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force, amour, lumière

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••• les zultimes chroniques – 23/2/19

traduction : tu me donnes la force, tu me donnes l’amour, tu me donnes la lumière

en fait, dai = donne, alors que me = moi… donc on pourrait traduire cette citation par donne-moi la force, donne-moi l’amour, donne-moi la lumière… mais je préfère la première version car on reçoit déjà tellement… plutôt que demander, je préfère remercier… plutôt que de quêter, je préfère mener une quête…

dans quelques jours, je retourne au Brésil pour une ènième fois… je ne compte plus…

ah je vous vois d’ici m’imaginer sur une plage, r’luquant les belles rondeurs des brésiliennes sur la plage ou faisant du surf sur les vagues de l’Atlantique… coquins et coquines va… pas ça du tout que je m’en vais faire, si vous saviez…

le Brésil est ma résidence plus que secondaire… secondaire pour mon corps peut-être, mais primaire pour mon coeur et mon âme… le Brésil est un pays pauvre à certains niveaux, mais riche sur d’autres… multidimensionnel ce pays… une nature luxuriante, un peuple en partie pauvre mais fier, un ancrage vers les Cieux, un ground pour les archanges…

en fait, j’emmène mon corps au Brésil mais je ne le trimbalerai pas ici et encore moins là… je ne voyagerai pas horizontalement, je ne parcourrai pas le pays de long en large… non, je ferai du sur place in carne, mais je voyagerai de haut en bas et de bas en haut… et vice versa… et dans l’au-delà, flyant à la verticale, tout en explorant les multiples sous-sols en moi…

en partance de mon corps et de mon esprit, en quête d’unification avec le monde… les mondes… surtout ceux qu’on ne connait pas… ou si peu… auquel le Daime nous donne accès… tu me donnes, tu nous donnes…

je m’en vais en quelque sorte au monastère… pendant 12 jours… je m’en vais prendre part à un feitio, un grand rituel de fabrication du Daime, dont je vous parlerai un peu plus en détail ici au cours de mon périple…

car j’aime écrire pendant ces grandes expériences transformatrices… j’aime garder le lien avec mon monde ordinaire… faire le pont, garder le lien…

mais seulement avec ceux et celles qui sont vraiment intéressé(e)s… c’est pourquoi ceci est la dernière chronique dont je mettrai le lien sur FB…

car pour les prochaines semaines, pendant qu’une amie prendra soin de ma cabane au Canada, moi je serai dans mon autre home… dans la Casa do Feitio, à Ceu Sagrado, notre église Santo Daime soeur, avec notre autre famille, celle du ciel, celles des Cieux, celle du monde de Juramidam… la gang à Mestre…

et ce à-propos de quoi je veux écrire requiert un peu d’intimité, un circuit semi-fermé, un espace protégé tel que celui que ce blogue peut procurer… cela demande de s’abonner, tout simplement…

car mon expérience, si elle est principalement personnelle, je crois qu’elle mérite aussi d’être partagée car je sais que certain(e)s parmi vous êtes des chercheurs et des chercheuses de vérité… de plus que ce monde terrestre peut offrir…

curieux et curieuses de la vie, mais aussi de la mort… de la quête d’inconnu, du grand mystère… assoiffé de contact avec le Grand Esprit, les Grands Esprits…

et ce mystère que je découvre depuis quelques années sur le chemin du Daime, guidé par Mestre Irineu, mérite d’être partagé avec d’autres âmes qui cherchent aussi…

par le biais de ces chroniques de voyage à venir, je n’ai rien à vendre… seulement un besoin de partager et de rejoindre ceux et celles qui savent – ou qui se doutent – qu’il y a davantage à découvrir dans cette vie de corps… chilling in carne, mais very chilling aussi en esprit…

allez, je vous laisse… je m’en vais régler quelques dernières affaires, puis faire mes bagages, et ensuite je m’envole… littéralement…

à plus… plus haut, plus chaud, plus loin…

ailleurs…

plus plus…

cheese

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••• les zultimes chroniques – 22/2/19

envie d’enfantinerie ce matin… d’enfantillage… d’enfantement…

envie de simplicité…

envie d’émerveillement…

envie de boire la moitié pleine du verre, et la vide aussi… et de jouer avec le verre…

envie de porter des yeux d’enfants…

envie ou besoin en fait ?

ces derniers temps, je passe beaucoup de temps avec Lilia, une adorable petite fille de 7 ans et demi… et sa spontanéité, son innocence et sa bonne humeur m’émerveillent… elle m’enseigne à redevenir un ptit ati…

une pureté dans sa vision du monde qui ravive la mienne… une simplicité dans le regard qui m’amène du coup à revoir moi aussi le monde avec les yeux d’un enfant de 7 ans et demi… tellement plus simple…

besoin et/ou envie de retrouver cette innocence dans le regard, de voir le monde sans tous ces filtres, prismes déformants, croyances, éteignoirs…

besoin et/ou envie d’arrêter de chercher et de simplement trouver ce qui est…

besoin et/ou envie que la vie redevienne plus simple, plus facile, plus légère… qu’elle arrête de devoir faire du sens…

besoin et/ou envie, dans ce monde qu’on dirait de plus en plus complexe, de simplicité…

comme avant… car me semble qu’elle l’a déjà été… plus simple et plus légère la vie…

me semble que l’on a tous et toutes déjà été capables de faire parler les objets, de ne pas trop penser, d’imaginer l’inimaginable, de jouer avec et dans la vie…

soif de ça ce matin…

tout simplement… enfantinnement…

ça doit être vendredi… ça doit être toute cette neige… et cette autre tempête à nos portes…

envie de prendre un vrai selfati avec mes sandales… cheese !

give & take

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••• les zultimes chroniques – 21/2/19

ou  celle-ci

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si tu veux que ta relation fonctionne, rappelle-toi constamment que l’autre est plus important que toi…

2 points de vue, 2 perspectives…

le premier, se rendre heureux(se) soi-même pour éventuellement «déborder» sur l’autre, ou la seconde, celle de Sadghuru, qui consiste à privilégier les besoins de l’autre…

comme l’impression que nous, occidentaux individualistes, achetons davantage la première version right ?

et en partie d’accord avec vous là-dessus… difficile de rendre l’autre heureuse ou heureux si on ne l’est pas soi-même…

mais comme dans tout, tout est question d’équilibre j’imagine…

rendre l’autre heureux/se, en même temps que soi-même… se préoccuper de l’autre, développer la générosité, être attentif à ses besoins, comme aux nôtres…

mais je crois aussi comprendre l’idée derrière les mots de Sadghuru : ne pas oublier de prendre soin de l’autre… ce qui rejoint en quelque sorte l’idée qui consiste à donner l’amour, le bonheur ou whatever que l’on voudrait recevoir plutôt que de l’attendre de l’extérieur… et en donnant, automatiquement, on reçoit…

genre…

mais rien n’est coulé dans le béton…

tout change, tout varie, la priorité des besoins vont d’un(e) à l’autre au sein d’une relation de couple… et la dynamique change aussi quand il y a des enfants dans l’équation…  car avec des enfants, on apprend à donner…

donner et recevoir ? recevoir et donner ?

à bien y penser, je préfère donner et recevoir…

toucher à cette joie quand on donne de bon coeur, quand on offre et qu’on sent le bonheur que nos offrandes procurent… quand on prend la chance de donner, sans attente autre que le plaisir d’offrir gratuitement…

on dit que l’on possède pour toujours ce que l’on donne, ce que l’on offre…

alors je vous offre les quelques mots de cette chronique…

à tout jamais que vous en voudriez…

à tout jamais pour toujours…

why not noix de coco ?

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••• les zultimes chroniques – 20/2/19

traduction: au cours de notre vie, nous verrons tous les lacs, océans, rivières et cours d’eau du monde entier retourner à un état de pureté… les composants chimiques et toxiques qui contaminent nos aliments seront déclarés illégaux… les compagnies pharmaceutiques vont mettre un terme à leurs activités et les pratiques holistiques vont devenir la norme… les peuples de chaque nation se gouverneront eux-mêmes… on utilisera l’énergie libre et propre… de grands changements sont à nos portes et la cabale, qui a jusqu’à maintenant contrôlé notre société par le biais de la religion, de la politique, de la santé et de l’éducation, aura complètement disparu

et pourquoi pas ?

en tous cas on est mieux de ne pas mourir trop bientôt si on veut assister à tout ça…

je me doute que comme moi, pas certain que vous soyez convaincu(e) à 100 % de la véracité de ces mots pleins d’espoir…

comme si on avait un programme intégré qui flirtait davantage avec la moitié vide du verre d’eau polluée non ?

on voit passer régulièrement sur les héros sociaux diverses théories du complot, la main-mise des méchants de la caballe sur notre société, mais aussi l’autre penchant positif, l’avènement d’un nouvel ordre mondial fondé sur le partage et la bonté…

les deux extrêmes du bien et du mal…

et ni vous ni moi n’avons idée précise du côté qui va gagner…

même si on souhaite tous et toutes le mieux pour tout le monde, la lorgnette rose, une de nos lunettes est aussi noire… en noir et rose le monde…

je suis tombé jadis sur une citation qui affirmait que l’on pouvait plus facilement imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme et je m’étais alors surpris à instinctivement acquiescer…

comme si, logé quelque part en nous, la mort avait priorité sur la vie… comme si on une pulsion nous tirait vers le grand repos, vers la fin, la porte de sortie…  comme si on penchait automatiquement vers le négatif, comme par défaut, alors que la vie requiert un effort de notre part…

disons que si l’on se fie aux principaux grands médias, la soupe, comme la température, se réchauffe… la tension monte et les mauvaises nouvelles s’accumulent… mais parallèlement, on voit aussi des projets innovateurs se manifester… les catastrophes commandent le meilleur – comme le pire – de l’humain… selon les humains en question…

pas si évident de se faire une tête quant à ce qui s’en vient… ni même face à ce qui est en ce moment même en fait car tant de versions différentes de ce même monde… selon ce que l’on lit, selon ce que l’on choisit de regarder et de voir, selon les choix que l’on veut faire en terme de vision du monde… notre petite réalité – et la base de notre iceberg personnel – définit souvent la plus grande…

mais au final, on ne peut que garder espoir, faire de son mieux à chaque moment, et en même temps, s’attendre au pire… les anglais disent pour leur part:  hope for the best but prepare for the worst…

car les faits environnementaux semblent s’aggraver et cela on ne peut le nier… plusieurs espèces disparaissent, les glaces fondent, la terre crie de plus en plus fort… malgré des progrès évidents sur toutes sortes de plans… la terre et ses habitants sont partis de tous bords tous côtés…

nous, les humains, sommes ainsi faits… surfant d’une part entre l’eros, la vie, l’espoir, le beau et le bon, et de l’autre, plongeant dans le thanatos, la mort, le laid et le mal…

étirant…

même si les grands maîtres et les sages nous disent que ni l’un ni l’autre n’existe, que tout est illusion en danse, un rêve, maya, nous sommes tout de même des êtres incarné(e)s, des âmes bien en chair et en os, des coeurs sur deux pattes…

vivant dans un monde matériel, avec des rêves et des peurs, attiré(e)s par la mort, tout en voulant follement la vie…

je ne sais pas pour vous mais on dirait que l’humanité s’attend au pire et se résout avec fatalité à la fin à venir… 20 ans, 50 ans, 100 ans…

une prise de conscience est enclenchée mais aura-t-on le temps ?

qui vivra verra, ou mourra…

realidade

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••• les zultimes chroniques – 19/2/19

ptite vite ce matin car à la course entre 2-3 activités…

alors cette photo trouvée sur FB de source inconnue – de moi du moins – qui démontre bien que la vie est une belle illusion…

et que l’humain peut, grâce à l’art notamment, faire de ce monde un paradis…

y a de l’espoir

 

avec passion

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••• les zultimes chroniques – 18/2/19

traduction: la compassion est douloureuse… quand tu te sens en contact avec le tout, tu te sens aussi responsable pour ce tout… et tu ne peux détourner ton regard… ta destinée est liée à celle des autres… tu dois apprendre à soit porter l’univers, ou à ce qu’il t’écrase… tu dois devenir assez fort(e) pour aimer le monde, et en même temps, suffisamment imperturbable pour tolérer ses pires horreurs… – Andrew Boyd

vrai que lorsqu’on sent le monde, qu’on s’y relie, qu’on sent en faire partie et qu’il fait aussi partie de nous, on ouvre la porte à tout ce qu’il inclut, sa lumière comme son ombre, sa beauté comme ce qu’il offre de moins beau…

un peu comme lorsque l’on devient parent, le sort de nos enfants devient source de grand bonheur et de joie, mais aussi risque et potentielles tragédies…

quand on aime et qu’on se préoccupe des autres, notre sort devient en quelque sorte lié au leur… et vice-versa…

nous vivons dans une époque particulièrement questionnante, préoccupante, menaçante même… notamment sur le plan environnemental… le ton monte… les extrêmes s’étirent…

soit on – tente de – détourne(r) son regard et de se réfugier dans son petit confort intérieur, invoquant LE moment présent, soit on regarde lucidement et on se demande quoi faire… quoique nos actions personnelles soient plutôt limitées…

ainsi, il semble inévitable que l’on doive apprendre à fonctionner davantage ensemble éventuellement, malgré la relative indépendance isolatrice environnante… car si, comme on dit, tout part de soi, tout ne se termine pas là…

tout un défi de demeurer en équilibre entre l’espoir et la lucidité, entre l’humilité et la volonté de vouloir contribuer au changement et à l’amélioration de ce monde… entre moi et le reste de monde…

car ce monde qui se déploie devant soi n’est aussi rien d’autre que le monde qui prend place en soi… si as above so below, aussi as outside so inside

que faire alors ?

continuer d’aimer le monde tout en tolérant ses pires horreurs…

et faire ce que doit, à notre échelle, pour commencer…

et garder la foi…

avec passion… com passion…

silence et empathie

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••• les zultimes chroniques – 17/2/19

traduction: une nouvelle forme de protestation… pas de cris, pas de batailles… une façon plus efficace de protester: des milliers de personnes qui se tiennent debout en silence total, protestant dans les places publiques de la Turquie… déroutant la police en créant une calme curiosité plutôt que tension et agressivité… la non-violence est la force qui va changer le monde…

la non violence, mais aussi la compassion et l’empathie… notamment, car lorsqu’on se peut mettre à la place de l’autre, quand on réalise que nous sommes tous des gouttes et des vagues du même océan, provenant de la même mère, le bien du plus grand nombre est plus important que mon propre petit bien à moi seul… ne peut être bien que le nôtre…

Capture d’écran 2019-02-17 à 01.34.09.pngalors plutôt que de changer le monde en parlant, silençons le monde…

utilisons le silence… mais un commun silence… communion… et utilisons le silence de nos actions anonymes pour changer le monde et rendre l’amour visible…


Tant que le langage vous est nécessaire pour communiquer avec autrui, employez-le, mais très parcimonieusement…

Écoutez ce que les gens vous disent et ne répondez que lorsque c’est nécessaire, par quelques mots, à dose homéopathique…

Vous savez bien que là où les médicaments allopathiques, à fortes doses, restent sans effet, quelques gouttes minuscules produisent parfois des effets miraculeux !

Les gens ne parlent que pour faire étalage de leur supériorité, de leur érudition et de leur habileté dans la discussion…

Mais l’action est plus puissante que les mots…

La valeur d’une personne ne se mesure pas au volume ou à la force des arguments qu’elle peut présenter…

Argumentez en vous-même, dans l’introspection, et maîtrisez vos passions; alors vous constaterez bientôt que l’envie de parler a presque disparu….

– Ma Ananda Moyi

amour post 14/2

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••• les zultimes chroniques – 15/2/19

ce que j’aime de février, c’est qu’au milieu du mois, par une drôle de coïncidence, la St-Valentin attire notre attention vers le coeur… si nous pensons à cette fête en terme de roses à la douzaine, de boîtes de chocolat ou de souper à la chandelle avec l’être cher, c’est que personne ne nous a dit que c’était beaucoup plus profond que ça…  ~ Cal Garrison

la vraie St-Valentin, c’est aujourd’hui… et ça durera jusqu’au 13 février prochain… et c’est plus ordinaire qu’hier, moins pétard que ça, moins flashy que le 14… pas de paillettes, pas de brillantine, pas de feu d’artifice… que du soin, du caring, de la présence, de l’attention…

comme tout ce qui est vrai, réel, authentique, rarement le jour même qu’on célèbre la vraie affaire… souvent le lendemain… et les 364 jours suivants…

le jour même, on souligne, les autres jours, on applique… pour de vrai…

l’amour à petit feu, au quotidien, dans le day to day life… l’amour est si ordinaire qu’il est extra… l’amour est humble, l’amour passe souvent inaperçu, l’amour se déploie souvent backstage

en passant, une pensée bien sentie pour toutes les personnes qui prennent soin : les profs, les infirmières et infirmiers, les préposé(e)s aux bénéficiaires, les aidant(e)s naturel(le)s, les parents, la famille et les ami(e)s, les confident(e)s, les femmes de chambre 😉

à tous ceux et celles qui rendent l’amour visible au quotidien, dans l’invisible… on vous voit quand même…

de même que tous les animaux de compagnie…


et ici, une formidable histoire d’amour…

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Francis Romero, âgé de 70 ans, était dans le coma à l’hôpital. Son chien a été autorisé à rester avec lui jour et nuit pendant tout ce temps. Après un mois, Francis S’est réveillé du coma avec ces mots : où est l’ange blanc qui a constamment murmuré que tout irait bien ?

floush floush et glou et glou

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••• les zultimes chroniques – 12/2/19

traduction : l’illumination se produit lorsque la vague réalise qu’elle est l’océan…
– Thich Nhat Hanh

hier un poisson dans un bocal versus l’autre qui nage dans la mer,

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aujourd’hui, une vague qui réalise qu’elle est l’océan… floush floush

on dit aussi que nous ne sommes pas une goutte isolée mais une goutte qui contient l’océan en entier…

alors floush floush et glou et glou et glou

let’s drink to that… et flottons plutôt que de nager…

décidément, la tendance est très maritime ces jours-ci… malgré février, malgré la tempête de l’hiver qui est à nos portes… ou peut-être à cause de, justement… snow birding virtuel

peu importe la forme, qu’elle soit liquide, solide ou éthérique… la relation religion/spiritualité m’interpelle… de plus en plus… le ciel s’élève et les cieux m’appellent… ati phone home…

on dirait qu’à mesure que l’on vieillit peut-être, l’au-delà nous attire davantage, nous appelle… la transcendance nous aspire… et les questionnements foisonnent… comme c’est souvent le cas d’ailleurs à l’adolescence lorsqu’on commence à s’interroger quant à notre place dans le monde… juste retour des choses… adulescence…

comme si avec les grains de sable qui filent dans le sablier, on sentait le passage lentement et doucement approcher… et le mystère se manifester avec plus d’intensité…

le thème de la religion, s’il est présent dans la sphère sociale ces temps-ci, m’intéresse peut-être aussi que parce que j’ai rejoint un mouvement religieux récemment – partant même une petite église pour laquelle nous avons d’ailleurs obtenu la permission du gouvernement canadien d’importer et de servir légalement notre sacrement que nous irons aider à fabriquer au et rapporter du Brésil bientôt…

le thème du religieux – et du spirituel – et leur danse, m’inspire… et m’aspire… et me titille l’âme…

comme la plupart d’entre nous, bons et bonnes chrétien(ne)s d’origine catholique, je suis toujours un peu méfiant et sur mes gardes quand j’entends le mot religion… mais en même temps, cet appel résonne de plus en plus…

et je constate que la religion prend une place sociale de plus en plus grande, délicate et dérangeante…

tel que j’écrivais hier, le terme spiritualité est plus soft que celui de religion, moins rébarbatif… mais en même temps, il ne veut rien et tout dire en même temps…

spiritualité est un terme générique qui renvoie à tout ce qui touche à l’esprit…

mais encore ici, on parle de spirit ou d’âme, car en français l’esprit signifie souvent la patente à penser, associée au cerveau, ou du moins difficilement indissociable de celui-ci… ce que l’on appelle mind en anglais…

si la religion renvoie à quelque chose de plus organisé, la spiritualité noie le poisson…

en fait, c’est très babyboomerien de parler de spiritualité… c’est en quelque sorte une réaction à la religion de nos parents, c’est très révolution tranquille… le poil est encore retroussé sur nos bras…

alors on préfère être une vague se fondant dans la mer qu’un mouton dans un troupeau… et pourtant, qu’une question de perception et d’interprétation… bêê oui…

pour être, comme je disais plus haut, associé à un mouvement dit religieux depuis quelques temps, je me questionne moi-même de l’intérieur quant à mon rôle dans un tel mouvement plus grand que moi…

face à ses codes, à son orthodoxie, au respect de certains protocoles… tout en demeurant vivant et spontané… sérieux mais sincère, respectueux et en même temps, un peu bad ass… un tantinet spiritual gangster… et un peu holy mother fucker… mais avec respect et dignité…

ça aurait plus simple de partir une nouvelle secte, comme ça je ne devrais rien à personne et n’aurais à répondre à aucune attente extérieure… mais en même temps, je ne peux nier le fait que je me sens protégé par des entités, des forces de ce courant spécifique…

un peu mystérieux pour moi-même ce qui se passe sur ce chemin qui se déploie un peu par lui-même et qui m’entraine dans son sillon…

la mer et la goutte ? ou la vague ? ou le bateau ?

je ne fais pas de prosélytisme car je n’ai rien à vendre… je suis déjà vendu…

ce chemin que je découvre en moi et au-delà est totalement mystérieux…

il amalgame des parcelles d’enseignement christique, des détiés africaines et du chamanisme… et il consacre un sacrement enthéogénique…

alors que de la musique, des hymnes et des chants à partager, qu’un espace à tenir dans lequel les gens peuvent avoir accès à des zones encore inexplorées en eux et elles… et un espace commun pour communier… seul(e)s et ensemble…

qu’un grand mystère à laisser se déployer… avec amor, alegria et confia

Amen !

let’s drink – et dring dring – to that mystery !

et floush floush et glou et glou…