Archives de l’auteur : atisupino

miroir miroir

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///////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
///////////////////////////////////////////////////////// la CinquanteHuitième

traduction : peu importe ce qui te dérange t’enseigne la patience… peu importe qui t’abandonne t’enseigne à te tenir debout par et pour toi-même… peu importe ce qui te fâche t’enseigne le pardon et la compassion… peu importe ce qui a du pouvoir sur toi t’enseigne à reprendre ton pouvoir… peu importe ce que tu détestes t’enseigne  l’amour inconditionnel… peu importe ce dont tu as peur t’enseigne le courage de dépasser la peur… et peu importe ce que tu ne contrôles pas t’enseigne à lâcher prise et à faire confiance à l’Univers… – Jackson Kiddard

pas mal ça qui est ça right ?

quand on utilise le monde extérieur comme un miroir de soi, la vie devient tellement plus facile… elle fait davantage sens…

car le monde devient alors reflet de soi, il sert alors à se regarder soi-même, le monde extérieur et toutes ses manifestations – surtout celles qui nous dérangent – devient en fait un grand miroir qui ne nous renvoie que l’image de nous-même…

la prétendue réalité extérieure devient éclairante quant à ses propres zones d’ombre que nous portons en nous mais que nous ne pouvons souvent pas voir car nos yeux portent vers l’extérieur… alors cet extérieur comme reflet de soi…

peu importe ce qui te dérange t’enseigne la patience…

plutôt que de manoeuvrer sa vie de façon à éviter tout ce qui peut nous déranger – ce qui fait en sorte que ces sources de dérangement finissent par mener notre vie – laissons-nous déranger pour ainsi développer patience et tolérance, puis acceptation… recherchons même le dérangement…

peu importe qui t’abandonne t’enseigne à te tenir debout par et pour toi-même…

pour avoir personnellement vécu une fin de relation abrupte et en cul-de-sac récemment, situation qui m’a soutiré le tapis de sous les pieds, je suis encore et encore reconnaissant à cette situation qui ne m’a laissé d’autre choix  que de me retrouver moi-même, me forçant à me rencontrer et m’accepter dans une zone sensible et vulnérable, pour finalement tomber dans mes propres bras, et me faire retomber sur mes propres pattes…

peu importe ce qui te fâche t’enseigne le pardon et la compassion…

les sources d’exaspération en ce monde en rapide transformation sont nombreuses et multiformes… alors lorsque confronté(e) à une situation qui suscite en soi colère et exaspération, prenons le temps et regardons, acceptons, reconnaissons pour pardonner et développer notre compassion… et pardonnons aux autres comme nous voudrions être pardonné quand nous-même nous errons… car errer nous faisons régulièrement…

peu importe ce qui a du pouvoir sur toi t’enseigne à reprendre ton pouvoir…

important de se perdre parfois hors de soi pour justement retrouver cette source de pouvoir personnel en soi… rien comme se trouver privé(e) de quelque chose pour l’apprécier encore davantage…

peu importe ce que tu détestes t’enseigne l’amour inconditionnel…

on dit qu’amour et haine sont les deux côtés de la même médaille… souvent vrai que ce qui nous dérange chez les autres sont des qualités que l’on voudrait acquérir pour soi-même…

peu importe ce dont tu as peur t’enseigne le courage de dépasser la peur…

avoir peur est humain, dépasser la peur est notre destinée… le courage n’est pas de ne jamais avoir peur, c’est faire même si on a peur, malgré la peur…

et peu importe ce que tu ne contrôles pas t’enseigne à lâcher prise et à faire confiance à l’Univers…

et finalement comme on ne contrôle absolument rien en ce monde, ni même nos pensées et nos pulsions, tout ce que l’on peut faire est de lâcher prise et faire confiance à l’univers…

pas en se convaincant intellectuellement ni parce que c’est la bonne chose, simplement parce que c’est la seule chose qu’on peut faire… mais pour cela, jeunesse oblige, il faut souvent avoir auparavant résister et s’est battu avec la vie…

car on n’arrive habituellement pas à ce fameux (maudit !) lâcher prise, ni à la confiance et à la foi directement ni sans détour… on doit souvent se battre et se débattre avec et contre la vie pour éventuellement arriver à rendre les armes et capituler… ainsi il est souvent, alors ainsi soit-il s’il le faut… mais apprenons…

mais au bout du compte, on n’a pas à acheter ces belles paroles… chacun et chacune doit faire ses propres expériences, faire ses essais et errer souvent, se brûler les doigts régulièrement pour éventuellement, avec le temps et les leçons de la vie, réaliser – rendre réel – ces apprentissages et ces grandes et belles vérités…

car le monde extérieur est ici, là, juste devant nos yeux, et ce monde nous renvoie à nous-même un reflet de ce qu’il nous reste à apprendre et comprendre sur soi…

certains disent que le monde est maya, illusion… je crois plutôt que ce monde est une manifestation plutôt neutre et que c’est le regard que nous lui portons qui le rend tel que nous le percevons… car perception is all disent les Coréens du Nord, en fait surtout les propagandistes de leur gouvernement…

le monde est là, perceptible à l’oeil nu, cet oeil jamais vraiment nu quand même, mais qui voit souvent mieux dehors que dedans, et nous reflétant une image de soi que nous ne pouvons saisir complètement par soi… le monde extérieur est une inside job

donc regarder dehors, mais aussi et surtout fermer les yeux et ramener à soi pour voir plus loin…

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car comme le dit Ramana, personne d’autre que soi out there,

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donc pas de monde extérieur autre que le regard qu’on lui porte…

bon face à face avec vous-même…

___

P.S. ce texte n’existe pas réellement… qu’une illusion, qu’un mirage…

vous ai bien eu non ?

complète solitude

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//////////////////////////////////////////////////////// la cinquanteseptième

traduction : lorsque tu peux vivre sans l’autre, que tu peux vivre seul(e) avec joie, tu découvres le monde pour la première fois… avant tu ne faisais que rêver, dorénavant, tu découvriras la réalité… – Osho

depuis quelques mois, je vis une grande solitude… une grande solitude plaisante, complète et pleine de vie, et pleine de vide… un grand plein de rien qui, je le découvre lorsque je peux totalement relaxer dedans, contient l’essentiel et me porte en cette existence…

depuis que j’ai dû affronter cette solitude – car je ne l’ai pas tout  à fait choisie, ou l’ai-je choisie ? ou est-ce elle qui m’a choisi ? – donc depuis que je fais face à cette solitude et que je lui dis oui, je me rends compte que je peux facilement vivre sans la présence d’un ou d’une autre… quel soulagement… quelle liberté… quelle appréciation de ma simple présence dans le vide…

et quand un ou une autre se trouve avec moi, en ma présence, et moi en la sienne, je peux l’apprécier davantage, simplement parce que je peux vivre sans… car on ne peut réellement apprécier ce dont nous n’avons pas absolument besoin de

et l’idée consiste à éventuellement tout inclure dans cette not to need list… choses et/ou personnes…

mais tant qu’on ne vit pas l’absence de l’autre avec dégagement, et détachement, tant qu’on ne vit pas avec aisance sans cette absolue présence de l’autre, nous sommes dépendant(e)s de l’autre… ou du moins de sa présence, ou de l’idée de sa présence… ou de l’absence de son absence…

car toute dépendance entraîne inévitablement son lot de souffrance, ou du moins la peur d’une éventuelle souffrance due à la potentielle perte de l’objet/personne à la base de notre amour et/ou de notre attachement… pas si loin de la mort tout ça… ou de l’idée de la mort, du moins la perte…

très difficile pour quiconque se trouvant à vivre en couple de faire face à sa solitude…

de par sa seule présence dans notre vie et dans un quotidien partagé, l’autre nous évite de toucher à la totale solitude, la grande solitude… et peu de gens ne craignent pas de toucher à cette ultime solitude… la preuve ? la plupart d’entre nous vivons en couple, ou en famille, ou en communauté…

bien sûr, rien de mal à vivre en groupe…

sauf que la présence d’un(e) autre – ou des autres – nous empêche souvent de toucher au vide qui nous entoure, ce même vide qui se trouve aussi en nous…

la présence constante de l’autre dans notre vie représente un obstacle à une réalité flagrante qu’on ne ne veut pas toujours voir… nous sommes seul(e) as hell in this paradise

bien sûr, la présence d’un(e) être aimé(e) dans notre vie apporte assurance et réconfort, chaleur humaine et affection, et nous fait croire que nous ne sommes pas seul(e) en cette existence… et la plupart d’entre nous recherchons cet état de complétude qu’apporte initialement le fait de vivre à deux…

enfin ! trouvée mon âme soeur… enfin, complet maintenant !

pour le moment… car ce grand appel du vide émergera de nouveau éventuellement…

et si la présence d’un ou d’une autre dans notre vie apporte amour et possibilité de croissance inestimable, en même temps, cela constitue une entrave à la découverte complète de soi … car lorsqu’on vit à deux, notre regard porte nécessairement vers l’extérieur, on voit à l’horizontal… moi, et l’autre…

par respect pour l’autre et par reconnaissance des besoins de cet(te) autre qui partage notre vie,  on se doit de tenir compte de lui ou elle dans l’ensemble de nos décisions, les petites comme les grandes… mais inévitablement, cela brime notre liberté fondamentale…

et parfois on doit choisir entre liberté individuelle et amour de l’autre…

mais toute liberté est relative me direz-vous… mais qu’est-ce que l’amour ? vous répondrais-je…

je vous l’accorde, on pourrait discuter longuement de ce qu’est la liberté, et l’amour, et si les deux sont contradictoires et/ou complémentaires… mais détail un peu insignifiant car plutôt théorique…

on pourrait aussi se demander si la liberté complète existe réellement dans la mesure ou le simple fait d’être incarné(e) nous rend tributaire de tant de besoins et contraintes liées au corps et à sa protection et sa sécurité et la recherche de plaisir et bonheur…

plusieurs personnes font des compromis et sacrifient – une part de  – leur liberté fondamentale pour le maintien d’une relation… je pense notamment aux parents et cela est juste et bon… et j’honore la capacité de la majorité des gens de prendre leurs responsabilités parentales et de respecter leurs engagements à long terme… cela est digne et beau…

vivre les multiples défis et beautés d’une relation de couple est important et pratiquement inévitable dans un parcours humain normal… important d’ouvrir son coeur à un ou une autre et de de se montrer tel quel(le)… avec sa lumière et ses ombres…

mais vient un temps ou le seul moyen de dépasser la peur d’être seul(e) consiste à être seul(e)… que cela soit par choix, ou par obligation… et la vie est intelligente et saura bien nous indiquer ce moment…

alors si vous êtes en couple en ce moment, enjoy !

car cela est temporaire… que ça soit via la mort ou via une rupture, ce statut de couple est ce qui est pour le moment mais il ne doit pas vous faire oublier qu’éventuellement, la solitude devra être vécue afin de se retrouver soi-même… cette solitude qu’on retrouvera devant la mort…

bon mardi quand même ! 😉

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tibouts d’amour du lundi matin

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/////////////////////////////////////////////////////// la cinquantesixième

traduction: tout d’abord, aimes-toi toi-même, le reste suivra…

OK, lundi matin ! besoin d’une ptite shot d’amour right ?

alors besoin d’une chanson d’amour pour commencer, pour commencer la semaine… une chanson chantée par

et envoyée par mon amie TriTri du BC… merci amie…

si on suivait le conseil de Chantelle Renee et qu’on se chantait ça à soi-même pour commencer la semaine ? car on peut bien vouloir aimer le monde entier, mais si on ne commence par soi-même, me semble qu’on part mal… aimer le trou du beigne avant d’aimer la boulangerie…

alors un petit lundi matin rempli d’amour, de pensées d’amour, de pensées et d’amour car si on n’empêche pas un coeur d’aimer, on n’arrête pas une tête de penser, ni de surpenser…

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pas grave, elle n’en fait qu’à tête la tête anyway, sa job de penser cette tête de pinotte… on peut bien la laisser aller non ? alors on est là qui watch… et elle va finir par se calmer… tout finit par s’essouffler… suffit de compenser par l’amour, par sur-aimer… au lieu de moins de tout, plus de tout… c’est tout…

une ptite shot d’amour parce que c’est lundi matin, faut repartir la machine et seul l’amour peut starter la semainefaire par amour, faire avec amour…

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car l’amour est la seule réalité et ce n’est pas qu’un banal sentiment… l’amour est l’ultime réalité qui repose au coeur de toute création… – Rabindranath Tagore

l’amour, ce mot utilisé à tellement de sauces… et trop souvent dans la grosse sauce brune à poutine…

pourtant, pourtant… l’amour, ce mot qu’on ne saurait saisir avec la tête justement car l’amour est vivant au coeur de tout, l’amour anime tout… dieu est mort disait Nietzche, vive l’amour dit-on…

mais pour être capable d’aimer, on doit bien sûr commencer par soi-même mais faut aussi être prêt(e) à disparaître, à devenir un(e) nobody disait Osho et mon nom est personne disait le cinéaste…

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mais c’est encore Osho qui décrit le mieux l’amour selon moi, cet état uni d’amour… je sais je me répète mais que voulez-vous, les grandes vérités persistent et signent…

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l’amour n’est pas une relation… l’amour est une disposition intérieure, l’amour ne concerne personne d’autre… on n’est pas en amour, on est amour… et bien sûr, lorsqu’on est amour, on est en amour… mais ceci n’est qu’une manifestation, une conséquence, mais ce n’est pas la source… la source est que l’on est amour

merci Master, I love loving you

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salut lecteur/trice, I love loving you itou…

merci… infiniment…

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////////////////////////////////////////////////////// la cinquantecinquantième

traduction : votre mantra est merci… ne faites que dire merci… n’expliquez pas… ne vous plaignez pas… ne faites que dire merci… dites merci à l’existence… – Mooji

merci pour ce corps qui nous porte, nous transporte et nous obéit au doigt et à l’oeil…

merci à cette terre qui nous porte et nous supporte malgré nos abus et notre manque de respect…

merci à l’air frais qui atteint nos poumons sans que l’on ne fasse rien et qui nous permet d’exister…

merci à l’eau que nous buvons, dans laquelle nous nous lavons et qui arrose nos jardins et nos fleurs…

merci à toute cette nourriture qui arrive jusqu’à nous pour assurer la survie de notre corps, et merci à tous ceux  et celles qui font en sorte qu’elle arrive jusqu’à nous justement…

merci pour la qualité de cette existence qui nous porte et nous berce et prend soin de nous…

merci pour la sécurité qui fait en sorte d’assurer notre existence…

merci à tous ceux et celles qui nous on précédé pour avoir fait en sorte que cette existence soit si confortable et facile…

merci pour notre existence, même si nous nous ne souvenons plus exactement pourquoi nous nous sommes incarnés, on s’en rappellera sûrement un jour…

merci pour l’amour, à tous ceux et celles qui nous aiment et qui se laissent aimer de et par nous… et à toi en particulier…

merci à la musique, celle qu’on écoute et celle qui ne se lasse pas de se laisser jouer par nous…

merci à la vie, tout simplement, dans toute sa complexité et sa simplicité…

il parait que si l’on peut consciemment démontrer de la gratitude pour au moins 3 choses par jour dans notre vie pendant 21 jours, cela aurait des répercussions jusqu’au plan moléculaire dans la configuration chimique même de notre cerveau en créant de nouveaux circuits neuronaux…

on pourrait essayer non ? car tellement de choses à être grateful for en cette existence

merci merci merci… le plus gratifiant des mantras…

merci, un autre nom pour Dieu…

merci de m’avoir suivi jusqu’ici… et on continue…

merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci…  merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci…merci… merci… merci… merci…merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci…merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci… merci……………………………………..

tranches de (mon petit) pain quotidien

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///////////////////////////////////////////////////// la cinquantequatrième

chronique écrite à l’écoute de cette brioche au son, pas une mauvaise idée de lire en écoutant ceci, question de passer l’autre côté avec moi via les notes… vous risquez d’écouter quelques fois d’ailleurs…


habituellement, quand j’écris, je parle autour de thèmes divers, concepts, patentes, affaires, idée et autres choses de l’esprit… je jongle, tourne autour, brode, tisse, parle de… je choisis une image ou citation et je meuble… le sujet parle de son objet…

mais ce matin, j’avais envie de vous donner de mes nouvelles personnelles, vous parler de moi… parler de moi, à partir de moi… faire en sorte que le sujet devienne objet… car nous sommes autant sujet qu’objet de notre majesté…

what’s inside this ati guy !

juste envie de vous partager quelques pépites de mes petites tranches à moi dans ce grand pain quotidien…

et parlant de pain quotidien, yeuxtez donc un peu cette version originale du Notre père…

Grand Esprit, tu es omnipotent
ton nom est sacré

que ton royaume s’incarne en moi
que ton pouvoir se déploie en moi

sur terre comme aux cieux

donne moi mon pain quotidien
pour que je connaisse la gratitude et la vérité
et ne me guide pas vers la tentation et la confusion
mais enseigne-moi de mes erreurs

car ton royaume est en moi
de même que le pouvoir et la connaissance, pour toujours…

oui papa…et salut Marie, Jésus, Joseph…

si vous suivez ces chroniques, vous savez que c’est un coeur brisé qui instillait vie à ces mots au courant de l’été… et bien ce coeur est resté grand ouvert, il ne s’est jamais fermé, il ne n’est jamais reformé… il est rester grand, ouvert, en une multitudes de morceaux, dispersé dans l’univers… et c’est parfait ainsi…

ai fait la paix avec la belle, ai digéré et accepté le changement de route qui fut brusque et drastique, et la vie continue de suivre son coeur et son cours, plus légère, plus pure, plus lisse en moi… la voie du coeur est pavée de bonnes et de petites attentions… et mène directement à l’âme…  si on sait l’écouter et la laisser être… la récompense est immense… mais faut être patient… comme à l’urgence… ce vivre…

une autre tranche ? excitante celle-ci.. lundi matin, je débute une nouvelle carrière…

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et oui je deviendrai officiellement chauffeur d’autobus scolaire –  conducteur serait sûrement plus juste… quoiqu’en hiver, on va chauffer l’autobus… envie de sortir de la maison un peu, voir des enfants… et chauffer le four à pain…

oui un vieux rêve à moi… je ne sais pas d’où ça sort… simplement l’appel de ramasser des enfants matin et soir, faire la run de lait, pour les cueillir au seuil de leur maison et être la première personne qu’ils et elles rencontreront… les saluer avant de les les déposer pour la journée dans cet univers social si marquant qu’est l’école… pas tant pour ce qui y apprend avec sa tête, mais surtout ce qui s’y vit avec le reste… grande école de vie…

envie de faire des high 5, envie de mettre des sourires sur leurs visages, envie de les faire de sentir important(e)s, vu(e)s, reconnu(e)s, avant même qu’ils et elles ne mettent pied à l’école… car tout un twilight zone que cette espace temps immense et jaune roulant dans la vie et les menant vers l’école… ou les ramenant vers la maison une fois la journée complété…

envie de simplement faire une petite différence dans la vie de quelques petit(e)s, et des plus grands…

conducteur d’autobus scolaire et prof d’université, la boucle se boucle on dirait…

encore faim ? une autre tranche…

cette semaine c’était l’anniversaire de ma filleule, la plus meilleure et belle et fine et adorable filleule du monde… 8 ans…

je suis allé la chercher à l’école (la même école où j’allais chercher ma plus jeune il y a 10 ans), on a passé du temps ensemble et on s’est payé la traite… l’ai amenée au magasin de jouets et lui dit qu’elle pouvait choisir ce qu’elle voulait – vous auriez dû y voir la face de filleule… quel cadeau pour un parrain que de prendre ainsi soin et de rendre heureuse… que de joie que de donner de la joie… surtout aux enfants… surtout à ma filleule… parrain, mais à tendance grand-papa de plus en plus…

la vie est tissée de ces petits moments… simple…

car la vie est simple ces temps-ci… mais il y a-t-il vraiment différents temps ou n’est-ce pas toujours le même qui se déguise ?

la vie, ce grand pain quotidien, est faite de ces petits bonheurs tout simples chers amis… fendre le bois (ça s’en vient), porter l’eau et apprécier le moment… prendre soin de ceux et celles qu’on aime, en commençant par soi-même car les cordonniers ne marchent pas toujours pieds-nus…

et prendre le temps…

personnellement, j’ai actuellement le grand luxe et privilège d’avoir beaucoup de temps libre, d’avoir tout le temps… probablement la plus grande richesse au monde…

il y a quelques années, lorsque confronté à cette infinitude de temps, j’ai choké… j’ai eu peur… et le vertige…  et je me suis donc remis en couple, avec enfants et tout et tout… sans le voir, sans le savoir… ce fut formidable aussi… ça devait se vivre…

mais la mort de mon amie Amala en juin dernier m’a fait réaliser que le temps ne s’étire pas indéfiniment…

qu’après avoir été père pendant 35 ans, il est maintenant temps pour moi de devenir grand… grand-père… et de prendre le temps, le regarder passer devant et en soi ce temps… se laisse porter par le temps qui passe et guérit tout même s’il ne passe pas vraiment… no such thing as a passe-temps… pas de temps à perdre, le temps n’est que winner

alors voici voilà, chers partenaires d’écrans pas trop trop cathodiques, la fournée de ce samedi matin… pain béni… et nous ne sommes pas né(e)s pour des ptits pains.. on peut manger la brioche au complet et se bourrer la face de carême…

simplement… tout chaud, tout frais, tout simple…

l’odeur se répand partout dans la maisonnez… ces quelques tranches pour vous ce matin… car quelle belle et grande boulangerie cette vie… avec et sans gluten… car gloutons nous sommes devant cette abondance de pain quotidien…

mais attention, les toasts brûlent… et le détecteur de l’écran de fumée sonne le matin et les mâtines…

allez, un ptit café et quelques brioches bien beurrées derrière la cravate…

et un autre ptite shot d’Ave Maria ? Ave, pas Tia 😉

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Il est tout à fait naturel, lorsque vous cherchez l’illumination ou simplement à être plus heureux, d’être attentifs aux signes de progrès dans vos expériences de tous les jours.

Votre vie quotidienne n’est en fait rien d’autre que l’expression de votre état spirituel.

Votre vie change à mesure que vous devenez plus aimants, mais pas toujours de la manière que vous l’aviez prévue.

L’important n’est pas tant ce qui se passe que votre façon de réagir à ce qui se passe.»

• Thaddeus Gola – THE LAZY MAN’S GUIDE TO ENLIGHTENMENT, traduit par Richard Chartier…

petite chronique nounoune du vendredi

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//////////////////////////////////////////////////// la cinquantroisième

traduction :
je vois un humain !
quel est la signification chamanique du fait de voir un humain ?

et que je l’aime celle-là ! car vous et moi on attribue toutes sortes de significations à toutes sortes d’affaires…

et depuis que le chamanisme est revenu à la mode – ça date quand même  de quelques dizaines de milliers d’années cette tradition ancestrale mais on pense que c’est nous qui l’avons inventée – on leur fait dire toutes sortes d’affaires à ces chamanes…

on voit un aigle ? ça veut dire cela ! on voit un colibri ? ça veut dire ceci !

on voit un serpent ou un jaguar pendant une cérémonie de plantes sacrées ? on en déduit alors toutes sortes de messages psychopoppiens sur ce qui se passera dans un avenir rapproché dans notre vie…

et pourtant et pourtant…

on voit un ours, ça veut dire qu’on va guérir – s’il ne nous mange pas par chance qu’on ne se trouve pas entre la mère et ses petits…

on prend des croyances qui faisaient sens dans un contexte précis il y a des milliers d’années et s’y réfugie en étant certain(e) de notre affaire affaire.. et on en fait du néo-chamanisme, arrangé à a sauce du jour…

on est mieux de rire de nous mes ami(e)s…

comme la prière ça… y a-tu vraiment quelqu’un qui écoute les millions de personnes qui passent leur commande up there ?

prenez seulement Jésus… il doit être full time sur la job avec toutes ces demandes qui lui sont formulées et tous les gestes qui lui sont dédiés…

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mais malheureusement pour les joueurs de football américain, peut-être qu’il regarde le hockey JC ! ou même qu’il a peut-être carrément fermé sa télé, tanné de voir la grosse face et le toupet de Donald…

d’ailleurs, pas rapport mais…

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sincèrement, avouons-nous le publiquement… en tous cas moi je le fais…

moi, comme vous, on a aucune idée de ce que l’on fait ici-bas mes ami(e)s… on vit notre vinaigrette du mieux qu’on peut, en essayant d’être heureux, de faire sens, de s’aider soi-même et nos proches, just trying to make a decent living…

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alors puisque de toute façon, on ne sait pas ce que l’on fait ici, adoptons le conseil de Kurt Vonnegut et jouons à l’artiste, versons dans l’art… devenons des créateurs/trices, devenons les artistes de notre propre vie…

les arts ne sont pas un moyen de gagner sa vie… ils ne sont qu’une façon humaine de rendre la vie plus tolérable, plus agréable… car la pratique d’un art quelconque, peu importe si on le fait bien ou mal, constitue une façon de permettre à notre âme de grandir pour l’amour du bon dieu ! chantez dans la douche, dansez en écoutant la radio (mais décrochez de Radio-Canada ma foi du bon Dieu car vos pieds vont s’ennuyer) racontez des histoires, écrivez un poème à un(e) ami(e), même un poème pourri… faites-les du mieux que vous pouvez… et vous recevrez une énorme récompense car vous aurez créer quelque chose… 

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quand on crée quelque chose, on devient un créateur, une créatrice… et on ne parle même pas de co-création ici, full créateur/trice… en prenant entière responsabilité de notre création… faites pas équipe avec Dieu vous là là pour pouvoir le blâmer après coup si l’oeuvre n’est pas réussie… full responsabilité sur nos propres épaules…

nous, les créatures de Dieu, qui créons la vie à notre tour, qui recréons le monde dans cette grande cour de récréation… car on peut concevoir la vie comme une école, où les leçons sont multiples et les devoirs nombreux, avec des retenus quand on fucke la patente, mais comme lorsqu’on était petit(e), la partie la plus fun de l’école se trouve toujours dans la cour de récréation…

là où l’on relaxe, où l’on joue, où l’on voit nos ami(e)s… là où l’on a nos premiers flirts… et nos premières batailles…

vous vous demandez peut-être où je m’en vais avec cette chronique ? nulle part, donc, ici…

car c’est un art de choisir différentes affichettes et de tisser une histoire autour… comme un projet d’art plastique des beaux jours de notre enfance ! arts plastiques et éducation physique… tout le monde en rang…

alors jouons la vie, jouons sa vie, comme si on s’en allait à quelque part, comme si on se croyait quand  on se fait accroire qu’il y avait un but à cette grande aventure rocambolesque… tout en sachant pertinemment qu’on ne sait rien au fin fond de nous-même et qu’il ne faille pas se pendre au sérieux car ça risque d’être trop drôle…

oh ! de par ma fenêtre, je viens de voir un dindon sauvage… c’est sûrement signe que l’action de grâce s’en vient !

bonne fin de semaine alors… quoi que samedi termine la semaine mais dimanche marque le début d’une nouvelle semaine, alors pas la fin de semaine pantoute… qu’un passage d’une semaine à l’autre mais comme le temps n’existe pas…

ah forget it ! allez donc faire de votre vie une oeuvre d’art…

Amoure 101

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/////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
/////////////////////////////////////////////////// la cinquantéunième

traduction : la plus grande chose que vous apprendrez est simplement d’aimer et d’être aimé(e) en retour… – David Bowie

simple la vie non ? l’évangile selon David… beau oui…

aimer… et être aimé(e) en retour…

certain(e)s aiment beaucoup, mais ont de la difficulté à être aimé(e) en retour…

d’autres courent après l’amour mais sans pouvoir aimer…

aimer et être aimé(e) en retour…

mais peut-être que l’amour ne se conjugue pas, que l’amour se ne fait pas verbe ?

peut-être que l’amour n’est qu’un état, qu’une disposition intérieure ?

peut-être que l’amour ne se donne ni ne se reçoit ?

peut-être que l’amour ne fait qu’être ?

peut-être que l’amour n’est ni objet ni sujet, peut-être que l’amour n’a ni objet ni sujet… et peut-être que l’amour se suffit à lui-même ?

en fait, peut-être qu’il n’y a rien d’autre que l’amour ?

et que l’univers ne fait que prétendre être matière mais que secrètement, il n’est qu’amour ?

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l’Amour avec un grand A, l’amour avec une grande foi… et trois fois passera et reviendra au nom de l’amour… c’est au nom de l’amour que l’alphabète commence par A… première leçon de la vie l’Amour… et dernière aussi… car tout commence et se termine par l’amour… on vit par amour et on meurt dans l’amour…

l’amour se donne et se reçoit mais toujours l’amour court…

d’un coeur à l’autre, d’un être à l’autre, l’amour parcourt le coeur des humains, comme celui des animaux, végétaux, minéraux et de tout ce qui vit dans ce beau grand zoo (o pas ou, pour garder la rime, car l’amour n’est pas de la frime ni un crime)…

en fait comme disait la poête, il n’y a que l’amour…

mais l’amour ne concerne pas une personne en particulier, et l’amour n’est pas qu’humain ni qu’incarné… tout ce qui existe – et même ce qui n’existe pas encore – est transpercé par l’amour… cet amour constitue toute vie, toute existence… en fait il n’y a que l’amour…

l’amour se suffit à lui-même… ou se suffit-elle à elle-même ?

car en fait si l’amour existe, l’amour est principalement féminine… l’amour enfante la vie… tout se manifeste par l’amour…

dorénavant, l’amour ne pourra se faire écrire qu’avec un e par ces mains-ci… et un A majuscule… car l’Amoure est grande, immense, grandiose, primordiale… reine du coeur l’Amoure…

car l’Amoure est la voix du coeur, la voie du coeur, une qualité de réceptivité, d’intériorité…

l’Amoure transperce tout, l’Amoure anime tout… oui, tout dessein est animé par l’Amoure… nom d’un ptit bonhomme, et d’une ptite bonne femme…

tout ce qui vit vit pour l’Amoure, par Amoure, dans l’Amoure…

Amoure Amoure Amoure…

et il nous faut accepter, nous simples zumains et zumaines,  que même si nous ne ne savons rien de l’Amoure, l’Amoure est tout… et s’y donner, s’y redonner et s’y abandonner…

l’Amoure est l’Âme, l’Âme est Amoure…

l’Amoure monte de terre, l’Amoure tombe du ciel… et nous ne sommes que poussière d’Amoure…

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et selon Rumi, tous les doutes, les désespoirs et les peurs perdent leur importance lorsque l’intention première devient Amoure

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et tant qu’à faire dans le rouge, faisons aussi dans le rose…

et tant qu’à faire dans le Rumi, faisons aussi dans le Osho, et affirmons que ce n’est pas Dieu qui est Amoure, c’est l’Amoure qui est Dieu

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en fait, la vie n’est qu’Amoure, tout le reste est une confusion imaginée…  Byron Katie

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Rencontrer quelqu’un, le rencontrer vraiment – et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour – est une chose infiniment rare.

La substance inaltérable de l’amour est l’intelligence partagée de la vie. 

– Christian Bobin

guérison-nous

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////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
////////////////////////////////////////////////// la cinquantième

traduction: toute guérison ne consiste essentiellement qu’à laisser aller la peur

on parle beaucoup de guérison vous et moi… OK OK moi en tous cas… on fait toutes sortes d’affaires pour se guérir…

et vous vous rappelez que certains affirment qu’au cours de notre existence, nous effectuons une guérison pour les sept générations antérieures de même que les sept à venir… vous ne vous en souvenez pas ? alors voici !

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eh oui, on peut même guérir maintenant pour plus tard…

j’aime bien concevoir la guérison simplement comme un gros laisser aller de la peur

la guérison simplement comme la peur qu’on laisse aller… la guérison serait aussi simple que de se libérer de la peur… simple et facile à appliquer… qu’à inspirer la confiance en la vie, la foi, le bon et expirer la peur… et voilà, simple comme ça la guérison… simple comme bonjour la guérison…

à chaque fois, qu’on sort de la peur, on entre dans le présent et le présent est toujours un cadeau, toujours frais, toujours juste… la peur ne peut être dans le  présent… toujours dans le passé ou dans l’avenir la peur… peur que les choses traumatisantes ne reviennent ou projection de celles-ci dans l’avenir…

car même si on voudrait l’avenir que tout bon, on ne peut bien souvent concevoir cet avenir que comme  une répétition du passé, pour le meilleur, plus rose, mais avec le risque du pire en arrière-plan aussi… d’où la peur…

et probablement que la peur ultime est la peur de la mort qui contient toutes les autres peurs… et pliiiiise, ne me dites pas que vous n’avez pas peur de mourir car la mort – que ce soit la nôtre ou celle de nos ami)e)s aimé(e)s – est full inconnue et on fait tous et toutes dans nos froques devant l’inconnu…

mais dans le présent, rien à craindre… même pas la mort, car en moment même, aucune mort à craindre… nous sommes en vie, full vie

mais oh que oui ! la mort sera au rendez-vous un jour, ou une nuit, aucun doute là, un des seules certitudes en cette existence d’ailleurs… la mort nous attend patiemment déjà… alors on n’a pas à avoir peur de mourir car c’est certain qu’on va mourir… on ira se glisser dans les bras de Murphy pour notre dernier repos en temps et lieu… on peut relaxer tout de suite…

d’ici là, vivons totalement, mais guérissons surtout… sortons de la peur, sautons dans la vie… et si jamais peur il y a, faisons-lui face, regardons-là droit dans les yeux, serrons-lui la main, ou les deux car la mort a sûrement au moins deux mains… pour tenir sa fauche…

en fait la guérison consiste probablement à simplement laisser aller la peur inutile… car si peur il y a à avoir, ayons peur et sauvons-nous, attaquons ou figeons sur place, les trois possibilité de réaction quand on fait face à une source de danger…

libérons-nous de la peur et automatiquement, nous sommes guéri(e)s… Alléluia !

laissons la peur se glisser hors de nous et nous sommes libérés du mal… praise the lord !

car la peur fait mal, la peur paralyse, la peur tue… lentement mais sûrement… la peur nous ronge du dedans… et nous empêche de vivre… qu’à relaxer et laisser aller, en voyant qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur en ce moment… car on a souvent peur pour plus tard… rarement pour maintenant…

et quand la peur est actuelle, soit on bouge, soit on se sauve, soit on regarde… et souvent la peur fond d’un coup, la peur disparait, la peur s’évapore… car souvent un gros nuage de vapeur la peur… qu’une idée dans notre petite tête de pinote… alors faisons amande honorable 😉 et laissons aller…

allez, woooshh woooosh la peur… et du coup, nous sommes guéri(e)s…

lever de sommeil

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///////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
///////////////////////////////////////////////// la quarante-neuvième

traduction : nous ne pouvons vraiment apprécier le miracle d’un lever de soleil que si nous l’avons attendu dans le noir

on dirait que toute chose a besoin de son contraire, ou de son opposé, pour être appréciée pleinement et à sa juste valeur…

comme la fin de semaine après une bonne semaine de travail…

l’apéro de fin de journée après une journée de travail, ou de congé…

la retraite après une carrière bien remplie…

la mort après une vie pleine et riche…

le calme après la tempête…

un bon repas sur un ventre vide ou une gorgée d’eau dans une gorge sèche…

l’amour après une solitude bien assumée…

le soleil et ses premiers rayons aux aurores froides et humides…

même si le contre-jour n’est pas absolument nécessaire, il donne du relief aux choses, aux événements… comme une espèce de faire valoir…

pas de lumière sans ombre, ni vice et versa…

même si elle relève de la dualité, cette relation oppositionnelle donne un sens d’appréciation supplémentaire aux choses… qu’est-ce que le blanc sans noir ?

rien comme manquer ou s’ennuyer de quelque chose que l’on aime pour l’apprécier encore davantage…

prenez l’agitation de la ville versus la paix et le calme de la forêt…

je vis au paradis et même si je vais prendre de longues et belles grandes marches à tous les jours,  mais parfois j’oublie la richesse et la magie des lieux… dimanche dernier, je suis allé à Montréal… eh bien, ma marche quotidienne d’hier fut encore meilleure que d’habitude… comme si le contraste donnait encore plus de relief à ce que l’on apprécie vraiment… comme si le calme est plus calme après la tempête…

faut pas nécessairement ni absolument souffrir pour être belle ou beau, mais disons que l’effort donne un sens au chemin, une valeur ajoutée aux choses qui nous importent… ça donne de la profondeur, ça donne un axe de comparaison…

et faut parfois tout risque pour les choses et les gens qu’on aime…

et même si on dit qu’il ne faut pas comparer, très humain de mettre les choses en perspective, de mettre en rapport… par exemple, quand on regarde le sort de certaines personnes sur cette terre, impossible de même penser se plaindre vous et moi… nous sommes des gras durs de l’existence… des choyé(e)s… le mauvais sort de certains révèle encore davantage notre chance…

quand on se compare on se console..

bien sûr, pas besoin du malheur des autres pour réaliser l’ampleur de notre chance… mais disons que des alternatives plus sombres éclairent et donnent lumière à la chance que nous avons de vivre ici… maintenant… en paix… repus… comblé(e)s…

rien comme l’espoir et l’attente parfois ardue et challengeante de temps meilleurs dans les tempêtes personnelles pour donner de la valeur à ces dits temps meilleurs… fermeté et persévérance dans l’adversité finissent par donner leurs fruits…

rien comme les premiers rayons du soleil après une attente les deux pieds dans la sombritude des aurores…

rien comme boire quand on est assoifé(e)… rien comme manger quand on est affamé(e)s (ce qui est plutôt rare d’ailleurs)…

rien comme ouvrir les yeux sur une nouvelle réalité après vécu les deux yeux et l’esprit semi-fermés… rien comme le vide et le rien après un certain trop plein de vie…

il faut parfois avoir très soif de quelque chose pour pouvoir persévérer suffisamment jusqu’à son obtention et ainsi l’apprécier à sa juste mesure… l’effort donne sens au but visé… et énergie en ce chemin de vie…

rien comme s’éveiller du rêve quand on a passé une bonne partie de sa vie somnambule…

alors cette chronique pour tous ceux et celles qui ont les deux pieds dans l’aurore de leur vie et qui attendent le soleil… il est ici, juste là… il se lève… juste un autre ptit bout de chemin, ne lâchons pas…

 

possesseurs dépossédés

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//////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
//////////////////////////////////////////////// la quarante-huitième

traduction : peu importe ce que la vie vous soutire, laissez-le aller… – Miguel Ruiz

et on pourrait aussi dire : peu importe qui la vie vous soutire, laissez-les aller…

car la vie parfois nous soutire des gens, parfois elle nous retire des choses… mais dans tous les cas, la vie tire des choses ou des gens away from us… ou du moins cela semble être le cas…

et parfois la vie nous tire le tapis de sous les pieds…

que ce soit par la mort, par la fin abrupte d’une relation, par un changement de vie inattendu  qui fait en sorte que nos routes se séparent subitement, tout finit par changer, tout se transforme, habituellement jamais quand on ne s’y en attend ou quand on le veut…

en fait, ça serait même une bonne idée de laisser aller les choses et les gens auxquels on tient avant que la vie ne nous les retire… vivre le coeur et les mains ouvertes,  prêts à tout perdre, tout le temps… et on perdra tout éventuellement…

car la vie est une pratique pour le détachement ultime qui arrivera avec la mort…

car plus on vieillit, plus les gens autour de nous commencent à quitter le navire…

car plus on avance dans la vie,  plus le lâcher prise devient imminent…

on peut bien se battre avec la vie si on veut, mais la vie nous parle et nous dit toujours quelque chose… suffit d’ouvrir grand les oreilles, d’ouvrir nos grandes oreilles et d’écouter ce que l’on entend…

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et ce que la vie dit est de ne rien retenir, ne rien tenir pour acquis, ne se tenir après rien car rien qui vaille… rien qui dure… tout passe et s’en va… trois petits tours et puis s’en vont… allez petits fanfarons…

alors que vivre en état permanent de perte éventuelle… car ce corps nous quittera, et toutes possessions s’en iront éventuellement dans le néant… en attendant profitons-en mais n’oublions pas…

de toute façon si le concept de possession existe en cette vie, ce n’est que nous qui sommes possédés par la vie, nous ne possédons rien… nous sommes des possédé(e)s, nous sommes dépossédé(e)s de la capacité de posséder… possédé(e)s par la vie, par l’amour, par Dieu même si on n’y croit pas…

car on peut bien l’appeler Dieu, ou vie, ou existence, ou ne pas l’appeler du tout, lui nous appelle, et nous sommes nous-mêmes ses possessions, nous sommes ses possédés… qui ne possèdent absolument rien, ni personne, ni choses…

nous ne faisons que passer en cette existence, faisant de notre mieux pendant qu’on passe… pendant qu’on passe notre tour… pendant qu’on nous prête vie…

et bizarrement ce qu’on laisse aller nous revient instantanément… on dit d’ailleurs qu’on perd ce que l’on ne donne pas et que l’on possède pour toujours ce que l’on donne…

comme l’amour notamment… donnons cet amour que nous n’avons jamais reçu et qui nous manque si cruellement… car en donnant, on reçoit automatiquement… donnons ce que l’on veut recevoir et comme par magie, abracadabra !

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donner pour recevoir, mais sans le vouloir… car donner avec l’attente de recevoir nous décevra immanquablement… donner pour recevoir consiste à faire des affaires… et on ne deal pas avec la vie… elle la boss des affaires…

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alors ne donner que pour le plaisir de donner… et la vie se chargera du reste… toujours juste, toujours bon…

de toute façon, la vie nous prendra tout… la vie reprendra tout ce qu’elle nous prête… car la vie ne fait que prêter, elle ne donne rien… prêt à long terme peut-être mais prêt quand même… et à nous de prêter attention à ce que la vie nous donne à vivre…

car la vie ne donne rien d’autre que des offres de leçons, que des opportunités d’apprendre, que des occasions de se voir dans diverses circonstances, sous différents angles… jusqu’à ce que l’on ait appris la leçon… alors faisons nos devoirs… par amour, par détachement…

car la vie n’est que grand détachement finalement… jouons le jeu totalement pendant qu’on nous prête vie, mais ne prenons pas la vie pour du cash… car qu’un prêt la vie… sans garantie… un prêt dans lequel on doit investir avec beaucoup d’intérêt, sans compter, sans calculer… car on fera finalement et éventuellement faillite…

et comme dit Osho, seuls les perdant(e)s gagnent à ce jeu…

alors jouons, et perdons… nos illusions, nos attentes, nos certitudes… pour gagner tout le reste…

car de toute façon, ce n’est qu’une question de temps… et comme le temps ce n’est pas de l’argent, ne prenons rien pour du cash… et perdons-nous nous-mêmes avant de disparaître pour de bon… abandonnons-nous à la vie avant qu’elle ne nous reprenne, avant qu’elle ne reprenne ses droits sur nous, nous ses créatures, nous ses possessions…

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quand le sang qui coule dans vos veines retournera à la mer et que la terre qui compose vos os retournera à la terre, peut-être alors vous souviendrez-vous que cette terre ne vous appartient pas, mais que c’est vous qui lui appartenez…

aho !