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autre journée au bout du monde

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les dernières chroniques – 23/3/17

salut lointains lecteurs/trices… mais vaut mieux être lointain(e) qu’hautain(e) right ?

je vous dis lointains car d’ici, tout est loin, ou ici est loin de tout.. c’est selon, le bout que vous prenez ces mots… loin loin nous, mais aussi tout près… la preuve ? nous sommes encore ici, ensemble, mes doigts tout près, vos yeux juste là … tap tap, cligne cligne…

autre journée au bout du monde… le temps est lent ici… slowmo time…

les jours sont éblouissants ici… a luz scintilante comme disent les Brasileiros/ras… oh que c’est lumineux, ce bleu marin croustillant, ce ciel azur d’une douceur exquise, ce blanc pur qui relève de la virginité… et ce froid qui glace, même le sang..

slowmo pour moi, mais pas pour ceux et celles qui travaillent au quotidien, pas si différent du temps de la grand’ville même si tout près du bout du monde ici… quand la vie passe par une montre, par une job avec un horaire, tout va si vite et si petites les journées… même au bout du monde…

mais lui, slomo le chroniqueur… car il travaille dans son ordi…

en fait pas si différent ici de mon hors temps de Val-David… sauf que le fait de vivre au bout de la route implique quelques détails significatifs… entre autres il faut prévoir que son auto va briser car pas de garage à plus de 100 km à la ronde… ni remorqueuse… petit détail quand même non ?

bleu marin, bleu ciel, blanc blanc et croustillance ici… frette frette frette avec le vent du large en pleine face… et même dans le dos… le printemps que sur papier chez-vous mais encore davantage ici… quelle cristalinalité ici… le ptit gars du nord de retour du Brésil en perd son sud…

quel beau petit village ici… Baie Johann Beetz… cherchez ça sur une carte… quelques mm avant Natashquan… une cinquantaine de maisons, et des autos qu’on peut compter sur les doigts de la main… et de la main… ça c,est la 138 😉

 

matin midi et soir, je vais porter/chercher les enfants à l’école… j’en ramasse 3 sur 7… donc j’embarque la moitié de l’école dans la van et on va et vient de la maison… on se regroupe et on se partage les enfants… deux des 6 parents partent très tôt car ils travaillent à Natashquan à l’école Innue, à une heure de route d’ici, donc les autres qui travaillent à la maison prennent soin des enfants… et cette semaine la maman professeure du village ici est en formation en ville alors les autres prennent la relève…

beaucoup d’entraide ici, pas le choix sinon on meurt… ou on se complique la vie en titi… en fait on ne peut pas vivre ici sans coopérer… nature oblige… éloignement aussi… alors quelque chose de beau, d’essentiel…

lâchez pas, le printemps s,en vient nous chauffer la couenne…

et tamdilidam et tilido, comme dit le poète du bout de la route…

l’amour… messy… beaucoup…

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les dernières chroniques – 16/3/17

traduction : chers humains… vous avez tout faux… vous n’êtes pas incarné(e)s pour maîtriser l’amour inconditionnel… c’est de là que vous venez, et là où vous retournerez… vous vous êtes incarné(e)s pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour mêlé… l’amour qui sue… l’amour brisé… l’amour total… un amour infusé de divinité… vécu avec la grâce du trébuchage… démontré par la beauté… bordélique… souvent… vous n’êtes pas venu(e)s ici pour être parfait(e)s… vous l’êtes déjà… vous vous êtes incarné(e)s pour être magnifiquement humain(e)… imparfaitement fabuleux… pour tomber et vous élever de nouveau jusqu’à vous rappeler…

mais l’amour inconditionnel ? arrêtez de (vous) raconter des histoires… l’amour, en réalité, n’a besoin d’aucun qualificatif… il n’a pas besoin de modificateurs… l’amour n’a pas besoin de condition de perfection… il ne requiert que vous vous présentiez…  et que vous fassiez de votre mieux… que vous restiez présent(e)t et que vous sentiez totalement… que vous brillez, voliez, riez, pleuriez, ayez mal, guérissiez, que vous tombiez et vous releviez,   et jouiez, et travailliez et viviez et mourriez tel que VOUS êtes… c’est suffisant… c’est en masse… – Courtney A. Walsh

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car ben beau l’amour inconditionnel en tant que concept, mais pas ça notre job en tant qu’humain(e)…

non, notre job c’est de s’impliquer, d’apprendre, de s’engager, de se mêler au monde et de s’emmêler, de risquer, de faire des noeuds et de les défaire, de mettre nos tripes sur la table et sur la route, d’ouvrir notre coeur, de se révéler, de s’enfarger et de se relever… et si on a à tomber, faisons-le avec grâce et élégance, mais surtout avec sincérité, simplicité et transparence…

quand on décide de s’incarner, quand on vient ici bas en corps et encore, faut accepter de se salir les mains, et de s’ouvrir le coeur, de se le mettre sur la table…

ne fakons pas et ne prétendons pas que nous savons ce qu’est l’amour inconditionnel… des mots, des mots…

car pour la plupart d’entre nous, l’amour est encore un processus en apprentissage… l’amour est encore et toujours un work in progress… et probablement que ça le demeurera toujours… apprendre l’amour, toujours apprendre l’amour…

et tout à fait OK et humain ainsi… vivre pour apprendre et servir l’amour… serviteurs/trices de l’amour…

premièrement, apprendre à s’aimer soi-même, ce qui n’est pas encore acquis ni une mince affaire… pas si simple à faire… mais primordial et ensuite seulement pourrons-nous aimer les autres avec la même générosité… car on dit qu’on ne peut aimer les autres plus qu’on s’aime soi-même… makes sense non ? tout part de notre capacité d’aimer…

notre job d’incarnation consiste justement à ça, apprendre l’amour… alors ne prétendons pas qu’on sait déjà… nous ne sommes pas des profs, nous sommes d’éternel(le)s étudiant(e)s…

car on ne nait pas ti-Jos ni Jeanettes connaissant(e)s en terme d’amour…

l’amour, c’est une grande leçon… ça s’apprend, lentement, graduellement…

notamment en connaissant des hauts de coeur… et les bas qui les suivent… des ouvertures de coeur, puis des backlash temporaires…

l’amour s’apprend aussi en vivant la peur, la fermeture, la haine, en s’approchant puis en s’éloignant, et surtout en s’en s’engageant avec les autres et se dégageant de nos peurs…

l’amour, ça s’apprend parfois à la dure… l’amour ça s’apprend parfois en se brisant le coeur et en le patchant avec de l’amour propre, de l’amour à soi, de soi, en soi, pour soi… de soi vers le reste du monde…

bien souvent dans la vie, les leçons s’acquièrent the hard way comme disent les sujets de sa majesté… en se salissant les mains, et en ayant parfois mal au coeur… en se l’ouvrant, en le mettant tout grand ouvert sur la table, ce qui nous rend vulnérable… mais vivant…

car beaucoup messy l’amour… alors merci beaucoup l’amour…

plus ou moins

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les dernières chroniques – 15/3/17

traduction : si moins est plus, alors rien est tout

attachez votre mental sous votre tuque ce matin car il va spinner dans la neige, et sur lui-même… pensez-y deux minutes… ou un peu plus, ou un peu moins… ou beaucoup, ou pas du tout… anyway toute la même chose right ? ou gauche…

si moins est plus, alors rien est tout…

bien twistée celle-là non ? ou devrais-je plutôt dire bien ficelée je veux bien perler la française… et comme disait la française justement : I don’t speak english but I french very well

ça vous parle ce twisté dicton qui avance audacieusement que rien est tout ?

beaucoup ? pas du tout ? plus ou moins ? moins que rien ?

moi j’aime un peu, beaucoup, énormément, tout à fait et totalement… alors est-ce à dire que je n’aime pas du tout ?

j’aime ce dicton car ça veut tout dire et en même temps ça ne veut rien dire du tout…

car peut-on dire du tout ? rien ! car tout ce que l’on dira du tout n’est pas cela… et cela ce n’est pas rien… c’est tout dire non ? non, et moi je suis tout ouïes… oui ma Ninon… ni ouïes, ni nom mon titi…

mais si tout est dans tout – salut mon Raoul – et que rien est inévitablement dans tout, et que tout est rien qui finit bien, donc au bout du compte rien est dans tout et tout est bel et bien rien… rien de moins… plus que tout… soin soin… et tourlou…

et si rien est dans tout, et que donc que rien contient tout, tout est dans rien et rien est le bout… de la marm…alade, comme l’est aussi le bout du beurre de pinotte…

cette dense danse entre le rien et le tout est un peu comme celle de la vie et la mort… la vie qui inclut la mort, et la mort qui fait partie intégrale de la vie…

rien et tout sont deux absolus… en fait les deux prétendus bouts du même absolu… et en fait, même l’absolu est questionnable… et non répondable…

plus et moins, plus ou moins, tout et rien, tout ou rien… eh qu’on est extrémistes et dualistes…

comme lorsqu’on oppose noir et blanc, bon et mauvais, bien et mal, jamais et toujours…

et d’expérience, je sais que je dis jamais à propos de quelque chose, il est certain que la vie me le resservir un moment donné… va me le resservir toujours jusqu’à ce que je n’aie plus à le dire… et on sais qu’on ne dit jamais jamais, toujours…

compliquées mes affaires ce matin vous dites ? mettez-en… encore plus, donc un peu moins car…

OK OK je sais vous avez compris.. que rien n’est pas plus qu’un ptit peu, ou un peu moins et un peu plus…

car on a beau utiliser les mots pour dire l’indicible, la vie est ici et passe, se passe, nous passe dessus et dedans…

et en même temps, rien ne cesse de passer et de revenir… un grand jour de la marmotte cette réalité… une illusion tellement concrète…

car eh oui, encore plus de neige de tombée, donc moins à tomber… car on a toujours – ou jamais ? – nos limites, nos quotas, que ce soit de neige ou d’autre chose…

même des bonnes choses… car rien de bon rien de mauvais… et comme on dit, trop c’est comme pas assez…

cette neige qui semble si réelle aujourd’hui demain ne sera plus… alors vraie ou fausse ?

OK OK, je sens que vous en avez assez de tous ces mots qui tournent en carré et qui coupent les coins ronds… car on a beau tourner en rond, on finit toujours par arriver à rien au bout de tout… à moins que rien…

et comme on dit, moins est plus, tout est rien et trop c’est comme pas assez…

comprenez-vous de quoi vous ? moi je comprends tout et rien du tout… mais après tout, un peu moins qu’avant…

OK car trop c’est comme pas assez… alors assez… à tout jamais…

être soi-même et tasse de thé

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les dernières chroniques – 14/3/17

traduction : il existe plein de gens qui, peu importe ce que vous ferez ou tenterez de faire, ne vous aimeront tout simplement pas… mais il existe aussi plein de gens qui vous aiment passionnément, et ces gens qui vous aiment, ce sont «vos gens»…

ne gaspillez pas votre temps – ni  votre coeur – à essayer de démontrer votre valeur aux gens qui ne sont «des vôtres»… ils vont passer à côté… ils n’achèteront pas votre salade…

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n’essayez pas de convaincre ces gens de marcher le chemin avec vous car ne ferez que perdre votre temps et votre santé émotionnelle… vous n’êtes pas faits pour eux/elles ni eux/elles pour vous… vous n’êtes pas leur tasse de thé et elles/ils ne sont pas la vôtre…

laissez-les doucement aller et poursuivez votre chemin… partagez votre route avec ceux et celles qui partagent et apprécient vos talents, qui apprécient qui vous êtes…

soyez qui vous êtes… vous n’êtes pas la tasse de thé de tout le monde et cela est parfait

___

peu importe ce que l’on fait ou fera dans la vie, il y aura toujours des gens qui sont ou seront favorables, et d’autres pas… alors que la grande majorité du monde ignore notre existence même anyway, restons humble

peu importe qui l’on était, qui l’on est ou qui l’on sera, ça faisait, fait ou fera l’affaire des un(e)s et pas celle d’autres personnes…

et vice versa pour les autres… en effet, nous ne pouvons ni ne voulons acheter pas la salade du monde entier… on ne plait pas à tous ni toutes comme les autres ne nous plaisent pas tous ni toutes… alors vivre et laisser vivre disait le dicton ?

ceci est le cours normal des choses… on partage la route avec certain(e)s pendant un bout, puis à un moment donné, nos chemins se séparent… inévitablement… parfois cela est tout à fait naturel et ça coule de source pour les deux parties concernées, parfois cela est unidirectionnel et plus difficile quand ça se passe ainsi…

mais toujours et dans tous les cas, on ne peut que respecter la distance qui veut et doit se prendre et dire oui au risque de la liberté et de l’autonomie, autant pour soi que pour les autres…

même si on sait ceci, et cela, quand même parfois confrontant et dérangeant quand nos routes se séparent…

ces derniers temps, quelques relations de moyenne et longue date dans ma vie ont pris des tournants différents… quelques chemins auparavant communs et partagés se sont déployés vers des directions différentes et même opposés…

et cela est toujours questionnant, pas toujours facile… et souvent, un des réflexes dits normaux consiste à trouver des points négatifs aux autres pour justifier ces écarts de route qui se prennent… ou de se questionner soi-même… comme s’il y avait un problème à ce que nos routes divergent…

mais au fond, ainsi coule tout naturellement la grande rivière de la vie, ce long fleuve qui n’est pas toujours aussi tranquille que dans le film de ce nom…

car de toute façon, tous les cours d’eau rejoindront un jour la mer… tous et toutes la mère qui nous porte… et nous tous et toutes de gouttes dans ce océan de vie… et si on peut se rappeler ultimement que nous sommes davantage la mer que les petits cours d’eau séparés, cela peut aiguiller notre cours… et nous rassurer… car nous nous noierons éventuellement dans la grande marre…

pour utiliser une autre image issue de la nature, tout arbre développera inévitablement de nouvelles branches au cours de sa croissance, de nouvelles pousses, sinon il mourra… même les bonsaïs… et tout naturellement, l’arbre soutiendra ces nouvelles pousses, il les alimentera… il les encouragera à trouver leur voie vers les cieux…

pas besoin de tirer les autres vers le bas quand nos chemins doivent se séparer…

pas besoin non plus de se trouver des bibittes… ainsi va la vie…

on doit simplement trouver ses valeurs fondamentales et demeurer intègre… flexible, donc capable de s’adapter face au changement… et en même temps solide, capable de persévérer en ce que l’on croit et sent juste… et d’autre part, laisser aller les autres sur leur propre chemin…

si tout cela sonne beau et facile sur papier comme sur écran, toujours un peu ébranlant quand des chemins partagés avec des gens de qui nous nous sommes rapprochés sur une période importante divergent…

tout ce que l’on peut faire est de reconnaître ce que cela nous fait ressentir, d’exprimer sincèrement ce que l’on ressent, écouter ouvertement l’autre ou les autres personnes concernées, apprécier ce qui a été vécu et partagé, et continuer son chemin… et in God truster…

et parfois ces chemins se recroiseront, et parfois non… parfois qu’un besoin de distance temporaire, parfois des tournants de chemin permanents…

mais toujours faire porter l’attention sur la richesse de ce qui fut et qui n’est plus, et mettre l’emphase sur ce qui a utile et bénéfique… apprécier et remercier la moitié pleine de la tasse de thé qui fut partagée… apprécier le bout de chemin partagé pour ce que cela nous a apporté réciproquement, et continuer son chemin… sur le chemin du thé, ou autre…

car la tasse est toujours vide… et toujours remplissable par du nouveau, par du frais, par du chaud… thé veut dire…

qu’on la voit à moitié vide ou pleine notre tasse, au fond, l’idée est de toujours garder sa tasse vide et disponible, pour qu’elle demeure toujours prête pour ce qui veut se vivre dans la fraîcheur de l’instant, dans le vent…

allez, bonne tasse vide si vous êtes du coin, elle se remplira de neige pour le moment…

soyez béni(e)s

les dernières chroniques – 13/3/17

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traduction : à quiconque lit ces quelques lignes, j’espère et je prie pour que tout ce qui vous fait souffrir et/ou ce qui vous inquiètes s’allège et s’améliore… soyez béni(e)s

qu’il est bon de souhaiter le mieux et le meilleur à tous et toutes et chacun et chacune… soi-même inclus mais pas nécessairement en priorité, ni non plus obligatoirement davantage que les autres… car nous sommes tous et toutes dans le même bateau…

bon de souhaiter sincèrement le meilleur pour tout le monde, tous les êtres vivants, la planète incluse…

car chacun et chacune d’entre nous veut, désire et souhaite ce qui est le mieux pour soi-même… alors pourquoi ne pas allonger à tout le monde ?

mais quand on apprend que des millions de personnes sur la terre ne savent pas d’où viendra leur prochain repas et que nous faisons face à la plus grande crise humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale selon l’ONU, on peut bien souhaiter le mieux pour le monde, sauf qu’un moment donné il va falloir que nos actions suivent nos belles paroles…

car en tant que privilégié(e)s parmi les plus privilégié(e)s de la planète, facile de se contenter de beaux mots, de bene dictions… sauf que sans actions concrètes, les mots ne remplissent pas la panse… mais ça commence quand même pas de bonnes idées et de bons mots…

car on peut bien donner quelques dollars aux agences humanitaires, déjà un bon début, mais comment vraiment faire quelque chose pour que nos paroles se transforment en résultats concrets ? go figure…

alors sans faire dans l’absolu car le monde est si vaste, commençons par vous, toi, chaque personne qui lit ici comme le dit le dicton…

car soyons modestes chers et chères ami(e)s, limité aussi ce que l’on peut faire pour changer le monde… déjà beau et bon de souhaiter le mieux à tous et toutes… si on peut le faire et le vouloir sincèrement, déjà un bon modeste début…

le simple fait de souhaiter du beau, du bon, du juste et du bien à tous et toutes est déjà un antidote qui défait de nombreux noeuds… et en cette ère d’individualisme, déjà une bon pas sur la route de notre humanité… et le dicton souhaite que ls choses s’améliorent et non pas ne les règlent complètement… bon modeste début…

allez, bonne journée et bonne semaine à tous et toutes… en attendant la tempête…

et que tout ce qui vous fait souffrir et/ou ce qui vous inquiètes s’allège et s’améliore… soyez béni(e)s…

salut chair lecteurs/trices

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les dernières chroniques – 12/3/17

ce matin, après avoir perdu une heure encore dans le grand now here – mais on te retrouvera bien toi crée heure mystère et rieuse – envie de simplement dire salut et merci à mon monde…

alors salut et merci mon monde !

à vous qui me lisez rarement, parfois, une fois de temps en temps et particulièrement ceux et celles qui me lisez souvent, tout le temps, quotidiennement…

en fait, même vous qui ne me lisez jamais, je vous salue… and even you that don’t read french, good’day mates et ogendudesuka

certain(e)s d’entre vous sont en Indonésie ou en Asie, d’autres au Bici ou aux States, d’autres tout près d’ici, presque là… meus novos amigas e amigos no Brasil…  certain(e)s en Europe ou plus bas ou plus haut, d’autres ailleurs ou plus loin… quelques-un(e)s même nous rejoignent d’Afrique… la plupart encore vivant(e)s, mais quelques autres aussi de l’autre bord qui lisent autrement…

alors où que vous soyez, en corps ou en âme, on se retrouve toujours ici un moment donné… nous qui aimons les mots, mais aussi le silence, nous qui nous cachons derrière leurs jeux, nous qui glissons entre les lignes, se camouflant entre les idées et les concepts, mais jamais ne nous voilant l’âme ou ne nous fermant les yeux…  j’écris et vous lisez, je me dis et vous me recevez… mais comme moi c’est toi, alors vous écrivez et je vous lis aussi…

car certain(e)s d’entre vous m’envoyez parfois des commentaires, mais je ne réponds pas, ou du moins très très rarement… alors par la bouche de mon clavier, ce matin je fais contact… je vous dis que je vous sais ici, même si là-bas… car moi-même, toujours un peu là-bas aussi… ici mais toujours un peu ailleurs…

de par le vaste monde, via les ondes, nous entretenons un contact, une communication virtuelle mais tout de même bien réelle… la preuve ? nous sommes encore ici… en chair et en post…

car virtuelle la relation mais bien réelle…

on peut dire que les chances statistiques que vous tombiez sur ces mots sont moins que probables… mais tout de même, vous y êtes, et moi aussi… alors nous y sommes… nous y voilà… encore une fois, connectés, par le biais de ces mots… que quelques personnes sur ces presque 8 milliards… quand même… rare comme connexion non ?

alors puisque si rare et précieuse notre relation, je tiens à la souligner car nous l’entretenons, nous la maintenons, nous la nourrissons… et à vous remercier…

moi, en envoyant mes ptits mots ou proverbes en pâté chinois qui ne veulent rien dire de particulier, ou rien du tout, et vous qui les recevez et les comprenez ou pas mais surtout ne les prenez pas pour du cash… car je joue à cache cache avec vous derrière mes mots… ces mots, vous les sentez et les appréciez, et moi, ça me donne envie de continuer… de tisser des liens, de tendre des perches pour que les saisissiez… pour qu’on sente la présence de l’un et l’une comme de l’autre… vous et moi, guiliguili…

alors au re plaisir de laisser mes doigts retoucher vos yeux puis vos âmes… car âme à âme cette connexion…

tchin tchin…

canta com muito amor – so much amor

les dernières chroniques – 9/3/17

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gros ptit coming out pour moi ce matin… ouf que c’est énervant de se montrer dans ses plus intimes retranchements… car je me sens pas mal nu ce matin, une chance que mon écran me cache la face et l’âme… car rouge rouge suis-je ce matin…

comme je disais à mes tout débuts simili artistiques, on peut bullshitter quand on parle et se cacher derrière ses beaux mots, mais jamais quand on chante et qu’on joue…

ça fait quelques années que je gratte la guitare et étire dans tous les sens mes cordes vocales encore souvent tremblotantes et pas tout à fait toujours certaines d’elles-mêmes, ces cordes tout de même courageuses et audacieuses

la plupart du temps, je passe à l’acte soit en solo, dans le confort de mon foyer, avec ma belle et son piano, ou avec quelques ami(e)s, ou encore en semi public dans des contextes de méditation et d’introspection, contextes privilégiés avec une «clientèle captive»… en groupes assez toujours réduits…

mais ce matin, je sors de mon confort et de mon home… et poste mes essais audios sur mon blogue… out there

car lors de mon récent passage au Brésil, il s’est passé quelque chose… comme un shift… la musique m’a tassé du chemin…

dans notre milieu, on ne compose pas de chansons, on les reçoit… et en fait, les chansons ne sont pas des chansons, ce sont des hymnes… et l’ensemble de ces hymnes se nomme un hinario…

alors ce matin, trève de mots et de plaisanteries, grève de mots et place è la musique… car je ne veux pas me cacher derrière rien d’autre que ma musique… avec humilité, avec une ptite gêne même… mais tiens je peux toujours me cacher derrière mon écran, dans ma forêt…

ces 40 quelques hymnes ont été enregistrés d’une traite, en quelques heures dans un petit studio dans les montagnes d’Alto Paraïso… un premier jet… a one take shot… avec quelques trébuchages… mais je les sors tout de même… advienne que pourra… et que sera sera… voici mon tralala…

ces hymnes seront épurés, raffinés, fignolés car j’y ai déjà entendu le piano de ma belle les accompagner et ce fut très beau et nettement plus riche… j’y entend aussi dans ma tête le violon de mon amie Vidrohi, de même que la fine guitare de mon ami Jim pour y ajouter de la dentelle… sans compter que plusieurs de ces hymnes demandent des percussions, que dis-je ils l’exigent… alors percussions il y aura…

qu’un début ces quelques hymnes… à suivre… merci de m’entendre… et de peut-être m’écouter…

et si vous écoutez et aimez, merci de me laisser savoir lesquelles devraient être choisies si éventuellement un projet musical plus développé devait éventuellement voir le jour…

ici-bas, un lien vers le plus récent hinario, Luz Azul, 21 hymnes (surtout en portugais et quelques-uns en anglais) reçus en un mois lors de mon passage au Brésil en début d’année 2017…

https://atidion.com/hinarios/luz-azul/

et en cliquant sur l’onglet HINARIOS, vous aurez accès à l’autre hinario Osho Daime si vous en voulez plus, des hymnes reçus depuis quelques années ici au Québec…

mon mur du son (avec mes premiers essais musicaux)
https://soundcloud.com/atidion

et finalement, notre passage live au Brésil en janvier
https://drive.google.com/open?id=0B-n1d5HNlksDcmU0Ynd4TDhDY1E

et of course, vous n’avez rien à acheter

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car je n’ai rien à vendre, mais j’ai tout donné ce que j’ai… jusqu’à maintenant…

alors à suivre, mais surtout à écouter…

never mind

les dernières chroniques – 7/3/17

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j’ai toujours été captivé par le mental… ou ce que l’on nomme en anglais the mind

nous, les frenchies, n’avons même pas un nom propre pour cette bibitte qui nous roule en tête sans arrêt, même la nuit quand on dort…

pour certain(e)s, c’est l’esprit, pour d’autres c’est le cerveau… pour d’autres encore, c’est la petite souris qui tourne sans cesse dans sa cage, cette cage se trouvant dans notre tête évidemment…

mais peu importe le nom qu’on lui donne, tout le monde en a un de ces minds… à part quelques personnes qui sont out of their mind

mais qu’est-ce que ce foutu mental ?

après 35 ans de méditation à me retrouver enfoui in and out  dans un puits d’idées roulant en cercle assez vicieux, à watcher la patente sous tous les angles, je ne peux encore dire…

dans l’article indiqué plus bas, qui réfère à un livre sur la question si le mind vous intéresse – moi si –  on définit ainsi ce cher mental :

… processus émergent et auto-organisationnel, autant incarné que relationnel, qui régit l’énergie et le flot d’information en nous et entre nous… 

intéressant… c’est ce qui m’a convaincu d’acheter le livre de Mr Siegel…

le terme auto-organisationnel a suscité mon attention… un peu ce que fait le mind… il auto-organise le monde… le crée et le recrée…

le mind est une obsession pour moi depuis mes premières expériences de LSD à l’âge de 12 ans… car ce fut la première que j’en suis sorti… sorti du mien en tous cas pour plonger dans le grand mind du monde entier…

mais n’ayez crainte, j’y retourne constamment dans mon ptit mind à moi… à ma grande déception, sinon mon grand désespoir par moments… car même si le mind est inévitable, le mind peut être si cruel…

par son activité incessante, le mind questionne, titille, passionne, met le feu au cu… rieux contenu qu’il contient…

en même temps, il fatigue, rend fou, nous fait faire le tour de plusieurs mondes pendant que notre corps reste bien tranquille ici… il est sur le shift de nuit comme sur celui de jour, et on and on, même quand nous sommes en vacances… mais no vacancy dans le foutu bordel du mind…

à peu près impossible de mettre son mind à off… surtout si et quand on le veut… car si le mind est jamais – ou rarement – off…  tough tough le mind… comme un gros rhume de cerveau… rude le cerveau… et si fragile…

non semblerait que le mind ne soit pas que le cerveau, mais il y serait lié.. la seule chose qu’on peut faire avec son propre mind est de l’observer… car ce n’est pas le mind qui s’observe lui-même… quoi alors ? never mind… et salut Big Brother…

le mind est en quelque sorte une sorte de boîte à idées, idées qui défilent sans cesse, sans lien les unes après les autres, ni toujours de liens très logique entre elles…

le mind est un peu comme un écran de cinéma sur lequel on projette toutes sortes de films les plus hétéroclites et loufoques les uns que les autres… en fait, le mind est un immense festival de cinéma multi-disciplinaire…

documentaire ou science-fiction ? allez savoir…

mais ce que l’on ne veut surtout pas est que les autres sachent ce qui roule dans le nôtre… car cela serait plutôt gênant… pas pour rien que les psys sont souvent les plus fols… à force de fouiller dans le mind de tout un chacun et chacune… contagieux le mind ? I read your mind…

fouille-moé me dit mon mind… never mind lui-répondis-je… just watch me alors…

aho ho ho my mind

à suivre…

 

https://qz.com/866352/scientists-say-your-mind-isnt-confined-to-your-brain-or-even-your-body/

servir la vie

art-by-mark-goldingArt By Mark Golding

• o cronica número trinta et novo

salut lecteur/trice…

ceci sera la dernière chronique officiellement inspirado pelo Brasil… quoi que le Brésil nous inspire toute la vie quand on tombe en amour avec elle (car même si on dit le, le Brésil est clairement une femme à mon coeur)…

après 2 semaines, le retour à la vie ici se concrétise et prends racine dans la neige de nouveau… you’re back man.. faut dire qu’un mercure de moins 20 degrés celsius aide grandement à réintégrer son corps nordique…

ces jours-ci, beaucoup d’enjeux autour des relations pour moi… de multiples situations pour demeurer intègre, pour suivre ce que je sens, pour suivre le coeur… même si cela va à l’encontre des attentes et désirs de certain(e)s…

depuis quelques mois, beaucoup d’interactions dans ma vie, moi qui suis davantage un hermite de fond de rang depuis quelques années… en général, j’aime les gens mais leur compagnie ne manque pas quand je suis seul… car la vie est si pleine…

y a ma belle et sa petite qui occupent un coin particulier de mon coeur mais elles seront on the road pour un bout… j’irai les rejoindre un peu plus tard, je vous en reparle de là-bas…

mais en général, j’aime la solitude…

et j’aime faire les choses avec un certain standard de qualité alors pas prêt à baisser la barre…  rien à vendre alors…

i25
je vous laisse votre liberté…

alors aujourd’hui on chantera à l’Aiglise mais il manquera quelques personnes… qui voulaient certaines choses, qui voulaient que les choses aillent à leur façon au détriment du besoin du plus grand nombre… sorry friends…

prêt à me tenir seul, mais debout puisqu’il le faut… pour préserver certaines convictions que je considère non négociables… voilà… rien contre vous…

alors pour cette dernière cronica brasileira, en prime, une prière amérindienne, et en anglais, qui résume bien ce que je veux dire, juste ici, profundo em meu coraçao

on se revoit ici, du froid à l’extérieur, mais de l’amour plein le coeur…

Great Spirit,
Grandfathers.
Look down upon me,
your student,
for I am humble
before you.
I seek your guidance
so that I
may walk forever
in a proud manner
before you.

Great Spirit,
Grandmothers
You gave me
the Breath of Life
so that I could live
with dignity and pride;
to always know
and understand
life is a Journey
that All life
created on this earth is a Journey;
that all Life was given
the choice of paths leading back to you.

Great Spirit,
Grandfathers
let my heart,
soul and mind
be always strong with your
Wisdom, Knowledge
and Understanding
hear my words
and open
my eyes to always
see all that
is good around me,
all that you have given me.

Great Spirit,
Grandmothers
guide my thoughts
of wisdom,
so that I may always open my ears
and hear all that is good
around me.
I am humble
before you.
I seek the strength
to continue on this path
that I travel for you
in a most Sacred manner.

Great Spirit,
Grandfathers
hear my words.
Please know and understand
That in a most Sacred manner
I honor and respect
the life you have put before me,
the Gift of strength
to forever continue
upon your Sacred path.

Great Spirit,
Grandmothers
upon the Four Winds:
Truth, Introspection,
Wisdom & Vision
are your teaching words.
They come from the
Heart, soul and mind:
Love, Joy and Perfection.
These Words I send to you
in a Sacred manner.

Great Spirit,
Grandfathers
let all of your Wisdom,
Knowledge and Understanding
be my strength
to continue on this path
I travel on before you.

To always walk softly,
now and forever…

  • K. Blackeagle

Felicidade

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• o cronica número trinta et seis

je suis en amour… avec le Brésil, avec ma belle et sa petite, avec ma maison, avec la vie en général…

en amour aussi ces jours-ci avec la musique, la musique en général, celle qui sort de mes doigts, mais avec de la nouvelle musique aussi… du Brésil évidemment… de la musique sacrée, de la musique de cérémonie, de la musique magique…

de la musique et des mots reçus par Flavio Passos et jouée par certains de ses ami(e)s et comparses… divin…

on dit que la musique adoucit les moeurs, jamais trop su ce que ça voulait dire… mais je sais par contre que la musique contourne le mental pour atteindre directement le coeur, ça touche le mou straight dans l’âme…

alors au lieu des mots ce matin, envie de partager ma musique du moment…

pour entendre 5 chansons ici…
http://encantodafloresta.com.br/index.php/hinario-felicidade/

et pour en savoir plus sur cet album:
http://en.felicidade.art.br/