Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

ben de service

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••• les zultimes chroniques – 3/7/19

I slept and dreamt that life was joy.
I awoke and saw that life was service.
I acted, and behold, service was my joy…
– Ram Das

traduction:
je me suis endormi et jai rêvé que la vie était joie…
je me suis réveillé et j’ai vu que la vie était service…
j’ai servi, et j’ai réalisé que le service était ma joie… 

ah le service, quel terme élastique…

qu’est-ce que le service ?  il se rend ou il se donne ? il se vend ou se loue ?

allez savoir…

peut-on être de service si on est – plus ou moins, un autre question – bien payé(e) pour faire quelque chose ?

je crois que servir est davantage une façon de faire quelque chose, que ce soit un travail ou un bénévolat, que d’aider sans être payé pour…

au resto, les cuisinier(ères)s servent autant que les serveurs/serveuses… de même que les plongeurs/ses et autre employé(e)s…

serveurs(es), serviteurs(ses) et servant(e)s… trois déclinaisons similaires, à connotation différente…

mais peu importe les mots et leurs divers twists et consonances et interprétations, si on a réussi à trouver une activité qui nous remplit de satisfaction et qui aide nos frères et soeurs humains, une grande réalisation…

le fait d’être rémunéré(e) ou pas est secondaire, tant que l’action posée est empreinte de soin, d’intégrité, de liberté et de bienveillance…

la nature est d’un naturel serviable… elle se met à notre disposition pour nous nourrir et nous offrir beauté…

on dit d’ailleurs qu’une preuve d’amour ultime réside dans l’odeur qu’émet la fleur quand elle se fait écraser…

servir le beau, le bon, le juste… un grand apprentissage qui dure toute une vie…

___
Pour ceux et celles d’entre vous sur le chemin spirituel,
J’ai un secret pour vous.
Quand vous vous êtes assis dans de nombreuses cérémonies d’ayahuasca,
Lorsque vous complétez votre 16ème quête de vision,
Ou fait d’innombrables rituels, et jeûné pendant 10 jours…

Le secret est: revenez sur terre et faites le travail. Ici.

Où êtes-vous?
Et avec ce que vous avez devant vous.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Soyez un(e) bon(ne) ami(e).
Servez ceux et celles qui ont moins que vous.
Protégez la terre.
Protégez l’innocence.
Commencez avec ce qui est innocent à l’intérieur de vous.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Soyez gentil(le). Soyez honnête.
Soyez humble. Pardonnez-vous.
Oui, il est important de guérir.
Oui, il est important d’avoir une perspective plus large.
Mais ne vous perdez pas dans le désir de toujours vouloir quelque chose de plus.
N’attachez pas votre ego à votre spiritualité.
Chaque gourou a sa folie.
Ne soyez pas si prompt(e) à remettre votre pouvoir à autrui.
Tout(e) véritable enseignant(e) vous mènera à votre propre pouvoir.
Tout médicament utile vous soignera jusqu’à ce que vous n’en ayez plus besoin.
Ne laissez pas votre chemin de libération devenir un piège.
Faites le travail. Soyez un(e) bon(ne) humain(e).
Vous n’avez pas à essayer si fort pour être parfait(e).
Vos erreurs sont le plus grand professeur que vous n’aurez jamais.
Votre amour est le cadeau le plus précieux que vous ferez.
Vous pouvez vous détendre.
Soyez un(e) bon(ne) humain(e).

– Miriam Elyse

pour tout ça la musique

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••• les zultimes chroniques – 2/7/19

traduction: pourquoi la musique ?
la musique est une science, mathématique, une langue étrangère… la musique est histoire, éducation physique aussi, et développe l’intuition tout en exigeant une certaine recherche… la musique est toutes ces choses, mais surtout, la musique est de l’art… c’est pourquoi on enseigne la musique, pas parce qu’on s’attend à ce que vous graduez en musique, ou que vous chantiez ou jouiez toute votre vie…
mais pour que vous soyez humain(e), que vous reconnaissiez la beauté, que vous soyez près d’un infini au-delà de ce monde… pour que vous ayez quelque chose à quoi vous accrocher… pour que vous ayez plus d’amour, plus de compassion, plus de gentillesse, plus de bonté… en bref, plus de vie

pourquoi la musique ?

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parce que la musique a la capacité de remettre en ordre le bruit en nous-même…

car elle est harmonie, ordre, beauté…

et aussi surprenant que cela puisse paraître, la musique est aussi et surtout silence… silence entre les notes, accords, les sons… entre, mias aussi dedans, et derrière…

pourquoi la musique ?

parce que ça…

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tout simplement…

pit pit…

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••• les zultimes chroniques – 29/6/19

traduction: il fut un temps, jadis, où l’on savait que le simple fait de chanter aux aurores et au crépuscule permettait de guérir le monde grâce à la joie… les oiseaux se souviennent encore de ce que nous avons oublié… que le monde doit être célébré… – Terry Tempest Williams

ici en ce moment, c’est full ça… célébration sonore…

 

lumière et joie

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••• les zultimes chroniques – 28/6/19

ça fait quelques fois que je tombe sur cette affirmation et à chaque fois, elle me fait légèrement tiquer…

alors pourquoi ne pas écrire à son sujet ?

car rien de mieux que laisser s’exprimer ce qui se brasse sous ses cheveux pour découvrir d’où vient ce tique sous-jacent ?

dans l’attente de la joie, il y a déjà de la lumière

à première vue, un peu catho traditionnel de notre enfance comme position non ?

genre prend ton mal en patience sur terre et tu vivras le paradis à la fin de tes jours ?

ou faut souffrir pour être bien…

cette phrase peut être perçu ainsi par certain(e)s… ou par plusieurs à première vue… je ne sais trop…

mais pris autrement, il est aussi vrai qu’il y a de la lumière dans toute attente patiente et détachée de la joie…

lumière si on fait confiance que la joie arrivera, inévitablement, à force de présence et de persévérance…

en fait, la joie est déjà ici, présente, en soi, qu’on la voit ou pas, qu’on la sente ou pas…

car tout est déjà présent en soi, sous forme de potentiel… et selon ce que l’on arrose, les choses pousseront… ou pas… avec joie, patience, lumière…

attendre – patiemment et sans attente – la joie, car, naturellement, cette joie devrait remonter à la surface éventuellement… comme toute eau brouillée qui finit toujours par redevenir claire… comme l’été qui revient inévitablement malgré les longs mois d’hiver qui nous font tant languir et douter…

dans l’attente de la joie, il y a déjà de la lumière

si on lit bien, on réalise que le mot important ici est déjà, et non pas tant attente…

la joie qui se cache dans l’attente attentive, patiente, calme, une attente sans – trop – d’attente précise… attendre pour  le plaisir d’attendre…

car on peut soit attendre impatiemment l’autobus, en ayant peur de l’avoir manquée, stressé(e), tendu(e)s, soit demeurer curieux et pétillant(e) quant au moment éventuel de son arrivée… et qui sait, peut-être ne passera-t-il pas l’autobus du bonheur ?

alors trouver sa joie dans l’attente deviendrait la solution la plus éclairée et la plus éclairante non ?

dans l’attente de la joie, il y a déjà de la lumière

et si on porte suffisamment attention à notre attente, peut-être qu’on y découvrira la joie qui s’y cache…

allez, bonne attente, bonne joie, bonne lumière…

 

 

relations, maîtres de vie, miroirs de soi

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••• les zultimes chroniques – 27/6/19

Nous avons cru que la rencontre avec un(e) autre nous avait guéri(e).
C’était une illusion, car la guérison ne vient jamais de l’extérieur, toujours de l’intérieur.
La relation avec l’autre est donc pour nous un révélateur de nos manques et de nos souffrances cachées.
Croire qu’une relation, quelle qu’en soit la nature, peut nous faire oublier nos manques et nos souffrances est un leurre.
Cela conduit inévitablement à la déception.
En revanche, si nous envisageons nos relations avec les autres comme une opportunité de nous connaître, nous pourrons commencer à combler nos besoins et guérir nos blessures.
Tant que nous nous berçons de l’illusion que l’autre possède la clé de notre bonheur, nous restons dans un état de dépendance.
L’autre représente une drogue dont le sevrage nous est intolérable. Le manque réveille notre souffrance, notre crainte et donc notre colère…

– Thierry Janssens

ah les relations, essentielles à la vie… et quel défi parfois !

et souvent les relations les plus passionnées sont celles qui se révèlent être les plus éclairantes, et, souvent, les moins faciles quand elles nous coincent dans les coins…

nos relations avec les autres, particulièrement les relations amoureuses, sont de puissants révélateurs de ce qui dort en nous, de ce qui se cache deep down en soi…

alors, quand ça flye, on apprécie, et quand ça chauffe, on continue de regarder, de sentir, d’accepter, de laisser popper l’imprévisible et l’insoupçonné, et de garder le coeur et l’esprit ouverts… question d’intégrité, de sincérité, de dévoilement…

car comme disait Ramana Maharshi, there are no others

lumière en soi

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••• les zultimes chroniques – 26/6/19

oui, indeed…

mon chemin recèle actuellement une certaine part d’obscurité face à une situation particulière dans ma vie…

quelque chose que je ne vois pas, pas tout à fait, ne vois pas bien, ne vois pas clairement…

quelque chose de flou, que j’observe, regarde, sens, et prends le temps d’adresser… que cela qu’on puisse faire quand full clarté n’est pas au rendez-vous…

et cette affiche (merci Marika) se veut un bon reminder…

être la lumière… redevenir la lumière… et la diriger là où c’est flou…

car quoi d’autre qui puisse exister pour dissoudre l’ombre que cette lumière ?

et où ailleurs qu’en soi-même puisse-t-on regarder ?

même quand elle se fait discrète, même si elle vascille, chambranle, s’éteint presque, continuer à l’alimenter cette source de lumière et regarder en direction de l’ombre…

car inévitable d’oser regarder – et voir – ses ombres avec ce faisceau de lumière… et oser se plonger le nez dans ce plus sombre…

avec la lumière de son être, de sa présence, de sa conscience…

et oser voir, reconnaître et accepter ce qui se révèle à soi…

car oser plonger son regard est une chose, mais il faut aussi oser voir…

prendre le temps, fermer ses yeux, ouvrir son coeur et son âme, et plonger…

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et pointer sa lumière, les yeux grands, ouverts, et le nez aussi même si cela ne sent pas nécessairement très bon, de même que les oreilles, et mettre à contribution toutes les cellules de son corps pour ressentir, et, éventuellement, la lumière se rendra jusque là… là où elle doit éclairer… juste ici…

Enlightenment, some say ?

Great, let’s bring light to everything…

 

 

habile de réponse

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••• les zultimes chroniques – 23/6/19

en ce moment, un thème central de ma vie réside dans la responsabilité…

pas responsabilité comme culpabilité comme ce terme sous-entend souvent, non… responsabilité comme dans habileté à répondre, responsabilité comme dans capacité de réponse…

prendre sa responsabilité, prendre ma responsabilité… apprendre à être responsable…

able to respond comme disait Osho…

répondre consciemment plutôt que réagir mécaniquement…

réponse pausée et posée dans le coeur plutôt que réaction automatique et terrée dans la peur…

responsabilité comme dans la volonté sincère, à partir du présent et non du passé, de tenter le plus possible de régler une situation actuelle, peu importe soit-elle… situation actuelle qui a souvent des bases dans le passé justement…

oser laisser tomber les événements du passé mais pas les nier évidemment, car notre présent et ce qui nous arrive arrive aujourd’hui est inévitablement lié à hier… ou avant… ou avant avant hier… jusqu’au début des temps…

mais on dirait que le présent nous fait le cadeau de nous offrir inévitablement des situations et des événements qui nous permettent de revenir en arrière dans l’éventualité où certaines choses du passé ne sont pas complétées…

mais pour clarifier et compléter ce passé antérieur à aujourd’hui, il faut oser se remettre en question, soulever des doutes en soi, sur soi, se remettre en questions sans imposer de réponse, mais les laisser monter…

douter un peu de soi car tant de choses en soi-même que l’on ne connait pas encore… qu’on ne connait pas tout à fait, pas complètement, pas sous tous les angles… on reste toujours à découvrir…

car des zones d’ombre subsistent en nous… et le présent nous les révélera… éventuellement…

des zones d’ombre qui demandent complétion… pour qu’on redevienne soi-même complet, pour qu’on devienne soi-même authentiquement et humblement…

mais pour que le processus de complétion se boucle, essentiel de prendre la responsabilité, sa responsabilité, et juste être capable de répondre à partir de ce qui est…

et visez la résolution… solution, ré solution…

croissance live

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••• les zultimes chroniques – 22/6/19

traduction: la croissance personnelle la plus profonde ne survient pas en lisant un livre ou en méditant… elle prend place dans le feu de l’action, en plein conflit, lorsque vous êtes en colère, que vous avez peur, que vous êtes frustré(e)… elle se passe lorsque vous répétez le même pattern et que vous réalisez que vous avez un choix… – Vironika Tugaleva

elle fesse dans le dash celle-là ce matin… surtout maintenant, right here right now… spécialement quand on est en train de mijoter dans le chaudron de la vie…

depuis quelques mois, je vis une situation émotive éprouvante… oui oui, comme dans épreuve, comme dans passage étroit… comme un noeud, une situation récurrente…

et hier soir, comme par enchantement (car c’est effectivement arrivé en chantant), un petit click – ou déclic ? – s’est fait… une autre perspective, un autre point de vue… même situation vue à partir d’un autre endroit intérieur…

quand on est pris dans un motton d’émotions, dans une situation souvent récurrente même si parfois dans des circonstances légèrement différentes, quand on ne voit pas clair, les choses peuvent prendre du temps à mûrir, à maturer…

toujours un passage étroit de laisser passer l’inconscient à la conscience, laisser l’ombre s’insinuer vers la lumière… lentement – ou subitement après un certain temps ? – on doit se résigner à notre entêtement et baisser les armes pour permettre au pattern de changer… car souvent pas nous qui changeons le pattern, car souvent lui le boss le pattern… lui qui décide, avec notre coopération…

car à force de répéter un certain comportement ou attitude, vient un moment où on voit le choix hors de la porte battante…

un moment donné, dans une relation, vient le point où l’on privilégie l’amour au fait de vouloir avoir raison… de l’entêtement, on décide de passer à l’encoeurement… car vient un moment donné, écoeuré d’être entêté… et pour un taureau, on sait que les choses peuvent durer…

pas qu’on veille avoir raison à tout prix quand on est pris dans une position particulière de fixation… et de fermeture… mais ainsi faits nous sommes les humains… on campe dans une position jusqu’à ce que le fruit soit mur… et que le changement s’opère… et qu’on voit le choix de faire autrement…

vient un moment où on accepte – ou on se résigne à pour les plus têtus ? – de plier plutôt que de demeurer rigide dans une position émotive antérieurement figée… plier plutôt que casser…

et ce n’est pas de la mauvaise foi si on ne change pas plus vite qu’on le fait… faut juste que ne vienne ce juste moment, ce moment juste…

un processus naturel de maturation…

et en effet, pas dans les livres ou en séance de méditation que l’on apprend ces petites et grandes choses de la vie… dans l’expérimentation de la vie, ce grand laboratoire…

car la vie prend son temps… et le nôtre… et tout processus de maturation prend du temps… le temps que ça prend…

et en terminant, je ramène ici la citation de Cristiane Singer postée sur ce blogue il y a 2 jours… qui s’avère aujourd’hui tout à fait juste et ben d’adon…

___
La vie, appelons ainsi approximativement cette force dérangeante qui se charge, à brève ou longue échéance, de délabrer tout système, n’a cure des bonnes intentions.

Non que ces intentions n’aient été sincères, mais la vie ne les respecte pas.

Dans toute croyance, dans tout principe, dans toute idéologie, elle flaire le « système », la réponse toute faite.

La vie ne tolère à la longue que l’impromptu, la réactualisation permanente, le renouvellement quotidien des alliances.

Elle élimine tout ce qui tend à mettre en conserve, à sauvegarder, à maintenir intact, à visser au mur…

une saison qui sera, est et aura été

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••• les zultimes chroniques – 21/6/19

aujourd’hui, ici, c’est l’été qui commence…

au sud, le début de l’hiver…

tout est relatif… toujours… selon le point de vue… et notre notion du temps…

ici, fin des classes, équinoxe, St-Jean, feu de joie… début effervescent d’une différente étape de vie de l’année calendriaire… les vacances d’école, moins de routine, un autre beatbreak sociétal..

cette année, autour d’ici, l’été rime avec agrandissements et rénovations… beaucoup de travail déjà fait et à venir pour embellir les lieux, les bâtiments, le terrain et la forêt…

car l’été, à la campagne, c’est surtout vivre dehors… plus que le reste de la l’année du moins…

mais en même temps, il faut penser à acheter – ou faire – son bois – de chauffage… tout est dans tout…

alors vient-en l’été…

on sort de la maison, on se dévêtit (un peu car avec les bibittes, on se garde une ptite gêne et on se couvre quand même un peu), on devient plus léger, pour vivre à l’air, respirer et toucher les éléments de nos corps… terre, feu, eau, bois… notre nature quoi…

les optimistes voient ce jour comme le zénith de l’année, le peak de la saison, le moment où la vraie saison commence… les pessimistes, au contraire, considèrent ce moment plutôt comme le début du raccourcissement des journées…

tout est relatif… toujours… selon le point de vue… et notre notion du temps…

en ce moment, l’été est encore à venir, il sera… pendant quelques mois il est… et dans quelques mois, il aura été…

quand même un drôle de terme que celui d’été pour définir une saison… comme toujours un peu passé… pour ça que cette saison passe si vite ?

vive les hêtres en été… être en été…

malgré son nom, l’été ne peut qu’être, en ce moment…

et pour ce qui aura été, on s’en reparlera à l’automne…

pour se dire comment ça aura été…

mais pour le moment, l’été est…