Archives pour la catégorie les offrandes du quêteux…

nouvelle étape, novembre 2012

aller au fond des choses…

Gabriela Abrego Garrido

quarante-huitième offrande 16/12 (encore 5 jours avant le 21 décembre… juste 5)

pis ordi ? toujours là ? sorti de ton mode de veille ? court mais bon… good morning

de l’autre côté de la nuit, courte nuit, sainte nuit… petit matin encore sombre en attente de soleil, en attente de lumière… une autre journée pour replonger en soi, avec courage et lucidité, de nouveau, encore, toujours, suivre le filon, l’émotion, les motions du coeur et du corps, y faire fondre les noeuds, adoucir la dureté, arrondir les coins de son âme…

aller au fond des choses, plonger au fond de soi… accepter ce qui est avec grâce, humilité, force et sensibilité… surtout l’innaceptable… car ce qui est est… et ainsi soit-il… qu’on le veuille ou non, qu’on le veille ou pas… en ces moments critiques de réalisation, la présence est de mise… et l’acception en guise de clé… veille à soi… veiller sur soi… vers soi…

naître humain, être humain, devenir humain, et le redevenir, humain, nu main… long, périlleux et tortueux processus… nu main, les mains vides, rien dans les poches non plus, les paumes tournées vers le ciel, prêtes à cueillir la lumière, pour la porter vers son coeur, puis vers celui de ses frères et soeurs… réverbère…

plonger en soi, suivre les filons, écouter les micro sillons qui se révèlent à soi, qui nous guident, parlent, chuchotent plutôt… quand on est prêt, ouvert, réceptif… entendre le message, du bout du chemin… et boucler une fois pour toutes… prendre le risque d’aller au bout, de soi, de ce qui sommeille en nous, de ce que l’on ne soupçonnait même pas, même plus… aller à la rencontre de ce qui semblait réglé et pourtant… état de veille, sonne le réveil…

refaire le tour de la piste, eh oui, une autre fois, une fois pour toute, une fois pour toutes les fois… jamais comme toutes les autres fois… avec foi, avec espoir, engagement, avec courage et persévérance… entrer dans la danse… et observer la scène sous un autre angle, avec un oeil bienveillant, un coeur accueillant, avec patience et humilité… tête en tempête, coeur à l’étude, leçons de la vie… apprentissages divins…

plonger au fond de soi, explorer à fond, nettoyer le fond… ainsi fond fond fond le ptit coeur et ses mottons… ainsi font font font les gens de coeur et de passion… nettoyer son propre fond non seulement pour soi, mais pour le bien de l’humanité toute entière… car nous portons tous et toutes en nous de la poussière d’étoile, nous sommes tous l’un(e) l’autre… vous moi, moi vous… tourlou chez-vous…
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Pour que la guérison émotionnelle ait lieu, il faut entrer pleinement dans toute émotion qui n’a pas encore été traitée et l’explorer à fond jusqu’à ce que l’énergie refoulée s’épuise. Ensuite, c’est terminé: jamais plus votre attention ou votre énergie psychique n’y sera attirée. 

– J. Small (via Deborah Oria)
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photo: Gabriela Abrego Garrido

gros coeur aux ailes d’aigle…

65140_10151281439728815_142442179_nquarante-septième offrande 15/12-2 (encore 6 jours avant le 21 décembre… countdown)

salut l’ordi… c’est samedi soir, j’ai le coeur gros, j’peux-tu venir jaser avec toi ? merci… attends j’te monte dans mon lit OK ?

all right on est là… ben oui, encore le coeur gros ton tapeur de mots j’suis pas too much pour toi ? good ! parce que des fois j’suis too much pour moi-même… j’sais pas combien de temps ça va durer cette vague-là mais elle houle en christ….iiii

pis c’est long aussi j’trouve… y a donc ben des fonds dans ce baril-là… dur dur d’avoir un gros coeur fêlé de même en hiver… ça a l’air solide comme ça un gros coeur mais plus c’est gros, plus y a de place pour que ça fasse mal… on achète le bobo de coeur dans l’gros chez-nous… mais ils disent que ça finit par passer… en anglais le coeur y break, en français, il grossit…

pourquoi c’est si gênant, même honteux parfois, de montrer ce côté-là de soi ? dévoiler que moi aussi, j’suis tout simplement humain… avec mes downs d’âme, pis mon dos d’âne… on s’en fous-tu de ce que le monde va dire ? on va quand même pas aller raconter ses états d’âme dans les internets hein ? anyway, c’est ça qui est ça, alors on fait avec non ? au lieu de crier, j’écris… au lieu d’aigrir, je me livre… merci d’être là et de me permettre de te taper mes mots dessus…

c’est ça que la vie nous amène ? alors on y va avec le flow… parlant de flow, j’arrive de celui au village, à l’église… j’suis allé faire un peu de shaking avant la danse… une belle gang… mais moi mon coeur gros était pas tout là… j’ai fait du mieux que j’ai pu mais mon coeur startait pas… mais il était gros par exemple…

pis y avait peur un peu, craintif le gros… pis y savait pas trop quoi dire… tout un défi d’être présent aux autres quand le coeur est pas tout là, mais gros si… ça doit être parce que c’est là qu’on vit, au coeur de soi, dans le coeur du monde… on n’est qu’à soi quand le coeur est gros de même… pus de place pour d’autres… il la prend toute… la place… d’ailleurs,  ces temps-ci, le mien, mon coeur, il est souvent fermé… il a peur, il hésite… il veut mais y est chicken… j’ai un ptit coeur de poulet en ce moment… pis la chair de foule…

tu vois ordi, la magie d’écrire, c’est que mon coeur, ben il s’allège et il rapetisse au fur et à mesure que les mots sortent de mes doigts… la vie pousse les mots, les mots tirent la vie, attirent la vie… la vie attire la vie… mon coeur il s’allège comme l’aigle qui prend mon coeur sur ses ailes et qui monte avec… aho aho aho…

parlant d’aigle, tu sais l’ordi que j’ai reçu un nom cri le printemps dernier d’une belle grand-mère chère à mon coeur qui a d’ailleurs presque le même nom que moi, grand-mère Hattie… hello grand-mère Hattie… pis veux-tu savoir mon nom cri l’ordi ? non ? sacre t’es pas curieux… OK d’abord… je te le dirai une autre fois si ça t’intéresse pas… mais si un lecteur/trice me le demande, je vais lui dire par exemple OK ? OK !

écrire donne des ailes, d’aigle, de colibri ou de corneille… alouette… je t’y plumerai le coeur à nu… peut-être que ces ailes-là peuvent se monter sur un frame de coeur ? on va essayer pour voir…

les crises, portes vers le coeur de soi et des autres

16121_4987255921185_651613849_nquarante-sixième offrande 15/12 (6 jours avant le 21 décembre… juste six)

traduction maison ? ce que tu peux devenir repose sur ce que tu peux surmonter, transformer, vaincre… passer à travers de… – Anthony Douglas Williams (traduction maison)

ce matin, quelques mots pour tenter d’aider à transformer les blessures, les miennes, les vôtres, les nôtres, toutes les mêmes anyway… blessures du coeur, bleus de l’âme, passages ardus, crises existentielles, peines d’amour, blessures tout court… ouch ouch ouch, ah ah ah…

chronique qui fait suite à celle d’hier en quelque sorte… sur le sens et la signification que prennent et révèlent nos blessures, nos périodes de deuil, les passages plus tough dans les coins, ce qui semble être des défaites sur le coup… mais dans la vie, only loosers can win this game… les perdants seront les gagnants… et les derniers les premiers… que du bagage à laisser à la porte… que du vieux stock à délester…

cette citation de Caroline Myss (traduction maison ici, l’originale ci-bas) est particulièrement inspirante en ce sens, spécialement dans les bouts de vie quand ça fait mal, quand le bat blesse, quand le bat nous batte l’égo, le ptit le gros, où rien ne fait sens, ou la douleur prend toute la place en nous et l’horizon semble sombre et bouché :

«Nous ne sommes pas censés rester blessés… Nous sommes faits pour passer à travers nos tragédies et nos défis, et pour s’aider les uns les autres à passer à travers ces périodes difficiles de nos vies. 

En restant pris dans nos blessures, nous bloquons notre propre transformation. Nous perdons de vue le cadeau inhérent qui réside dans nos blessures, la force de les transformer et les leçons qu’elles peuvent nous révéler. 

Les blessures constituent le véhicule qui nous permet de pénétrer dans le coeur d’autrui.  Elles sont là pour nous apprendre à devenir plus compassionné(e) et sage.»

beau hein ? encourageant, stimulant, espérant… l’idée est de mettre ça en pratique maintenant… je sais je sais, souvent plus facile à dire qu’à faire, plus facile à intégrer quand la crise est passée qu’en plein dedans…

mais tout de même, une cible à atteindre, un sens à l’affaire, un bullseye à viser… une bouée dans la tempête car il est plus que plausible que la vie nous envoie les défis à la mesure de ce que l’on peut relever… et que l’on acquiert la force de ces défis… résilience, résilience… ça passe ou ça casse… allez défis, venez à nous alors, pour nous rendre plus fort et forte…

il semble que le passage des temps actuels, cette période particulière de l’histoire, boostée par les interprétations diverses entourant les prédictions du calendrier maya, constitue un fort temps de guérison, de transformation, et de douleur pour plusieurs… tempête de tous bords…

alors en ce temps unique, intense, celui-ci et le seul qui existe en ce moment, retroussons nos manches et tout le monde à son coeur, avec tout notre courage, notre capacité de voir en soi, de rester présent(e) et alerte aux émotions montantes, aux vagues qui frappent à babord, à tribord et de tous les bords en même temps…

vagues internes, vagues du dehors, vagues à l’âme… flottons avec la vague, coulons avec le flot et s’il le faut, buvons une tasse de temps en temps… que la mer nous prenne et que l’on s’y abandonne… que la tempête fasse de nous des marins aguerris, des matelots du grand large, riches d’expériences nouvelles, de sagesse plus ancrée dans le réel, d’émotions plus fortes, plus solides en soi…

gardons le cap sur la terre ferme équipage, le coeur sur la destination… ici, maintenant, ensemble… vous, moi, toi… ensemble… terre ferme à vue…

citation de Caroline Myss dans sa version originale:

We are not meant to stay wounded. We are supposed to move through our tragedies and challenges, and to help each other move through the many painful episodes of our lives.

By remaining stuck in the power of our wounds, we block our own transformation. We overlook the greater gifts inherent in our wounds ~ the strength to overcome them and the lessons that we are meant to receive through them.

Wounds are the means through which we enter the hearts of other people. They are meant to teach us to become compassionate and wise.

P.S toute ma compassion aux parents et familles des enfants tués hier au Connecticut…

tomber 7 fois, se relever 8…

culturainquieta2quarante-cinquième offrande 14/12 (7 jours avant le 21 décembre… last week)

chronique inspirée du message d’une sister, amie d’ami(e)s, soeur que je ne connais pas personnellement, mais si aussi d’une certaine façon… car nous sommes un, une, all one… aspirant à la même vérité, la même totalité d’être, la même liberté…

chronique soutien aussi, à tous ceux et celles qui vivent des temps difficiles actuellement, des temps forts, des temps de mort, des temps de lâcher prise, de détachement et de passage vers l’inconnu, vers un ici brut, puis poli, et de plus en plus pur… une chronique pour un peu nous tous et toutes donc…

quelques mots pour ceux et celles qui passent par un cycle de brassage actuellement… spin spin spin, fait et dit la vie… oui oui oui que je te dis, amie… un temps fort et intense pour laisser les bagages derrière, un temps pour apprendre le détachement, de ceux et celles qu’on aime, de ce que l’on voulait, veut et voudra… en fait, ne plus vouloir, mais simplement pouvoir, vivre… et manoeuvrer dans la tempête… garder la tête hors de l’eau et apprendre l’espoir… d’un maintenant plus calme, de repères plus vrais…

un temps pour dire oui même et surtout quand ça crie non, quand ça arrache à soi, quand ça fait mal, quand le corps contracte, quand les poings serrent et retiennent, quand on voudrait revenir en arrière… un temps pour dire adieu, non qu’au revoir, car on se reverra bientôt… même si en ce moment on ne le sait pas, on ne le voit pas… il faut parfois perdre pour retrouver, parfois se perdre pour se retrouver… à dieu…

oui oui oui, quand même et continuer, surtout et malgré cette tempête… oui oui oui, même quand le coeur saigne et que la tête tourne… dans le vide, trop pleine, trop lourde… un temps alors pour se laisser porter par la vie, par la mer, par la mère terre… un temps pour que la goutte redevienne la mer entière… se diluer, se liquéfier, se fondre, disparaître… redevenir soi… à chaque instant… oui oui oui…

pour nager moi-même dans une mer tumultueuse remplie de bouleversements et de détachements depuis quelques années, je te sais, je te sens… et je ressens maintenant avec plus de résonance la douleur de mes frères et soeurs, mes compagnons de route, toi… empathie, compassion, sensibilité, fraternité et sororité sincères… personnellement, une des grandes leçons de cette période décapante et de remise en question que l’empathie… ma capacité de ressentir les autres comme moi-même… grateful for the love, grateful for the pain, grateful for the sun, grateful for the rain… simply grateful…

sister, ta douleur, je la fais mienne, un peu du moins, elle est ma douleur aussi, ta peine est la mienne car cette vie nous porte tous et toutes dans ses bras, les mêmes bras… simultanément, naissance et mort, joie et peine, rire et larmes… la vie est multiforme, passagère, fluctuante et imprévisible… donc oui oui oui surtout quand on ne sait pas, quand on ne sait plus… prendre un peu de ta douleur…

faire du sens de la tempête, ou perdre totalement tout bon sens ? suivre le sens de la houle qui passe en nous, sur nous et autour de nous… vider sa tasse quand ça brasse, pour qu’elle se remplisse de nouveau, et recommencer… danser quand ça tangue de tous bords tous côtés… quand le plancher quitte nos pieds pour nous faire plonger, alors se laisser aller, couler au fond, et avec le flot, et remonter à la surface… peut-être… toujours, sûrement… car tout ce qui redescend remontera un jour… et tout ce qui est épreuve appelle l’amour… la goutte redevient la mer…

tomber sept fois, se relever huit, un livre criant d’honnêteté et de transparence de Philippe Labro…
http://www.decitre.fr/livres/tomber-sept-fois-se-relever-huit-9782070305124.html

photo: cultura inquieta

ET, Jésus et autres bonhommes 7 heures…

217975_10150876985942798_151469075_nquarante-quatrième offrande 13/12 (8 jours avant le 21 décembre… toujours là)

pis avez-vous senti de quoi vous ? hier, le douze du douze à douze heures douze minutes douze secondes, je veux dire !  moi si… c’était hallucinant… spectaculaire, plein de couleurs… mais je ne vous en parlerai pas ici… trop personnel, trop difficile à décrire… trop flabbergasting, tellement différent de mes attentes, mais quel wow ! d’ailleurs j’ai pris une photo comme preuve… pour pas que les gens pensent que j’invente et que je suis devenu complètement fou, ce qui est le cas mais on va garder ça mort OK ?

on est drôles quand même nous ptites bibites terrestres à deux pattes ? que d’attentes en ces temps présents dits spéciaux… ici, en bon catholiques de tradition, mais sous une forme légèrement différente, je pense qu’on attend encore le retour du Christ, l’atterissage des extra-terrestres… pour les enfants, l’arrivée du père Noël…

mais pour la plupart des humains, les mêmes attentes à grand déploiement, quelqu’un qui arrivera d’ailleurs, plus tard… et qui règlera nos problèmes, arrangera tout ce que l’on a scrappé au fil des siècles, particulièrement le dernier… version techno du paradis, mais plus d’enfer… que de l’amour, de la couleur, de la légèreté… du menoum menoum…

moi-même, j’attends maintenant ma présumée ascension qui serait imminente… une semaine au max, c’est dans ma carte du ciel… une autre attente d’un beau gros bonbon rose… mais j’aime ça y croire… quelque chose de super révélateur qui va arriver bientôt, et pas seulement à moi, mais à plusieurs d’entre nous… une ascencion en gang… une force qui va nous attirer vers le haut, qui va nous faire faire ho ! wow ! aho ! yahoo ! enfin, praise the lord !  une force qui va nous emmener vers les hautes sphères, dans l’espace sidéral, quelque chose qui va nous soulager de notre corporalité, et de nos problèmes… et de nos dettes accumulées du même coup… bienvenue sur les autres planètes et systèmes solaires divers…

comme si le fait de vivre dans un corps humain était une tare, la vie ? seulement une salle d’attente de quelque chose de mieux, de plus, de meilleur… comme si le miracle de la création qui se produit à chaque instant, que chaque jour ne serait pas aussi important que ce qui se passera plus tard… mais coudonc, plus tard, c’est aussi maintenant non ? qu’est-ce qu’on attend au juste qui ne se passe pas déjà ? les yeux vers en avant et par en haut, sans même voir ni apprécier ce qui est simplement ici, là, maintenant…

car comment pourrons-nous apprécier ce qui viendra lors de l’apocalypse tant attendue si on apprécie pas ce qui est déjà… et si l’appréciation est une faculté qui se développe, faudrait peut-être commencer tout de suite à se pratiquer, à faire comme si cet apocalypse se passait en ce moment même, car c’est le cas mes ami(e)s… apocalypse now..

oui, nous sommes en plein apocalypse en ce moment même, right now… comme à chaque jour… ça se passe maintenant, le 12, le 13 ou le 21 décembre… et ça se passait déjà le 13 novembre ou le 8 juillet… et ça se passera aussi en 2013…

que de fabulations autour des dates actuellement, que de scénarios autour des chiffres et autres conjonctures inter sidérales ces temps-ci… mais en même temps, il se passera peut-être aussi quelque chose de spectaculaire bientôt… qui sait ? loin de moi l’idée de mettre de côté toute possibilité… mais à date, la plupart des annonces étaient des pétards mouillés… alors un peu de discernement et d’auto-dérision quand même… car des fins du monde, il y en a eu à tous les jours récemment…

et en terminant, regardez le document ci-joint grâce au lien ci-bas (en rappel à la demande générale d’une amie) et dites-moi que nous ne vivons pas déjà dans un scénario apocalyptique incroyable de mystère, de magie et de grandiosité ? que ce n’est pas un miracle que tout cela tienne ensemble depuis un temps si long qu’on ne peut même pas l’imaginer… que la vie daigne nous animer… simplement ouvrir ses yeux et son imagination…

http://htwins.net/scale2/lang.html

allez, bonne vie… en attendant la prochaine fin du monde…

de moins en moins, jusqu’au bout, merci, de rien…

HIOquarante-troisième offrande 12/12 (9 jours avant le 21 décembre… 12/12/12)

moins est plus qu’ils disent… alors allons-y pour de moins en moins, jusqu’à n’être plus rien, devenir rien, jusqu’à ne plus rien devenir… jusqu’à devenir tout alors… et fou et mou et doux… et houx pour Noël… et le hibou…

rien, tout, same same, different different… rien à dire, rien à faire, tout y est déjà… tout est parfait… tel quel…

12/12/12, ça y est, c’est arrivé, aujourd’hui… le jour J…. qu’arrivera-t-il ? tout ? rien ? jour de prophécie ? cours de miracle ? jour comme les autres ? toujours magique le jour non ? magique et unique, peu importe son numéro de série… toujours unique si on sait le voir, l’unique…

de moins en moins rien, de plus en plus rien, de moins en moins tout, toujours de plus en plus près, de soi, du but, du chemin sur lequel on marche, sur lequel on court… la vie nous porte, nous mène et nous malmène même afin que l’on comprenne, le sens de vivre, afin que l’on apprenne l’essence, les sens… à suivre…

moins, plus, mais moins et plus que quoi au juste ? ce que l’on veut ? ce que l’on souhaite ? ce que l’on croit ? ce que l’on soit ? ce que l’on pense qui devrait être ? mais tout est toujours parfait n’est-ce pas ? tout ce qui est est, yé ! tout ce qui fut n’est plus, zut ! et tout ce qui sera sera… parfait… ou ne sera pas… qui vivra verra et tout est vie… vent, qui passe… vivant…

la vie, la mort, transformation de fond et de forme, mutation, transition, passage du temps qui passe et nous passe sur le corps et sur l’âme, nous polit, nous sable, nous raffine, nous peaufine, nous caline en câline… la vie nous passe dessus, la vie nous fait, la vie nous forge, fait de nous qui nous ne sommes déjà plus lorsque nous le sommes devenus… déjà passé(e) date… que passage de soi… de soir comme de jour…

de moins en moins, alors de plus en plus rien… tellement de rien que c’est en plein, plein de vide, vide en tout, vide partout… vide et plein tout le tour de nous, plein et vide partout en nous… infiniment petit, infiniment grand… vide tout plein, plein de vide… un grand vide à faire peur de rien, un grand vide tout plein auquel rien ne fait peur…

espace, temps, créer du plein en soi, faire le vide en moi… plein emploi que le plein de conscience, plein de sens à faire et retrouver… se retrouver soi, pour se perdre de nouveau dans le tout… une goutte, la mer… plouc…

douze du douze du douze et le temps ouvre sa blouse, donne son champs, offre son coeur, pour que l’on y dépose sa tête et que l’on y pleure… temps de deuil, temps de passage, fini le temps de l’esclavage… aller vers la liberté, délester les bagages, apporter son rien à soi… un rien unique, un brin comique, sinon cosmique ou cosmétique… un rien magique, tellement qu’il a l’air plein… de sens, de vie, de rien…

douze du douze, et l’enfant ouvre sa bouche pour boire le petit lait de la voie lactée qui lui coule au visage… goulûment, passionnément, avidement… que du vide… qui emplit, qui remplit… c’est fini…

merci pour tout… de rien…

aimer like love

lolquarante-deuxième offrande 11/12 (10 jours avant le 21 décembre… bonne fête osho !)

en français on aime, en anglais on like ou on love… en français, on aime quelqu’un comme on aime la crème glacée, comme on aime les jelly beans… en anglais, on distingue, on nuance, on gradue… on like ou on love… en général, on like les affaires, on love le monde… la nuance me semble pertinente et importante… alors qu’est-ce que l’amour en français ? petite question, réponse infinie…

toi, tu te likes-tu ? ou tu te loves ? et vous ? vous likez-vous ? ou vous vous lovez ? tu t’aimes-tu ? coudonc, tu m’aimes-tu ? disais le poete…

alors, avant de se lover, se liker ? plein de bons sens non ?  commencer par l’amour de soi, aimer en solo, s’aimer soi-même avant de penser aimer à deux, en duo et en stéréo… s’aimer soi-même, uniquement, doublement, avant de vouloir aimer autrui… plein de bon sens en effet  mais pas si évident à réaliser même si évident à première vue… une job de tous les jours, pas une job de bras que celle-là, une job de coeur… et parce que ça semble évident justement, on a tendance à le prendre pour acquis cet amour de soi et penser que c’est déjà fait, et une fois pour toute en plus… eh bien j’ai des petites nouvelles pour moi-même ces jours-ci… l’amour de soi, ça se raffine, ça se perfectionne, ça se développe… never ending story… mais encore faut-il qu’elle commence…

alors simplement, pour vrai, se liker soi-même, être honnête et réaliste, y aller par petits pas, et simplement premièrement se liker à l’os bâtir l’amour de soi sur du solide, petit bout par petit bout… une pyramide d’amour de soi… avant le love le like, être tolérant, bienveillant et se prendre dans ses propres bras… pas à pas, à petits pas, faire grandir l’amour de soi, petit amour deviendra grand…

être son ou sa meilleure ami(e)… autre évidence… mais subtil à mettre en pratique quand même… s’inviter au restaurant ou à souper à la chandelle devant le foyer… se payer la traite à soi-même… pour que ça déborde de soi et ensuite… car encore aujourd’hui, la plupart d’entre nous cherchons ou avons trouvé la perle rare, mais toujours hors de nous… mais ça se situe encore en dehors de nous justement… alors enwèye à maison, on like et love par en-dedans pour commencer…

devenir son meilleur ami(e), ça aussi, facile à dire mais dans le fond pas si facile à faire… je le sais, je suis en train de l’apprendre… mais on veut, right ? au moins, commencer par essayer… et avec de la pratique, et beaucoup de coeur, ça devrait venir, on devrait y arriver… car on a beau dire qu’on n’essaie pas dans la vie, qu’on le fait ou qu’on le fait pas, y a des choses qui s’apprennent et auxquelles on s’essaie, comme s’aimer entre autre… un art à toujours perfectionner, toujours…

et se pardonner ? ça aussi ça semble évident, quasiment nono… mais ça non plus, pas aussi facile à faire qu’à dire… je le sais, ça aussi je suis en train de l’apprendre… à le faire pour vrai et totalement en tous cas… car en général, vous et moi on est souvent plus dur(e) et exigeant face à soi-même que face à quiconque non ? on se donne peu de break, pas grand marge de manoeuvre… beau temps pour commencer à changer ça non ?

faire la paix avec soi, se pardonner nos erreurs, nos gaffes, nos maladresses, le fait qu’on a peut-être blesser des gens, consciemment ou sans même s’en rendre compte… désolé la vie, je te demande pardon… et tant qu’à faire, je me demande aussi pardon…

et demander pardon à dieu ? un concept dépassé ça ? ou simplement un acte d’humilité ? moi j’ai bien envie d’essayer ça en tous cas… lui demander pardon… à lui, à elle, à moi… d’un coup qu’il ou elle existe et n’attend que ça ? qu’on lui demande pardon… en fait se demander pardon à soi-même pour commencer… petit moi-même, grand esprit, je m’excuse pour mes gaucheries, mon arrogance, mes peurs qui me font juger, me gardent à l’écart… je vous salue marie…

alors rendre les armes, remettre son fardeau aux pieds du créateur et de sa création… surrender, lâcher prise… redevenir humble, un(e), unifié(e)… assumer tous ses morceaux, tous les morceaux de soi, pour qu’on revienne à la base et qu’on regarde le passé en pleine face, les yeux grands ouverts… et si dieu n’était que nous-même en fin de compte ?

traduction maison:
on dit que personne ne pourra nous aimer (love) si on ne s’aime (love) pas soi-même… mais certaines personnes doivent faire un pas en arrière car personne ne nous aimera (like) si on ne s’aime (like) pas soi-même en premier lieu… prenez le temps de faire la paix avec vous-même et d’être votre meilleur ami(e)… pardonnez-vous pour toute erreur que vous avez pu commettre dans le passé… gardez en tête que le grand esprit vous pardonnera si vous lui demandez pardon, alors qui êtes-vous pour ne pas vous pardonner aussi… merci grand esprit de continuer à  m’aimer même quand je ne m’aime pas moi-même… ton amour me surprend toujours…

250 ème chronique… le monde dans les mains, la tête et le coeur…

HIO2quarante-et-unième offrande 9/12 (12 jours avant le 21 décembre… 1-2-2-1)

all right ! 250 chroniques, 250, ce sont les noces de quoi ça ? des noces chroniques ?

250 chroniques plus tard, on a fait le tour du monde plusieurs fois vous et moi depuis le printemps… et on est revenus de nouveau au point de départ, ici, juste là… maintenant, right now… le monde dans nos mains… mot à mot… au début du monde… en ayant passé plusieurs fois par la fin de mon monde… et du votre… mort et renaissance, grâce aux mots, grâce de mots, silence de mots… dits du coeur…

250 chroniques d’écrites et décrites, est-ce que ça fait un chroniqueur d’un gars ça ? et c’est quoi un chroniqueur au juste ? un rapporteur d’angles différents de sa propre personne et du monde ? un passeur aux multiples tours de passe-passe ? un manipulateur de mots ? ou une victime des mots ? un gosseux de sens ? un descripteur de l’intérieur ?

que veux-tu faire quand tu vas être grand mon ptit gars ? je veux être chroniqueur monsieur ! ce n’était pas dans les choix ça pourtant… pas grave, je ne suis pas grand et ça m’a choisi quand même… j’aurais pu appeller ces chroniques des rubriques, des billets, de courtes nouvelles… pourtant, j’ai choisi chroniques ou plutôt, le terme chroniques s’est imposé de lui-même… mala de chroniques… chapelets de mots dits et lus…

chronique comme dans le sens de maladie chronique, un cas sérieux ce chroniqueur, critiques ses clic clic, un état grave, qui revient sans cesse… chronique comme qui évolue lentement, qui persiste, qui dure depuis longtemps selon le terme médical… chroniquement chroniques… état chronique… obsédé par les mots… fou à lier les mots les uns aux autres…

dans ces petits rapports quotidiens sur le monde livrés des alentours de mon corps et mon esprit, je me dévoile à vous et à moi, je vous parle, me dit, vous rapporte les faits et gestes et idées du pourtour de moi… et du dedans… creux creux le chroniqueux… je vous dis ce qui se passe, ce qui casse, ce qui passe et ne passe pas et ne passe plus, ce qui se passait et ne se passe plus, ce qui ne casse et ne passe jamais… vous dis ce que je vois et je perçois…

avec mes mots, je défais mes maux… avec les mots, bien humblement, je tisse un pont jusqu’à vous… avec des mots, je détruis un monde qui n’existe pas et je tente d’en bâtir un nouveau, plus juste, moins rustre, plus plus plus… avec de moins en moins rien dans le chemin… du moins, je m’applique à trouver les bons mots pour le et me dire, les drôles de mots pour en rire, surtout de moi… et un peu de vous aussi bien sûr… ah ah ah vous et moi…

ces chroniques ne s’en vont nulle part puisqu’elles sont déjà rendues… ici… elles ne s’en vont nulle part puisque vous êtes toujours ici, avec moi, vous aussi… ces chroniques vous ont trouvé car en réalité, c’est pour vous qu’elles existent… si mes mots n’avaient pas voulu vous trouver, ils se seraient cachés dans mon journal intime… et vous ailleurs qu’ici… mais l’intimité s’est dévoilée, vous le bout du nez et moi le bout du mot… et l’intime s’extime, s’excite et va prendre l’air… pour vous trouver… vous retrouver… nous retrouver…

250 petits paquets de mots innocents envoyés dans l’espace depuis le printemps, partagés librement, gratuitement, tout bonnement, prêtés et donnés à tous et toutes… ceci sont mes mots, vos mots, faites-en ce que vous voulez… du beau bla bla alphabétisé, des moods émotionnels balancés à tribord, shootés à babord, une tasse remplie à ras bord, qui déborde de tous bords, de côté… des états d’âme formattés qui carburent aux paragraphes courts et aux trois petits points et puis s’en vont…

des petits morceaux de moi, petit moi qui cherche, se cherche et recherche le sens de cette existence dense… dansent les mots… petits morceaux de moi, un moi qui veut surtout se perdre, devenir nous, tout ça, redevenir le monde entier, retrouver le grand lien, retourner à la maison… goutte d’eau cherche la mer, ati phone home… un moi incertain, un moi peut-être, un moi pas sûr de vouloir être lui, mais aussi et surtout, plus que moi, des morceaux de vous, des morceaux de nous, des morceaux de tout, du grand tout et du ptit rien… qui se cherchent et se trouvent… et se retrouvent tous les matins… ou presque…

250 chroniques dictés par la vie, à moi, via moi, passant par moi mais pas vraiment de moi, des mots drivés par le spleen et la divine éternité du moment, par le besoin de dire et de se dire et se redire… 250 bouteilles à la mer, à ma mère qui veille sur moi de son maintenant et dorénavant grand tout partout tout inclus… 250 petits paquets de mots en quête de sens, sens qui souvent se révèle seulement à la relecture, la vôtre et la mienne… interprétations multiples pour mes mots… hobby risqué que celui de chroniqueur de l’intérieur… les mots s’écrivent plus vite que mon ombre qui se révèle à vous… et vous en faites ensuite ce que vous voulez de ces mots, de mes maux… soyez doux et douces SVP… mots et maux fragiles…

250 chroniques pleines de mots derrière lesquels je me cache, des mots des mots qui me brodent et me tricottent, vous bordent et me chicottent… j’écris-tu ça ? let’s go !  j’suis capable de m’rendre, sont capables de m’prendre… 250 chroniques et des milliers de mots qui me découvrent l’âme, maquillage cosmétique, fouillage de trippes ésotérique… me voyez-vous entre les mots ? vous voyez-vous dans ces mots ?

alors en terminant, en guise d’invitation au voyage virtuel, si vous avez un peu de temps et un esprit aventurier côté mots, je vous invite à aller fouiller dans les 6 séries rassemblés sous la section chroniques de ce blogue (en haut, entre accueil et shaking)… 250 chroniques s’y cachent… pour avoir tout lu et relu plusieurs fois, et puisque nous sommes un peu semblables vous et moi, je pense que vous apprécierez… quelques bons ptits bouts de mots y reposent… les mots sont communs, et comme un bon vin, ils gagnent à être partagés entre amis et ils gagnent en maturité avec le temps…

merci d’être ici… mes mots vous aiment…

P.S. aujourd’hui ma plus jeune «tourne 18» ! bonne fête ma belle Fanny ! let’s drink to that !
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photo: High Intelligence Office

chronique pudeur, chronique douce heure

382041_4582990946218_1432985927_nquarantième offrande 8/12 (13 jours avant le 21 décembre… moins de 2 s’maines)

chronique mi-nuit, chronique douce heure, chronique sans bruit, chronique pus d’heure…

chronique dans le noir, chronique pas tard, chronique de soir, chronique pudeur…

chronique de nuit, chronique pétard, chronique de lit, j’me r’tourne de bord…

chronique chronique, chronique de bar, chronique tout de suite, chronique de char…

chronique sans blague et sans histoire, chronique tout de suite, chronique de joual…

le sommeil parti, ne reste que les mots… mots amants, mots d’amies, mots tannants, mots émis… mots pour ne rien dire qui valle, mots pour ne rien dire qui falle…

des mots pour ne pas faire de sens, des mots pour partir en vacances… dans sa tête ou dans tous les sens, sans sa tête, ça fait bien plus de sens…

des mots, des mots, toujours des mots, des mots, des mots, des maux dits mots… et mis en mots… vieux mots dits tôt, vieux mots dits tard, vaut mieux mots dits que mots mi dits… surtout la nuit, pas de mots pas dits… mots dits en rêves, mots dits en rave…

y a des mots qui disent, y a des mots qui cachent, y a des mots qui please, et d’autres qui attachent…

des mots qui risent, des mots qui tachent, des mots qui frisent et d’autres qui tâchent… de faire la job de bras, de faire la job tout court…

des mots en plus, d’autres qui épluchent, et qui épluchent et qui déplacent… déplacent de l’air, remettent à leur place… des mots qu’on dits et d’autres qu’on regrette… des mots à dire ou ne pas dire, des mots réponses, des mots questions…

questions de sens et bienséance, réponses de sens et de confiance… now je me dis, now je me rends, à ce qui se dit, à ce qui tend… tend à sortir et tant à dire, temps de se dire ou ne pas dire… que le plaisir de se dire, de se lire et d’écrire… d’être lu et vu, par tu et vous…

temps de mettre les trippes sur la table, temps de mettre les pattes sous table, temps de mettre les cartes sur fable… temps temps temps… que maintenant…

des mots, des mots, pour ne rien dire, que le plaisir de vous faire lire… un peu plus loin, un peu plus tard, la nuit qui passe mène au matin… passe le matin jusqu’à demain, le soir viendra, le noir vaincra…

retour à nuit et à mi nuit, retour ici et rien n’est dit… que des mots pour rire, que des mots pour dire, ce qui ne peut, ni ne doit, être dit ou mis, sur papier ou sur écran, mini ou bien géant…

des mots fins, des mots fous ou des mots doux, des mots pour moi, des mots pour vous… des mots pour nous, des mots pour rien, des mots pour mener jusqu’au matin…

la nuit la nuit, mots du paradis ou mots d’enfer, des mots non dits et pas écrits… des mots qui veulent combler l’envie, décrire des vies et des envies… des mots qui veulent s’écrire, des mots qui veulent se dire… des mots qui veulent décrire, des mots qui ne veulent rien dire…

des mots qui viendront mourir ici, des mots qui viendront ne plus rien dire… dans vos yeux… de mon mieux…

art: via miracle jay iversen

célébrer, pas cérébral…

63127_526659950677652_345728679_ntrente-neuvième offrande 7/12 (14 jours avant le 21 décembre… 2 semaines)

pauvre ptit jésus ! incompris le christ ! et pas simplement sur ce point j’imagine… et pas seulement lui, j’imagine aussi…

combien de ces messages anciens ont été tordus en cours de route au fil de l’histoire ? ou des histoires devrait-on dire car il existe toujours diverses versions des même supposés faits… combien de sens ont été pervertis et de significations perdues on the way ? combien de paroles twistées pour soutenir les croyances, confirmer les peurs, contrôler les peuples et ériger des systèmes politiques… et on prend encore les bonnes paroles, les bene dictions, pour du cash…

les messages de toutes les traditions religieuses et philosophiques, qu’ils aient été transmis oralement ou par écrit, en plus d’avoir été traduits, interprétés, modifiés, adaptés, tordus, mal compris, adoucis… ont dans la plupart des cas été arrangés par la main de l’homme, arrangés avec le gars des vues… consciemment ou in…

on n’a qu’à regarder l’église catholique et la richesse scandaleuse de Rome pour constater qu’on est loin du message de générosité, de rébellion et de don de soi que Jésus a dû incarner… quel scandale, ou quelle joke si on a envie de rire, qu’une parole si vivante à l’époque j’imagine, en soit arrivée à devenir un tel système statique et passé date… et ce n’est que le cas du catholicisme, y en a d’autres…

pense pas qu’un seul de ces maîtres n’ait dit de tuer qui ce soit pour rentrer de force dans la gorge de qui que ce soit la bonne nouvelle… car probablement la même chose avec la majorité des messages des autres maîtres et êtres d’exception… comment mettre en canne et conserver intact des messages si vivants, si choquants, si réveillants à leur époque pour qu’ils perdurent ? mission impossible…

et dire que les gens sont prêts à tuer pour défendre la pureté des traditions et la véracité des messages qu’on leur attribue, quand ces messages issus de la plupart des traditions religieuses ou philosophiques ont probablement été tordus maintes et maintes fois pour entrer dans la boîte, pour être compris par le peuple, par la masse, pour être érigés en système de croyances et de contrôle…

ça doit être vrai, c’est écrit dans la bible… ou dans le journal… ils l’ont dit à la radio… on l’a vu à la télé… à force de répéter un mensonge, il finit par devenir réalité… propagande quand tu nous tiens… et forge notre réalité…

d’ailleurs, le simple fait de choisir un médium d’information quelconque, ou de se le faire imposer, forge notre réalité… la réalité du lecteur du journal de moutréal n’est pas la même que celle de la revue scientifique… alors watch out de quoi on se nourrit ! car on devient la nourriture que l’on ingère, qu’elle soit informationnelle, existentielle, nutritionnelle ou spirituelle…

dans le cas de l’image du ptit jésus découragé de la photo, plein de bons sens que son message ait été celebrate et non celibate… avec les histoires qui sortent enfin des églises et monastères et orphelinats, dirigés par des religieux catholiques, on constate les lourdes conséquences de cette erreur d’interprétation… sur les enfants en particulier… et on s’obstine à cacher ces faits et à maintenir le célibat des prêtres… péché mortel que celui-ci ! pas étonnant leur déchéance… tant mieux même… que la vérité sorte..

la solution alors ? wo ! restons humble ! mais une protection du moins…

ne jamais rien acheter tel quel et prendre les choses pour du cash… plutôt questionner, mettre en doute, revirer les choses de bord, regarder, toucher, mettre ses doigts dedans, être sceptique… toutes des qualités scientifiques à adopter… oui, conserver un esprit scientifique, émettre des hypothèses et les vérifier… objectivement, sincèrement, ouvertement… sans trop vouloir confirmation ou infirmation… juste neutralité… la voie du milieu…

d’un côté donc, rester vigilant(e) et intelligent(e), lucide et sur le qui-vive… en état d’alerte… vive le doute ! et en même temps, demeurer ouvert(e)s à croire, à faire confiance que tout est possible et plausible et non nécessairement probable, ouvert(e) à ce que les choses se soient déroulées telles que rapportées jusqu’à preuve du contraire, mais avec une réserve, en se gardant une ptit gêne côté certitude… et vive la foi !

car peut-être que si, peut-être que pas… qui vivra verra, qui croira doutera… et qui doutera saura peut-être, ou pas… et c’est OK ainsi ! cela est juste et bon…