
les dernières chroniques – 10/12/17
on fait une cérémonie Osho inspired aujourd’hui chez-moi… car sa date d’anniversaire était jadis le 11 décembre… toujours bizarre de célébrer la naissance des êtres morts… mais avant leur mort il y a eu leur passage sur terre…
35 ans déjà que je suis disciple d’Osho… pas le plus vieux, loin de là… certain(e)s ont rencontré Osho au début des années 1970, donc presque 50 ans ago…
soulignons qu’Osho a quitté son corps en 1990, donc notre Master vit dans une autre dimension depuis longtemps… même quand il était dans son corps il était déjà ailleurs d’ailleurs…
relation particulière que celle maître/disciple… on ne sait pas trop de quoi ça relève… certainement pas le/la disciple qui choisit le maître car comme disait Osho lui-même, comment un aveugle peut choisir celui/celle qui voit ?
le maître pointe la lune… parfois le/la disciple se pend après le doigt et le tête comme un bébé après sa tétine… parfois on se perd on the way to the moon… d’autre fois, on est carrément perdu en orbite autour la lune… tous les détours font partie d’la game… gros gros package deal…
mais au bout du compte, il parait que tout le monde va arriver à la lune… comme la Nasa… mais même de ça certains en doutent…
on va arriver à la lune, gourou pas gourou…
alors pourquoi un maître ? me demandez-vous ?
tout ce que je peux répondre à ça est why not coconut ?
car pas vraiment nous qui choisissons… nous nous laissons choisir, ou pas… car on a toujours le choix de refuser… comme les anges ça, parait qu’il faut demander car sinon ils ne viendront pas veiller sur nous… ils ne s’imposent pas, ils se glissent en douce si on leur laisse une ptite fente pour s’immiscer… mais ça prend une fente…
il y a un diction qui dit : je suis mon maître !
c’est voulu comme une ambivalence… intenté comme une provocation… genre comme dans : il ne faut pas suivre son maître, il faut l’être ! of course… bonne réponse, un point dans le bulletin…
mais moi, j’aime bien suivre mon maître… marcher dans ses pas, vers nulle part, vers ici, tout simplement… explorer les sentiers pas encore fréquentés en moi qu’il me pointe… car s’il pointe la lune, il pointe aussi et surtout des espaces intérieurs que je ne soupçonnais pas, que je ne savais même exister … des lumineuses et des moins…des mottons de croyances qui bloquent l’entrée de la lumière… en fait, le doigt d’Osho est une flashlight…
on peut marcher tout seul, tout (penser) découvrir par soi-même, ou choisir un guide… same same, different different…
j’aime me diriger vers la lune qu’il pointe de son index… Osho se disait d’ailleurs The Lord of the Moon…

j’assume tout à fait le fait de suivre mon maître… en fait, je suis les enseignements de mon maître…
qui sont principalement que nous sommes tous et toutes des enfants de la vie, que nous sommes tous et toutes déjà un(e) maître réalisé(e) mais qui ne s’en souvient tout simplement pas… que nous sommes tous et toutes déjà un Christ, un Bouddha, un Krishna, un(e) etcetera… un whatever le nom qui vous allume et qui résonne en vous… ou en fait, peut-être plus rien que quelque chose… un poste d’observation qui s’observe lui-même…
quand on voyage dans une contrée que l’on ne connait pas, pas fou d’engager un guide pour nous mener parfois… follow the guide… bien sûr que ça ne peut être que soi qui marche, qui fait les pas… mais parfois, pourquoi pas a little help from our friend… car on peut bien vouloir tout faire seul si on veut, mais la sagesse indique que d’écouter ceux et celles qui sont passés dans ptit trou de lapin avant nous peut s’avérer une bonne idée…
alors aujourd’hui, journée de reconnaissance pour moi, re connaissance de mes maîtres, guides, enseignants, ancêtres…
mes parents pour la vie,
Osho pour le doigt et surtout la lune, et le chemin entre les deux,
Veeresh pour la passion, la communication claire et la passion,
Mme Marie-Andrée Bertrand pour la rigueur scientifique et intellectuelle,
Carioca pour l’amour de la musique,
Mestre Irineu pour un mystère que je ne comprend pas encore,
le Santo Daime pour la porte ouverte sur l’infini,
les femmes de ma vie pour l’amour,
les mères de mes filles pour leur générosité,
mes filles Léonie et Fanny pour avoir transformer en père le ptit gars que j’étais,
Édith pour l’amour actuel, éternel et inconditionnel,
Lilia pour la spontanéité et l’innocence, et la danse,
mes amis et amies pour l’amitié, particulièrement celle qui dure depuis plusieurs lunes…
et la vie en général, pour le prêt temporaire qui est en train de déboucher sur un bail éternel…
et à vous lecteurs et lectrices qui vous êtes rendus jusqu’à ces mots… merci de poser vos yeux sur ces quelques perdus dans l’univers… merci de donner vie à ces mots de gratitude… un mystère non ?
et malgré que ça ne soit pas tant le doigt qui compte autant que la lune, j’aimerai encore et toujours profondément mon maître Osho et lui serai éternellement reconnaissant pour cet amour inconditionnel, cette direction dans laquelle il pointe encore et toujours – vers mon propre coeur qui ouvre sur l’amour infini – malgré son départ de corps et pour le mystère qu’il a semé dans ma vie…