Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

maintenant parfait avenir à venir

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les dernières chroniques – 19/12/17

traduction : ne considérez aucune réalisation future plus précieuse que le calme qui vous habite en ce moment… – Allan Morelock

les anglos disent parfois : it won’t get any better than this !

une autre façon de dire que ce qui se passe ici et maintenant est l’ultime, the best, parfait pour le moment…

et que ce qui se passera plus tard sera aussi parfait… en temps et lieu… comme on le voudra, ou probablement autrement…

alors ne sont requis que flexibilité, acceptation et inattente – expression de JF Vézina…

une ouverture à tous les possibles donc, et encore davantage à tous les impossibles…

et rien de meilleur que ce qui est maintenant…

que la capacité éternellement renouvelée de développer graduellement une simple présence de plus en plus légère, discrète et pleine, OK avec tout ce qui s’est passé, tout ce qui passe et se passe, et tout ce qui se passera… ou pas… et même tout ce qui dépasse, nos attentes et même nos inattentes…

léger comme la neige qui tombe du ciel en ce moment…

rien de ce qui risque de se passer plus tard n’est plus important que ce qui est maintenant selon Mr Morelock… toujours intéressants ses propos à lui… que vous pouvez trouer sur FB… il a d’ailleurs quelques bouquins à son passif…

alors chers lecteurs/trices, avec le temps des fêtes qui approche vite vite vite et qui va tout aussi vite, je vous souhaite tout et rien en même temps, tout ce qui vous arrive et arrivera, et rien de précis qui fait en sorte que tous les possibles sont possibles, même les impossibles possibles qui sont non seulement possibles, mais souvent même potentiellement probables…

et d’apprécier que ce qui est maintenant est parfait ainsi… et que ce qui était n’est plus et ne sera plus jamais… et que ce qui sera sera parfait as it will be

et que sera sera… perfecto !

distorson

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les dernières chroniques – 18/12/17

entre

ce que je pense – ou ce qui se pense en moi –

ce que je pense dire – et à qui je le dis –

ce que je finis pas dire – pour dire ce que je veux dire ou ne pas dire –

et ce que les autres comprennent – et on ne parle pas de ce qu’ils/elles veulent ou peuvent comprendre puis interpréter –

il y a un monde, une mer de mondes…

car on ne se comprend pas…

ni soi-même, ni, l’un(e), ni l’autre, ni l’un(e) ni l’autre…

la citation ci-haut est la version soft, la hard de Bernard Werber ci-bas :

Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même…

ici ou change le dire pour écrire et le entendre pour lire…

tant qu’au comprendre, on peut laisser faire si vous voulez bien… car anyway…

suite à ces multiples jeux de mots autour des mots, la question qui monte tout naturellement en moi est :  pourquoi j’écris ? ou pour qui ?

premièrement pas certain s’il y a un qui qui écrit en moi, car ça écrit un peu tout seul, ça s’écrit un peu tout seul, ça crie les mots, ça veut écrire, ça pousse pour sortir ces ptits mots dits…

ça écrit autour de, ça écrit sur, ça écrit de… ça parle, ça jase, ça discours…

à chaque matin dans la basse-cour, je prends une image ou une citation puis mon ptit coq des mots voit ce qui veut sortir, ce qui sort et ce qui sortira… ou pas…

et si ça sort, pas trop de censure… qu’une toute ptite gêne que je me garde car quand même pas un journal intime ce blogue… quoi que… peut-être suis-je seul ?

pas vraiment pour communiquer que j’écris dans le fond, quoi que j’aime bien savoir ou penser savoir que quelques-un(e)s lisent, du moins que certain(e)s lisent… et sont touché(e)s, et aiment, et comprennent… ou pas car pas entre mes mains ça, entre vos deux yeux et ce qui se situent derrière…

alors pourquoi écrire ?

en tous cas, je ne sais pas avec certitude pourquoi ou pour qui j’écris, à part pour moi-même principalement, mais je sais quand j’écris..  j’aime écrire au ptit matin… comme un ptit coq qui crie ses mots au lever du soleil… pout pour pout St-Hubert BBQ…

mais j’imagine que j’écris aussi pour me relier, pour me soulager, pour jouer, avec les mots ou avec moi-même… en fait je me joues de moi…

j’écris pour m’aérer le cerebellum, pour faire de la place dans ma ptit tête pleine et un peu fofolle, pour épuiser mon stock de mots dans ce grand jeu de scrabble… qui écris gagne… mais quoi donc ?

j’écris par plaisir, pour le plaisir et pas tant pour me faire comprendre car on sait qu’il y a du stock qui bloque le chemin right Berny ? mais on essaie quand même…

peut-être que j’écris tout simplement parce que ce sont les mots qui le veulent, eux les maîtres et moi, soit l’esclave, l’élève ou le disciple ? car face au maître tout cela est possible… mais face à la maîtresse alors ? ah ces ptit mots dits…

ils se foutent de ma gueule ces mots, ils rient et se moquent de moi… en fait ce sont eux qui m’écrivent… quand moi je pense que je les choisis, au fond ce sont eux qui décident qui sortira le premier et à la queue leu leu… ils se brodent à-travers moi…

en vacances, certain(e)s mettent les mots de côté, chez moi ils veulent prendre toute la place… ils se bousculent au portillon…

car qu’on le veuille ou pas, les mots sont encore très présents en cette vie, qu’ils soient croisés, cachés ou voilés…

les mots formattent la vie, les mots cachent le silence… mais si vous avez vu le vidéo posté dans ma chronique d’hier, vous savez que les mots sont petits en cette vaste existence…

peut-être faut-il épuiser les mots pour que le silence total se révèle enfin ? allez savoir…

mais tout de même, peu importe leur utilité, ces mots nous relient en ce moment même… vous et moi…

alors merci chers mots… et merci à vous de permettre cette rencontre…

vous comprenez ? pas grave… j’écris aigu…

___
There are many degrees to being present.
Just because my eyes are open doesn’t mean I’m awake.
It’s possible to look right at someone and still not truly see them

– Erik Hansen

petit samedi matin d’hiver blanc

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les dernières chroniques – 16/12/17

que c’est beau ce matin ici… tout blanc, pur, calme et parfait… le temps est suspendu dans l’air… et moi pendant dedans… qu’un petit gosse en hiver le chroniqueur…

et toute cette beauté hivernale me donne envie d’être un peu nono…

car parfois, avec mes mots, je tente d’être finfinnaud, mais ce matin, en cette superbe nature, ma vraie nature nounoune veut ressortir…

c’est que le taureau que je suis se sent appelé par cette image postée par mon amie nounoune Jojo… ben oui, Jo, nounoune toi aussi, pour ça qu’on se comprend autant…

Jojo a réalisé que je ne suis pas moumoune avec mon jack strap hivernal fait de laine, et minérale et d’acier… rough and tough le chro hein ma Jo ?

envie d’être nono mais en même temps un tout ptit peu finfinnaud… car on ne peut sortir tout à fait la finfinitude du nono…

et cette image d’outil reproductif bovin hivernal m’a fait pensé à cette autre image célébrative, mais du sud celle-ci…

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qui nous livre le message très clair de ne jamais décorer des palmiers avec des lumières de Noël… pas toujours éclairant l’appropriation culturelle…

oui j’avoue un peu phallique ce matin… mais que voulez-vous… un gars c’t’un gars… pour le meilleur mais en ce moment on dirait que c’est pour le pire… avec toute la schnoutt qui ressort… gros ménage nécessaire faut croire…

que le hasard de la vie qui place certaines images sur notre chemin…

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comme celle-ci avec laquelle je peux me rattraper un peu…  beau non ?

mais peu importe ce que je pense, ce que je prévois dire pour m’expliquer et que je finirai par dire, vous comprendrez bien ce que vous voulez…

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car on dit que tout est parfait et que rien ne peut aller mal comme on dit…  que tout serait question d’interprétation…

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alors chers lecteurs/trices, tout comme mon amie Jojo, je m’en vais pelleter et jouer dans cette belle poudreuse et rentrer un peu de bois avant de prendre mon deuxième café…

mais bien sûr, e prends bien soin d’enfiler mon support ésotérique en laines…

tourlou…

post méditation

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les dernières chroniques – 14/12/17

hier soir, les fesses paisiblement déposées dans mon fauteuil, observant passivement le feu qui réchauffait autant le home autour de moi qu’en moi, je réalisais justement que le concept de méditation a lentement disparu de ma vie…

je ne peux même pas dire que j’ai abandonné la méditation car c’est plutôt elle qui m’abandonné… méditateur drop out droppé…

et dieu sait que j’en ai fait de la méditation dans ma jeunesse, en particulier des méditations actives en bon disciple d’Osho que j’ai été et que je suis toujours…

car disciple un jour, disciple toujours… pour moi anyway… quand j’aime une fois, j’aime pour toujours, et pour l’éternité… l’amour est éternel et infiniment croissant… et d’un maître, on en est disciple pour la vie… jusqu’à ce que le je s’évanouisse…

hier soir, devant le feu, bien assis sur mes deux fesses de wannabee bouddha baby maybe, je réalisais que la méditation n’est plus comme telle une activité anymore dans ma vie, elle s’est dissouds… ou dissoute ? en tous cas pas dissoudue… 😉

bref, graduellement, la méditation, de quelque chose à faire, s’est transformée au fil du temps de technique en état, de quelque chose à faire à rien à être…

la méditation est graduellement devenue une disposition intérieure, un poste d’observation sur les mouvements intérieures et sur les choses du monde…

d’action, la méditation est devenue disposition…

comme mon maître Osho qui s’est dissous en moi, ou moi en lui… indiscipliné disciple à cinq cennes et coquin maître dissous… grosse joke cosmique… à ne pas prendre – trop – au sérieux… même si ça aussi fait partie de la joke…

en fait, les concepts de méditation, comme celui de maître et disciple, comme la relation sujet/objet, s’ils semblent exister au début du chemin de retour vers l’âme et l’essence du monde, et peuvent même être utiles pour se tenir après à  la ligne de départ, ont tendance à disparaître éventuellement car dans les faits, ils n’existent pas vraiment…

mais comme pour bien des choses, faut le faire pour le savoir…

car on semble toujours aller du plein vers le vide… de quelqu’un, nous ne devenons que personne…

comme le bouddha qu’on rencontrera sur le chemin et qu’on devra trucider… qu’une grosse baloune, mais baloune quand même… un peu de plastique mais surtout de l’air…

la méditation a le dos large… et comme le yoga, de bonnes chances qu’elle deviendra une mode elle aussi… formation de maître es méditation…

par exemple, certains méditent sur telle ou telle chose… OK pour moi, mais prenons-le pour ce que c’est, et ce n’est qu’une expression… car ni sujet ni objet, qu’une conscience qui tourne sur elle-même, comme une grande roue perpétuelle… et tout passe, et repasse, et dépasse… and on and on and on…

comme la méditation dite de la pleine conscience… belle expression mais à mes yeux, impossible que la conscience se remplisse, qu’elle devienne pleine… n’en jetez plus la coupe est pleine, mais la conscience n’est pas une coupe, ni de vin, ni Stanley…

qu’est-ce que la pleine conscience dans une telle existence infinie et éternelle ?

la conscience me semble toujours croissante, éternellement en expansion, pour éventuellement avaler le monde entier, et en même temps se laisser bouffer par l’illusion apparente du monde… mais pleine conscience ? no way, osez !

car la conscience est infiniment élastique…

et la méditation un état… intemporel, toujours fluctuant, irréalisable…

je vais aller méditer là-dessus moi là là…

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___
Navajo Blessingway

“In beauty may I walk. 
All day long may I walk. 
Through the returning seasons may I walk. 
On the trail marked with pollen may I walk.
With grasshoppers about my feet may I walk.
With dew about my feet may I walk.
With beauty may I walk.
With beauty before me, may I walk.
With beauty behind me, may I walk.
With beauty above me, may I walk.
With beauty below me, may I walk.
With beauty all around me, may I walk.
In old age wandering on a trail of beauty, lively, may I walk.
In old age wandering on a trail of beauty, living again, may I walk.
It is finished in beauty.
It is finished in beauty. « 

full sens musical

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les dernières chroniques – 13/12/17

mes chers frères et soeurs, en vérité en vérité il – ou elle – nous le dit :  il y a un sens à notre – parfois courte et douloureuse, parfois longue et douce heureuse – existence…

malgré le NON catégorique transmis par les messagers de Dieu(e) qu’on aperçoit sur cette image, avez-vous remarqué qu’avant l’annonce du non, il y a de la musique ? avant le verbe, la note divine…

plein de bon sens ça non ? assez sensé ça… sensationnel… sensass… ascentionnel…

car si les mots ne parviennent pas à donner du sens, LE sens ultime, la musique le fait souvent, sinon toujours, elle… music is one way… et le but…

la musique est une Reine, la musique bypass directement le mental et l’intellect souvent si limité, limitant et limitatif… la musique touche le coeur, la musique flatte l’âme… la musique calme l’esprit…

la musique nous mène par la pointe du coeur et nous amène directement au paradis… qu’on la fasse – qu’on pense la faire ? – qu’on la laisse passer à-travers nous, ou qu’on l’écoute tout simplement… la musique est mystique, magique, mythique… la musique est une bibitte sympathique…

même si c’est la blonde de JP Ferland, la musique est échangiste et elle séduit plein de monde, tout le monde la comprend, la saisit… la musique peut entretenir une relation privilégiée avec chacun chacune et tous et toutes… la musique nous pénètre par les oreilles mais elle anime et contamine tous nos organes, tous nos sens, la musique recolle tous nos morceaux…

dimanche dernier, une jeune amie souffrant de paralysie cérébrale assistait à un concert qu’on offrait chez-moi et la musique l’a animé tout l’après-midi… elle bougeait à partir de notre musique, elle réagissait à notre musique, extatique en réponse directe à notre musique… on jouait, elle bougeait… on chantait, elle riait… pure beauté à voir et à nourrir…

la musique l’animait, la musique nous reliait… aucun mot ne pouvait perturber la transmission des notes et des sons… la musique était notre boss…  on se rejoignait dans la musique, par la musique…

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Ce que tu as appelé « monde », il faut commencer par le créer. Ta raison, ton imagination, ta volonté, ton amour doivent devenir ce monde. La vie n’aura servi à rien à celui qui quitte le monde sans avoir réalisé son propre monde… – Upanishad via Jean
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pour moi ce monde est musique…

au-delà du réel

les dernières chroniques – 12/12/17

journée de tempête alors pourquoi ne pas découvrir LA réalité, au moins une autre réalité…

comme la neige tombe et que c’est le temps des fêtes, pourquoi ne pas faire dans le quantique ?

alors voici une petite demie-heure de physique quantique…

moi je retourne regarder ça car je n’ai pas tout compris la première fois…

mais c’est witty, c’est drôle, c’est intelligent… et ça va agrandir nos oeillères aujourd’hui et demain…

 

 

durent durent les mots ?

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les dernières chroniques – 11/12/17

trois mots pour moi ressortent de cette citation : éternels, conscience et éternité…

justement, la semaine dernière, on a regardé une nouvelle version du Prophète de Khalil Gibran avec les enfants… quelle belle histoire, quel auteur profond… ici je chuchote : je mets ci-bas le lien pour le voir en streaming mais ne le dites pas à personne

OK back  à la citation de Mr Gibran…

personnellement, pas certain de la durée réelle des mots… notamment celle de mes chroniques… presque 1600 dans mes archives WordPress de ce blog et vraiment pas convaincu qu’ils seront lus ou relus… mais cela n’est même pas un petit souci, toute au plus une banale préoccupation irrelevant devant la mort…

des mots pour ne rien dire qui vaille, ne rien dire qu’il faille… car il n’y a rien à dire vraiment… ni à écrire… entre les mots que se trouve le silence, la vérité, l’essentiel…

des millions de mots qui dorment dans les limbes, ça fait au moins ça de moins dans ma ptite caboche… mais au fond tout ce que ça fait de sortir les mots vrais,  c’est encore plus de place pour d’autres mots… des mots mauves, roses ou noirs ces mots dits…

une histoire sans fin que celles des mots… and on and on and on ces mots qui viennent, et passent et reviennent… et tournent et retournent là d’où ils viennent… du grand nulle part, the big now here… des mots qui ne mènent nulle part mais qui ramènent ici…

mots dits, mots écrits, mots qui volent et revolent, mots qui splashent et qui détachent l’âme et le l’esprit, mots qui laissent des traces sur le corps… et peut-être rejoignent-ils vos  yeux et un peu plus creux, un peu plus loin…

on dit que les paroles s’envolent mais que les écrits restent… mais ces jours-ci avec la techno et la mer de mots, parfois maux de mer se perdent à la mer… avec ou sans bouteille…

tellement de mots que l’on se noie parfois dedans… mais on peut aussi flotter, surfer, voguer sur les mots… un coffre aux trésors qui dort en nous et qui se déverse dans le cyberspace… une malle de mots de mer qui partent d’ici jusqu’à vous… floush floush…

et la vie ne serait pas si différente si ces mots ne s’écrivaient pas… car rien de ce que ne peuvent dire ces mots est essentiel… les mots ne font que faire de la place pour que le silence puisse respirer, entre les mots, suspendus après les trois points de suspension justement…

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lien vers le film Le Prophète (chut !)
http://www.hds.to/films/le-prophete-2014-streaming.php

la lune, idiot, pas le doigt

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les dernières chroniques – 10/12/17

on fait une cérémonie Osho inspired aujourd’hui chez-moi… car sa date d’anniversaire était jadis le 11 décembre… toujours bizarre de célébrer la naissance des êtres morts… mais avant leur mort il y a eu leur passage sur terre…

35 ans déjà que je suis disciple d’Osho… pas le plus vieux, loin de là… certain(e)s ont rencontré Osho au début des années 1970, donc presque 50 ans ago…

soulignons qu’Osho a quitté son corps en 1990, donc notre Master vit dans une autre dimension depuis longtemps… même quand il était dans son corps il était déjà ailleurs d’ailleurs…

relation particulière que celle maître/disciple… on ne sait pas trop de quoi ça relève… certainement pas le/la disciple qui choisit le maître car comme disait Osho lui-même, comment un aveugle peut choisir celui/celle qui voit ?

le maître pointe la lune… parfois le/la disciple se pend après le doigt et le tête comme un bébé après sa tétine… parfois on se perd on the way to the moon… d’autre fois, on est carrément perdu en orbite autour la lune… tous les détours font partie d’la game… gros gros package deal…

mais au bout du compte, il parait que tout le monde va arriver à la lune… comme la Nasa… mais même de ça certains en doutent…

on va arriver à la lune, gourou pas gourou…

alors pourquoi un maître ? me demandez-vous ?

tout ce que je peux répondre à ça est why not coconut  ?

car pas vraiment nous qui choisissons… nous nous laissons choisir, ou pas… car on a toujours le choix de refuser… comme les anges ça, parait qu’il faut demander car sinon ils ne viendront pas veiller sur nous… ils ne s’imposent pas, ils se glissent en douce si on leur laisse une ptite fente pour s’immiscer… mais ça prend une fente…

il y a un diction qui dit : je suis mon maître !

c’est voulu comme une ambivalence… intenté comme une provocation… genre comme dans : il ne faut pas suivre son maître, il faut l’être ! of course… bonne réponse, un point dans le bulletin…

mais moi, j’aime bien suivre mon maître… marcher dans ses pas, vers nulle part, vers ici, tout simplement… explorer les sentiers pas encore fréquentés en moi qu’il me pointe… car s’il pointe la lune, il pointe aussi et surtout des espaces intérieurs que je ne soupçonnais pas, que je ne savais même exister … des lumineuses et des moins…des mottons de croyances qui bloquent l’entrée de la lumière… en fait, le doigt d’Osho est une flashlight…

on peut marcher tout seul, tout (penser) découvrir par soi-même, ou choisir un guide… same same, different different

j’aime me diriger vers la lune qu’il pointe de son index… Osho se disait d’ailleurs The Lord of the Moon

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j’assume tout à fait le fait de suivre mon maître… en fait, je suis les enseignements de mon maître…

qui sont principalement que nous sommes tous et toutes des enfants de la vie, que nous sommes tous et toutes déjà un(e) maître réalisé(e) mais qui ne s’en souvient tout simplement pas… que nous sommes tous et toutes déjà un Christ, un Bouddha, un Krishna, un(e) etcetera… un whatever le nom qui vous allume et qui résonne en vous… ou en fait, peut-être plus rien que quelque chose… un poste d’observation qui s’observe lui-même…

quand on voyage dans une contrée que l’on ne connait pas, pas fou d’engager un guide pour nous mener parfois… follow the guide… bien sûr que ça ne peut être que soi qui marche, qui fait les pas… mais parfois, pourquoi pas a little help from our friend… car on peut bien vouloir tout faire seul si on veut, mais la sagesse indique que d’écouter ceux et celles qui sont passés dans ptit trou de lapin avant nous peut s’avérer une bonne idée…

alors aujourd’hui, journée de reconnaissance pour moi, re connaissance de mes maîtres, guides, enseignants, ancêtres…

mes parents pour la vie,

Osho pour le doigt et surtout la lune, et le chemin entre les deux,

Veeresh pour la passion, la communication claire et la passion,

Mme Marie-Andrée Bertrand pour la rigueur scientifique et intellectuelle,

Carioca pour l’amour de la musique,

Mestre Irineu pour un mystère que je ne comprend pas encore,

le Santo Daime pour la porte ouverte sur l’infini,

les femmes de ma vie pour l’amour,

les mères de mes filles pour leur générosité,

mes filles Léonie et Fanny pour avoir transformer en père le ptit gars que j’étais,

Édith pour l’amour actuel, éternel et inconditionnel,

Lilia pour la spontanéité et l’innocence, et la danse,

mes amis et amies pour l’amitié, particulièrement celle qui dure depuis plusieurs lunes…

et la vie en général, pour le prêt temporaire qui est en train de déboucher sur un bail éternel…

et à vous lecteurs et lectrices qui vous êtes rendus jusqu’à ces mots… merci de poser vos yeux sur ces quelques perdus dans l’univers… merci de donner vie à ces mots de gratitude… un mystère non ?

et malgré que ça ne soit pas tant le doigt qui compte autant que la lune, j’aimerai encore et toujours profondément mon maître Osho et lui serai éternellement reconnaissant pour cet amour inconditionnel, cette direction dans laquelle il pointe encore et toujours – vers mon propre coeur qui ouvre sur l’amour infini – malgré son départ de corps et pour le mystère qu’il a semé dans ma vie…