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écrire pour écrire

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (31)…

procrastiner ? bah ! pas tout de suite, plus tard ! y a trop à dire, à écrire, à lire right now

ouais, journée plurichroniques, multichroniques… journée maniaque et boulimique… de mots, c’est vraiment le printemps… ça pousse… ça coule… ça se la coule douce pis lousse… de l’anti-procrastination… en effet pourquoi écrire la prochaine chronique plus tard quand elle peut s’écrire tout de suite ? right now... tac tac tac…

je précisais plus tôt à la chronique précédente en réponse à un commentaire disant que je manipulais bien les mots que ce sont plutôt les mots qui me manipulent, que je suis victime de mes propres mots… le mot victime est gros je sais… comme ce matin l’esclave de Leonard Cohen…

« show me the place where you want your slave to go… »

esclave de la vie, esclave de Dieu, j’veux bien, mais qui c’est ça lui ? qu’est-il ? ou elle… comment entendre et interpréter ses messages ? savoir que c’est juste ? ou pas juste.. un autre truc de mental ?

simple simple la vie d’esclave… de la vie… indeed, zen, pas compliquée… répondre à ce qui demande d’être fait… vie simple comme celle d’un moine ou d’une nonne au monastère, une nanny ou boy anglais en résidence royale, un détenu, un gardien de phare, une mère… tous dédiés corps et âme à une cause, une personne, à un organisme quelconque… oeuvrant dans un cadre clair et des valeurs partagées et qui se donnent… en totalité… à l’intérieur d’un contenant clair dans lequel le contenu peut relaxer… une personne investie totalement dans une cause, une mission de vie «centrante en soi»… trajectoire claire… don de soi à plus grand que soi…

un(e) esclave de la vie coule avec la rivière, suit le courant, le flow, une mère qui aime son flot, fait ce que dois… et ainsi soit-il… mais comment savoir ce qu’est faire ce que dois ? ce qui est juste ? ce qui vient de l’âme ? ou de l’ego ? pas toujours simple ni limpide… mais possible tout de même, si on écoute en soi, si on sent l’appel… victime des mots, esclave du clavier… tape tape tape dis dis dis…

ces mots donc… qui s’approprient mon corps, mes doigts surtout, ils sortent tout seuls, jaillissent, poppent up, s’imposent à moi, moi qui voudrais peut-être faire autre chose plutôt ? no way José ! rétorquent les mots, écris-nous, tape-nous… dis dis, wo ! doux doux, tape avec ton coeur, pas juste avec les doigts… OK wo back ! slacke la poulie, je m’assagis, je ralentis, wo ati ! easy ! easy boy ! garde les rênes, dirige mais stoppe pas, contiens mais piétine pas , exprime sans réprimer, ni imprimer… reste virtuel…

ces mots qui veulent se faire une place, au-delà de ce que moi j’ai à dire… des mots qui reprennent leur pouvoir, tasse toi mononcle, laisse nous passer, il faut qu’on se dise… travail d’équipe, je me regarde taper, les mots couler, j’assiste à l’accouchement, à la mise à jour, sans souffrir, sans pousser, sans tirer… je l’ai facile… en fait, on l’a facile… vous et moi… moi je dis, toi tu lis…

en passant, merci à toux ceux et celles qui sont passés avant nous et qui ont forgé la société telle qu’on la connait aujourd’hui, merci de nous permettre de jouir aujourd’hui d’une vie si facile, si confortable et sécuritaire…

à tous nos ancêtres, aho !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (30)…

chronique délicieuse du samedi après-midi dédiée aux yeux et coeur des lecteurs/trices chroniques… ou pas…

merci à vous, ceux et celles qui likent mes chroniques, ceux et celles qui les sharent, qui les commentent et les critiquent, ceux et celles qui ticquent à la vue de ces mots, à la vue de mes maux, vous qui leur donnez sens et vie…

merci aussi à ceux et celles qui lisent sans laisser de traces, sans laisser d’adresse, ceux et celles qui lisent vite vite vite puis filent à toute allure, comme un peu gêné(e)s, à ceux et celles qui yeu(x)tent subtilement, de passage, on the side, frôlant seulement les mots sur l’écran, les yeux légers et sauteurs, merci aux autres qui lisent en cachette, sur le pouce, pouce en l’air, à ceux et celles qui lisent d’un seul oeil, mais le bon, et finalement vous, qui lisez à la sauvette pour ne pas vous faire voir… mais je vous vois quand même, salut toi…

journée totale de jouage dans la terre, dans l’bois dans l’feu, grand r’tournage de terre… mère… ciel bleu, soleil soleil jaune, pousses vertes, joues rouges, salade de couleurs de vie… vacances à l’air libre… au grand air, à l’air grandi, regaillardi…

journée à gratter l’hiver hors du sol – ah ! ici ! une fleur qui pointe, encore le miracle ! – journée à remanier le jardin de roches géantes, à tour de bras raccourcis, à éclaircir les pousses de vie qui montent à l’air, pouce en l’air, à chatouiller les d’sous d’bras de la terre, mère… ce faisant, c’est pas juste de la belle verte, de cette grosse boule qui roule, sur elle-même, avec nous dessus, qu’on prend soin, c’est aussi et surtout de nous… ses fruits… ses fleurs… qui poussent sur elle, terreau fertile, maman fragile…

jouer, travailler, prendre soin de la terre avec mes amis Paras et Param que j’aime d’amour et d’amitié… et qui m’aiment autant, je le sais, je le sens, aucun doute là… l’amitié ça ment pas et ça garde toujours son nez court l’amour… ces deux ami(e)s, si chers que le mot valeur en perd son sens, qui ont pris le soin et la délicatesse de préparer, pour moi, un shortcake aux fraises 🙂 précieux souvenir de mes fêtes de tiguy… merci vous deux, vous savez maintenant combien vous êtes importants dans ma vie…

voici mes mots de l’homme de pomme, naissant de doigts pleins de la terre, plein de mère, qui tapent sur les touches du Mac… Macattaque de mots, tac tac tac les mots, enter enter enter… mots maniaques, chroniques chroniques, love qui attaque et contre-attaque… enter enter encore…

j’utilise les mots pour dire, me dire, pour ne pas médire, ni sur moi ni sur vous, des mots qui veulent se lire avec tendresse, passion, amour, par vos yeux rieurs, yeux du coeur… je joues avec les mots pour vous séduire, pour vous toucher drette là, vous aguicher le mental et atteindre votre coeur… rejoindre la partie de vous qui est moi, vous en moi, moi en vous… ma voix transmise bit par bit, ptites pépittes, comiques ou pas, mes mots qui se disent et se lisent, de moi à vous, à vous de moi… à travers l’immensité de la distance et du temps qui nous sépare… et nous rassemble ici, now…

mais en ce moment, aucune distance… un miracle que nous nous rencontrions here, maintenant, vous vos yeux, moi mes doigts, toi qui lit, moi qui dit… ensemble… la même vie qui bat… en toi et moi…

merci de donner vie à ces mots à votre façon, de les accueillir à votre convenance, votre rythme, parfaitement…

à bon entendant… écrivant content…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (29)…

ouf, wow, watatow !!! quelle aventure mes ami(e)s… je vous passe les détails, vous ne me croireriez pas de toute façon… malgré les photos… malgré ma sincérité et ma bonne foi… malgré votre crédulité et la votre aussi, bonne foi…

je viens de recevoir un traitement choc, un lavage de cerveau de luxe, propre propre la machine… un reset de l’âme… on m’a reformaté le disque dur et le canal est grand ouvert… les yeux voient clair… il paraît que ça va prendre un bout de temps à se stabiliser, à trouver son air d’aller… faire confiance, que tout retombe en place, mais plus jamais comme avant… donc quelques premiers mots du ati nouveau… comme un bambin qui fait ses premiers pas… sur le clavier, les doigts tremblants … comme le mont… Manitonga…

je dois apprendre à vivre de nouveau, à vivre nouveau, à nouveau, dorénavant possédé par une énergie plus grande que moi, que soi, plus grande que le petit moi.. habité par Dieu, la source, le créateur, name it… inspiré du divin… je ne suis plus qu’un véhicule… j’ai vu et touché plus grand que moi… plus en contrôle… de rien… comme je ne l’ai jamais été d’ailleurs, sauf que maintenant je le sais… je rends les armes, plus besoin de me battre et de résister… dites-moi quoi faire… et je le ferai…

comme le dit Leonard Cohen sur son dernier – superbe – disque Old Ideas :

show me the place where you want your slave to go… 

show me the place I have forgotten I dont know, 

show me the place I can’t move this thing alone… 

un maître et son esclave… les belles histoires du pays d’en Haut… nous sommes tous des esclaves mes ami(e)s, des véhicules qui obéissent aux ordres, des créatures qui participent à la grande danse… ainsi soit-il… le grand plan se déploie, avec ou sans nous… avec ou sans notre consentement…

certain(e)s d’entre nous voudraient se croire co-créateurs, moi et Dieu, Dieu et moi, buddy buddy, chummy-chummy… non mais sérieusement, entre vous et moi, quelle arrogance, quelle prétention… on ne fait qu’obéir aux ordres divines, aux commandes du grand boss, de la patronne, la vie… participer au grand jeu qui se déploie en nous et autour de nous et dans lequel on figure, dans lequel on ne fait que figurer… figurant(e)… on nous a prêté vie, on nous reprendra vie, en temps opportun, jusqu’à ce que mort s’en suive… la date de péremption est déjà déterminée… et alors, goodbye, il/elle est parti(e)… mais avant toute la vie…

continuer sa vie, continuer la vie, mû par plus grand que soi… comme un premier répondant… agir pour le bien du plus grand nombre… faire ce qui est juste, faire ce que dois… accepter sa petitude pour devenir plus grand que soi, infini, pour devenir le tout… abandonner un petit paquet chétif pour recevoir l’immensité, épeurant non ? vivre dans décider, vivre inspiré, vivre et laisser vivre, vivre et se laisser vivre… jusqu’à la mort… du corps mais jamais de l’âme…

hier soir, premier concert… une foule généreuse, sécurisante, acceptante, aimante, tolérante, quelques enfants qui jouent en background… la glace est brisée… pour avoir jouer dans de nombreux cercles musicaux, totalement différent de faire face, d’affronter, une foule, un public, mes ami(e)s, être regardé, vu, observé, jugé ? – n’est-ce pas seulement nous-même qui faisons cela à nous-même –

se retrouver sur la sellette, under the spotlight... être spectaterrorisé… quel thrill aussi… se faire peur pour vivre et vibrer, shaker… prendre la place, oser, inviter les gens… oser s’inviter dans la vie des gens, s’offrir en spectacle… oui je n’ai que moi à offrir… tout moi, seulement moi… mais aussi tout le monde à travers moi… car moi n’existe pas, n’existe plus… en fait, il n’a jamais existé mais il se croyait lui-même, s’est fait des accroires, se croyait séparé du reste, séparé du tout… the show must go on…

alors, je suis très heureux de vous retrouver ce matin, animé par cette énergie nouvelle et inconnue qui me porte… et me dérange dans mes anciennes habitudes…

yes ! the show is going on…

ainsi soit-il !

http://www.leonardcohen.com/ca/news/listen-show-me-place

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (28)…

salut groupe, ati ici…

finalement, j’ai réussi à convaincre les entités qui m’ont pris en otage de me laisser faire une courte chronique; oui oui les entités responsables de la création littéraire, secteur inspiration et ressources humaines, ceux qui vous ont écrit ce matin … je vous écris donc, question de ne pas perdre la main… celle qui souffre de la maladie de chronique… pour faire contact et vous décrire un peu ce que je vis et les lieux en bref, à notre niveau à nous humains…

ils m’ont emmené pour me passer des connaissances et des savoirs-faire sur l’écriture parce qu’ils ont vu que j’aimais écrire et qu’ils pourraient se servir de moi pour passer leur message; comme plusieurs autres, eux aussi disent que le temps présent, mais en particulier la deuxième moitié de 2012, sera un temps de passage crucial, donc, qu’on doit s’éveiller, de se réveiller vite vite vite… et qu’il faudra communiquer autrement dans l’avenir, plus clairement, plus simplement, plus personnellement…

ici, dans le monde de la création, le temps n’existe pas… la matière est plus éthérique, transparente… les couleurs sont plus vives que chez-nous… c’est vaste et flottant, quelque chose comme ce que l’apesanteur doit feeler… en tous cas, c’est certain que c’est plus haut que la terre car on la voit d’ici…

eux, ce sont des êtres lumineux – j’ai d’ailleurs pris une photo avec mon cell. regardez on en voit un sur la photo accompagnant le texte – ce sont des êtres bienveillants, relaxes, acceptant, supportant… ils nous emmènent pour nous aider à nous transformer, à éclairer nos zones d’ombre… à nettoyer les croyances limitatives et liquider le trop plein d’idées dans le mental afin que l’on puisse les laisser parler à travers nous en revenant; ils veulent de l’inspiration plus pure droit devant… ils emmènent chez-eux quelques-uns d’entre nous à la fois… d’où ma visite avec huit autres personnes de différents pays en ce moment… et nous enseignent… les rudiments et les spécialités… les outils de communication traditionnels ancestraux…

eux peuvent nous visiter seulement quand on est ouverts chacun(e) en soi, donc principalement sur une base personnelle, comme un sorte de canalisation, un genre de channelling… je n’aurais jamais pensé un jour vivre cette aventure… mais j’ai toujours aimé voyagé dans les endroits différents alors j’en profite…

j’ai corrigé toute la journée, ben oui ils m’ont emmené avec du travail à accomplir dans les pauses, et avec ma guitare et mes livres de chants pour que je pratique mes pièces pour le concert de demain au presbytère… sérieux kidnappeurs ça hein ? ils veulent que j’avance mes corrections pour être plus libre pour écrire ensuite… car ils aiment beaucoup passer par nous pour transmettre leur message… ils m’ont choisi parce qu’ils ont vu que j’aime écrire et tant qu’à me laisser dire n’importe quoi, ils veulent me former, me forcer à me tasser du chemin et laisser couler, laisser couler…… c’est ça qu’ils disent du moins… comme dirait François Legault: on verra…

OK ils m’appellent, faut que j’y aille, ils me ramènent demain à 16 h 45 après un stage forcé de 2 jours, mais de moins en moins forcé au fur et à mesure que le temps passer car les leçons sont dures mais riches; ils vont venir me reconduire directement au presbytère pour le shaking… on se voit là ?

allez ! à plus…

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (27)…

bonjour, pas d’ati aujourd’hui…

nous sommes le comité des entités responsables de la création littéraire, secteur inspiration et ressources humaines… nous avons kidnappé l’auteur de cette chronique car il roulait trop vite à notre goût… il écrivait en fou… il allait se brûler, l’enthousiasme du débutant… il n’aurait pas été le premier vous savez… en fait il devenait malade chronique, ce que nous nommons dans notre jargon une maladie d’chronique…

on le met donc au repos forcé pour la journée et on verra quand on lui permettra de reprendre le clavier… possiblement demain, quoi qu’il a concert à préparer… eh oui, il est aussi musicien dans ses temps libres l’écrivain amateur et il présente son premier concert demain après-midi, donc probablement seulement samedi le retour à l’écriture pour lui… il a tendance à s’enflammer le jeune et à en faire trop en même temps… comme s’il allait mourir demain… ou aujourd’hui…

car aujourd’hui il doit commencer la correction des travaux de session; il en a une grosse pile à corriger et il néglige cette tâche pour écrire sa chronique inutile… alors hop ! au travail l’apprenti écrivain ! au travail forcé de la correction… trève d’écriture, on met la lecture au programme aujourd’hui pour toi…

pendant ce temps, nous aimerions vous entretenir sur le thème de l’inspiration et de la création car nous savons que plusieurs d’entre vous aimeriez écrire, mais que vous hésitez, n’étant pas certain(e) d’avoir quelque chose de valable ou d’assez important à dire… d’autres sont intimidé(e)s, gêné(e)s tandis que d’autres sont pleins de talent mais simplement paresseux, procrastinant ainsi sans fin… autant l’écriture que plusieurs autres tâches…

écrire est simple… tout ce que vous devez faire est d’oser, prendre un risque, vous laisser aller, vous faire confiance et laisser couler le flot, laisser le flot couler … car pour couler, ça coule ! prenez l’exemple de notre otage vedette de la journée, un vrai ptit speedy gonzalez du clavier… un maniaque du tac tac tac… qui pond deux-trois chroniques par jour comme d’autres mangent des biscuits au chocolat…

pour écrire vous devez premièrement faire confiance que vous pouvez nous canaliser, nous permettre de passer par vous, en vous, pour nous exprimer… puiser dans la banque infinie des mots, la voute céleste des sens et des connexions syntaxiques… car ce n’est pas vraiment qui écrirez, c’est nous qui le feront, à travers vous… donc il ne fait trop s’attacher à ce qui sort de vos doigts car ça ne vous appartient pas, ce ne sont que nos mots, dits via vous…

vous devez aussi vouloir avoir du plaisir, être prêt(e) à vous découvrir, à voir ce qui se cache dans votre mental car même si vous n’êtes qu’un canal, le contenu qui se trouve en vous est aussi mis à contribution dans le processus d’expression, c’est votre matériau et notre énergie… en fait comme il n’existe qu’un grand inconscient collectif, tout ce qui est exprimé via vos doigts provient de la même source – pourrait-il y vraiment y en avoir différentes dans cet univers unique et multiformes ? vous ne faites que lui donner votre couleur, votre saveur à notre contenu… notre contenu, votre contenant…

il n’est même pas nécessaire d’être lu pour écrire, vous pouvez garder les mots écrits et dits seulement pour vous, cachés et à l’abri des regards indiscrets… en faire un journal intime qui contiendra vos secrets, même ceux que vous ne connaissez pas encore… ou comme notre employé du mois de la journée, publier sans trop de censure, ouvertement, librement afin de rejoindre les autres et faire contact… en fait dire un peu n’importe quoi !

mais si vous partagez vos écrits, n’accordez pas trop d’importance à la réponse des autres car d’un côté vous ne savez pas vraiment ce que vous dites vous-mêmes et de l’autre, les écrits seront inévitablement interprétés différemment de l’intention avec laquelle ils sont exprimés qui en premier lieu n’est même pas claire… vous voyez donc pourquoi il est parfois bien difficile de se comprendre… et de se faire comprendre…

tout de même… si l’envie d’écrire vous habite, on vous encourage à commencer dès maintenant, ou au plus tard un peu plus tard aujourd’hui, car si vous ne le faites pas maintenant, vous ne le ferez jamais… allez un peu de courage, d’audace et de folie créative… nous sommes avec vous et veillons sur vous…

veuillez agréer, monsieur, madame ou autre, l’expression de nos intentions les meilleures

les membres du comité des entités responsables de la création littéraire, secteur inspiration et ressources humaines

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (26)…

peine d’amour pleine d’amour… 

si seulement on pouvait retenir l’amour plutôt que la peine…

depuis deux ans, deux séparations, deux peines d’amour pour moi, deux grosses juicy pains en mon coeur… ni la mie ni la croute, mais plutôt pain comme douleur en anglais… ayoye… ouch ! ouf ! ahhh… gros programme double, comédie dramatique, drames et dames de coeur… qui permet de revisiter tous les amours passés et présents de ma vie, les vraies affaires du coeur… la bourse ou l’amour… 

coudonc, ça se brises-tu vraiment un coeur ? pas supposé d’être élastique c’t’organe-là ? est-ce que mon coeur a simplement été heurté ou s’est-il vraiment brisé pour toujours ? brisé par autrui ? ou n’ai-je pas moi-même brisé mon propre coeur ? 

yes ! mon coeur est grand ouvert, prêt à vivre, à re-vivre… pourra-t’il s’en remettre ? sans aucun doute, résilience oblige… même qu’il semble se solidifier et apprendre à mieux aimer, à aimer plus, plus librement… laisser tomber le beaucoup du «je t’aime beaucoup» qui enlève de l’ampleur à l’amour… qui diminue l’amour…

thank you for breaking my heart… comme disait Sinead O’Connor… coeur brisé, chanson d’amour sentie et saignante, inspiration cardiaque, cri du coeur, coeur qui hurle comme le loup à la lune… romantisme adolescent, Roméo et Juliette, amour transformé en amitié… amour mature, amour qui dure… amour mou, vent du coeur…

mal au coeur, haut le coeur, digne, coeur de pierre et coeur ouvert… le coeur dans tous ses états… unis par l’amour… 

brisé, pétri, pucké, mon chaud petit coeur d’ati… mon coeur d’artichaud… pour qu’il puisse se ramollir, être réparé, agrandi, regallardi le gaillard, pour qu’il puisse respirer davantage, pour qu’il puisse accueillir encore plus de gens en lui… pour qu’il ouvre le monde en lui, à lui… qu’il puisse se donner… pour que les conditions l’abandonnent vers l’amour inconditionnel… pour que donner devienne un but en soi… coeur de soie…

ou n’aurais-je pas simplement tout faux ? est-ce plutôt ma tête qui a mal et qui se braque et non mon coeur ? les deux ne sont pas si déconnectés… de la tête au coeur, du coeur au ventre… ne pas penser l’amour, mais panser ses plaies, sentir, sentir, sentir et encore sentir… s’en tirer une autre fois… et devenir plus fort, un coeur qui bat de plus en plus fort…

vivre et mourir d’amour, en amour, pour l’amour… de l’amour… de l’amour propre et de du gros amour sale…

découvrir que l’amour n’est pas une bourse, un deal, une affaire… une police d’assurance tiède contre la solitude… non l’amour est free, libre, gratuit… comme le temps, l’amour n’a pas de prix…

l’amour n’est pas une relation, c’est une disposition intérieure – Osho

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (25)…

lendemain de veille, c’est aujourd’hui ça !

overdose d’amour, oui, ouie, we, nous sommes tous et toutes un et affirmatif, je vous entends… je vous lis, je vous suis… reconnaissant…

merci ! touché en l’âme, touché aux larmes, touché oh coeur ! et encore et encore… et la vie continue, nous dit de continuer de continuer… simplement, lentement, grisement… porté par une vague d’amour et d’amitiés…

cette semaine tristounette côté température est un reality check pour les humides du coeur : toute cette eau – ou des kilomètres de neige là-haut – et ce gris mettent à l’épreuve les plus fragiles… et nous rend plus fort(e)s, résilient(e)s… vive l’espoir du bleu, du vert et du jaune ! on a tous la force de notre vulnérabilité… et l’espoir multicolore…

quoi dire quand le silence est si précieux… quand le vide est si plein, si débordant… entendez-vous mon silence ? le gap entre mes idées ? et si l’amour droppait ses conditions, toutes conditions ? l’amour inconditionnel est le parcours d’une vie, l’objectif ultime… premièrement, l’amour inconditionnel de soi, en soi, pas le plus facile ni évident, mais qui graduellement incluera inévitablement tout ce qui bouge autour… tout ce qui vit… même la mort… qui nous avalera inévitablement…

mots d’esprit, mots servis… sur un plateau pour vous, de moi, à vous… des mots par lesquels je tente de sortir de moi – extase : état hors de soi – pour aller vers vous, vers nous, vers toi… et moi… paroles triées, choisies, senties, chaque mot compte, conte et raconte… mon histoire, mon parcours… comme le vôtre, comme le nôtre… on vit tous dans le même grand livre d’histoires, celui de Fanfreluche, chacun(e) son rôle, chacun(e) ses leçons, de vie…

ces paroles ne prétendent rien, elles ne veulent que vous séduire, proposer, suggérer, confronter mais si doux si doux, mais ne me croyez pas, goûtez pour vous-même, ragoûtez-vous !

et la vie qui continue de pousser, de nous pousser dans le dos… si on lui faisait face ?

«il faut savoir quitter la table, lorsque l’amour est désservi» – Charles Aznavour

aho !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (24)…

chronique festive ! happy happy le ati…

flabbergasting… tout simplement flabbergasting !

toutes ces bits d’amour, ces posts qui poppent up dans mon Mac en provenance du monde entier, d’ami(e)s et d’inconnu(e)s, témoignages de fraternité et de sororité (voir chronique 23) qui arrivent sur mon Timeline un après l’autre… une job à temps plein que de gérer ça… et je prends ça au sérieux… I take it all in ! and give it all back to you... merci, thank you, arigato, gracias, obrigado et plus plus plus…

aujourd’hui, je ne fais rien d’autre que surfer, abuser de Facebook car mes ami(e)s m’y gardent sur le qui-vive avec toutes ces manifestations d’amitiés, me taper une ptite chronique extra, jouer de la guitare, chanter, prendre soin, marcher, voir des ami(e)s virtuels mais aussi des incarné(e)s, manger pas santé, méditer… ou pas… demain les 55 travaux de session et examens à corriger… interdit aujourd’hui…

car aujourd’hui, c’est ma journée, j’ai un prétexte… une journée de pur plaisir… rendre bibi heureux, totalement, égoïstement, cochonnement (je vous laisse le type de «cochonnité» des pensées)… en espérant que ma paresse et mon égoïsme puisse déteindre sur vous… que je vous contamine, que je vous irradie… c’est ma grande leçon à moi ça, apprendre davantage à jouir… de la vie… des bonnes choses, jouir de l’inutilité de l’existence… du simple fait d’exister… apprendre à être ati…

se rendre soi-même tellement heureux que ça finit par sortir de notre corps pour déborder sur notre entourage… asperger notre environnement de bonheur et de bonne humeur… paraît qu’on ne peut donner ce que l’on a pas… ça fait du sens non ? donc prendre soin de soi puis des autres… en alternance, simultanément, surtout ne pas s’oublier… comme dans les avions, quand on dit aux parents de mettre le masque à oxygène en premier sinon ils ne pourront le faire pour les enfants…

OK pour le me myself and I à condition que ça ne s’éloigne jamais trop du pour le bien du plus grand nombre… se faire plaisir en aidant nos concitoyen(ne)s… OK pour se rendre heureux en autant que minimalement ça ne nuise pas à autrui, et mieux encore, se rendre heureux et que ça aide aussi plus large, plus grand… vivre plus grand que soi…. voir the big picture… aimer aider…

OK, break syndical… un café et un peu de gâteau…

1 2 3 … go !

je me souviendrai… de cette grande bouffée d’amour

merci Sada pour la plaque commémorative !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (23)…

la vie commence à 3 h 28 aujourd’hui, en fait cette nuit… breaktime dans le sommeil… la théorie du 4-2-4 (chronique 21) se valide de nouveau… régularité qu’ils disent ?

déjà les souhaits de happy birthday – plusieurs avec vidéo maintenant, on arrête pas le progrès – arrivent sur mon Timeline depuis hier soir déjà… décalage horaire oblige… c’est déjà le 24 depuis un ptit bout ailleurs, particulièrement en Australie d’où le premier souhait est arrivé … merci thank you… bedankt, click click click, like, like, like… ptite main en l’air… arigato, danke, obrigado… wow ça vient de partout… une vague de bonne fête, un tsunami de souhaits… grand village planétaire… on vit vraiment en communauté internationale…

Facebook a drastiquement donné une autre dimension à nos anniversaires non ? en tous cas à nous qui avons choisi d’indiquer notre jour de naissance dans notre profil, choix qu’on doit assumer… dans le fond on les invite ces souhaits de fête non ? tout le monde aime être aimé… gérer sa fête sur Facebook prend même quelques heures si on veut répondre – ou minimalement liker – à tout le monde… souligne qu’on a reçu, 10-4 !

si le terme «ami» sur Facebook est un peu galvaudé, au moins ils ont eu la subtilité de choisir le terme like et non love sinon ça aurait tué l’amour drett là ça m’sieur dame… like versus love, quelle belle nuance, on l’a pas celle-ci en français…

l’an passé était mon premier anniversaire sur Facebook, toute une expérience hein ? son premier anniversaire Facebook… wow quelle douche d’amour virtuel… des dizaines, voir des centaines de souhaits, certains de gens qu’on a jamais rencontrés, seulement croisés ici dans le cyberespace… réellement une nouvelle communauté virtuelle planétaire… on nous souhaite bonne fête avant le temps et de tout partout dorénavant… et de toutes sortes de façons…

c’est tout de même touchant qu’un(e) inconnu(e) prenne le temps de nous envoyer des voeux d’anniversaire non ? drôle de situation mais sous le couvert du dés-anonymat se pointe de l’affection, un désir de connexion, de faire du bien, de souligner… de dire je t’aime même si je ne te connais pas… on peut être blasé et recevoir ça en vrac, cool et même un peu cynique même mais moi j’ai plus envie de ça le cynisme… un poison qui tue de l’intérieur… plutôt envie de prendre le temps de sentir, de voir l’amour qui se cache partout, d’entendre et de lire dans ces mots une forme de fraternité, de sororité – oui oui terme valide, féminin de fraternité, enfin! faut qu’on l’étrenne si on veut qu’il trouve sa place…

recevoir les bons voeux, qui témoignent d’une connexion invisible. intangible, transparente et mystérieuse… merci merci merci, pour ceux qui sont déjà arrivés et les autres qui arriveront… beaucoup de connaissances, quelques ami(e)s… des tonnes de souhaits… en fait Facebook nous fait se pratiquer à élargir notre capacité de recevoir de l’amour, même si cet amour s’échange sur une base virtuelle… oui oui oui je le veux… être aimé, exister pour les autres, qu’on se souvienne de moi, qu’on se souvienne d’ati… c’est pas une obligation, c’est du luxe, du bonbon…

alors chers et chères ami(e)s, merci de penser à moi, merci d’envoyer souhaits et pensées en pesant sur Enter… que vous envoyez un bon bonne fête ou pas, je les prends tous ces souhaits d’amour, d’amitié, de fraternité et de «sororité» (all right deux fois dans le même message, avec des guillemets ici en plus), je dis oui à être l’un de vos, l’un des enfants de Pachamama, Gaia, un des maillons de la chaîne, pas mieux, pas pire, que les autres… tout moi, juste moi, simplement moi, totalement moi…

vive nous ! allez ! bonne fête à vous aussi !

Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (22)…

l’amitié à l’ère Facebook et Jean Coutu

cet hiver, j’ai vécu un «gros hiver», riche, dense et intense… comme dirait mon ami Stéphane, un hiver qui m’a r’viré dans mes shorts ! 

je commence à en récolter les fruits; plus de légèreté, plus de place en dedans, plus d’acceptation de qui je suis jusque «dans le fond de la boîte à bois», aussi, surtout, plus de distance face au mental qui m’a presque mis KO cet hiver… y était tough avec moi !

cet hiver m’a permis de découvrir la richesse des ami(e)s dans ma vie… des ami(e)s que je croyais déranger quand je les appelais pour aller jaser un peu et qui en fait étaient honoré(e)s de me recevoir… content(e)s de me voir finalement vulnérable et donc plus ouvert, plus humain…

ça prend de l’humilité pour demander oreille à quelqu’un… du courage pour se dévoiler dans son «mou»… et que de générosité d’écoute de la part des ami(e)s… que de réception de coeur… merci ! vous savez qui ! et quand on reçoit cette qualité de présence dans ces moments fragiles et précieux, on veut le redonner car ça coule de soi de gratitude… on sait l’effet que ça fait…

les bases de l’amitié changent…avec l’âge, avec l’époque… plus on est bien en soi, plus on fait ami avec soi et qu’on s’habite en totalité, plus l’amitié avec les autres est libre et dégagée… donnant-donnant, recevant-recevant… sans ficelles… sans gants blancs… avec les ami)e)s on peut se dire les vraies affaires vraies… c’est quand les temps sont plus durs que l’on découvre les vrai(e)s ami(e)s… c’est vers eux qu’on a envie d’aller, c’est eux qui acceptent de nous voir, c’est eux qui prennent de nos nouvelles et qui nous accompagnent…

ami(e)s Facebook, amitiés !

ati

PS : j’ai vérifié, il n’ y a plus d’ami(e)s chez Jean Coutu, ils sont back order !