Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

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les dernières chroniques – 12/6/18

ce matin, j’utilise cette illustration coquine postée par mon amie Kim sur son mur pour vous présenter un des hymnes qui sera sur l’album à venir Les Hymnes du Pays d’en Haut dont j’ai enregistrée une version de travail hier pour que mes ami(e)s musicien(ne)s puissent se faire l’oreille et les doigts…

un hymne qui nous rappelle que notre job d’humain(e) est de se sentir à la maison, ou de revenir à la maison… dans les faits, nous n’en sommes jamais parti(e)s de la maison, nous baignons dans la maison, nous n’avons jamais quitté la maison… et qu’il nous suffit de se délester du bagage accumulé, de s’alléger et de revenir… ici…

voici les paroles… une des rares de l’album en anglais… la plupart sont en portugais…

COMING HOME

We are coming home       
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching           
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again
Para sempre home again
Para sempre home again
Para sempre home again

 

bout de viarge

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les dernières chroniques – 11/6/18

traduction : personne ne meurt vierge, la vie baise tout le monde… – Kurt Cobain

pas surprenant qu’un gars remette avant terme la vie qu’on lui a prêtée avec une pareille philosophie me direz-vous peut-être…

je ne veux ni dénigrer Cobain, ni sa musique, que je ne connais ni l’un ni l’autre d’ailleurs, mais on peut utiliser ses mots ce matin pour réfléchir sur la vie…  avant la mort… qui arrivera fort probablement pour chacun/e de nous un moment donné…

moment qui est soit encore à venir inopinément (vive Apple pour ce terme 😉 ou qui est déjà prévu… seul Dieu le sait… sauf que lui on ne sait pas s’il existe ou sous quelle forme du moins…

soit qu’on voit la vie comme une pute qui fourre tout le monde – excusez les gros mots mais c’est pour rester dans le concept Cobain – soit comme un lieu d’apprentissage qui relève du pur et parfait mystère… mystère qui nous révèle parfois quelques bribes de de son secret…

donc un gros bordel la vie ? ou un laboratoire humain ? votre choix…

évidemment que lorsqu’une badluck nous tombe sur la tête, life is a bitch pour un moment… mais même là, quelque chose à apprendre…

la façon dont on perçoit la vie alignera inévitablement le sens que prendront les expériences que nous vivrons, qu’elles nous semblent bonnes ou mauvaises – d’ailleurs un autre sujet de discussion ces deux termes mais plus tard… ou jamais… tout bon anyway…

probablement qu’un jour on réalisera que la vie n’est ni bonne ni mauvaise, ni une pute ni une free ride… la vie n’est probablement qu’une opportunité neutre et libre de choix… that’s it, that’s all… mais peut-être aussi que la vie est beaucoup plus que ça et que pour le moment on ne s’en rend pas tout à fait compte…

peut-être que lorsqu’on flottera dans les nuages, way up there de retour au Pays d’en Haut, on constatera que cette incarnation était déjà programme et qu’elle est parfaite dans toutes ses déclinaisons et avec tout, absolument tout ce qui arrive…

en fait soit tout est déjà prévu, soit tout est un grand hasard relevant du grand n’importe quoi… ou peut-être que la vie est in between, avec quelques grands événements inévitables devant se produire alors que d’autres sont laissés à notre choix…

mais même si on trouve que la vie nous fourre par toutes les orifices, même si on se sent parfois abusé(e)s et harcelé(e)s par elle, intéressante l’idée de demeurer vierge quand même non ? de rester curieux(se), de se maintenir dans une certaine innocence, de garder notre tasse vide et notre regard frais…

en fait inévitable si on veut maintenir un minimum de santé mentale de renaître à caque jour…

bien sûr on ne peut faire abstraction du passé et de nos multiples expériences, plaisantes ou dé, et bien sûr que  notre corps mature et vieillit même, et bien sûr aussi que les années nous rentrent dedans…

mais j’imagine qu’il en revient toujours à nous-même d’en faire une bénédiction, du matériel d’apprentissage ou une partouze dans laquelle on se fait fourrer allègrement, ou pas…

divinette dominicale

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les dernières chroniques – 10/6/18

traduction : chaque expérience que tu vis recèle un objectif divin… croit et continue de faire confiance à ton chemin

comme crois et croit… comme croître et grandir… et comme croire et garder la foi…

car il faut que la vie soit divine… elle ne peut être qu’animale, végétale, minérale, mécanique, énergétique ou humaine… persuadé que ça s’active dans les hautes sphères… parfois je commence à le sentir, parfois je le perçois brièvement… really ? who really knows ?

parfois je les ressens en moi et autour ces êtres divins qui viennent titiller le titi que je suis… et plus… et de plus en plus plus…

particulièrement dans le cadre de certains rituels et cérémonies que je les ressens… ils descendent parmi nous… miow miow… car on dit qu’ils – et/ou elles ? – ne viennent que si on les invite… poli(e)s les anges dit-on…

pas parce qu’on ne perçoit pas le divin qu’il n’existe pas… évidemment, bien difficile à prouver ou à démontrer… d’ailleurs, a-t-on besoin de prouver le divin ?

simplement l’inviter dans notre vie est bien suffisant, afin que cette dimension puisse prendre de la place, sa place, toute la place… et nous ramener à la maison…

de là d’ailleurs vient le titre de mon album à venir… les hymnes du Pays d’en Haut… jeu de mots bien sûr qui fait un clin d’oeil aux belles histoires de Séraphin et cie… mais dans ce cas, pas des pays, qu’un seul pays d’en Haut… un seul pays ici, maintenant, toujours et pour l’éternité dans le grand Now…

car lorsqu’on parle du divin, il n’y a pas de frontières… le divin pénètre notre corps physique alors que tous nos corps physiques baignent dans ce même divin qu’on le veuille et ou qu’on le reconnaisse ou pas…

en fait, il n’y a que du divin… malgré que chacun/e de nous, dans notre propre petite bulle, nous nous faisions parfois croire que notre petit cubicule personnel est tout ce qui existe… séparé du reste, séparé du grand fourre-tout… et pourtant…

où commence-t-on et finit-on ? d’où venons-nous et où allons-nous ? ou errons-nous ?

oh je sais, petites questions banales en ce petit dimanche matin…

mais alors que nous sommes en plein ramadan pour encore quelques jours, et en ce jour du seigneur, nous avons beau tenter de reléguer le caractère religieux et spirituel aux extrémités de nos vies et des courants sociaux, n’empêche…

la vie est full spirit… divine… divinement humaine… ou humainement divine, c’est selon la perspective qu’on adopte…

et on dirait que plus on vieillit, plus on s’éveille à l’au-delà… plus le corps approche de l’autre extrême de vie, plus on s’ouvre à plus grand que soi… à plus grand que petit moi  en tous cas… car si petit ce moi… trop petit pour moi…

si, tout jeune, notre job d’humain consiste à faire notre place en ce bas monde, à habiter ce corps qu’on a prêté à notre âme, au fur et à mesure qu’on gagne en années, on dirait qu’on devient de plus en plus curieux de divin…

du moins je ne sais pas pour vous mais moi, le divin m’appelle de plus en plus… il chuchote de plus en plus fort…

dring dring…

allo j’écoute… car le temps, lui, même s’il n’existe pas, s’égoutte…  du moins, le corps se sent appelé vers sa source… para sempre home again

et qui mourra verra… ou plutôt que ce qui ne mourra jamais retrouvera…

dé penser

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les dernières chroniques – 9/6/18

traduction: je n’ai fait aucune de mes découvertes par le biais de la pensée rationnelle
– Albert Einstein

fallait y penser… autrement… ou ne pas y penser…

OK mais alors comment on fait nos découvertes monsieur Albert ?

en méditant ?

en marchant et en pensant à rien de particulier ?

en arrêtant de penser et en faisant le vide ?

quand même vrai que la plupart de nos bonnes idées ne viennent pas vraiment de nous, du moins pas quand on se force à penser…

les bonnes idées poppent de nulle part et elles se présentent à nous… ensuite à nous de les capter et de les suivre… ou pas… j’imagine que la suite relève de l’intuition… de l’instinct… d’un feeling dans les trippes… les guts…

mystère la vie quand même non ?

confiance, foi et persévérance sont nécessaires… de même que quelques actions sont requises par la suite on dirait bien… à moins qu’il soit toujours possible de ne rien faire et que la vie s’occupe du reste ?

car que sait-on réellement vous et moi des mystères de la vie ?

tout est possible, du moins tout est plausible… et le reste, allez donc savoir…

allez, moi je m’en vais dé penser… et penser autrement… ou ne plus penser du tout… ou penser à tout… allons donc savoir en effet…

bonheur, paix, santé et bonté

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les dernières chroniques – 8/6/18

traduction : le bonheur est la nouvelle richesse… la paix intérieure ? le nouveau succès… la santé est une nouvelle forme de fortune et être bon(ne), c’est le nouveau cool…

les gens ont beau avoir beaucoup de bidous, pas nécessairement heureux pour ça… au contraire même souvent car beaucoup d’avoirs signifie le risque de perdre beaucoup…

et du cash, ça a beau rassuré son humain, ça ne se mange pas et ça n’attire pas l’amour… au contraire ici aussi, car quand on possède beaucoup de bidous – ou de gloire ou de pouvoir ce qui remplace parfois le cash –  on doit toujours se demander si les gens gravitent autour de nous pour nos bidous justement…

au lieu de l’argent, remplaçons ça par le bonheur, la paix, la santé et la bonté… on peut prendre ça pour du cash right ?

bien sûr ça en prend assez pour payer le loyer, la bouffe, les vêtements et autres comptes…

alors visons un bonheur simple, une paix d’esprit comme la santé du corps de même qu’une attitude de bonté…

bonté envers soi-même dans un premier temps évidemment, car ce n’est pas ce que l’on dit aux autres qui détermine notre vie, c’est davantage ce que l’on se soupire à soi-même qui recèle le grand pouvoir… (pas besoin de taper oui 😉

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bonté envers soi-même mais bonté aussi envers les autres autour de soi naturellement car ça commence par soi-même pour se répandre autour… de toute façon, comme le dit Ramana, there are no others… il n’y a personne d’autre que soi, il n’y a a que soi… dans le sens que notre relation aux autres n’est que relation à soi au fond… notre relation au monde ne serait qu’un reflet de la relation envers soi-même… makes sense…

que quelques petits mots simples de bonheur, de paix, de santé et de bonté en ce petit vendredi matin, avec un petit week-end à venir… petit dans le sens de simple, ordinaire, sans flafla… pas un week-end riche en cash, un week-end simple, tout simplement…

avec du soleil plein le ciel, beau temps pour jouer musique et jouer dehors… pour prendre soin de la terre et cultiver bonheur, paix, santé et bonté…

cool alors !

plans de rêves

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les dernières chroniques – 7/6/18

traduction : va au lit avec des rêves, réveilles-toi avec des plans...

belle celle-ci aussi non ? j’aime le côté renversé et le ptit twist de sa formulation…

car aller se coucher avec des rêves et se réveiller avec des plans n’est pas dans l’ordre naturel des choses… en gros, ce que j’en comprends c’est qu’on doit se laisser rêver, les laisser vivre leur moment en temps que rêves désincarnés mais aussi un moment donné les organiser et leur permettre de descendre dans la matière… leur donner place à la  matérialisation…

genre, cette citation de Rainer Maria Rilke que mon ami Jean m’a passée…

Tu dois donner naissance à tes visions.
Elles sont faites du futur qui attend sa naissance.
Ne crains pas le sentiment étrange qui t’habite.
Le futur doit vivre en toi bien avant qu’il ne survienne.
Tu n’as qu’à attendre la naissance, l’aube d’une nouvelle clarté…

attendre, inviter, patienter, et soutenir l’inconfort, le sentiment étrange qui vient avec nos visions, visions qui prennent toujours un certain temps à s’incarner… time delay disent les anglos… car toute fleur est tout d’abord germination et période de latence plus ou moins longue… patience de la jardinière…

il faut aussi beaucoup de foi et de confiance pendant ce temps de latence, puis, un moment donné, il nous faut passer à l’action… du moins aller tester la réalité… aller cogner à quelques portes… en prenant actes et actions… et ne pas succomber à la peur car tout rêve comporte sa part de peurs… et comme on dit, si nos rêves ne nous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands…

donc rêver en masse, ou en d’autres mots, laisser les visions prendre toute la place en nous, et un moment, quand on va au lit, il faut aussi plonger et faire place aux plans concrets… ou pour certain(e)s, aller tester l’eau du bout des pieds… car il y en a qui sautent sans penser et d’autres qui y vont step by step… chacun son style, les deux sont valables… il y a de la place pour tout… et tous les styles…

si on rêve de devenir écrivain, il faut écrire… musicien(ne) ? il faut jouer, et s’exposer… peintre ? peindre… et s’afficher, présenter, oser… et l’avenir, qui finit toujours par devenir présent, nous guidera, nous enlignera…

et la vie décidera du devenir du sort de la graine…

cécité née et essence alitée

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les dernières chroniques – 6/6/18

traduction : ton existence est nécessaire à l’évolution de la planète

assez bon pour l’estime de soi ça non ?

quoi que vu sous un angle global, si on traduit le you par vous plutôt que par tu, pas certain parfois que l’existence de l’ensemble de l’humanité et de ses actions sur l’environnement ne soient très bénéfiques pour la survie de la planète…

mais on va dire que cette affirmation s’applique à l’existence individuelle et non à l’existence de l’ensemble de l’humanité OK ? pour les besoins de la cause… toujours mon lapin…

en fait, tant qu’à faire, moi je pousserais même l’expression plus loin en affirmant que ton existence est «essentielle» à l’évolution de la planète…

ton existence, comme la mienne et chacune de la nôtre…

mais si on affirme ceci, ça implique la nécessité et l’essentialité de l’existence des Trump et de tous ceux et celles qui nous répugnent que de notre propre existence à nous car sinon on doit commencer à juger qui est nécessaire et essentiel d’existence et qui ne l’est pas… et là ça devint compliqué, car ça relève d’un choix personnel… et qui va décider de la nécessité de la nécessité de l’existence de chacun chacune ? la vie…

et comme tous ceux et celles qui existent existent bel et bien, ou existent-ils et ou elles bel et bien en réalité ?  ceci est une autre question qu’on gardera pour plus tard – qu’on aime ou pas leur existence dans notre existence, eh bien leur existence doit bien être nécessaire et essentielle car ils et elles existent…

sinon ils et elles n’existeraient tout simplement pas… simple non ?

donc tout ce qui existe est nécessaire et essentiel… autant en soi, qu’à l’extérieur…

oh je sais bien, un peu simplet et simpliste mon raisonnement, mais que voulez-vous ? c’est ça qui est ça… aussi simple et complexe que ça la vie…

on peut bien ne pas vouloir de l’existence de ce qui existe – ou semble exister – mais les faits sont que ce qui existe existe… peut-être… même s on n’en est pas conscient(e)… et que si ce qui existe est nécessaire et essentiel, tout ce qui existe l’est…

à moins que l’on décide de ne pas tenir compte de certaines choses ou personnes qui existent comme semblant exister… alors soit on nie leur existence, ou soit on nie leur nécessité ou leur essentialité… c’est là que ça se complexifie mes soeurs et frères…

je sais… tellement simple que ça finit par être compliqué en ta… l’existence…

mais ça aussi, c’est nécessaire et, même essentiel, car ça existe…

mais on ne voit pas toujours notre nécessité dans l’existence, donc encore moins notre essentialité… mais si on existe, on doit être au moins nécessaire, au mieux essentiel…

et vous qui existez, nécessaire et/ou essentiel(le) ?

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never mind

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les dernières chroniques – 5/6/18

traduction : ne perds pas ton temps à purifier ton mental parce que le mental ne peut jamais être pur… le simple désir de purifier le mental est un truc du mental… et tu n’as pas besoin de laisser tomber ton mental non plus car il n’existe même pas… comment peux-tu laisser tomber quelque chose qui n’existe pas ? – Sri Papaji

encore le mental… Osho aussi a tant parler du mental… surtout contre… disant lui aussi que le mental n’existe pas… tous les maîtres semblent dire la même chose…

et pourtant, pour quelque chose qui n’existe pas, il fait pas mal de trouble ce foutu fantôme…

drôle d’idée que le mental… créée par le mental en personne ?

alors est-ce que le mental n’est pas simplement un joker qui joue avec lui-même ?

et que l’on crée ? et que l’on croit ?

en fait, le mental semble surtout être un joker qui joue davantage avec petit moi qu’avec lui-même…

même si prétendument inexistant, il nous joue des tours, il nous épuise,  il nous fait spinner dans nos bobettes…

in the first place, il crée des problèmes que nous tentons par la suite de résoudre grâce à lui… beau tour de passe-passe que celui-ci… what a frickin joker ce mental… pas de tout repos malgré sa non existence… un fantôme plus vrai que vrai parfois… mais une maudite bonne machine en tous cas…

un puff d’air chaud qui nous donne parfois des sueurs froides…

car on a beau savoir tout ça, le mental a tout de même une certaine pogne sur nous par moments… une poigne certaine à d’autres… en tous cas nous nous retrouvons souvent sous sa poigne et tournons en rond et en rond… comme la fameuse expression du hamster dans sa cage qu’on lui accole souvent…

on a beau méditer depuis des années et l’observer sous tous les angles, le mental fonctionne encore très bien… une garantie à vie là-dessus ? si les bébelles qu’on achetait fonctionnaient aussi bien, on serait en voiture…

anyway, on est aussi bien d’apprendre à vivre avec ce mental car même s’il n’existe pas, il semble être installé à résidence pour y rester…

mais watch out boy, on t’a à l’oeil…

bah et puis, never mind

espace tant chanté

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les dernières chroniques – 4/6/18

une fois de temps en temps, j’aime poster une citation avec laquelle je suis ou moins d’accord…comme ça je peux m’obstiner avec moi-même, du moins confronter mes propres idées… celle-ci créditée à Anna Gérard, que je ne connais pas soit dit en passant, en est une…

car je trouve que si l’espace objectif d’une vie est probablement semblablement le même qu’on le chante ou qu’on le pleure, il me semble nettement plus long dans les larmes que dans les chants… rien contre le fait de pleurer une fois de temps en temps remarquez bien…

et de plus, plusieurs chansons dites d’amour ne sont en fait que des tentatives plus ou moins larmoyantes de réparer un coeur brisé… oh baby I love only you… why did you leave me ?  you broke my heart in pieces… etc…

mais moi, j’ai pour mon dire que tant qu’à s’être fait prêter un ptit bout de vie, aussi bien le faire chanter et fredonner que de le laisser larmoyer et de le pleurnicher non ? si non pour soi, au moins pour les autres…

questionnante cette citation, et somme toute intéressante et intriguante…

notamment car elle fait réfléchir de façon générale sur la pertinence des larmes et des chants…

notamment aussi, parce qu’elle considère la vie en espace et non en temps comme on le fait habituellement… quoi qu’au fond, les deux concepts sont probablement la même et unique chose, du moins sensiblement semblables pour nos ptites têtes qui calculent tout en temps, en espace, ou en argent…

car le temps – même si on dit qu’il n’existe pas, idée qui me plaît bien moi, mais sûrement moins aux fabricants de montres et de chronomètres – ne serait pas que de l’argent alors, il serait aussi de l’espace…

ainsi, est-ce que l’espace est de l’argent ? la question se pose… mais ceci en est une autre, question… et tant de réponses s’imposent qu’on ne s’aventurera pas là maintenant… car trop d’espace à se perdre dedans… et on a pas le temps pour ça maintenant… car toujours maintenant… toujours que maintenant, et ici si l’espace remplace le temps…

donc chanter ou pleurer ? pas que nous qui décidions de ceci… la vie souvent… et il y a un temps et un espace pour tout… mais les amoureux à distance ont sûrement une opinion là-dessus 😉

il y a probablement un temps pour chanter et un autre pour pleurer, comme il y a un espace plus propice pour pleurer ou pour chanter car quand ça monte, ça monte ces affaires-là… surtout les larmes qu’on ne peut souvent pas retenir, même en public ou quand on pense que ce n’est pas le temps de pleurer…

à moins que l’on ne puisse apprendre à chanter et à pleurer en même temps… ce que certain(e)s chanteur(se)s font allègrement…

alors temps et espace… concepts abstraits mais, néanmoins, qui nous concernent tous… car tant que nous sommes incarné(e)s, nous vivons dedans… même s’ils n’existent pas vraiment… paradoxe paradoxe…

si le temps passe, que fait l’espace ? il reste ? ou se déplace ? ou fait du surplace ?

et ici, en guise de conclusion, quelques mots de Bobin, reçus de mon ami Jean, pendant la rédaction même de cette chronique, et qui dépassent autant le temps que l’espace… car au fond tout est amour, et silence, autant que pure délicatesse… l’espace comme le temps…

L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse, la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse…

petite dimanche nono

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les dernières chroniques – 3/6/18

traduction : ne retiens jamais tes pets… sinon ils montent le long de ta colonne, puis jusqu’à ton cerveau, et c’est ainsi que naissent les idées merdiques

petit dimanche matin nono… petit matin coco… rico… tout juste sorti du dodo le ptit coqniqueur… envie de faire le fou avec les mots ce matin, envie de dire des niaiseries… envie de laisser sortir mes pets mentaux sinon vous savez ce qui arrive désormais… the shit hits the screen…

j’aime écrire pour pouvoir exprimer tout, mais surtout n’importe quoi… dire des grossièretés, dire des niaiseries, même dire et écrire le contraire de ce je pense vraiment parfois… juste pour voir… et ce faisant, à la longue, on finit par ne plus trop être identifié à ce que l’on dit et pense… car toutes sortes de pensées montent en nous mais elles ne sont pas nous… elles ne font que passer par nous…

comm disent les anglos, thoughts are only thoughts

et les pensées ne sont souvent que de l’air chaud, que des bulles d’emmental qui ne font que passer si on les laisse passer librement, sans s’y accrocher ni s’y identifier… toujours sain de laisser sortir, le bon comme le méchant… ça fait de la place… on ne crée rien au fond, on ne fait que canaliser… nous sommes des vaisseaux, et des vessies… surtout quand on parle pipa-caca-poil…

ce matin, alors que la lumière est si belle et lumineuse – évidemment le chroniqueur, que peut-elle être d’autre ? – un peu de légèreté hors de ma tête et de mes doigts, un peu de nounounerie littéraire…

vous ai-je dit que je vais suivre un atelier d’écriture avec Eric-Emmanuel Schmidt ?

ben oui toé, pendant 4 mois, à partir du 15 septembre…

vous ai-je dit que je vais enregistrer un album bientôt ?

ben oui toé, je vous l’ai dit en masse tout le dernier mois…

vous ai-je dit aussi que je n’ai plus de but dans la vie ?

ben oui toé, que des petits projets à court et très court terme – musique, écriture – avant de mourir de sagesse, ou de niaiserie, pas encore certain de quel bord la vie me brodera et me bordera… mais cette chronique me donne un sérieux indice…

car à choisir, entresage ou nono, le second choix semble plus le fun non ?

plus facile en tous cas, plus léger, car la vie a beau être complexe et multidimensionnelle, elle est aussi un peu nounoune aussi sur les bords non ?

en tous cas, si on observe ce que nous présente les grands immédiats, les nouvelles ne sont pas très réjouissantes… mais est-ce les grands immédiats nous présentent et représentent la grande réalité ?

alors voilà, cette chronique complètement inutile… en ce petit dimanche matin éblouissant de beauté ici dans la forêt du grand now… presque au pôle now… en direct du pays d’en haut… les deux pieds sur la terre, avec le corps et bec et ongles incarnés, chilling con carne en ce petit dimanche…

ainsi soit-il… ou pas… ou autrement… mais qu’elle soit bonne…