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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

生き甲斐 – IKIGAI

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les dernières chroniques – 3/4/18

traduction :  Ikigai (生き甲斐) est un concept japonais qui signifie une raison d’être… selon les japonais, tout le monde a un Ikigai… le trouver nécessite une recherche profonde et souvent longue de soi…

entre ce que nous sommes doué(e)s à faire, ce que nous aimons faire, ce que nous sommes payés à faire et ce dont le monde a besoin, se trouvent la passion, la mission, la profession et la vocation… et au coeur de ces 4 éléments, ces 4 directions et points cardinaux de notre vie active sur terre, se trouve Ikigai…

Ikagai comme dans Banzai !

autour d’ici en ce petit point précis de l’univers, alors que nous sortons de 3 jours de rituel sacré, magique et intime, nous sommes quelques-un(e)s à avoir trouver notre Ikagai… du moins à l’avoir cherché, précisé, raffiné… à lui avoir touché…

3 jours… mais en même temps, ce même temps qui n’existe pas aileurs que dans notre tête et nos montres, une éternité a passé comme un simple claquement de doigts… 3 jours de chants, 3 jours de musique, 3 jours d’introspection… en nature, en église, au sein d’un groupe d’une rare qualité, qualité rare…

un pur espace Ikigai…

personnellement, je considère que ce n’est pas moi qui a trouvé mon Ikigai… au contraire, c’est lui qui m’a trouvé… car jamais je n’aurais pensé ne me faire prêtre… mais néanmoins, prêtre pas prête j’y suis… et j’y reste, pour le moment…

eh oui, nous sommes quelques-uns en processus d’incorporation d’une église, avec l’objectif éventuellement de légaliser notre pratique spirituelle qui se situe encore dans une zone grise… on veut montrer patte blanche… afin de pouvoir explorer nos zones d’ombre en de multiples nuances de gris et de vert – de gris – en toute lumière et légalité…

la vie m’a offert de jouer un rôle que je n’aurais jamais pensé jouer… et comme j’aime jouer, j’ai mis mes beaux habits, mon étoile et ma cravate et je joue… et je joue… je joue de la guetare…  avec mes amis guetaristes, et mes amies chanteuses… chanteuses de (jus de) pommes… Hi Marsha 😉

tellement reconnaissant d’avoir le privilège de faire ce que je fais… de m’être fait remis le privilège de pouvoir faire ce que je fais… grand privilège, honneur ultime, qui requiert impeccabilité, intégrité et droiture… face aux autres mais surtout et ultimement face à soi-même… un grand miroir amplifiant le vie…

tellement important et précieux de faire ce que je fais que je ne pourrais absolument pas le faire pour des bidous… trop précieux, trop sacré… ultime offrande…

autant passion, mission, profession que vocation… tout ça et encore plus plus… beaucoup plus… tellement plus qu’on ne peut même pas soupçonner dans quels espaces on peut pénétrer ensemble quand notre monde ouvre sur cet espace d’Ikigai…

alors on continue…

car quand on trouve son Ikigai, on ne pense jamais ne pas faire ce que l’on fait avec tant d’amour, de soin et de dévotion… on veut le faire toute sa vie, du moins tant que la vie nous en offrira l’occasion… tant qu’on en sera digne… et un peu dong… sinon, on fera autre chose, qui sera aussi et autant Ikigai… car tout est Ikigai…

quand on trouve sa vocation, quand on le fait avec passion, quand on sent que c’est notre mission autant que notre profession, nous sommes béni(e)… bien heureux et fier ce matin d’affirmer publiquement (OK semi publiquement car cercle semi-fermé que celui-ci) que ma voie m’a trouvé… comme si j’avais la profonde certitude sa savoir pourquoi je suis né… pour le moment du moins… et si cela est juste et bon, eh bien que cela soit pour le temps le voudra… pour l’éternité de chaque moment…

car aussi une caractéristique de l’état d’Ikigai de savoir avec une telle précision interne qu’il est tellement plus grand que soi-même de servir plus grand que soi… de se sentir à sa si juste place que l’on sait  pertinemment que ce n’est pas entre nos seules mains, ni de décider ni quand ni comment… slave to life… servir la vie… yes Mestre !

et vous, en train de trouver votre Ikigai ? il semble que ça soit inévitable…

viva Ikigai !

ici, 2 citations postées par mon ami Jean… de circonstance…

C’est une expérience de plus en plus forte chez moi ces derniers temps: dans mes actions et mes sensations les plus intimes se glisse un soupçon d’éternité. Je ne suis pas seule à être fatiguée, malade, triste ou angoissée. Je le suis à l’unisson de millions d’autres à travers les siècles, tout cela c’est la vie. (…) La vie est belle et pleine de sens dans son absurdité pour peu que l’on sache y ménager sa place pour tout et la porter toute entière en soi dans son unité; alors la vie, d’une façon ou d’une autre, forme un ensemble parfait. Dès que l’on refuse ou veut éliminer certains éléments, dès que l’on veut suivre son bon plaisir pour admettre tel aspect de la vie et en rejeter tel autre, alors la vie devient en effet absurde: dès lors que l’ensemble est perdu, tout devient arbitraire. – Etty Hillesum

___

Mon courage n’est pas à moi, il est dans la vie. À moi de l’accepter ou de la refuser : c’est tout. Ainsi du courage. Mais ainsi, de même, du bonheur et de la connaissance. Et, au bout du compte, de la vie elle-même. Tout ce qui fait accepter la vie est bon. Tout ce qui nous la fait refuser est médiocre et provisoire.
– Jacques Lusseyran, aveugle et chef d’un réseau de résistants à l’occupant nazi

non non tu n’as pas de nom

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les dernières chroniques – 30/3/18

traduction : la souffrance se propage à-travers les familles jusqu’à ce que quelqu’un soit prêt(e) à la ressentir… – Puja Lepp

incroyable ce qui passe de famille en famille, de générations en générations…

incroyable comment il est difficile de percer certains des mystères familiaux… comme une loi non-écrite qui veut faire en sorte que les choses restent en place, que l’homéostasie se maintienne…

de mon côté, après de nombreux groupes de primal et de travail du genre, des séances de constellations familiales, et beaucoup beaucoup de travail émotionnel sur mon pti moi-même, je sens que je ne fais que commencer à me libérer du joug de mon héritage, autant culturel que génétique…

d’ailleurs, je crois qu’au fil des générations, j’ai l’impression que la culture finit par se transformer en génétique, que les habitudes familiales pénètrent l’ADN et le conditionnent et le destinent… simple observation personnelle, aucune preuve scientifique ici…

mais comme le bagage familial est lourd et déterminant… tout comme le bagage religieux de nos ancêtres d’ailleurs… on est encore un chrétiens mes ami(e)s, plus qu’on pense… on est mieux d’en être conscient(e) car sinon ça va nous jouer dans le dos… et dans l’âme…

en ce vendredi saint, et tout le long du week-end de Pâques en fait, toujours un moment privilégié pour ressentir cela… pour vivre et revivre sa famille…

car que de souvenirs d’enfance à Pâques…

les nuages presque toujours présents du vendredi saint autour de 15 h… arrangé avec le gars des vues… pour certains la chasse aux oeufs, des Laura Secord of course… pour d’autres, la traditionnelle première journée en culottes courtes ou en robe neuve car il faisait toujours beau à Pâques dans le monde de nos souvenirs… dasn le temps où l’on arrosait nos trottoirs… et l’empiffrage de chocolat… jusqu’à en avoir mal au coeur de Jésus… et pour la majorité d’entre nous un peu plus âgés, la traditionnelle messe de Pâques avant de pouvoir sauter dans le chocolat… ou à la corde à danser pour les filles, ou au hockey pour les gars…

en ce vendredi saint, personnellement, j’en profite pour remercier mes ancêtres… pour apprécier ce qu’ils m’ont laissé… mes propres parents, puis les leurs et ainsi de suite jusqu’à ainsi soit-il… car peu importe ce que l’on a reçu des gens qui nous ont précédé, des porteurs et porteuses de notre lignée, ils et elles ont tous et toutes fait du mieux qu’ils et elles pouvaient… avec les moyens du bord à l’époque… grand merci et infinie gratitude…

et je profite aussi de cette chronique pour affirmer une nouvelle étape dans ma vie… une nouvelle phase…

car je suis né en tant que Guy Dion… puis à 22 ans, j’ai fait la rencontre d’Osho qui m’a renommé Swami Atiharsha… comme j’ai vécu quelques années en Europe dans les années 80 et que je fréquentais plusieurs Allemands, j’ai décidé de tronquer le harsha car il sonnait trop harsh… pour ne conserver qu’Ati…

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et l’an dernier lors de mon passage au Brésil, après avoir perdu ma mère il y a une quinzaine d’années et ma mère adoptive Amala il y a 2 ans, j’ai eu le privilège d’être adopté symboliquement par une nouvelle mamamia, Mama Sonia une superbe grand-mère brésilienne de descendance italienne…

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lors de ce passsage, deep deep down dans mes gênes, cette connexion avec ma nouvelle mamamia m’ai fait réalisé que mon lien sur terre passait principalement par ma mère… et que ce lien demandait à se concrétiser par l’adoption de ma part du nom de famille de ma mère car je me sens beaucoup plus Supino que Dion…

alors je profite de ce saint vendredi et de ce week-end pascal, qui en est un de renaissance s’il en est un, et de cette chronique, pour dire au monde que j’enclencherai légalement un changement de nom bientôt, passant de Dion à Supino…

pas seulement qu’une formalité pour moi… aussi une action d’affirmation, une reconnaissance, un statement… voulant assumer ma lignée, pour l’incarner et tenter, du mieux que je peux, de la transmettre et de la poursuivre, avec bien sûr, ma saveur personnelle, ma particularité, mon tout simple et humble ptit bout d’humanité…

alors en ce vendredi saint, grand ce jour de complétion et de passage important à venir, je laisserai symboliquement ma Dionitude sur l’autel de la transformation…

alors né en tant que Guy Dion, je mourrai Ati Supino…

mais toujours au fond, un nobody…

qui est-tu ? demandait le maître…
no idea répond le ptit disciple…

car what’s in a name anyway ?

___
hommage à toutes les femmes, mères ou non… à celles qui ont mené à terme, et aussi à celles que non…

avec une mention tout spéciale à Marie, LA mère du monde, symbole de pureté et de fertilité…

et à Marie-Madeleine qui a aimé JC plus sincèrement que quiconque… même jusque sur la croix…

Non Tu n As Pas De Nom ♪

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nomOh non tu n’es pas un être
Tu le deviendras peut-être
Si je te donnais asile
Si c’était moins difficile

S’il me suffisait d’attendre
De voir mon ventre se tendre
Si ce n’était pas un piège
Ou quel douteux sortilège

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Savent-ils que ça transforme
L’esprit autant que la forme
Qu’on te porte dans la tête
Que jamais ça ne s’arrête

Tu ne seras pas mon centre
Que savent-ils de mon ventre
Pensent-ils qu’on en dispose
Quand je suis tant d’autres choses

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Déjà tu me mobilises
Je sens que je m’amenuise
Et d’instinct je te résiste
Depuis si longtemps j’existeDepuis si longtemps je t’aime
Mais je te veux sans problème
Aujourd’hui je te refuse
Qui sont-ils ceux qui m’accusent

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

A supposer que tu vives
Tu n’es rien sans ta captive
Mais as-tu plus d’importance
Plus de poids qu’une semenceOh ce n’est pas une fête
C’est plutôt une défaite
Mais c’est la mienne et j’estime
Qu’il y a bien deux victimes

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom
Ils en ont bien de la chance
Ceux qui croient que ça se pense
Ça se hurle ça se souffre
C’est la mort et c’est le gouffreC’est la solitude blanche
C’est la chute l’avalanche
C’est le désert qui s’égrène
Larme à larme peine à peine

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom

Quiconque se mettra entre
Mon existence et mon ventre
N’aura que mépris ou haine
Me mettra au rang des chiennes

C’est une bataille lasse
Qui me laissera des traces
Mais de traces je suis faite
Et de coups et de défaites

Non non tu n’as pas de nom
Non tu n’as pas d’existence
Tu n’es que ce qu’on en pense
Non non tu n’as pas de nom
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si lents cieux

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les dernières chroniques – 28/3/18

traduction : le silence n’est pas l’absence de son, c’est l’absence de soi… – Wu Hsin

ah, ce cher silence… tant recherché, tant voulu… pourtant si rare, si précieux… et si presqu’insoutenable qu’on s’entoure constamment de bruit…

le silence n’existe à peu près pas de nos jours, du moins, si rare… car même lorsqu’on ne parle pas, on pense et penser fait tant de vacarme… penser fait une tonne de brique de bruit…

en ce sens que cette citation est si précieuse… elle pointe vers la réelle source du silence : pas tant l’absence de son que l’absence de soi qui est, au fond, présence de tout bruit… le soi est la paroi sur laquelle la vie se répercute…

il me semble plausible de croire que seulement lorsqu’on disparait complètement, lorsqu’on n’est plus, alors seulement le silence peut être… soit le soi, soit le silence…

à première vue, à première écoute, le silence semble parfois être présent.. mais qu’un silence apparent car lorsqu’on observe avec finesse, lorsqu’on tend l’oreille, on note toujours un bruit quelconque quelque part… soit en soi, soit en dehors… qui au fond ne sont que la seule et même chose…

car subsiste toujours le bruit omniprésent de ses propres pensées, ou de sa propre respiration…

car penser fait du bruit, penser est noisy… le bruit des pensées est probablement l’une des source de bruits les plus assourdissants… même s’il est difficilement perceptible, le bruit de nos pensées prend toute la place, il cacophonise le monde entier… il masque le silence, le gomme le vide…

même ici en nature, loin des autoroutes et autres sources de distractions sonores, le silence pur est rare… toujours un arbre qui craque, la neige qui fond, la terre qui respire, un oiseau qui chante ou piaule, un arbre qui parle à l’autre sous la terre… suffit d’écouter pour entendre…

près de chez-moi, sur un bout de route perdu et peu fréquenté entre deux villages, il y a un bout de quelques km sans poteau électrique… et j’y marche fréquemment… et bien chers lecteurs/trices, imaginez-vous que c’est là que j’ai réalisé que même les fils électriques font du bruit… c’est par leur absence que j’ai réalisé l’ampleur du bruit qu’ils font…

oui oui ces fils aux apparences toutes silencieuses émettent un infime son, celui du courant qui circule, le bruit de l’électricité… c’est en marchant en l’absence des fils électriques que j’ai réalisé tout le bruit qu’ils font… comme s’il manquait quelque chose et ce manque a permis de réaliser le silence… j’imagine que même le wifi s’entend, si on est assez sensible, en plus de se sentir si électrosensible…

définitivement, le silence est quasiment inexistant car nous portons en nous la plus grande source émetteuse de bruit : notre mental… toujours on, toujours en fonction la machine, même dans notre sommeil… 24/7/365… bla bla bla, tac tac tac, tchik tchik tchik, vroum vroum vroum, ça dépend des modèles…

pour cette raison probablement que la seule façon de s’évader hors de tout bruit est de sortir de soi… en désenclenchant le mental… s’en glissant hors, s’en extirpant, s’y soustrayant… en l’observant, en le regardant, mais jamais en l’affrontant car le mental est plus vigoureux que soi… on ne peut que l’amadouer, l’observer, le mettre en garde à vue et le regarder aller… le propre de la méditation, de la contemplation… se laisser pénétrer pour tout pour éventuellement ne plus être que ce tout…

s’effacer, se soustraire à soi-même, se désamorcer en tant qu’entité concrète pour ne devenir que présence subtile, silencieuse, fantômatique… glissant sur la vie, effleurant la matière, frôlant la prétendue réalité…

habituellement, le silence s’observe dans la lenteur, dans la lente heure du temps qui passe sur soi… à-travers les unités de mesure du temps qui passent dans les divers mécanismes calculateurs de temps, ente chaque tic tac de ce temps qui nous glisse entre les pensées…

définitivement, le silence est la ressource naturelle la plus rare qui soit donc, du coup, aussi la plus essentielle… mais aussi la plus subtile, la plus négligée…

le paradis ne peut qu’être pur silence, silence pur…

et pour goûter à ce pur silence, cela requiert que l’on se sorte de soi-même, qu’on laisse le mental de côté afin de se glisser dans la parenthèse du moment impermanent, dans l’espace presqu’insoutenable de now here qui se glisse subtilement entre deux respirations…

mais pour pouvoir entendre le silence, essentiel de se mettre en complète disponibilité… pour possiblement et éventuellement pourvoir l’entendre… en fait peut-être que l’on n’entend pas le silence, peut-être ne peut-on que le devenir ? car le silence est le subtil chuchotement des esprits des lieux… si lents les cieux…

écoutons donc pour voir…

merci de me lire

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les dernières chroniques – 27/3/18

traduction : dernièrement, plutôt que de dire : je suis désolé(e), je dis : merci… par exemple, plutôt que de dire : désolé(e) d’être en retard, je dis : merci de m’avoir attendu(e)… ou au lieu de dire : désolé d’être dans un tel état, je vais plutôt dire : merci de m’aimer et de prendre soin de moi inconditionnellement… ça n’ a pas seulement changé la façon dont je me sens, mais en plus, ça a amélioré mes relations, les autres recevant désormais ma gratitude plutôt que ma négativité… – un(e) inconnu(e)

merci chèr(e) inconnu(e)…

qu’un petit twist du bout de la langue, mais un gros switch d’état d’esprit…

comme boire la moitié pleine du verre d’eau à pleine bouche, plutôt que de se plaindre de la moitié vide du verre…

car plutôt que de dire désolé, excusez-moi, pardon, et autres mots d’excuses, valorisons les autres qui sont si bénéfiques pour nous, par leur présence, leur acceptation, leurs actions en général…

par cet exemple qui n’est pas si pertinent mais OK car j’aime bien être un impertinent chronique, disons que plutôt que de vouloir être lu par une foule plus importante de lecteurs/trices, je me sens plein de gratitude pour vous qui me lisez quotidiennement, occasionnellement, régulièrement, souvent, ou moins… ou pas…

dire merci et exprimer sa gratitude plutôt que de dire désolé entraîne un shift majeur dans notre vie… essayons donc pour voir…

grâce au conseil de cet(te) reconnaissante inconnu(e), la vie nous offre une nouvelle habitude à développer.. car la gratitude est quelque chose qui poppe up régulièrement dans notre vie quand on décide d’apprécier… et croit avec l’usage… car la gratitude est l’une des rares choses de laquelle on peut abuser… une overdose de gratitude s’avère être une prière de reconnaissance…

comme diraient certaines anglaises, say thank you honey, not sorry…

alors full gratitude…

gratitude pour la si grande facilité de notre vie quotidienne en ce bout de planète… tout nous est offert et donné…

gratitude pour le soleil du printemps qui nous chauffe l’âme… et la couenne…

gratitude pour ce corps qui nous permet de se déplacer à peu près partout où on le veut…

gratitude pour cette tribune, pour le luxe de pouvoir dire ce que je pense, et gratitude pour avoir des lecteurs/trices d’une aussi grande qualité… prenez-le, prenez-le, même si je ne vous connais pas personnellement… c’est gratuit…

gratitude de pouvoir ressentir toute cette gratitude…  est-ce la gratitude qui se mord la queue ça ? grateful for that too then…

Ubuntu chez-vous, partout, tiguidou…

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ne pleure pas parce que c’est fini, réjouis-toi que ça soit arrivé… – Dr Seuss

tout finement OK

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les dernières chroniques – 25/3/18

traduction : tout sera OK à la fin … si ce n’est pas OK c’est que ce n’est pas encore la fin

jamais finie la vie, alors même si pas OK, OK quand même… toujours OK car ce qui arrive arrive, ce qui arrive doit arriver… fini ou pas… sinon ça n’arriverait pas, autre chose arriverait…

un long processus, un constant work in progress la vie… ou play in progress si on préfère se la jouer plus smooth… même si le sens du progress en question semble parfois questionnant et questionnable… à redéfinir sans cesse… car on dirait que parfois, on fait des pas en arrière… mais avance-t-on vraiment ou faisons-nous du surplace ? question de perspective j’imagine… toujours ici, maintenant comme le dit le poète…

mais qu’est-ce que la fin au juste ?

est-ce le passage du corps vers l’au-delà ? pas si on croit à la réincarnation…

ou y a-t-il de multiples fins à chaque jour ?

quand on va se coucher le soir la fin de la journée ? car chaque jour est un monde en soi en quelque sorte… même si on réveille la même personne chaque matin…

chaque moment même comporte une fin pour ceux et celles qui arrivent à vivre le moment présent… quoi que même ce moment présent est si vite passé que l’on est toujours dans le moment d’après, et après, et après… elle court la vie, et nous après elle… peut-être que le truc est de faire du surplace…

on dit que la fin justifie les moyens… jamais totalement compris celle-là moi… peu importe ce que l’on fait et comment on le fait, tout faire pour arriver au bout ? peu importe  ce que l’on fait en route ? garder l’oeil sur la destination finale ? pourtant, moi me semble que chaque jalon du chemin est plus important que le boutt d’la route car c’est tout ce qui existe… un pas à la fois… car jamais de boutte anyway… jamais de boutte au boutte…

alors tout le monde devrait arriver à la fin au parfait moment… et alors, tout sera OK… d’ailleurs tout est toujours OK si on le veut ainsi… si on décide que OK avec ce qui arrive, plutôt qu’avec ce que l’on voudrait qui arrive, comme on voudrait que ça arrive… OK avec les faits bruts… même si très bruts parfois les faits…

et en somme tout est toujours OK car toujours un peu la fin… éternelles fins et recommencements… à chaque respiration… chaque inspire est un mouvement de vie, chaque expire un de mort… et juste là, squeezé(e)s entre les deux, on vit notre vinaigrette, du mieux qu’on peut, du plus juste qu’on peut…

même se faire mettre KO par la vie parfois est aussi OK… on revient alors au sol, à l’essentiel, on fléchit un genou ou deux, humblement… car c’est à genou que l’on prie…

Prayer_and_Fasting

fin ou pas, tout OK, toujours OK… même KO…

OK right here, OK right now…

okidoux…

 

 

 

taoïstesse

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les dernières chroniques – 24/3/18

fermer ses yeux pour voir la clarté, avec clarté…

arrêter d’écouter pour entendre la vérité…

être silencieux et laisse chanter son coeur…

ne pas chercher le contact et trouver l’union…

immobile, avançant sur les vagues de l’esprit… jusqu’à la mer…

tout en douceur, plus besoin de forcer… easy is right…

avec patience, sans attendre, nous atteignons… right here, right now…

et en tout humilité, retrouver la complétion initiale… avec et dans laquelle nous sommes venu(e)s en ce monde…

tout est là non ?

tout ce que je pourrais rajouter ne ferait que diminuer beauté et justesse à ces mots taoïstes pas twistés du tout…

alors…

je vous laisse méditer taoïstement… mais sûrement pas tristement…

étoiles d’humanité

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les dernières chroniques – 23/3/18

traduction :
A: être humain(e) a été la chose la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire…
B: même chose pour moi

pas toujours évident d’être humain right ?

tant de leçons à apprendre… tant de passages – certains très étroits – à passer… tant de défis à relever…

tout cela commence par la sortie du corps de la mère et se termine par le retour à la mer…

toutes âmes à la mer… retourneront… entre les deux la rivière humaine coule et s’écoule…

nous sommes faits de poussière d’étoiles… nous provenons des étoiles et nous y retournerons… entre les deux, en corps et encore car pas la première fois, nous portons notre petit tas de poussière d’étoiles ici sur terre…

être une étoile ne se concrétise pas sur les trottoirs de Hollywood…

le processus de devenir une étoile est un work in progress… ici bas sur terre, sous la voie lactée

être une étoile consiste à vivre sa vie le plus dignement possible, le plus sincèrement possible… accepter tout ce que la vie nous offre, donne, force à vivre même…

être une étoile est simple au fond… c’est accepter que même si on ne s’en souvient plus, l’âme que nous sommes, pour une ou quelques raisons précises, ou moins que plus, a décidé de reprendre corps, de s’incarner… une autre fois…

alors suffit d’accepter le fait que toutes les expériences que l’on vit sont nécessaires, indispensables, inévitables… qu’on les a choisies même, même si on ne le sait pas, même si on ne s’en souvient plus…

alors ne reste qu’à tout accepter… tout tout tout… particulièrement ce qui est difficile, ce qui fait mal, ce qui obstrue l’éclat de l’étoile… car souvent là les plus grandes leçons…

inutile de prier alors pour que les choses soient comme ceci ou comme cela, car toujours parfaite la vie telle qu’elle est et se déploie en nous et devant… le plan divin est en grand déploiement…

something’s in charge up there… et down there… mais surtout in here, surtout… des milliards de petits tas de poussière…

et la rivière coule et s’écoule, jusqu’à la voie lactée… la mer d’étoiles…

et nous portant chacun chacune avec elle…

se faire clouer le mec

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les dernières chroniques – 22/3/18

beau switch qu’il fait le Jimmy boy non ?

comme plusieurs maîtres et enseignant(e)s l’ont affirmé avant lui, nous serions le monde entier qui fait l’expérience humaine par le biais d’un corps… avec l’objectif de re/devenir éventuellement l’Univers… plutôt que l’expérience inverse d’un(e) humain(e) qui expérience l’Univers…

évidemment, pas toujours évident de faire réellement cette prise de conscience… car body un jour body – presque – toujours… et parfois la tête sait mais le reste du corps ne suit pas toujours…

en tant qu’humain, la vie nous passe dedans, elle passe dans notre corps en fait, et la vie se vit ainsi… comme elle passe dans les animaux, les plantes, les minéraux et tout ce qui bouge et vit en nous et autour de nous…

si et quand on s’identifie tout à fait au corps, nous sommes une personne, séparée du tout, ou circulant dans le tout… faisant partie du tout comme tout le reste…

mais quand on se prend pour le monde entier, pour l’Univers, nous re/devenons la vie au complet… nous sortons de la boîte… pour y penser en dehors… ou ne plus penser, c’est selon…

je sais, plus facile à dire qu’à faire… même s’il n’y a rien à faire… qu’une prise de conscience… qu’un popping out… suffit de sortir de la boîte… sa petite boîte enfermante… une boîte qui n’existait pourtant pas à notre naissance… une boîte dont la société nous a affublé… au cours des premières années de notre vie, on devient quelqu’un(e)… nécessaire pour vivre en société…

on nait en tant qu’Univers, hors boîte, free spirit, puis le bout d’Univers que nous sommes se crée une petite boîte d’identité et par la suite, la joke consiste à sortir de cette boîte qui n’existe même pas in the first place

quand même… beau défi… belle joke… peut-être pas pour rien que c’est un acteur comique qui nous passe le message… joke cosmique… même si pas toujours drôle ni facile de s’en sortir…

à certains moments, moments de grâce, la ptite goutte que nous sommes réalise qu’elle est Océan, mais la plupart du temps, la ptite goutte n’est que ptite goutte… goutte, que goutte…

c’est le propre de l’humain(e) de vivre notre vie d’humain(e)… être humain(e)…

disons que si le but est de devenir l’Univers, cela ne peut se faire qu’en étant tout à fait humain pendant notre job d’humain… en vivant toutes nos expériences humaines du mieux que l’on peut, sans sauter d’étapes car impossible de sauter les étapes… on peut se faire croire qu’on peut sauter des étapes, mais les étapes sautées nous rattraperont bien au tournant…

just as spring is just round the corner

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alors vivre l’amour, la passion, l’attachement et tutti quanti du mieux que l’on peut pendant que ce sont ces leçons qui se vivent et que l’on apprend…

quand on est jeune, on investit le corps, on s’y incarne, notre âme s’y dépose, et avec les années qui nous passent dedans, cette âme s’éveille de plus en plus… avec le corps qui flétrit graduellement, pas d’autre choix que de se réveiller à l’âme qui meut ce corps…

car si on réalise de plus en plus que le corps s’éteindra éventuellement, ce qui devient de plus en plus évident avec les années qui passent, pas le choix de re/chercher l’âme en ce corps que l’on prenait depuis tout petit(e) pour du cash…

que l’âme qui se cachait en corps… à re trouver, à trouver de nouveau, à nouveau… encore et encore…

alors chers petits bouts d’Univers, vous comme moi et chacun(e) d’entre nous, bon retour à la maison, ce home que l’on n’a jamais quitté…

se connaître soi-même ?

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les dernières chroniques – 21/3/18

traduction : il n’y a pas de plus grande extase que de savoir qui tu es… – Osho

le savez-vous vous, qui vous êtes ? vous savez ce que veut dire se connaître soi-même ?

parce que moi, aucune idée de qui je suis… ça change tout le temps…

je peux bien connaître ma personnalité, mon tempérament, mes instincts fondamentaux, connaître mon égo qui n’est égal à rien que je ne connaisse…

mais en ce qui concerne ce que certains nomment âme, ou esprit, ou encore la part de Dieu en nous, fouillez-moi…

en tous cas moi c’est ce que je fais, je me fouille en masse… pas physiquement, n’allez pas imaginer quoi que ce soit vous coquins lecteurs/trices…

non je me fouille le dedans… je me fouille l’intérieur… mais si vaste que parfois je m’y perds…. et j’aime ça…

mais je me fouille pas tant avec l’intention de trouver quoi que ce soit de précis… j’aime me fouiller pour le simple plaisir de fouiller… pure curiosité…

j’aime investiguer, j’aime imaginer la vie autrement, j’aime voir les choses comme je pense que vous les voyez vous aussi, j’aime changer d’idée et de perspective… j’aime voir les choses autrement car en faisant ça, tout change et tout devient possible, plausible même…

mais me connaître moi-même ? no pliiiiiise…

car qu’est-ce que moi anyway ?

un ramassis de souvenirs et d’expériences qui ne sont plus actuelles mais qui vivent encore en moi dans la mesure ou je m’y attache… notre moi ? que du vieux stock ! car toujours actuel le moi, toujours actuelle la vie… et toujours changeante… toujours fraîche… toujours du moment…

le concept de disparition me plait davantage ces jours-ci que celui de me connaître moi-même… comme l’impression qu’il est plus simple de disparaître que de trouver quelque chose de nouveau… car comme l’impression aussi que ce que l’on cherche est déjà ici, déjà là… qu’enterré par nos croyances et nos souvenirs passés date

d’ailleurs il me semble que lorsque l’on disparait, Dieu peut prendre notre place, toute la place, notre vrai nature peut enfin se révéler, la vraie affaire peut finalement être…

qui je suis ?

parfois je me suis moi-même, parfois j’en suis d’autres… et parfois je ne suis plus rien…

la vie va tellement vite que parfois je ne la suis plus… alors j’arrête et tout à coup, tout est ici, tout est là…

et alors même le concept de savoir qui l’on est perd son importance…

et dans la citation d’Osho il y a le mot extase, qui veut dire sortir de soi… une clé là… car si on sort de soi, on n’est plus pris dans son petit moi… et on peut finalement simplement être…

car juste être est bien suffisant non ?