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silencesssss

14202504_836145156485898_3476323047011261166_n/////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
/////////////////////////////////////////////// la quarante-septième

écoutez ! vous entendez ?

le mot silence ne se conjugue pas qu’au singulier… car les silences sont nombreux, et uniques… tous les silences sont uniques et pas un silence n’est identique…

chaque silence porte sa propre signature… qui varie notamment selon la qualité de la personne qui écoute et entend… notamment…

mais la question qui pourrait se poser, si question on voulait se poser, comme dans le cas de l’arbre qui tombe quand personne ne s’y trouve, est à savoir si le silence existe si personne n’en est témoin ? mais cela est une autre histoire… qu’on se racontera un autre tantôt…

écoutez ! vous entendez ?

chaque silence est différent… mais le vrai silence est rare… peut-être même inexistant…

car souvent le mental lui fait concurrence… le mental aime saboter le silence complet et absolu…

et si on voulait se poser une deuxième question ce serait si le silence complet existe ou bien s’il n’est que concept théorique ? car la vie est bruyante… l’univers est plein de sons et de bruits… le son du silence est plein… le silence résonne fort dans notre coeur qui bat et se débat…

mais avec le temps, on découvre que le silence ne s’écoute pas avec la tête, non il s’entend mieux avec le coeur…

écoutez ! vous entendez ?

ah ce cher silence… ou devrait-on dire ces chers silences ?

et d’ailleurs tant que se poser des questions au sujet du silence, pourquoi prétend-on que le silence est masculin ? pourquoi pas une silence ?

car si le silence a à avoir un genre, il serait sûrement plus féminin que masculin… plus féminin car il/elle englobe tout, il/elle abrite, il/elle protège et couve… le silence est une mère, la mère de tous les calmes et les paix… le silence est une chum de fille qui sait écouter nos confidences…

chaque silence est unique comme le sont chaque chanson qui le précède… car le silence qui suit une chanson porte la saveur de cette dite chanson… comme le silence qui suit toutes les paroles prononcées…

comme le silence de la forêt qui est plein des bruits de ses habitants… car rien de plus  bruyant qu’un forêt supposément silencieuse dans laquelle et de laquelle on va pourtant pour rechercher le silence…

alors le/la silence ?

on en sait bien peu à son sujet car /la le silence, même si il/elle réside partout et se loge au coeur de tout, le silence se cache dort au fond de soi… car le/la silence n’est pas en dehors de soi… comme si le/la silence intérieur(e) cherche celui ou celle de l’extérieur…

et il/elle demande à être écouté(e), observé(e), savouré(e)… patiemment, longuement, lentement… car le/la silence ne se révèle pas à quiconque non plus… le/la silence est précieux et ne se révèle qu’à ceux et celles qui savent écouter… avec le coeur davantage qu’avec les oreilles… avec tout le corps davantage qu’avec les oreilles…

car le/la silence ne se donne qu’à celui ou celle qui sait attendre, écouter et saisir la subtilité de la vie qui se loge entre les mots… le/la silence se cache entre les lignes… le/la silence ne se perçoit qu’avec présence et prestance… le/la silence est un (e) sacré(e) coquin(ne) car il/elle se déguise toujours en bruits et en sons… le/la silence porte un habit de camouflage et sait se faire discret/discrète..

alors le/la silence ?

écoutez ! vous entendez ?

vous captez cette absence de bruits qui ne se produit que si rarement au cours d’une vie ? que lorsque le mental se calme et ronronne assez doucement pour le/la silence devienne perceptible ? si rare qu’épeurant car l’absolu du silence nous renvoie à nous-mêmes…

c’est d’ailleurs la grande habileté des maîtres spirituels ? que de traduire et interpréter le/la grand(e) silence pour nous, mortels et mortelles communs et communes pleins et pleines de bruits…

le/la silence vrai(e) et profond(e) est si rare qu’il/elle nous surprend par sa plénitude, par son grondement sourd qui broie tout mot ou pensée… le/la vrai(e) silence gronde…

écoutez ! vous entendez ?

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__________

D’où qu’elles viennent, vos pensées ne sont jamais vos pensées. Jetons au Bûcher, en le Feu du Cœur, la notion de pensées qui vous appartiennent, qui seraient issues de votre mental, qui seraient issues en quelque sorte de votre intelligence. Les pensées sont bien présentes, mais elles ne sont issues de rien de tout cela.

Mettons dans ce Feu de Joie l’ensemble des émotions que là encore vous vous attribuez, et qui en réalité ne viennent que vous traverser.

En le Silence, au-delà du brouhaha de votre monde, transformons ce corps, aujourd’hui peut-être encore temple de l’ego, afin que se dresse le Temple de l’Un en son sein. Le Feu vient vous apporter la Joie, la Légèreté. Rien n’est plus léger que de ne plus s’accrocher à aucune des croyances vous maintenant au sein de l’Illusion. Alors, vivez joyeusement…

Venez danser avec moi autour de ce Feu de Joie…

– Osho, via Richard Chartier

câline de dîme

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////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
////////////////////////////////////////////// la quarante-sixième

c’est ce temps de l’année encore une fois… non non, pas le retour à l’école, pas la récolte du jardin, pas le feu qui pogne dans les feuilles des arbres de la forêt laurentienne, pas le temps de faire ramoner sa cheminée… quoi que tout ce qui précède ne soit pas faux… c’est l’automne quand même, et après tout, notamment un superbe été qui ne veut plus finir… l’été n’a pas été, il est encore…

non, c’est le temps de renouveler mon abonnement WordPress… mon cinquième renouvellement annuel…

cette année, pour la première fois, je me suis demandé si je continuais à pondre chroniquement et quotidiennement chronique…

comme un besoin profond de me renouveler moi-même, changer mes habitudes, faire autre chose et faire différent, voyager de par le monde et lâcher les amares… notamment au Brésil que j’affectionne particulièrement…

mais me revoici me revoilà, alors ça doit être que j’ai décidé de continuer… à moins que ça ne soit que le Grand Esprit qui me joue des tours… ah ce ptit maudit de Grand Esprit… excusez-moi GE, moi pis mes mauvaises manières avec mes mots dits…

l’an dernier, j’ai pris l’abonnement de luxe de WordPress afin de vous éviter les publicités… de rien, mon plaisir… et j’avais fait un appel à tous afin de m’aider à contribuer à ramasser les 100 quelques dollars que l’absence de publicité requérait… et vous avez été quelques-uns et zunes à me faire parvenir quelques dollars… merci à vous en passant…

car voyez-vous, nous sommes dans une époque ou c’est l’absence de qui se paie : nous vivons dans l’ère du sans… sans gluten, sans colorant ni additifs, sans pesticides, sans gras trans et autre sans tutti quanti ni tutti frutti… sansations

mais pourquoi je vous parle de ça, et de dîme, câline de bine, me demanderez-vous ? OK OK vous ne me l’avez pas encore demander j’avoue, mais je sens que ça s’en venait… alors je vais vous répondre avant que vous ne me posiez la question…

c’est que j’ai envie de vous confronter un ptit peu ce matin…en me confrontant moi-même car en cette ère de wifisation et de trouve tout tout tout sur le net, notre rapport à l’argent et particulièrement à payer pour des choses qu’on apprécie se trouve bouleversé…

en effet combien de jeunes n’ont jamais payé un sous pour obtenir de la musique de toute leur vie durant ? ce ne sont pas des voleurs/ses ces jeunes, que l’époque dans la quelle on vit qui fait croire que tout est gratuit… et que la musique pousse toute seule sur le web…

prenez ce blogue… il se donne à vous, il s’offre à vous et vous en disposez comme vous voulez… ou vous l’ignorez… mais si vous êtes ici, il vous intéresse minimalement…

et ce blogue vous coûte gratis… free free… et de mon côté, mon plaisir de vous donner pour rien mes ptits mots dits, et parfois mes gros…

alors ce matin, je relance mon appel à tous pour cette nouvelle année… si le coeur – et le porte monnaie – vous dit de contribuer à faire en sorte que ce blogue soit publicité free, please feel free to do so

et si vous ne le faites pas aucun problème, j’ai déjà payé pour que la pub ne vous poppe pas dans la face ni dans votre écran lorsque vous lisez ces pages… car on n’aime pas la pub vous et moi right ?

alors si vous aimez consulter ce blogue et appréciez que la pub ne vous poppe pas dans le toupet, vous pouvez m’envoyer un ou quelques dollars de votre compte de banque via interac (adresse courriel : atidion@gmail.com) ou encore via paypal, j’y suis ati dion… le seul probablement…

si vous ne m’envoyez rien, aucun problème, sincèrement… je vous aime quand même… même si je ne vous connais pas encore… qu’une simple demande pleine de détachement, ou avec sans attachement comme dans avec pas de casque, car j’adore écrire et je le fais par pur plaisir… ma vraie paye… en fait c’est moi qui devrait peut-être vous payer pour me lire… peut-être l’année prochaine 😉

si vous ne voulez pas m’envoyer d’énergie verte, aucun problème, vous pouvez simplement m’envoyer quelques mots gratuits, question d’avoir un peu de feedback aussi de votre part… car la vie est échange, give and take… je vous donne mes mots, vous les lisez… je vous laisse décider ce que que vous voulez me donner en retour… du vide ou du plein, des mots ou des sous, du cash ou du rien, des traces ou du lien…

et si plutôt que m’envoyer quelques bidous pour la pubfreetitude,  vous préférez donner à une oeuvre de charité, ou 2 piasses à un sans abri pour un café, une bière, un snack ou un pétard – car quand on donne on donne sans regarder et sans attente right ? – ainsi soit-il et alléluia…

car l’idée est que l’énergie circule… car bientôt l’énergie redeviendra libre foi de Nicolas Tesla… et la source sera totalement ouverte de nouveau… nous sommes en train de libérer le chemin… et la rivière coule jusqu’à la mer…

et parce que j’aime aussi jouer, de la musique s’entend, tant qu’à donner, je vous donne du même coup ma musique… pour celle-ci, je prépare une campagne de socio-financement car j’aimerais enregistrer en bonne qualité bientôt… et en bonne compagnie avec quelques ami(e)s musicien(ne)s.. ce qui requiert quelques bidous sur le plan logistique et technique… et on s’en sort pas, l’argent est le nerf de la chair…

calîne de bine… comme l’impression que je vais avoir la paix aujourd’hui moi là là… comme dit le diction, si tu ne veux plus voir quelqu’un, prête lui 100 $ 😉

amour tout le tour

doux leurre et pleine d’amour

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///////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
///////////////////////////////////////////// la quarante-cinquième

OK petit bilan peine d’amour… ça fait longtemps que je ne vous ai donné des nouvelles de mon coeur…

en 1000 morceaux il a volé, re volé, éclaté, s’est brisé… et en aucun morceau il est revenu… plus de morceau, qu’un coeur tout, qu’un coeur doux… un coeur fou qui sait que l’amour dépasse une seule personne, un coeur fou qui sait que l’amour ne concerne personne, en particulier… car l’amour est fou et la folie voit grand… la folie prend tout…

car pour pouvoir s’envoler et voler, on doit laisser aller, lâcher le monde après lequel on se tient, le monde auquel on tient…

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comme l’enfant qui fait ses premiers pas, comme l’oisillon qui se craque la coquille, comme ce même oisillon que la maman oiseau sacre en bas du nid… tous de grands gestes de courage et de foi…

comme un coeur brisé qui s’ouvre de nouveau à l’amour après la craque, après la peine… sans se pitcher full love évidemment, mais en redevenant ouvert après la période de gestation, simplement disponible, discrètement réceptif… en attente sans attente passive et patiente car l’amour est toujours et partout… en commençant par soi-même…

car la peine ramène à soi, au coeur de soi… la peine d’amour nous renvoies à nous-même… elle nous ré-apatrit dans notre contrée intérieure, recentre sur l’essentiel, nous fait laisser le non-essentiel… pour ne conserver que ce qui compte, ce qui importe, ce qui nous constitue… défaire pour refaire, pour mieux faire, pour ne plus faire quoi que  ce soit… car l’amour n’a que faire, l’amour est, l’amour n’est…

Osho disait que l’amour n’est pas une relation mais plutôt une disposition intérieure.. et comme l’émission de télé de notre enfance, Osho a raison… quand il parle d’amour, quand il parle de l’amour…

l’amour ne concerne initialement personne d’autre que soi…

l’amour est une qualité de relation à soi-même, qui se traduit ensuite au monde entier… car nous portons le monde entier en soi, et la qualité de notre amour envers soi se reflète sur le monde… simple comme bonjour et bonjour amour…

rien comme un coeur brisé pour se ramasser au plancher KO puis OK – pour se rapatrier, pour se retrouver tout entier… car à chaque visite au plancher, on se ramasse, on se pick up, on se refait… plus à jour, plus juste, plus actuel… on dump le vieux stock, on fait ménage en soi… on sort les grosses poubelles…

alors lecteurs/trices, la peine de l’amour n’a pas achevé le chroniqueur… au contraire, le chroniqueur a fait le plein d’amour… sa cage thoracique est pleine d’amour, de même que le reste de son corps, de son esprit et de son âme…

oh que non ! je ne vous souhaite peine qui vaille… mais si jamais votre coeur demande expansion et ouverture, écoutez-le, lâchez-le lousse…

et ici, en rappel, éloge du coeur brisé selon Gangaji…

salut les coeurs…

rechute littéraire

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//////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
//////////////////////////////////////////// la quarante-quatrième

salut groupe…

comme mon maître a envie de lire ce matin (je crois qu’il s’ennuie de mes chroniques le coquin), me voici avec une chronique bohème, il m’a commandé une chronique… chronique furtive qui s’est échappée de moi-même…

formidable lorsqu’on a un maître spirituel, car plus besoin d’être maître de soi-même, on peut se laisser faire par la vie, on peut se laisser aller dans la vie… possédé par plus grand que moi… esclave de la vie… oui maître…

le projet de livre avance mais comme il ne va pas nulle part, on ne sait pas où ça va finir… ça peut durer longtemps… comme la vie… mais quand c’est plaisant, why not coconut ?

alors ce matin, quelques mots furtifs qui ne vont nulle part non plus, nulle part ailleurs qu’ici, nulle part qui vaille ni qui faille… quelques mots pour Osho, pour lui dire allo, pour lui redonner un peu de la grâce qu’il fait jaillir en moi, sur moi… mon surmoi mon Osho…

que quelques mots pour faire contact, que quelques bribes, à cheval, à bribes abattues dans ce grand rodéo de la vie… hi ha !

que quelques mots pour ne rien dire d’important car que peut-on dire qui soit plus important que le silence ? quoi de plus grandiose que l’orchestration ludique de la vie qui va…

quels mots – ou combinaison de mots –  pourraient réellement éveiller en vous ou en moi quelque chose qui n’y repose pas déjà ? et qui se déploiera exactement au parfait moment… car la vie a été déposée en nous…

car qu’on parle ou pas, que j’écrive ou non, cela ne fait aucune différence…

plus je regarde en arrière afin de faire sens de mon histoire personnelle, je me rends compte que tout a déjà été écrit d’avance… les choses se déroulent exactement telles que prévues…le plan divin est parfait… et parfaitement orchestré… unfloding gracefully

les mots que je mets sur cet écran ont été commandés par le grand tout, the big blueprint… la grand matrice… bleu ou rouge ? avalons la pilule…

car on ne fait qu’obéir à la vie qui passe en nous moi et vous, la vie qui passe partout…

tout est parfait, tout coule et, de cela, tout découle… la vie découle d’elle-même… et moi je roucoule mes mots doux, mes mots dits… full roucoule…

rien à dire de particulier alors on peut tout dire… on peut tout se dire vous et moi car we are family… et papa a raison… et maman s’en doute…

alors lecteurs-trices do meu coraçao, voilà mes quelques mots en cet automne magnifique alors que grillons grilllonnent, que feuilles rougissent de joie et de beauté déjà en ces Laurentides magnifiques et divines…

je ne sais quand je reviendrai… mais on se retrouvera c’est certain… nous sommes toujours ensemble car nulle part ailleurs où aller…

qu’ici qu’ici… assis ici, assis qu’ici… guili guili…

parti essayer d’écrire un livre…

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/////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////////// la quarante-troisième

devrais être de retour un moment donné… et on verra si l’essai aura été concluant…

le chroniqueur a envie de prendre du temps pour écrire plus long, plus long que ces chroniques du moins… envie de plonger dans une mer de mots, d’enfiler un chapelet plus étendu que ces quelques 500-600 mots à la fois que je vous ponds tel un ti coq presque chaque matin depuis plus de 4 ans…

quelques idées et concepts en moi qui demandent approfondissement, réflexion plus lente et moins spontanée, maturation slowmo…

je vais probablement m’ennuyer de vous, et je tricherai peut-être – probablement en fait… alors vous n’êtes pas complètement débarrassé(e)s de moi 😉

et si vous aussi vous vous ennuyez de mes mots, vous avez le choix, 1256 chroniques archivées dans la boîte à surprises… qu’à cliquer sur l’onglet chroniques… et

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les mots apparaîtront… comme par

giphy

d’ici là bonne fin d’été et bonne rentrée en vous…

moi je plonge en mon fjord intérieur pour voir si il y flotte un livre afin de transmettre la potentielle promesse au reste de la forêt que oui, il existe une vie à l’intérieur de cette vie…

er parce qu’il n’y a pas seulement des mots dans la vie, vive la musique aussi :
https://soundcloud.com/atidion

rien à dire rien à lire

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////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////////// la quarante-deuxième

traduction : parfois il est préférable de ne pas parler… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque…

OK, avant de parler, je voudrais dire quelque chose…

car la plupart du temps, je reste chez-moi, seul, en silence, à regarder la vie passer, à observer le vide devant moi, et en moi, à contempler le temps qui fait du surplace et qui se fait de la place …

bien sûr, j’ai étalé mes états d’âme ici sur cet écran depuis 4 ans…

bien sûr, j’ai fouillé les multiples fissures de mon coeur et ses pourtours les plus sensibles afin de laisser briller les feux de ma ptite âme loin d’être séparée du grand tout tout… wouf wouf…

of course, je me tape une chronique pratiquement à chaque jour que le bon dieu – et le bon yable – déposent dans notre assiette… mais on en fera pas tout un plat right ? ni de ras le bol…

mais dis-je seulement quelque chose grâce à tous ces mots ?

car on a beau parler, que dit-on vraiment ? que transmet-on ? que se cache-t-il derrière tous ces mots et entre les lignes ?

personnellement, je n’ai rien à dire, on s’entend, et c’est pourquoi je m’étend autant dans le temps… et dans l’écran…

rien à dire de nouveau, rien à  dire d’important ni d’essentiel… je pourrais ne jamais avoir écrit ces millers de chroniques et millions de mots que la terre ne s’en porterait pas plus mal… ni mieux probablement…

alors pourquoi tant écrire me direz-vous ?

je me le demande aussi moi-même… sans pouvoir y répondre… que mes doigts qui tapent tapent tapent… que mes idées qui claquent claquent claquent…

mais néanmoins, je continue à semer mes mots, à planter mes idées, à poser mes questions, à brasser mes doutes et mes questionnements sur cet écran… toujours le même écran… toujours celui-ci… sans but autre que celui de voir ce qui poppera de moi-même…

car nous sommes des boîtes à surprises mes ami(e)s… nous sommes tous et toutes des Crackers Jacques et Jaquelines… quelle surprise est cachée dans la boîte ? que sortira-t-il de la grander machine à popcorn ?

ce matin par exemple, qu’est-ce qui sortira de ces doigts ?

qu’est-ce qui, du grand vide cosmique, voudra bien se révéler ? ou est-ce plutôt de mon petit vide comique que sortent ces mots dits ?

car nous sommes non seulement des Crackers Jacques et Jaquelines chers bons Jacks et Jackies, nous sommes aussi des courroies de transmission, des réceptacles qui transmettent le grand mystère… chacune chacune à notre manière… humblement mais divinement…

et si on réussit à mettre de côté les ptits mottons personnels qui bloquent le grand chemin de la vie, surprenant ce qui peut s’émettre à-travers nous, ce qui peut passer par nous en provenance du grand tout, du grand tout vers le grand tout… grande retour…

parfois, préférable de ne pas parler en effet… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque

et parfois, on s’ouvre la trappe et on voit ce qui est contenu en soi… on s’active la boîte à surprises… ce matin, comme d’habitude, peu de grandes révélations qui se manifestent via petit moi… mais pas toujours le cas… parfois aussi, de belles révélations qui s’étalent devant nos yeux…

mais toujours un fil entre vous et moi… ne rien dire mais maintenir le lien, tisser le fil… utiliser les mots pour se ramener chacun chacune à soi-même… car toujours face à soi nous sommes vous et moi…

même devant cet écran, que soi-même qu’on regarde… que soi-même qui se regarde en pleine face, qui s’observe, et parfois qui se voit ou s’entrevoit… entrevue avec soi-même… monologue, toujours… car il n’y a pas d’autres… que soi, que soi…

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OK je retourne à mon silence… pour ne plus parler… pas du tout… à propos de quoi que ce soit… à quiconque

sauf à soi-même peut-être ?

car probablement qu’on ne se parle toujours qu’à soi-même…

have fun alors…

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« There is someone
who looks after us
from behind the curtain.
In truth , we are not here.
This is our shadow. »
-Rumi

du temps au temps

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///////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////////////////////// la quarantéunième

avec le temps, on apprend à devenir patient… lentement mais sûrement… car ça prend beaucoup de temps pour apprendre la patience… même si le temps n’existe pas vraiment comme on sait bien… mais le sait-on vraiment ?

beaucoup de patience – et de persévérance – pour accepter que même si le temps ne passe pas vraiment – car qu’est-ce que le temps ? et pas toujours maintenant anyway  ? – il se passe quand même quelque chose… même si on ne sait quoi au juste… donc pas si clair le temps…

mais en même temp, même si on aime dire qu’il n’existe pas, le temps est aussi quelque chose de tangible, quelque chose qu’on sent lentement passer sur notre corps – quoi que jamais vraiment sur notre âme semble-t-il…

quand on a des enfants, le temps est plus évident il me semble, car il se promène devant nous… et il avance par étapes progressives…

quand on a des enfants, on voit le temps nous filer droit devant… les transformation des touts petits prennent place à un rythme si rapide qu’ils ne laissent aucun doute, le temps file et tout passe et évolue, se transforme, bouge… le temps pousse au cul de la vie…

il y a le temps de surface, celui qui passe vite vite vite, celui qu’on manque tout le temps, celui qui bouge et qui s’active… et il y a le temps de fond, celui qui passe très lentement, celui qui nous fait regarder les choses à plus long terme, avec une distance, un certain détachement… le grand temps…

et parfois le temps passe en tortue, d’autre fois il file en lièvre…

parfois les secondes se font siècles, et à d’autres moments, toute notre existence glisse vite et hors contrôle sans qu’on y puisse rien, vers un fil d’arrivée invisible et inévitable qui nous attire vers l’inconnu…

et le temps est lié de près au corps… en fait le temps n’existe que par le corps… le temps est incarné… car sans corps, probablement que le temps disparait automatiquement… le temps serait donc surtout corporel… et surtout logé dans le tête… quoi qu’une maturité intuitive existe aussi… ah ! compliqué le temps…

le temps existe dans nos têtes, pas dans nos âmes…

même si le temps n’existe pas, on finit par apprendre certaines choses à force de le regarder passer… et de se faire passer dessus…

notamment, en vieillissant, on apprend qu’il est impossible de plaire à tout le monde mais que d’énerver tout le monde et un jeu d’enfant

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le temps nous apprend aussi que  plus notre corps vieillit, plus on constate qu’il est tout à fait OK de vivre une vie que les autres ne comprennent pas

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si on l’écoute, le temps finit aussi par nous enseigner que le problème concerne toujours la fuite face à soi-même quand on veut pas reconnaître certaines choses en soi qu’on n’aime pas
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et finalement, ne nous inquiétons pas avec le fait de vieillir, nous allons continuer à faire des niaiseries, on ne les fera que plus lentement

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OK c’est le temps de partir… le temps m’attend ailleurs…

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ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes… – Félix Leclerc.

humanidade

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//////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////////////////// la quarantième

traduction : nous avons tous, chacun chacune, terriblement blessé autrui… soit intentionnellement ou par accident… nous avons tous, chacun chacune intimement aimé autrui… soit intentionnellement ou par accident… ceci est un trait de caractère intrinsèque chez tout humain(e)… de même qu’une grande responsabilité… je le pense du moins…  être un sabre et une fleur… mais… apprendre à pardonner, à soi-même comme aux autres, parce que nous n’avons pas choisi sagement est ce qui fait de nous des êtres humains… nous faisons de terribles erreurs… c’est ainsi que nous apprenons… on respire l’amour.. c’est ainsi que nous apprenons… et c’est inévitable… – nayyirah waheed

il y a de ces citations qui arrivent comme ceci au parfait moment… celle-ci en est une…

personne ne peut prétendre n’avoir jamais blessé autrui car souvent on ne sait même qu’un de nos gestes ou une parole a pu blessé… plusieurs choses se passent dans le grand silence de la vie… pour cela qu’il est important de demander un pardon général à la vie une fois de temps en temps d’après moi… juste pour faire sûr

ainsi, cher monde entier, je te demande pardon pour tout acte ou parole qui aurait pu blesser quiconque, que j’en aie été conscient ou pas…

personne non plus ne peut prétendre ne jamais avoir été blessé(e) par autrui… et souvent cet autrui ne le sait même pas… alors aussi important je crois une fois de temps en temps de pardonner le monde entier d’un coup, juste comme ça, pour alléger l’espace…

ainsi, de nouveau cher monde entier, je te pardonne pour tout acte ou parole qui m’a blessé car je sais que ce n’est pas l’intention de quiconque de consciemment blesser autrui…

quand même quelle responsabilité d’être humain… de porter tout ce pouvoir qui s’accompagne justement d’une telle responsabilité…

pas la responsabilité dans le sens de culpabilité, mais davantage tel qu’Osho l’entendait, comme une habileté à répondre, plutôt qu’à réagir…

répondre à ce que la vie nous envoie, ce que la vie met dans notre assiette… et bon appétit !

alors oui, apprendre à pardonner et à demander pardon car nous apprenons bien souvent par essai erreur… et dans le monde des relations humaines, souvent nos erreurs laissent des traces, des marques…

peut-être mieux qu’on ne sache pas tout car on risquerait d’être surpris(e)… alors toujours, agir avec délicatesse, empathie et compassion sont des gages de sécurité et de respect des autres…

et en vivant à partir du coeur, soyons prêt(e) à voir et à peser, réellement et sincèrement, les conséquences se nos actes… toutes les conséquences, tous nos actes… même nos pensées…

et bouger avec délicatesse dans un monde qui va de plus en plus vite, prendre soin des gens et demander pardon régulièrement… juste au cas…

car ce sont souvent les gens de qui nous sommes le plus près que nous risquons le plus de blesser, et vice versa…

car lorsqu’on ouvre son coeur, on ouvre aussi la possibilité de blessure et de heurt… de part et d’autre…

et souvent on ne voit pas ce que l’on fait avant d’en réaliser les conséquences à l’extérieur de soi…

essai-erreur, quel jeu dans l’apprentissage d’être humain, du devenir humain…

heureusement, nous avons la capacité de demander pardon pour réparer nos gestes malhabiles, et et nous avons la capacité de pardonner aussi, afin de voyager toujours le coeur et l’âme le plus léger possible…

aho !

ô solo mio à la vie à l’amor

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////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////// la trente/neuvième

mon amoure est partie, vivre sa vie, dans une vie, ailleurs qu’ici… mes deux amours en fait… la petite et la grande… uma flor duas flores…

comme le phoque dont la blonde est partie en Alaska faire tourner des ballons sur son nez… beau et bien dommage en effet… couteau à double tranchant l’amour… mais quel maître du coeur… tranchant tout, jusqu’à l’âme… scalpel chirurgical…

alors temps pour moi de retomber sur mes deux pattes, mes seules deux petites pattes d’en avant et d’en arrière en même temps, comme un chat le fait si bien, et de vivre une autre des multiples vies qu’on nous accorde… temps d’acccorder l’instrument de nouveau…

autre passage de feu hier dans le cadre d’une séparation douloureuse, un arrachement de soi à une entité  plus grande que moi… ça fait partie du processus dit-on… c’est le métier qui rentre disait mon père…

alors temps de ramasser tous ses morceaux, de se rapatrier dans cette solitude arrachée à une vie de couple qui fut douce et bonne, mais qui n’est plus… solo ati… net non plus duo ni trio… solo…

prendre le temps de sentir l’absence de l’autre, la manque de sa présence, qui nous complétait, qui nous faisait paraître plus grand que soi…

sentir l’absence pour dépasser ce sentiment de manque car quelle belle occasion que l’absence d’un être aimé, pour simplement rester branché sur ce qui est dans le moment, et ce qui n’est pas, ce qui était, ou qui aurait pu continuer à être dans nos rêves, même si autrement… justement, autrement…

car que ce qui est ne soit, même si cela parle fort et dur et claque la face comme une porte qui se referme sur les doigts de notre amour…

ce qui est dans la brutalité vivante de l’état actuel ramène à soi, ramène à ici, et à maintenant, simplement…

amère médecine mais essentielle, médecine mère que la solitude en son propre royaume intérieur… mais essentielle, inévitable… merci la vie même si… car rien comme l’amour pour ramener à soi…

temps de revenir à soi, en toute soloïtude, back au solo après le duo et le trio qui fut doux au coeur pour le temps qu’il dura…

sans que le manque de l’autre – ou des autres dans ce cas-ci car double peine d’amour, spécial deux pour un pour un temps limité à la grande shoppe amoureuse – ne prenne toute la place, sans que son absence ne remplisse le vide de sa propre présence à soi-même… utiliser l’absence de l’autre justement pour retrouver sa propre présence, pour être précipité à soi…

car la présence d’un(e) autre est souvent égarememt de soi-même, éloignement de soi, car encore à l’extérieur de soi la source de l’amour… rien comme cela pour apprendre…

et quand on nous quitte pour un autre, toujours un petit pincement supplémentaire au coeur du loup solitaire, à savoir que non seulement la présence de notre amour n’est plus requise au coeur de l’autre, mais qu’en plus il a été remplacé… déjà… si vite… et brutalement…

très riche expérience que de retrouver sa propre valeur pour soi-même grâce à une certaine forme de rejet de ce qui a été…

et on accueille tout car l’amour est plus fort que nous, plus fort que tout, et précieuse leçon il y a ici c’est certain…

alors ce matin, les mots du prophète de Khali Gibran sur l’intransigeance et la brutalité de l’amour à l’autre qui, de façon surprenante, sont arrivés dans ma boîte de courriel… rien à faire, la vie nous arrive livrée d’elle-même en pleine face…

juste pour moi on dirait ces mots ce matin… alors je les partage avec vous…

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Quand l’amour vous fait signe (via le blogue La Joie d’être un âne, merci J.)

Alors Almitra leva la tête et regarda le peuple.

Un silence tomba sur eux.

Et d’une voix forte, il dit :

Quand l’amour vous fait signe, suivez-le, bien que ses voies soient dures et escarpées.

Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l’épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.

Et lorsqu’il vous parle, croyez en lui, malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu’il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage.

De même qu’il s’élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus légères qui tremblent dans le soleil.

Ainsi pénétrera-t-il jusqu’à vos racines et secouera dans leur attachement à la terre.

Comme des gerbes de blé …

Il vous emporte,

Il vous bat pour vous mettre à nu,

Il vous tamise pour vous libérer de votre bale,

Il vous broie jusqu’à la blancheur,

Il vous pétrit jusqu’à ce que vous soyez souples.

Et alors … il vous livre à son feu pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la Vie.

Mais si dans votre peur, vous ne recherchez que la paix et le plaisir de l’amour, alors il vaut mieux couvrir votre nudité et sortir de l’aire de l’amour.

Pour vous rendre dans le monde sans saisons …

Où vous rirez, mais non pas … tous vos rires,

Et pleurerez, mais non pas … toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas et ne veut pas être possédé. Car l’amour suffit à l’amour.

Et ne pensez pas que vous pouvez guider le cours de l’amour. Car l’amour, s’il vous trouve digne,dirigera votre cours.

L’amour n’a point d’autre désir que de s’accomplir.

Mais si vous aimez et devez avoir des désirs qu’ils soient ceux-ci :

Se fondre et être un ruisseau coulant qui chante sa mélodie à la nuit,

Connaître la douleur de trop de tendresse,

Être blessé par sa propre intelligence de l’amour

Et saigner volontiers et joyeusement,

Se réveiller à l’aurore avec un cœur ailé et rendre grâce pour une autre journée d’amour;

Se reposer à l’heure de midi et méditer sur l’extase de l’amour;

Rentrer en sa demeure au crépuscule avec gratitude.

Et alors dormir … avec en son cœur … une prière pour le bien-aimé, et sur les lèvres … un chant de louange…