donne, dépense sans penser, sans compter… le coeur donne ce qu’il veut recevoir en faisant confiance que le don est le cadeau en soi… le coeur donne car le coeur ne peut rien prendre au sérieux…

le coeur est en soie… doux, feutré, respectueux… le coeur va de soi…

le coeur ne pousse pas, le coeur attend… le coeur offre… si la tête se sent parfois poussée à forcer les choses à coup d’impatience, le coeur attend, le coeur patiente… patient le coeur qui guérit…

et le coeur se module et se régularise grâce à la respiration… le coeur inspire… on peut ralentir et sentir davantage son coeur en respirant… lentement, dans le coeur… le coeur est un filtre d’amour…

un seul coeur en ce monde… même si 8 milliards de petits coeurs qui bougent à l’horizontal, un seul grand et unique coeur qui bat verticalement, au diapason, même pour les gens dont le coeur a cessé de battre…

car le coeur est hallucinant… et éternel…

Méditation d’Atisha

Si habituellement, certaines techniques de méditation ont tendance à vouloir faire sortir le méchant en expirant la noirceur et à inspirer la lumière dans notre coeur, Atisha nous invitait au contraire à inspirer toute la misère dans notre propre coeur, la nôtre comme celle du monde, une respiration à la fois, à utiliser le feu au coeur de notre coeur qui y brûle pour purifier la souffrance, puis à expirer la lumière, la légèreté et le soulagement…

ainsi plutôt que d’envoyer dans le monde notre négativité, on purifie cette négativité ambiante et/ou personnelle et on redonne au monde lumière et guérison… fort comme ça ce cher coeur…

grrrrrrr….. attitude

♥♥♥ – 28/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: la gratitude nous permet de percevoir ce qui est plutôt que ce qui manque

ce matin, gratitude chronique…

ce matin, qu’une envie d’exprimer de la gratitude, ma gratitude, toute la gratitude du monde…

car si facile et automatique de faire porter notre regard sur ce qui manque, ce qui ne va pas, ce qui cloche, ce que l’on voudrait, ce qui n’est pas, pas encore ou ce qui ne sera jamais ailleurs que dans notre imagination…

tout d’abord, gratitude envers la maison dans laquelle mon corps et mon âme résident… chaude, belle et petite et juste assez grande, confortable, dans la forêt, entourée d’arbres, de calme et de silence… home sweet home…

gratitude envers le fait d’avoir à manger à chaque jour, simplement en allant au marché et en sortant une carte en plastique ou quelques bidous sous forme de cash… même plus besoin de faire son NIP, on ne fait qu’approcher sa carte de la petite machine… loin des peuples chasseurs cueilleurs…

en ce sens, gratitude envers tous les gens qui contribuent au fait que mon frigo et mes armoires puissent être emplies de vivres… quel beau terme… les cultivateurs/trices transporteurs/euses, éleveurs/euses, caissières/ers et commis, cuisiniers/ères et tutti cooki… merci de remplir nos assiettes… et nos bedaines…

gratitude pour les vêtements qui couvrent mon corps, particulièrement en cette saison et en cette partie du monde… et à tous ceux et celles qui ont contribué à les confectionner et à la apporter jusqu’à nous…

gratitude envers ma famille, mes ami(e)s, connaissances, compagnes et compagnons et toute autre personnes qui me permet d’aimer… mention spéciale à ma voisine 😉 vraiment précieuse en ces temps plus solitaires pour dire le moins… gracieux et voisinage doux doux…

gratitude envers tous les travailleurs du domaine médical: médecins, infirmiers/ères, et divers préposés aux divers services connexes et tous ceux et celles que j’oublie… à vous aussi chercheurs et chercheuses de solutions aux diverses maladies, peu importe ce qu’on peut penser des grosses pharmas à profit qui vous engage… car pour la plupart, c’est le bien-être de vos compatriotes qui vous motive à continuer…

gratitude envers mon ordinateur et le wifi, envers mon clavier et la fenêtre de mon ordinateur qui me permettent de communiquer au quotidien avec le reste du monde… et en particulier à vous lecteur/trice qui posez votre regard sur ces mots sans même que je ne sache qui vous êtes… mais pour d’autres, je vous sais là et vois votre visage qui sourit en ce moment même 😉

gratitude envers tous les gens qui sont passés sur terre avant nous et qui ont contribué à faire en sorte que nos conditions de vie soient si faciles et aisées… vraiment apprécié… sachez-le où que vous soyez…

et finalement, gratitude envers notre capacité de ressentir la gratitude, cette gratitude qui nous rappelle que la vie pourrait tellement autre, mais qui nous incite surtout à voir la vie pour ce qu’elle est…

si la gratitude prédomine en et entre les lignes de cette chronique ce matin, pensées vers tous ceux et celles qui souffrent, ceux et celles qui n’ont pas de toit, ceux et celles qui ont faim et pas assez à manger, ceux et celles qui vivent en zones de guerre et tous ceux et celles qui sont moins comblé(e)s que nous qui avons le luxe de nous assoir dans le confort de nos homes à regarder le monde comme si c’était un film…

car en ce moment, pas mal irréel ce qui se passe dans notre monde, le mien, le vôtre et celui du reste du monde… grand film de – science – fiction…

pendant que certains travaillent fort à gérer la crise, alors que d’autres travailleraient fort pour mettre en place un machiavélique plan de total reset – ce que je ne nie pas mais je n’en sais rien du tout malgré certaines sources – nous avons le luxe de suivre le grand film logé(e)s, nourri(e)s, chauffé(e)s et full choyé(e)s…

merci la vie…

pause suspendue de fin novembre

photo’ de source inconnue via Zahora

♥♥♥ – 27/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

petit vendredi de neige blanche et pesante… en toute légèreté… en présence et en innocence… full décence…

journée douce de fin de la semaine, au seuil de la fin de semaine, fin de semaine de fin novembre…

brève plage journalière suspendue entre un automne blanc à finir et un hiver vers l’espoir à maintenir… ou à redéfinir…

moment d’éternité face à une plage virtuelle blanche qui ne demande rien, qui n’est que là devant moi, toute ouverte et disponible, miroir de mes mains et de mon âme, prête à recevoir mes confidences, votre confiance et mes zones d’inconscience…

comme toute ombre attirée par la lumière, la vie est toujours invitée vers plus de vie…

noirceur poussée au derrière par et vers la lumière…

petit koan de fin novembre…

petit nuage blanc
douceur de vivre ici, calme
dans le coeur du temps

photo : Benjamin Everett via Zahora

puff de vie

♥♥♥ – 26/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

parfois comme ça la vie… on ne voit pas tout à fait clair par en avant… alors on a tendance à vouloir regarder en arrière, ou en dedans…

parfois, la vision périphérique est limitée… notre regard embué, entièrement ou partiellement… les yeux trop pleins pour voir…

parfois on regarde la vie en pleine face – ou on veut le faire ou on pense qu’on le fait – et tout ce que l’on voit c’est notre propre réflexion… un gros show de boucane la vie…

on dit – oui oui encore lui – que de toute façon, on ne voit toujours que notre propre réflexion…

parfois, on a de la boucane dans les yeux et notre vision s’en trouve limitée… alors on ne voit pas… pas très loin…

alors, quand on ne voit pas, on doit faire confiance à notre intuition, à notre instinct de vie pour continuer d’avancer… on doit faire confiance à la vie, on doit flyer à l’instinct, en utilisant le pilote automatique… continuer tout droit en attendant de sortir des nuages… se contenir en espérant sortir de la zone turbulence bientôt… se boucher le nez, respirer et observer…

comme ça ces temps-ci on dirait bien hein ?

tout le monde navigue à courte vue, sans trop savoir où on s’en va… ne sachant rien, ne sachant pas trop du moins… à part quelques smarts qui ont tout figuré… mais ça c’est une autre histoire…

alors comme on dit, so far so good et inch’Allah…

et changeons de point de vue une fois de temps en temps…


car on finit par devenir ce que l’on regarde…

pas d’attentes, pas d’attentes, mon oeil

♥♥♥ – 25/11/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

on dit parfois, des fois, souvent, tout le temps ? que l’on a pas d’attentes… ou que l’on ne devrait pas en avoir… schnoutt de bull

en ce moment, la vie nous donne une occasion inégalée et inespérée même de vivre sans attentes et le monde entier capote… on aime penser savoir ce que l’avenir nous réserve…

ultimement ? la mort… mais autres ébats 😉

en effet, ces temps-ci même si on voulait avoir des attentes, on ne peut même pas vraiment… l’avenir est complètement et totalement incertain… plus incertain que jamais… on ne sait même pas de quoi aura l’air Nouel…

car on vit toujours par en avant… quelques pas d’avance sur soi-même… et sur le moment qui est déjà passé…

en fait, même le concept de moment présent est passé date car justement, le temps de le dire, ou de l’écrire, et le fameux moment qui était pourtant présent il y a un instant est déjà passé date… futur parfaitement dépassé… toujours dépassé le présent, par le temps qui ne passe même pas…

en disant à tout bout de champs que l’on vit le moment présent, que l’on a pas d’attentes et autre schnoutt de bull du genre, on parle dans le vent, dans le vide, on ne dit rien, rien d’autres que des sottises…

prôner qu’on n’a pas d’attentes, ou du moins qu’il ne faudrait pas en avoir, c’est la plupart du temps de la foutaise… et re re schnoutt de bull

car c’est quoi le problème avec les attentes ? tant qu’on les prend pour ce qu’elles sont, les attentes ne sont pas un problème at all… de simples attentes en attente d’être déçues, ou agréablement surprises…

OK de faire des plans pour l’avenir, faut seulement pas les prendre au sérieux, ni elles, ni nous…

tant qu’on considère nos attentes comme de simples manifestations de notre mental face à un éventuel menoum menoum quelconque à venir, ça gaze…

car les attentes ne sont au fond que du passé mâché et amélioré, que de vieilles idées ressassées, qui tomberont dans le puits sans fond de nos déceptions antérieures… car combien de déceptions portons-nous résultant de nos attentes aux 50 nuances de rose espoir ?

on est si éveillé(e) nous les humains woke and drôles avec nos belles paroles de vivre le moment présent, de ne pas avoir d’attentes et autres paroles creuses qu’une gang de saints up there doit bien se marrer dans leurs nuages…

drôles nous sommes, surtout quand on se croit…

si on vivait vraiment sans attente, cette pandémie et ce ralentissement généralisé ne seraient perçus que comme une situation… prévisible d’ailleurs par plusieurs depuis longtemps…

ce ralentissement – temporaire ou permanent ? on verra bien, ou pas – serait perçu comme une bénédiction, comme un arrêt au puits (aux rigoureux défenseurs de la langue française, je n’ai pas dit pit stop, mais j’avoue que je l’ai pensé)…

bien sûr que plusieurs en arrachent actuellement… économiquement, psychologiquement, émotionnellement, existentiellement… car lorsque l’avenir est bouché nous sommes pris au dépourvu…

bien sûr que l’avenir s’annonce incertain et assombri (surtout si on écoute beaucoup les nouvelles), sinon moins prometteur que notre plan de toutes sortes d’affaires nous promettait avec la boule sur laquelle on marche s’embrouille, avec la peur plus contagieuse et qui se répand plus vite que bon nombre de virus, et avec même l’avenir immédiat sans dessus dessous…

dans le fond pas grave d’avoir des attentes… normal, humain, naturel… faut juste les prendre pour ce qu’elles sont nos foutues attentes, des attentes foutues… comme des souhaits que l’on shoote dans l’univers, comme une commande à la vie, une bouteille à la mer… mais sans pression aucune qu’on soit entendu(e)… sans obligation de la part de la vie…

on dit que si on veut faire rire Dieu (dans l’éventualité ou il/elle existe), on n’a qu’à lui parler de nos plans… en ce sens, la seule prière possible est de nous souhaiter d’accepter ce qui va se passer indépendamment de notre wish list

comme on dit, Inch’Allah et que sera sera… basta…

l’attente ultime pour nous, enfants du ptit Jésus, est le paradis à la fin de nos jours… et selon ce que l’on comprend des autres religions, pas mal tous semblables avec des ailleurs plus tard plus beaux… l’espoir d’un demain meilleur… bon plan pour être déçu… ou devenir athé(e)…

si on pouvait seulement relaxer suffisamment pour qu’à chaque jour suffisse sa joie…

que chaque tranche comprise entre le lever du corps et son retour nocturne au lit soit un grand terrain de jeu de tous les possibles, et même les impossibles, empli de confiance que ce qui arrivera entre les deux sauts du lit est exactement et parfaitement juste, que ce qui doit arriver, nonobstant nos plans de vinaigre…

les attentes ne sont que des attentes, rien pour écrire à sa mère… ni au père Noël… surtout pas cette année… d’ailleurs cette année, il est virtuel le ptit père… il a rejoint Alice au pays des vermeilles…

les attentes, plutôt que de se battre contre, suffit de les voir, les reconnaître et les laisser vivre leur ptite vie d’attentes, elle qui n’ont rien demander à personne, contrairement à nous qui parlons à Dieu, ou tout seul…

que savoir, ce que les années qui passent finissent par nous apprendre, que nos attentes ne seront jamais comblées…

parfois c’est mieux, d’autres fois moins…

au fond le seul problème avec les attentes est qu’elles nous condamnent à commander du connu, mais du connu légèrement amélioré… nos attentes sont platement limitées et limitatives car on pourrait se permettre de rêver beaucoup mieux, davantage, à du fou, de l’inattendu, de l’imprévisible… exactement ce qui est en train d’arriver…

exactement ce à quoi je ne me serais jamais attendu…

et comme on ne sait rien de l’avenir, on garde espoir car