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hiosoixante-troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 30/1

comme ma tentative précédente ne me parlait pas vraiment – celle de la belle fille qui dormait dans l’entre-page du livre – ou peut-être que je n’étais tout simplement pas dans le bon livre pour tourner la page, j’ai donc essayé quelques livres différents… le tout accompagné de photos pour vous prouver le sérieux de ma démarche…

comme vous pouvez le constater, différentes possibilités s’ouvrent à moi… wow, que de potentielles pages à tourner… pas besoin de vous dire que j’en ai vu de toutes les couleurs… le constat qui s’impose pour le moment est que ce n’est pas dans les livres que je trouverai ce que je cherche… d’ailleurs est-ce que je cherche quelque chose ? suffit peut-être simplement de me laisser trouver ? donc arrêter, rester immobile et attendre… se laisser trouver par la suite des choses…

alors si page à tourner il y a, la page à tourner me semble ailleurs… pour aujourd’hui, on ouvre le livre de chants et on se lâche lousse dans les notes, vraies et fausses… envolée lyrique, on pousse la note pour inviter un air inconnu… tourner la plage musicale… tuner l’instrument… faire tourner les multiples possibilités dans la tête…

tourner la page et ouvrir la notation… bienvenue sur cette nouvelle gamme de possibilités pour vous aussi…

photo : High Intelligence Office

oups ! désolé de vous réveiller… rendormez-vous…

MADE IN HUMANITY's photo.soixante-deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 30/1

la citation de la dernière chronique s’avère vraie finalement… la vie est vraiment semblable à un livre… je tourne la page et voici ce que je trouve… ce qui n’est pourtant clairement pas ce que je cherche… mais ouvert au changement le chroniqueur… prochain chapitre…

hum, drôle de trouvaille… pourtant je ne cherche vraiment pas une femme dans un livre en ce moment de vie précis… ni quelqu’un d’autre d’ailleurs, ni dans un livre, ni ailleurs… ce n’est que moi que je cherche, le chro’ se cherche, se recherche… enquête de lui-même, qu’en quête de lui-même…

en quête de paix, d’aisance en soi, avec son soi, son ptit soi juste à lui… sans son soi…prêt à tourner la page, et prêt à n’importe quoi… prêt à se laisser montrer la voie par la vie… une voie royale, une voie lactée… soif d’étoiles dans les yeux…

j’ouvre sur une nouvelle page et que trouve-je ? une femme qui se cache entre deux pages… c’est ce qui se cache entre mes mots ? c’est une femme qui dort dans mes yeux ? qui se berce de mes mots doux ? qui se repose en ma prose et se love dans sa robe… j’aurais pu choisir de tourner une autre page mais c’est celle-ci qui se présente à moi… à suivre… ou pas…

cette image me dit-elle que je dois laisser tomber les livres de fiction ? que ce que je cherche ne se trouve pas dehors de moi ? si ce que je cherche n’est pas dans un livre, ni déjà écrit, alors quoi ? où ? comment ? ce que je cherche est peut-être dans l’écriture même du livre encore à écrire… à moi d’inventer l’histoire, de créer le prochain chapitre… à moi de tourner la page… et d’inventer quelque chose que je ne connais pas encore…

à moi de tourner des pages blanches et de les remplir… à moi de tisser la trame du nouvel épisode, d’élaborer le nouveau scénario… écrire une histoire que je ne connais pas encore… histoire à inventer… histoire pas encore inventée… histoire éventée…

eh oui ! peut-être qu’une partie de moi cherche encore en quelqu’une d’autre la paix et la plénitude… vieux restants de rêves du roméo qui cherche sa juliette ? pour vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants… non définitivement, ce bout du rêve est complété… check… prochain chapitre ?

alors monsieur psy, qu’est-ce que ce message ? un vieux reste de quête de quelqu’une, de quelque chose, d’autre chose ? encore en dehors de moi la quête ? la romantique conquête… ou la quête du con… oh con traire, un message indiquant clairement que je ne pense pas être capable de trouver en moi-même, par moi-même, cette plénitude ? pourtant, la quête ne concerne que du près de moi, que du dedans, du prêt-à-porter… non, pas en dehors de moi ce que je cherche, ni ailleurs… que fermer les yeux et plonger dans le grand livre de la vie…

car ça ne peut commencer et finir qu’en moi cette prochaine quête… qu’en moi donc le prochain chapitre, qu’en moi que ne se peut s’écrire la prochaine page… s’écrire soi-même, se lire aussi… s’inventer, se décoder, se livrer, s’afficher, se bouquiner, s’iIlustrer… se mystifier…

se vivre soi-même comme une grande bande dessinée, comme un conte fantastique, comme un livre d’aventure, comme un roman ésotérico-mystique, comme un guide de voyage, comme un album photo… donc tourner la page sur un éventuel possible, sur un tout inclus, sur un tout à faire et à inventer..

alors ami(e)s lecteurs/trices, je vous souhaite à vous aussi une nouvelle page blanche où tout est à faire, où tout est possible, où tout est à écrire et à inventer… et SVP ne vous limitez pas dans vos fantasmes car sky is the limit…

photo : made in humanity

tournée la page

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soixante-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 29/1

traduction maison : le vie est semblable à un livre… certains chapitres sont tristes, d’autres heureux et d’autres excitants, mais si tu ne tournes jamais la page, tu ne sauras jamais ce que le chapitre suivant te réserve…

OK je tourne la page… assez relu ce chapitre-ci… je veux connaître le prochain… chapitre… that’s it ! ready le chroniqueur… écrire le prochain chapitre…

vous savez – si vous me lisez depuis un bout de temps – que je sors d’une période de quelques années troubles, années de bouillonnement extérieur et intérieur, grosse passe passe de transition le chro’ (c’est moi ça), avec en particulier, les derniers mois qui ont marqué la coupure d’avec une personne qui a été importante pour moi au cours des dernières années… une personne qui m’a accompagnée dans cette grande transition…

mais aujourd’hui, that’s it, envie forte et besoin incontournable de passer à autre chose… on tourne la page… même livre mais nouveau chapitre…

………………….

la vie est étrange… nous sommes quelques heures plus tard… juste après que j’aie tapé le mot chapitre… ci-haut avant les …………………., la personne dont il est question dans le premier paragraphe a téléphoné… première fois depuis trois mois qu’on se parlait, suite à une rupture un peu rock n roll… conversation suivie d’une marche avec latika pour laisser s’installer… un contact important qui a contribué à rétablir les ponts vers une peut-être amitié possible… yé…

alors back to the chronique

qu’est-ce que je disais donc ? ah oui, je disais justement qu’il est temps passer à autre chose… je suis prêt à me faire surprendre par la vie… ou à recevoir de bonnes idées du créateur… praise the lord… prêt à écrire davantage, à faire davantage, avec davantage de monde si la vie veut ça… OK la vie j’suis prêt…

donc continuer la route, le coeur plus léger, délesté du poids du passé, tout en conservant un doux souvenir de ces belles expériences vécues… et les intégrer, les assembler, les laisser se transformer, les faire devenir qui l’on est, qui l’on devient… la somme de ces expériences… nous sommes la somme de nos expériences… et de la qualité de leur transformation…

alors on se lèche l’index, on prend le coin du bas de la page et on invite la suite, on tourne la page non pas sur quelque chose, mais vers quelque chose… du nouveau, de l’imprévu et de l’imprévisible, du haut et beau, du rough et bas… tout ce que l’on veut, ou rien de cela… et de tout ce dont on a besoin… mais sait-on seulement de quoi on a besoin ? pas toujours ce qu’on veut…

on tourne la page mais lentement, on fait durer le plaisir… foreplay littéraires… on s’excite le lecteur intérieur… on coince le coin de la page entre ses doigts et on le garde là un bout de temps… aussi longtemps que l’on peut tougher… trouvez pas vous aussi que c’est meilleur avant que pendant ? parce que dès que ça a commencé, ça commence à finir, ça va vers la fin… avant c’est juste avant… pis excitant…

donc sur le bord de tourner la page, mais on choisit de faire durer le plaisir OK ?

on donne le temps au temps de nous amener ce qui est le plus juste possible… just in time… la bonne place au bon moment… comme s’il pouvait y avoir une bonne place au mauvais moment, une mauvaise place au bon moment ou pire de pire, une mauvaise place au mauvais moment… comme si ça pouvait être possible…  la vie serait ben mal faite 😉

mais j’pense pas que ça soit le cas…

leçon de vie # 3765926 : si une lumière clignote sur votre auto, écoutez-là…

partager partager…

150083_455195531202565_1878736257_nsoixantième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 29/1

traduction maison : une personne réellement vivante partage constamment son énergie – ou quoi qu’elle ait – parce qu’elle sait que plus on partage, plus on en a… – Osho

alors en voici des mots, des chroniques, des idées, des pensées, des émotions, des croyances (quoi que j’en ai de moins en moins de celles-ci)… je vous partage tout car si je comprends bien Osho, plus on partage, plus on en a… en j’en veux… alors partager, partager… qui l’on est… quoi d’autre à faire…

se partager soi-même, se couper en ptits morceaux… partager qui l’on est, partager ce que l’on a… partager des mots, des chroniques, partager des ptits riens, partager des gros mots… prendre un tout, faire des parts et partager… donner donner…

donner ce que l’on a, ce que l’on a pas encore, ce que l’on aime et ce que l’on ne veut plus, pour que ça circule, pour que ça coule, pour que ça parte et que ça revienne… ou pas… mais tout pour que le flow soit fluide…

partager, donner, laisser aller, abandonner, reprendre, garder, ouvrir les mains… et oush… la vie continue…

alors chers ami(e)s, ces quelques mots vite vite avant de partir pour le garage pour chercher mon auto… ah oui, j’avais oublié de vous dire: c’est le moteur qui a sauté l’autre jour… alors quelques milliers de dollars à partager avec mon garagiste… faut que ça coule, faut que ça flow… car on veut rester réellement vivant(e) right ?

dire oui à tout ce que la vie nous amène…

Lion's Den Ucinquante-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 28/1

suite chronique, mini chronique, une autre chronique tout de suite… vite vite vite… back à back, dos à dos… une chronique qui fait suite au texte de l’image de la chronique précédente… un 2 pour 1… when the shit van hit the wall…

une chronique vite vite pour simplement nous rappeler qu’on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, nenni sur ce qu’elle va nous apporter la vie… inconnu le destin… mystérieux le karma…

tant mieux, sinon ça serait parfois trop décourageant… on est mieux de ne pas savoir… comme ça on continue son chemin et quand la m…. arrivera – si elle a à arriver – on flushera  alors… en attendant, on peut simplement apprécier le moment… et peut-être qu’aucune m…. il n’y aura… qui sait ?

ainsi sera-t-il…

Les citations sont à la pensée ce que le prêt-à-porter est au sur-mesure

408391_494850043891779_1358662561_ncinquante-huitième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 28/1

la citation du titre : Pierre-Alain Goualch, Rémi Vignolo et André Ceccarelli… ça doit quand même pas être évident de trouver une citation à trois ! mais elle sonne tellement juste…

sincèrement, vous, en avez-vous assez parfois des citations ? moi, vient toujours un temps où le disque dur me sature… j’peux pus en prendre… ça rentre plus… genre now… indigestion de trop de beaux mots sucrés qui ne veulent pas toujours dire quelque chose de concret… mais qui souvent nous donne l’impression que l’on sait…

mais je dois avouer que j’aime bien celle qui accompagne ce texte… enfin quelque chose de clair et direct… pas de fioritures, straight to the point… peut-être que demain ça ira mieux mais aujourd’hui ma vie c’est d’la marde… faut juste flusher… 

de nos jours, avec la vitesse et le zapzap des médias sôciaux, on fonctionne beaucoup à coup de citations…  moi le premier… vous la/le deuxième… à coup de formules choc aussi… short and sweet… drôle et twisté… genre : shit happens, flush and move on… 1-2-3… user friendly… on passe au prochain appel…

on surfe facebook, on enregistre les citations l’une après l’autre, en fait, on ne les enregistre pas vraiment, on se les imprime sur notre disque dur interne et parfois on s’en souvient, parfois pas… mais la plupart du temps c’est pas intégré… faut faire un effort pour se rappeler… qu’est-ce que j’ai lu donc ?

on emprunte quelques mots l’un, quelques mots à l’autre et on se bâtit une philosophie sur mesure… un ramassis de mots sortis de leur contexte… let’s go, on discute

rumi est l’un des ceux utilisés le plus fréquemment… et ses mots portent… les mots d’osho passent bien aussi, same same pour einstein… même charlie chaplin en a sorti quelques bonnes – quand il parlait…

mais les citations sont tricky… une éducation continue, un suivi de l’actualité… telle que celle que l’on acquiert via facebook notamment, tissée à base de citations, de photos et textes ou de courts mots d’esprit, ça rassure l’intellect mais ça ne comble pas vraiment la faim, ni ne sustente vraiment l’âme… ce sont comme les big mac de la littérature… on se sent bourrés mais on a encore faim après le lunch…

on fait ainsi le plein de sagesse, mais une sorte de sagesse vide, un enrobage de sagesse… des idées en pain blanc weston… des cream puffs qui font engraisser sans vraiment nourrir… une sagesse propre, logique, witty et smart, mais une sagesse qui ne rentre pas vraiment en nous… on dirait qu’elle reste sur le bureau, elle ne se rend pas jusque dans la mémoire vive, ni sur le disque dur…

personnellement, à force de lire des citations smart, de sages et de maître, je pense que j’acquiert de la sagesse mais en fait, je ne gobe que l’enveloppe, pas son contenu… donc je lis et je pense savoir mais ce n’est pas vraiment mon expérience qui grandit… je lis, donc je pense que je sais… un tel a dit, l’autre affirme que… bla bla bla…

et souvent, je doute à savoir si le fait d’acquérir autant de sagesse empruntée via les citations des autres m’aide davantage que ça me nuit ?

je parle en je ici, mais je pourrais aussi parler en nous hein ? sauf que ça rentrerait moins, vous résisteriez… alors je parle pour moi, mais comme on se ressemble…

« Se méfier des penseurs dont l’esprit ne fonctionne qu’à partir d’une citation. »
– 
Emil Michel Cioran
en voici un chapelet d’autres… pour vous rendre plus sage…
« A elle seule, la vie est une citation. » – Jorge Luis Borges

« C’est une bonne chose pour un homme peu cultivé de lire des dictionnaires de citations. »
– Winston Churchill

« Cette manie qu’a Shakespeare d’écrire à coup de citations. Et, de plus, archi connues. »
– Claude Roy

« Citation: Répétition erronée d’une déclaration d’autrui. Extrait repris avec des erreurs. »
– Ambrose Bierce« Il est une bonne chose de lire des livres de citations, car les citations lorsqu’elles sont gravées dans la mémoire vous donnent de bonnes pensées. » – Winston Churchill

« Je répugne à me lire dans les citations. » – Pierre Jean Jouve

« La citation classique est le mot de passe des lettrés. » – Samuel Johnson

« La sagesse des sages et l’expérience des âges sont perpétuées par les citations. »
– Benjamin Disraeli

« Le langage est un ensemble de citations. » – Jorge Luis Borges

« Le moyen infaillible de rajeunir une citation est de la faire exacte. » – Emile Faguet

citations tirées de l’internaute, d’autres ici : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/citation/citation/2/

aigre-doux

În Culise Teatru Pub's photo.cinquante-septième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 28/1

traduction maison : alors ceci est ma vie… et je veux vous laisser savoir que je suis heureux et triste en même temps, et que j’essaie de comprendre comment cela est possible…

je sais, je sais, je vous ai fait faux bond hier… je me suis fait agace chronique… première fois cette année que je sautais une journée… ça prend toujours une première fois… toujours un ptit kick la première fois… mais voilà fantasme réalisé… alors me revoici…

bonheur et malheur, joie et tristesse… ange et démon… noir et blanc… doute et certitude… tout co-existe, la vie et son contraire, le vide est dans tout, le rien est plein de vie… dualité et/ou co-existence ? inclusion ou exclusion ?

les rêves et cette réalité… contradictoires ou complémentaires ? enligner sa vie à partir de ses rêves, de ses intuitions, de ses visions ? possible ? ou rêver à partir de l’ordinaire de sa vie ? et utiliser ces inspirations comme moteur… mais quel est le sens de la vie si on ne va nulle part ?

vous voyez, de grandes questions existentielles ce matin dans la ptite caboche du chroniqueur… de grands questionnements, des réflexions volages et des pensées sans queue ni tête…

en processus d’apprentissage d’une réalité sans projets d’avenir, sans route qui se déploie clairement devant moi, je tente d’apprivoiser un quotidien qui ne va nulle part… un quotidien qui ne veut et ne peut qu’être ici, présent, immobile, mais non stagnant… en mouvement, sur place…

apprenant à apprécier la simple présence du moment, à goûter à la beauté du temps qui ne passe pas, ou du moins si lentement qu’il semble faire du sur place lui aussi tout comme moi, me branchant au calme de la forêt environnante, et m’accordant sur ma propre présence pleine de mouvements qui semblent parfois contradictoires, je découvre un espace de glace et place… espace de glace quant aux actions à mettre en place, espace spacieux en mon for intérieur…

quand soudainement on n’avance pas, qu’on avance plus, on en arrive à se devancer parfois soi-même… on va plus vite que soi car tellement habitué d’avancer, d’aller à quelque part et vite à part de ça… mais pour le moment, stanby… au neutre le chroniqueur… ici, wo beck !

donc chronique sans queue ni tête… chronique de petit lundi matin chronique, début de semaine qui divague, chronique qui fait du sur place… une chronique de plus en arrière de la cravate pour vous et vous voyez ? vous n’êtes pas rendu(e)s ailleurs… qu’ici… vous avez lu et n’avez rien appris…

donc je vous offre cette chronique qui ne vous apporte rien d’autre qu’un petit moment passé en votre – bonne ? – compagnie… et un peu en la mienne… une chronique de mots vides et pleins, de mots de bonheur et de tristesse en même temps… une chronique pleine de rien, vide de tout, une anachronique chronique…

mes mots pour rien, car c’est tout ce que j’ai… mes mots pour vous, car c’est vous qui lisez…

sioux où ?

photo: În Culise Teatru Pub

3 ou 4 ? 6 ou 9 ? 3 et 4, 6 et 9…

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HIO(*&)cinquante-sixième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 26/1

bla bla vérités, mensonges, différentes perceptions, réalités variables et autres nuances de l’entre deux…

finalement, on ne voit que soi…as above, so below, as inside outside…

perceptions perceptions… la vie la vie… différents angles de vie et de vue…

tout dépend d’où on se tient… de ce qu’on regarde… d’où l’on vient… de ce que l’on croit… de ce que l’on veut voir… entre autres choses…

il n’y a pas une réalité, il y a des réalités… pas une vérité, des vérités… pas une vie, des vies… et versa…

noir ou blanc la vie ? que du gris, que du gris mes ami(e)s…

tout n’est que question de perception, question de point de vue… de perspective… je vois principalement ce que je suis… l’oeil de dieu ? mon oeil… je vois la poutre dans mon oeil, dieu dans mon oeil…

qui a tort ? qui a raison ? ni un, ni l’autre, et les deux en même temps… tout le temps, jamais… pour toujours et à tout jamais…

alors 3 ou 4 ? 6 ou 9 ?

3 et 4, 6 et 9…

la poule et l’oeuf…

cot cot cot…

être tu seul(e)

minsfulmusclecinquante-quatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 26/1

traduction maison: être capable d’être seul(e) est fondamental dans l’art d’aimer… quand on est bien seul(e) avec soi-même, on peut alors être avec les autres sans qu’ils ne constituent une forme de fuite…

si vous lisez ces mots depuis un certain temps, vous savez que l’apprentissage de la solitude est un thème récurrent pour le chroniqueur… la leçon de vie de la dernière année… l’enjeu personnel numéro un à apprivoiser… LA leçon du moment… et des nombreux avant lui… et possiblement des quelques prochains à venir…

avoir fait le choix de vivre seul en forêt, à quelques kilomètres du village, sur une route peu fréquentée – métaphoriquement et littéralement – tout particulièrement en hiver, constitue une inévitable et nécessaire rencontre avec soi… même si pas toujours évidente… certainement pas évitante…

plusieurs grosses faces de monstre se révèlent à nous en cours de route… tous les démons doivent être rencontrés… un jour ou l’autre, particulièrement lors des nuits de pleine lune plus éveillantes… allo toi…

je revoies encore ma tante, décédée il y a quelques jours, lors de ma visite la semaine dernière et je conserve cette image claire que l’on doit vraiment devenir son meilleur ami pendant qu’on vit car la mort nous rappellera à l’ordre éventuellement… tôt ou tard… inévitablement, on se retrouvera seul(e) avec soi comme miroir… aussi bien le voir…

pour avoir vécu en famille et/ou en commune, donc entouré, toute ma vie, je comprends que cette leçon de vie est difficile à acquérir lorsque l’on élève une famille… car ce n’est pas nécessairement la tâche primordiale du moment… dans notre première moitié de vie (grosso modo), l’enjeu est davantage d’apprendre à gagner sa vie, subvenir aux besoins de nos bien-aimé(e)s, communiquer clairement, donner et recevoir l’amour, bref bouger en groupe…

puis lorsque la famille a grandi, lorsque le groupe autour a fondu, revient alors le temps de revenir à soi… et alors, beaucoup de temps pour ça… tout le temps que pour cela… si on le veut… si on le peut… sans faux fuyant, sans se divertir de soi-même… mais certain(e)s ne feront jamais ce choix de leur vivant… peu importe, votre chemin est votre chemin… et la mort nous ramènera à soi… et à la maison…

pour vivre seul depuis quelques années, sans relation amoureuse au cours la dernière et ne voyant volontairement que très peu de gens ici dans mon fond de rang, j’ai fait un face à face avec moi… et depuis je recolle mes morceaux… et je vous dis qu’il y a du monde là m’ssieurs dames… y a du monde à la messe… mais si, beaucoup…

en fait, je dis que je recolle les morceaux mais il serait plus juste de dire que je me déleste de plusieurs des morceaux que je croyais être… ces vieux morceaux de robot que je n’ai pas envie de reprendre ni plus envie de traîner… j’aime bien qu’il m’en manque des bouts… en fait, je suis prêt à dropper tout ce que je croyais être et qui n’est plus, ce qui ne sert plus… ce qui n’a plus raison d’être… miroir miroir, dis moi qui je ne suis plus…

mais pour ça, faut se regarder dans le miroir en question, faut oser se regarder les yeux dans les yeux dans le miroir, et fixer assez longtemps… surtout quand le visage qui apparait n’est pas le plus beau, ni celui qu’on croyait avoir… ou celui qu’on voudrait voir… visage à deux faces, visage à mille faces… à voir, face à face à face… drett dans l’dash… se passer soi-même la face au cash…

moment ultime, moment intime… se dévoiler à soi-même… laisser tomber les autres pour un moment et oser se rencontrer, dans toutes ses faces et ses facettes, dans toutes ses ombres et ses planètes… se regarder dans les yeux… les yeux ouverts, les yeux fermés… se voir en pleine face… se dé/voiler, à bas les masques, tous voiles levés, un après l’autre, et dé/couvrir son visage originel…

ah ! c’est toi ça ? welcome home !

et pour votre plaisir :  http://www.youtube.com/watch?v=AyUp1rnv7rY

The Idealist

(………………………..)

memoriesofthesoulcinquante-troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 25/1

traduction maison: commencez à écouter les espaces de silence entre vos pensées et appréciez la source de paix contenue en ceux-ci…

après la beauté, le silence… froid, glacial, crispy…

que de mouvements en ce menu mental… monumental mécanisme de rumination et de boucles… sans cesse, les pensées viennent, les pensées vont… et surtout reviennent incessamment… que les regarder, les reconnaître, les assumer, les observer, zooop… et une fois de temps en temps partir avec, et se perdre dedans, pour un moment ou deux, ou plus… et revenir, toujours revenir… à la respiration, aux sensations, flux, flow… good morning…

incessant mouvement d’aller retour dans l’univers des pensées… impossible de s’en sortir, autrement qu’en rentrant dedans, s’y glissant, pour parfois s’y perdre, se noyer et être submergé(e) de pensées et émerger, surfer et flotter sur les vagues de silence… celui de la forêt, celui du vide, celui en soi…

quel voyage d’exploration que cette perpétuelle quête de soi, quête de rien, une introspection chirurgicale… le chemin de la méditation qui consiste à suivre les pensées jusqu’à leur source… d’où l’on vient, où l’on va… ici, maintenant, tout simplement…

et chercher cette immensité en soi, un univers qui se révèle dès que l’on ferme les yeux… vaste, abyssal, vertigineux, plus rien à quoi tenir ou se retenir… que se laisser porter… dès que l’on ferme les portes visuelles et que l’on plonge en soi… bienvenue le monde…

la chose la plus simple au monde, soit simplement être présent(e) à soi, au monde, constitue aussi l’activité – ou non-activité – la plus délicate, la plus ardue, la plus demandante… rester présent(e), être, ne rien faire d’autre qu’être… et ne rien être… pourtant… simple et si complexe… comme marcher sur un fil de fer… qu’un pas à la fois, qu’une respiration après l’autre…

et écouter… le silence, le rien, le vide… et s’y lover, s’y réfugier…

OK fin de la pause bla bla, moi j’y retourne… sploussshhhh et plouc….
Zoe Peponi

citation du haut : memories of the soul… / du bas : zoe peponi