Archives pour la catégorie les offrandes du quêteux…

nouvelle étape, novembre 2012

excusez pardon

576340_396833593728852_147600451_ncinquante-et-unième offrande 17/12 (plus que 4 jours avant le 21 décembre…)

à toi, à vous, à moi, à nous… que je connais ou ne connais pas…

je te demande pardon… pardonne-moi SVP… excuse-moi… je demande pardon à l’univers parce qu’il le faut, plus fort que moi, ça sort deep down du dedans… pas pardon pour qui je suis, mais pour toute action déplacée qui a pu blesser quiconque, que j’en sois conscient ou non… désolé si je t’ai fait mal, si j’ai été insensible, si je t’ai manqué de respect… si je t’ai blessé(e)… si je suis allé trop loin… si mes actions ont dépassé mes paroles, si mes pensées t’ont voulu du mal… cela n’a jamais été mon intention, jamais jamais ce que j’ai voulu faire… j’ai réagi… j’ai agi inconsciemment, impulsivement… sincèrement, pardon… sincèrement, totalement, honnêtement et humblement je te demande pardon…

évidemment je ne peux que demander ce pardon et non pas l’attendre encore moins l’exiger… mais demander est déjà recevoir… peut-être que ce pardon viendra un jour, ou pas… mais tout de même, en espérant qu’il vienne, autant pour moi que pour toi car je ne veux pas demeurer un poids dans ta vie, je ne veux pas rester une ombre sur ton coeur… je veux que tu t’affranchisses de moi, que tu ailles libre de moi, enrichi(e) de notre rencontre, de nos échanges, de notre amour qui pourra se transformer peut-être un jour en amitié… que tu me pardonnes pour que tu continues ton chemin plus libre, plus grand(e)… et same for me…

car si je devais mourir aujourd’hui, je veux partir libre… alors demander pardon… et si ce n’est pas aujourd’hui ce jour de grand passage, alors tant mieux et je vivrai libre pour toujours dorénavant… alors je demande pardon… en espérant qu’il vienne… aujourd’hui, ou plus tard… en fait, il est déjà ici… on demande et on reçoit…

de mon côté, je te pardonne aussi pour tout ce tu as pu faire, ce que vous avez pu faire, consciemment et/ou inconsciemment, qui a pu être blessant envers moi, que tu le saches ou non, que je le sache moi-même ou non… toutes les actions de votre part qui m’ont fait mal en sachant dans mon coeur que jamais cela n’a été votre intention non plus… que ce sont mes enjeux non réglés qui ont été activés, touchés, mes vieilles bibittes qui ont été secouées et qui ont vécu de nouveau en moi… qui ont amplifié l’impact que les actions ont pu avoir sur moi… ce n’est que ma propre peur de l’amour qui m’a fait me fermer pour me protéger… qui m’a fait agir par instinct de survie… me gardant petit, fragile…

et finalement je me pardonne à moi-même, pour mes maladresses, mes erreurs, mes doutes, mes jugements, ma dureté, mon cynisme, mon sarcasme, envers moi-même et envers les autres… ces ombres du passé qui ont pris possession de moi temporairement et qui m’ont fait agir durement et froidement… ces peurs qui m’ont fait agir mécaniquement, qui m’ont fait me protéger devant l’amour, qui m’ont fait te rejeter, me fermer… te dire non quand ce que je voulais plus que tout était de te dire oui… baisser les armes, tomber au combat de la vie, m’effondrer devant l’amour…

tant de passé non résolu qui traîne lourdement dans mon coeur ce matin et qui demande résolution, qui exige complétion… ce passé qui me fait vivre avec un poids sur la conscience, une tache au coeur, du plomb dans mes ailes d’ange… rien à faire pour changer le passé, qu’espérer et envoyer ces souhaits…

aujourd’hui je veux me libérer de ce poids, m’en libérer une fois pour toute, compléter notre histoire… dire adieu, dire au revoir, dire à plus tard et à tout de suite… dire je t’aime et merci pour cette rencontre… qui contribue à faire de moi qui je suis… et qui continue à vivre ici dans l’absolu…

Pardonne-moi, je m’excuse, je t’aime, merci…

partout où l’on regarde, c’est soi que l’on voit…

205029_10152330378945599_1013990713_ncinquantième offrande 16/12-3 (encore 5 jours avant le 21 décembre… ben oui, juste 5)

let’s go, tour du chapeau… dimanche de tempête anyway… et anyway aussi, j’arrêterai d’écrire bientôt donc j’peux me lâcher lousse, vous lirez l’overflow pendant les fêtes si c’est trop maintenant 😉 les flocons d’idées tombent aujourd’hui… alors tempête en dedans, tempête en dehors, tempête en mac…

Betty dit : on ne rêve que de soi… et … le monde extérieur est un reflet précis de qui nous croyons être… il y a de quoi là non ? as inside so outside… à ceux et celles – nombreux/ses à ce qu’il semble, qui comme moi, ne se reconnaissent plus, et qui vivent des moments intenses ces temps-ci, différents, inconnus, bizarres, dérangeants, questionnants, weird, des bouleversements quoi, c’est encourageant de regarder ça ainsi… la perspective est peut-être seulement en train de changer…

peut-être qu’il se passe quelque chose d’important et de précieux pour nous ? peut-être qu’on est pas juste en train de devenir fous ni folles ! et de perdre la boule… ça a l’air que juste avant de cesser de rêver pour de bon, c’est un peu intense la patente… quelque chose comme la folie… comme totalement inconnu, trop grand pour le contrôle, ça implique en effet une perte de contrôle, un gros oui à dire avant de sauter ensuite… c’est ce que rapportaient entre autres Osho et Eckart Tolle et Jed McKenna… d’ailleurs Osho disait, plutôt qu’y penser deux fois avant de sauter, de sauter avant et de penser ensuite tant qu’on le voudra… wild non ?

un peu désorientant le changement de perspective il paraît… folie ou fin du rêve ? c’est selon… mais en tous cas ça encadre le grand dérangement autrement, ça enligne vers du plus grand, du plus vaste, mais du plus flou aussi, de l’inconnu…

et peut-être que si on considère qu’il y a plusieurs petits changements qui prennent place l’un à la suite de l’autre et non seulement un seul radical bing voici l’illumination, la grande réalisation avec feu d’artifice spectaculaire qu’on attend comme le père Noël ou le retour du Christ, chaque moment vaut alors son pesant d’or et compte… jamais plus tard donc, que du maintenant… du tout de suite, de l’immédiat, et une urgence de vivre, accompagnée d’une grande relaxation… car on réalise qu’on est déjà à la maison…

et pop et saute l’égo ! plouc ! et encore et encore et encore… ptits bouts par ptits bouts, morceau par morceau… et à mesure que la lumière se pointe sur les zones d’ombre,  plouc ! et encore et encore et encore…

et si on réalise pour de vrai que l’autre c’est moi et moi c’est l’autre, alors on disparait… car ni de moi ni d’autre… ça change les affaires car qui suis-je alors ? quelqu’un ou quelque chose ? ou rien… et changer le monde ne devient alors que changer son regard sur ce monde… et il ne peut y avoir qu’empathie, amour de tous et toutes puisque tous et toutes le et la même personne, affaire, énergie, création… ni moi, ni l’autre, que mirage… pas d’enveloppe différente, la même grande affaire que nous tous et tout ce qui vit… changer son regard sur le vaste monde en modifiant sa propre perspective… terrain de jeu plus restreint, surface couvrable à pied… se changer soi-même ? mais si soi-même n’existe plus, alors qu’est-ce qu’on change au juste ? qu’est-ce qui n’est pas déjà parfait ?

si l’autre c’est moi et moi c’est l’autre, peut-on encore se penser séparé(e) du tout, du grand, du monde ? coupé(e) de la source ?

allez, bon dimanche soir, ou lundi matin… toujours now anyway…

« L’être ne s’éveille pas; il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le Tout.  La Vie est si parfaite, complète ! La grande Joie est le retour à la Source. » – Betty

http://www.lagrandejoie.com/Accueil.html

grosse fin de moi…

21770_4497476627538_541313213_nquarante-neuvième offrande 16/12-2 (encore 5 jours avant le 21 décembre… juste 5)

un feu dans le poêle, la chienne contente d’avoir couru dans la neige, le bois dans la boîte à bois, Bernard Adamus dans la boîte à son… les alphabits dans la… petit dimanche de petite tempête… dans ma ptite maison, avec mon ptit moi-même… et vous évidemment.. car vous êtes toujours ici quand j’écris… sinon je parlerais tout seul… pis j’suis pas encore fou…

ça lit beaucoup quand le chroniqueur passe des bouts d’fin d’mois… des temps plus drus, plus durs, qui rendent mûr et mature… ou fou mur à mur… où est-ce aussi la tempête chez-vous qui vous mène à l’ordinateur ? en tous cas, vous êtes nombreux/ses à me lire (je vois les stats du blogue 😉 et aussi à m’écrire, ici ou en privé, suite à mes trois dernières chroniques… record de lectorat… vive la neige ! vive les bouts durs… I am here with you guys, et vous aussi

mais j’imagine aussi que plusieurs d’entre vous se reconnaissent dans mes mots si vous lisez et répondez autant, yé ! je sais alors que j’écris pour quelque chose, pour quelqu’un(e)… que ça touche à quelque part de juste en moi si c’est aussi là, présent, en vous… l’universel dans le personnel… merci de faire résonner mes mots… de leur donner du sens… contrairement à cette chronique qui ira de tous bords tous côtés… dimanche après-midi quand même…

tout à l’heure dans ma marche dans la tempête, je pensais, ben oui encore ! qu’en vous écrivant à vous plutôt qu’à moi seulement dans un journal intime, je dois me placer à votre place, donc me relire et tenter de faire du sens de ce qui sort spontanément de mes doigts… ainsi sortir de moi – ex tase – et lire à votre place, avec vos yeux et votre tête et votre coeur… chacun(e) de vous individuellement… sinon ça sera : qu’est-ce qu’il dit lui ? d’la job ça m’sieur-dame… se faire comprendre par tout le monde !

alors en marchant, puisque je pensais, je pensais que j’allais arrêter d’écrire le 21 décembre… fin chronique le 21-12-2012 – si on met le 20, ça fuck un peu la numérologie, imaginez le 21-12-2112, là il va se passer de quoi 😉 sérieusement, je vous donne un break de moi jusqu’en 2013, pour aller faire le plein de mots dans le bois et dans mes corrections… les vacances de Noël d’un prof d’université… mais ça va être le fun, des histoires personnelles en lien avec les addictions… et vous ça vous donnera la chance de lire les quelques chroniques que vous n’avez pas encore lues (lu ou lues ici ? 😉

chronique éclatée à musiques variables, maintenant, Si dieu existe de Claude Dubois avec Céline Dion,  http://www.youtube.com/watch?v=or3j5MlJK40 pour vous mettre dans l’ambiance, tellement beau ! les paroles sont à la fin de ce texte… drôle de coïncidence (j’veux pas que personne ne vienne me dire qu’il n’y a pas de coïncidence dans la vie, c’est mon texte bon pis là c’est ma coïncidence !) donc coïncidence pure entre le titre, grosse fin de moi, et ces paroles… comme quelque chose qui veut quitter le corps, s’évaporer, ascensionner – le buzz de ces jours-ci… zoupzoupzoupzoupzoup…

en marchant, je pensais aussi que ce que je vivais ces temps-ci (moi mais aussi plusieurs parmi vous par vos réponses à mes textes), on peut interpréter ça de 100 manière au moins: une midlife crisis, une dépression, une expérience mystique, de la folie pure, de la dépersonnalisation, une distance face au moi, name it, we’ve got it ! selon le contexte où l’expérience a lieu… dans un dojo zen, that’s it ! à l’asile, c’est de la folie… ici, j’sais pas ! ça dépend de chacun de vous, du sens que vous y donnez…

autre musique… la pièce Grateful sur l’album grateful de carioca avec une voix de femme tout simplement magique… http://www.cdbaby.com/cd/carioca8

dernière chose à laquelle je pensais et que je voulais partager pour aujourd’hui… dans la vie, y a du monde pour qui c’est intense, souvent, la plupart du temps, dramatique ! et on est quelques-uns comme ça… et d’autres pour qui ça semble plus light la vie… en tous cas quand on l’a intense et qu’on les regarde, les lights, on vient qu’à les envier… je le sais ben que ça ne donne rien d’envier et que ce n’est pas beau, mais c’est quand même ça qui est ça ! life gimme me a break please ! bon dimanche…

image : pas rapport mais c’est si beau… let’s drink tea to that !

Si Dieu existe

Personne,
Il n’y a plus personne.
Mon âme qui s’affole,
En prenant son envol,
Me laisse inanimé.

Personne,
J’ai besoin, j’ai personne.
Mon être dégringole,
Tous mes sens m’abandonnent.
Je n’sais pas si j’ai peur.

Je regarde d’en haut,
Le corps de mon esprit.
Nos visages à l’envers,
Tout petit, tout petit.

Si Dieu existe,
Et qu’il t’aime,
Comme tu aimes
Les oiseaux.
Comme un fou, comme un ange.

Tu peux marcher
Enfin sur les étoiles,
Aspiré.
Comme un fou, comme un ange.

Personne,
Il n’y a plus personne.
Mon âme qui s’affole,
En prenant son envol,
Me laisse inanimé.

Personne,
J’ai besoin, j’ai personne.
Mon être dégringole.
Tous mes sens m’abandonnent.
Je n’sais pas si j’ai peur.

Tu regardes d’en haut,
Le corps de ton Esprit.
Nos visages à l’envers,
Tout petit, tout petit.

Si Dieu existe,
Et qu’il t’aime,
Comme tu aimes
Les oiseaux.
Comme un fou, comme un ange.

Tu peux marcher
Enfin sur les étoiles,
Aspiré.
Comme un fou, comme un ange.

Personne…


Paroles et musique:
Claude Dubois, 1996

aller au fond des choses…

Gabriela Abrego Garrido

quarante-huitième offrande 16/12 (encore 5 jours avant le 21 décembre… juste 5)

pis ordi ? toujours là ? sorti de ton mode de veille ? court mais bon… good morning

de l’autre côté de la nuit, courte nuit, sainte nuit… petit matin encore sombre en attente de soleil, en attente de lumière… une autre journée pour replonger en soi, avec courage et lucidité, de nouveau, encore, toujours, suivre le filon, l’émotion, les motions du coeur et du corps, y faire fondre les noeuds, adoucir la dureté, arrondir les coins de son âme…

aller au fond des choses, plonger au fond de soi… accepter ce qui est avec grâce, humilité, force et sensibilité… surtout l’innaceptable… car ce qui est est… et ainsi soit-il… qu’on le veuille ou non, qu’on le veille ou pas… en ces moments critiques de réalisation, la présence est de mise… et l’acception en guise de clé… veille à soi… veiller sur soi… vers soi…

naître humain, être humain, devenir humain, et le redevenir, humain, nu main… long, périlleux et tortueux processus… nu main, les mains vides, rien dans les poches non plus, les paumes tournées vers le ciel, prêtes à cueillir la lumière, pour la porter vers son coeur, puis vers celui de ses frères et soeurs… réverbère…

plonger en soi, suivre les filons, écouter les micro sillons qui se révèlent à soi, qui nous guident, parlent, chuchotent plutôt… quand on est prêt, ouvert, réceptif… entendre le message, du bout du chemin… et boucler une fois pour toutes… prendre le risque d’aller au bout, de soi, de ce qui sommeille en nous, de ce que l’on ne soupçonnait même pas, même plus… aller à la rencontre de ce qui semblait réglé et pourtant… état de veille, sonne le réveil…

refaire le tour de la piste, eh oui, une autre fois, une fois pour toute, une fois pour toutes les fois… jamais comme toutes les autres fois… avec foi, avec espoir, engagement, avec courage et persévérance… entrer dans la danse… et observer la scène sous un autre angle, avec un oeil bienveillant, un coeur accueillant, avec patience et humilité… tête en tempête, coeur à l’étude, leçons de la vie… apprentissages divins…

plonger au fond de soi, explorer à fond, nettoyer le fond… ainsi fond fond fond le ptit coeur et ses mottons… ainsi font font font les gens de coeur et de passion… nettoyer son propre fond non seulement pour soi, mais pour le bien de l’humanité toute entière… car nous portons tous et toutes en nous de la poussière d’étoile, nous sommes tous l’un(e) l’autre… vous moi, moi vous… tourlou chez-vous…
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Pour que la guérison émotionnelle ait lieu, il faut entrer pleinement dans toute émotion qui n’a pas encore été traitée et l’explorer à fond jusqu’à ce que l’énergie refoulée s’épuise. Ensuite, c’est terminé: jamais plus votre attention ou votre énergie psychique n’y sera attirée. 

– J. Small (via Deborah Oria)
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photo: Gabriela Abrego Garrido

gros coeur aux ailes d’aigle…

65140_10151281439728815_142442179_nquarante-septième offrande 15/12-2 (encore 6 jours avant le 21 décembre… countdown)

salut l’ordi… c’est samedi soir, j’ai le coeur gros, j’peux-tu venir jaser avec toi ? merci… attends j’te monte dans mon lit OK ?

all right on est là… ben oui, encore le coeur gros ton tapeur de mots j’suis pas too much pour toi ? good ! parce que des fois j’suis too much pour moi-même… j’sais pas combien de temps ça va durer cette vague-là mais elle houle en christ….iiii

pis c’est long aussi j’trouve… y a donc ben des fonds dans ce baril-là… dur dur d’avoir un gros coeur fêlé de même en hiver… ça a l’air solide comme ça un gros coeur mais plus c’est gros, plus y a de place pour que ça fasse mal… on achète le bobo de coeur dans l’gros chez-nous… mais ils disent que ça finit par passer… en anglais le coeur y break, en français, il grossit…

pourquoi c’est si gênant, même honteux parfois, de montrer ce côté-là de soi ? dévoiler que moi aussi, j’suis tout simplement humain… avec mes downs d’âme, pis mon dos d’âne… on s’en fous-tu de ce que le monde va dire ? on va quand même pas aller raconter ses états d’âme dans les internets hein ? anyway, c’est ça qui est ça, alors on fait avec non ? au lieu de crier, j’écris… au lieu d’aigrir, je me livre… merci d’être là et de me permettre de te taper mes mots dessus…

c’est ça que la vie nous amène ? alors on y va avec le flow… parlant de flow, j’arrive de celui au village, à l’église… j’suis allé faire un peu de shaking avant la danse… une belle gang… mais moi mon coeur gros était pas tout là… j’ai fait du mieux que j’ai pu mais mon coeur startait pas… mais il était gros par exemple…

pis y avait peur un peu, craintif le gros… pis y savait pas trop quoi dire… tout un défi d’être présent aux autres quand le coeur est pas tout là, mais gros si… ça doit être parce que c’est là qu’on vit, au coeur de soi, dans le coeur du monde… on n’est qu’à soi quand le coeur est gros de même… pus de place pour d’autres… il la prend toute… la place… d’ailleurs,  ces temps-ci, le mien, mon coeur, il est souvent fermé… il a peur, il hésite… il veut mais y est chicken… j’ai un ptit coeur de poulet en ce moment… pis la chair de foule…

tu vois ordi, la magie d’écrire, c’est que mon coeur, ben il s’allège et il rapetisse au fur et à mesure que les mots sortent de mes doigts… la vie pousse les mots, les mots tirent la vie, attirent la vie… la vie attire la vie… mon coeur il s’allège comme l’aigle qui prend mon coeur sur ses ailes et qui monte avec… aho aho aho…

parlant d’aigle, tu sais l’ordi que j’ai reçu un nom cri le printemps dernier d’une belle grand-mère chère à mon coeur qui a d’ailleurs presque le même nom que moi, grand-mère Hattie… hello grand-mère Hattie… pis veux-tu savoir mon nom cri l’ordi ? non ? sacre t’es pas curieux… OK d’abord… je te le dirai une autre fois si ça t’intéresse pas… mais si un lecteur/trice me le demande, je vais lui dire par exemple OK ? OK !

écrire donne des ailes, d’aigle, de colibri ou de corneille… alouette… je t’y plumerai le coeur à nu… peut-être que ces ailes-là peuvent se monter sur un frame de coeur ? on va essayer pour voir…

les crises, portes vers le coeur de soi et des autres

16121_4987255921185_651613849_nquarante-sixième offrande 15/12 (6 jours avant le 21 décembre… juste six)

traduction maison ? ce que tu peux devenir repose sur ce que tu peux surmonter, transformer, vaincre… passer à travers de… – Anthony Douglas Williams (traduction maison)

ce matin, quelques mots pour tenter d’aider à transformer les blessures, les miennes, les vôtres, les nôtres, toutes les mêmes anyway… blessures du coeur, bleus de l’âme, passages ardus, crises existentielles, peines d’amour, blessures tout court… ouch ouch ouch, ah ah ah…

chronique qui fait suite à celle d’hier en quelque sorte… sur le sens et la signification que prennent et révèlent nos blessures, nos périodes de deuil, les passages plus tough dans les coins, ce qui semble être des défaites sur le coup… mais dans la vie, only loosers can win this game… les perdants seront les gagnants… et les derniers les premiers… que du bagage à laisser à la porte… que du vieux stock à délester…

cette citation de Caroline Myss (traduction maison ici, l’originale ci-bas) est particulièrement inspirante en ce sens, spécialement dans les bouts de vie quand ça fait mal, quand le bat blesse, quand le bat nous batte l’égo, le ptit le gros, où rien ne fait sens, ou la douleur prend toute la place en nous et l’horizon semble sombre et bouché :

«Nous ne sommes pas censés rester blessés… Nous sommes faits pour passer à travers nos tragédies et nos défis, et pour s’aider les uns les autres à passer à travers ces périodes difficiles de nos vies. 

En restant pris dans nos blessures, nous bloquons notre propre transformation. Nous perdons de vue le cadeau inhérent qui réside dans nos blessures, la force de les transformer et les leçons qu’elles peuvent nous révéler. 

Les blessures constituent le véhicule qui nous permet de pénétrer dans le coeur d’autrui.  Elles sont là pour nous apprendre à devenir plus compassionné(e) et sage.»

beau hein ? encourageant, stimulant, espérant… l’idée est de mettre ça en pratique maintenant… je sais je sais, souvent plus facile à dire qu’à faire, plus facile à intégrer quand la crise est passée qu’en plein dedans…

mais tout de même, une cible à atteindre, un sens à l’affaire, un bullseye à viser… une bouée dans la tempête car il est plus que plausible que la vie nous envoie les défis à la mesure de ce que l’on peut relever… et que l’on acquiert la force de ces défis… résilience, résilience… ça passe ou ça casse… allez défis, venez à nous alors, pour nous rendre plus fort et forte…

il semble que le passage des temps actuels, cette période particulière de l’histoire, boostée par les interprétations diverses entourant les prédictions du calendrier maya, constitue un fort temps de guérison, de transformation, et de douleur pour plusieurs… tempête de tous bords…

alors en ce temps unique, intense, celui-ci et le seul qui existe en ce moment, retroussons nos manches et tout le monde à son coeur, avec tout notre courage, notre capacité de voir en soi, de rester présent(e) et alerte aux émotions montantes, aux vagues qui frappent à babord, à tribord et de tous les bords en même temps…

vagues internes, vagues du dehors, vagues à l’âme… flottons avec la vague, coulons avec le flot et s’il le faut, buvons une tasse de temps en temps… que la mer nous prenne et que l’on s’y abandonne… que la tempête fasse de nous des marins aguerris, des matelots du grand large, riches d’expériences nouvelles, de sagesse plus ancrée dans le réel, d’émotions plus fortes, plus solides en soi…

gardons le cap sur la terre ferme équipage, le coeur sur la destination… ici, maintenant, ensemble… vous, moi, toi… ensemble… terre ferme à vue…

citation de Caroline Myss dans sa version originale:

We are not meant to stay wounded. We are supposed to move through our tragedies and challenges, and to help each other move through the many painful episodes of our lives.

By remaining stuck in the power of our wounds, we block our own transformation. We overlook the greater gifts inherent in our wounds ~ the strength to overcome them and the lessons that we are meant to receive through them.

Wounds are the means through which we enter the hearts of other people. They are meant to teach us to become compassionate and wise.

P.S toute ma compassion aux parents et familles des enfants tués hier au Connecticut…

tomber 7 fois, se relever 8…

culturainquieta2quarante-cinquième offrande 14/12 (7 jours avant le 21 décembre… last week)

chronique inspirée du message d’une sister, amie d’ami(e)s, soeur que je ne connais pas personnellement, mais si aussi d’une certaine façon… car nous sommes un, une, all one… aspirant à la même vérité, la même totalité d’être, la même liberté…

chronique soutien aussi, à tous ceux et celles qui vivent des temps difficiles actuellement, des temps forts, des temps de mort, des temps de lâcher prise, de détachement et de passage vers l’inconnu, vers un ici brut, puis poli, et de plus en plus pur… une chronique pour un peu nous tous et toutes donc…

quelques mots pour ceux et celles qui passent par un cycle de brassage actuellement… spin spin spin, fait et dit la vie… oui oui oui que je te dis, amie… un temps fort et intense pour laisser les bagages derrière, un temps pour apprendre le détachement, de ceux et celles qu’on aime, de ce que l’on voulait, veut et voudra… en fait, ne plus vouloir, mais simplement pouvoir, vivre… et manoeuvrer dans la tempête… garder la tête hors de l’eau et apprendre l’espoir… d’un maintenant plus calme, de repères plus vrais…

un temps pour dire oui même et surtout quand ça crie non, quand ça arrache à soi, quand ça fait mal, quand le corps contracte, quand les poings serrent et retiennent, quand on voudrait revenir en arrière… un temps pour dire adieu, non qu’au revoir, car on se reverra bientôt… même si en ce moment on ne le sait pas, on ne le voit pas… il faut parfois perdre pour retrouver, parfois se perdre pour se retrouver… à dieu…

oui oui oui, quand même et continuer, surtout et malgré cette tempête… oui oui oui, même quand le coeur saigne et que la tête tourne… dans le vide, trop pleine, trop lourde… un temps alors pour se laisser porter par la vie, par la mer, par la mère terre… un temps pour que la goutte redevienne la mer entière… se diluer, se liquéfier, se fondre, disparaître… redevenir soi… à chaque instant… oui oui oui…

pour nager moi-même dans une mer tumultueuse remplie de bouleversements et de détachements depuis quelques années, je te sais, je te sens… et je ressens maintenant avec plus de résonance la douleur de mes frères et soeurs, mes compagnons de route, toi… empathie, compassion, sensibilité, fraternité et sororité sincères… personnellement, une des grandes leçons de cette période décapante et de remise en question que l’empathie… ma capacité de ressentir les autres comme moi-même… grateful for the love, grateful for the pain, grateful for the sun, grateful for the rain… simply grateful…

sister, ta douleur, je la fais mienne, un peu du moins, elle est ma douleur aussi, ta peine est la mienne car cette vie nous porte tous et toutes dans ses bras, les mêmes bras… simultanément, naissance et mort, joie et peine, rire et larmes… la vie est multiforme, passagère, fluctuante et imprévisible… donc oui oui oui surtout quand on ne sait pas, quand on ne sait plus… prendre un peu de ta douleur…

faire du sens de la tempête, ou perdre totalement tout bon sens ? suivre le sens de la houle qui passe en nous, sur nous et autour de nous… vider sa tasse quand ça brasse, pour qu’elle se remplisse de nouveau, et recommencer… danser quand ça tangue de tous bords tous côtés… quand le plancher quitte nos pieds pour nous faire plonger, alors se laisser aller, couler au fond, et avec le flot, et remonter à la surface… peut-être… toujours, sûrement… car tout ce qui redescend remontera un jour… et tout ce qui est épreuve appelle l’amour… la goutte redevient la mer…

tomber sept fois, se relever huit, un livre criant d’honnêteté et de transparence de Philippe Labro…
http://www.decitre.fr/livres/tomber-sept-fois-se-relever-huit-9782070305124.html

photo: cultura inquieta