Archives de l’auteur : atisupino

mamala

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédouzième

allo ma belle mamala…

on était ensemble dimanche dernier lors d’une rencontre de coeurs au cours de laquelle tu étais la reine, et moi un valet… moi je t’ai vu toute grande mais toi, je ne sais pas si tu m’as vu car je me sentais tout petit… détail anyway…

car on était plus de 50 et je ne sais pas ce que ton regard captait… je suis certain que ton coeur a tout saisi lui, ton âme aussi, mais tes yeux, je ne sais pas… détail anyway…

je ne sais pas non plus si tu te feras lire ce message par Pravasa ou par un(e) autre ami(e) – message que j’écris en pleine nuit – ou si j’écris dans le vide, mais peu importe car comme dit Betty, on ne rêve que de soi…

alors je n’écrirai ici que quelques mots de mon rêve à moi, en pensant à toi…

que quelques mots qui se rendront peut-être jusqu’à toi, toi qui vit ce passage ultime en t’apaisant en toi-même, à seulement quelques km d’ici, ici tout près sur le bord de mon coeur…

alors que ces quelques mots…

pour te dire que je te trouvais tellement belle et resplendissante dimanche dernier, 1er jour jour du mois mai, mai étant le mois de la amala comme tout le monde le sait… et celui de la fête des mères by the way

c’est qu’il y a une trentaine d’années, tu as symboliquement adopté 3 enfants, Pantha le gars, Azima et moi… je crois que personne parmi nous ne sait trop pourquoi ni comment cela s’est passé mais je sais qu’on en est tous fiers que ça se soit passé… la vie a parfois de ces mystères que seul le coeur comprend…

pour te dire que je voyais en nos ami(e)s communs rassemblé(e)s autour de toi tout l’amour qu’on te porte en nos coeurs… ce que tu as semé, tu le récoltes maintenant car c’est bien connu, on récolte ceux que l’on s’aime… et toi ton jardin porte fruits, même dans le froid, même en mai…

alors que quelques mots de plus…

pour te dire que je te trouvais tellement généreuse de partager avec nous, ta famille de fous et de folles d’Osho comme toi, ce pré-voyage de noces qui doit être toute une ride… et pour toi, et pour Pravasa ton heureux zélu qui prends soin de toi… tu nous a montré avec tant de grâce où l’on s’en va tous et chacun chacune… merci mamalou d’ouvrir ce chemin pour nous rassurer…

que quelques mots encore…

pour te dire que moi aussi, si j’ai l’occasion de le savoir un peu d’avance avant mon grand départ, que moi aussi je veux rassembler, comme tu l’as fait dimanche dernier, mes ami(e)s pour communier avec eux et elles… quelle intelligence et générosité que d’offrir cette occasion pendant qu’on respire encore ensemble… merci ici mama là…

pour te dire que je n’ai rien exprimé haut et fort dimanche dernier ni ne suis allé te voir après car je ne voulais pas te fatiguer… ben oui, ton fils veut te ménager… alors te dire que j’étais là, tout là avec toi… ici quoi…

que quelques mots encore et encore…

pour te dire que dimanche dernier, quand nos yeux étaient fermés pour qu’on puisse voir, ensemble, l’essentiel de l’amour qui nous relie, je me rappelais encore de toi il y a quelques années, quand j’ai littéralement lancé mon livre en pages lousses et folles et que tu t’es pitchée pour les ramasser…  tu ne m’as même pas surpris… car ça c’est de l’amour maternel, ça c’est de l’amour d’amala éternelle…

que quelques mots en douce, douce comme l’était ta voix dimanche dernier, quand elle résonnait tout doucement, en choeur, en nos coeurs… la lionne rugissait en nous tout doucement, de sa voix de soie…

que quelques mots, toujours, pour te dire mon amour…

que quelques mots de trop, car les mots sont souvent de trop quand on dit je t’aime…

alors que ces quelques mots, quand même, pour te le dire, te dire ce que les mots ne peuvent dire :

je t’aime mamala… et merci d’être ma mamala…

à tout de suite… juste ici, dans les pays d’en haut, ici dans le grand now…

vie d’ange

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéonzième

traduction: mon ange gardienne était jeune et pleine d’énergie quand on s’est rencontrés… mais toutes ces années passées à me protéger lui ont fessé dans l’dash

oh que je suis chanceux… oh que je suis protégé… il y a quelqu’un – ou quelque chose c’est selon – qui veille sur moi, day in day out… car pour les anges, pas de repos… les anges sont sur la job 24/7…

quand j’étais jeune et fou, je ne croyais pas aux anges… car quand on jeune, souvent on pense que l’on a pas besoin d’ailes…

mais avec le temps qui nous passe dessus et dedans, avec les rides qui nous poussent au front et ailleurs, on finit par changer d’idée… certains d’entre nous en tous cas… on s’ouvre l’esprit, on évoque la possibilité et graduellement, pouf ! Gabriel et son armée nous tombent dessus…

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pour nous guider, nous protéger, prendre soin de nous… pour veiller sur nous…

mais si on veut seulement… car les anges ne forcent rien… les anges sont respectueux… les anges proposent et nous on dispose… et quand on dépose les armes, les anges descendent sur nous, mais surtout en nous… car les anges cherchent maison…

parfois les anges sont désincarnés, et parfois ils chillent in carne… car certaines anges vivent parmi nous déguisées en humains, ou en animaux…

parfois, les anges se cachent dans les chansons, parfois elles sont cachées dans les images… et souvent c’est dans la nature qu’on les découvre… quand on se tait, quand on écoute, quand on ouvre autant son coeur que son esprit… car les anges ne poussent pas, ni ne bousculent…

en vérité, en vérité rien ils ni elles ne disent… alors il faut bien écouter car les anges ne crient pas, elles chuchotent… les anges sont vaporeuses

si on dit que Gabriel est l’archange en chef, je crois personnellement que la boss des anges est Marie, oui oui la mère de vous savez qui…

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pour moi, c’est elle qui représente la bonté ultime, l’amour inconditionnel, l’acceptation totale de qui l’on est, de nos erreurs, de nos niaiseries…

je crois aussi que pour voir les anges, il faut tourner son regard vers les cieux…

13086818_10154147583121241_1068285805422915166_oen soi, et vers les cieux… il faut s’élever vers le plus haut en soi..

mais moi mon ange en chef, c’est lui…

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et lui aussi…

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deux pour un… deux anges pour un ptit dur dur de la feuille…

pissant, vive le printemps

1798593_10152337981818939_1874307744_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-dixième

le printemps est arrivé… excitant en effet non ? mais pas encore le temps de pisser dans son jardin… ni dans ses plantalons…

de mon côté, ça fait 2 jours que je me suis sorties les deux mains de d’dans le derrière de l’hiver pour les remettre dans la terre… pour jouer sur le terrain… à rateller, gratter, pelleter pour agrandir le jardin, corder le bois…

deux jours à jouer sous le soleil – encore un peu froid mais tout de même bon pour les bibittes d’été que nous sommes aussi, pas seulement des bonhommes carnaval hein ?

quand même, faut se protéger du soleil même s’il n’est qu’encore tiède alors

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moi quand je joue dans la terre,

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eh qu’on a du fun… mon chum pis moi…

car on est au moins deux dans ma tête, moi pis mon chum… mes chums pis nous… à sortir nos coeurs dehors pour leur faire prendre l’air en ce printemps naissant… et vous aussi j’imagine… tous vos vous je veux dire… heureux d’un printemps qui m’sort d’la couette…

car avec le printemps, on se réveille très chers ami(e)s… tous nos nous… alors soyons doux et douces pour nos ptits coeurs qui se réveillent à peine de l’hiver… sortons-les dans les vastes champs de lumière et laissons-les respirer…13096107_10153956251575901_6373029027662997772_n

car c’est la vie avec un grand V qui revient ces jours-ci… après des mois d’hibernation – hiver nation nous sommes – on revient à la vie… on renait, nous redevenons des renés et des renées… aho rené roi du printemps, aho renée reine de la terre…

toujours un peu grisant ce temps de l’année quand la terre rappelle notre corps à l’ordre… à l’ordre des choses organiques et terrestres…

car la terre ne ment pas… quand on y plante nos deux mains, on touche directement à la vie… on nettoie les résidus de l’automne cachés sous la neige (il y en a encore ici) pour redécouvrir de nouveau notre terre d’accueil, notre terre natale… car nous sommes fils et filles de la terre…

sou filho da terra, sou filha da terra…

et comme le plein temps est arrivé, je vous laisse avec ma nouvelle gouroune du jardin, Mme Laverdière, une sympathique beauceronne qui fait fureur sur le web ces temps-ci…

le temps qui change

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-neuvième

la vie est changement… la vie n’est que changement…

et plus ça change plus c’est pareil… d’ailleurs, on dit aussi que seul le changement est constant dans la vie…

et ce constant changement, ce n’est qu’avec le temps qu’on peut le constater vraiment… qu’avec les années qui nous passent au nez, au visage et dans le corps… ça prend du temps pour constater la persistance de ce changement…

car avec le temps souffle le changement… le temps apporte le changement, les changements… et si on ne résiste pas, si on ne lui résiste pas, parait que le changement n’est pas douloureux… paroles de Bouddha…

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et pas que Bouddha qui se soit prononcé en ce sens…

selon Lao Tzu : la vie n’est qu’une suite de changements naturels et spontanés… ne leur résistez pas… cela ne fait que créer de la douleur… laissez la réalité être la réalité… laissez les choses aller de l’avant telles qu’elles vont naturellement

voyez bien, ça semble unanime pour nos grands sages…

alors quoi faire ? dire oui ? laisser aller ? ouvrir les mains ? pas trop compliqué me semble…

mais pourtant, mais pourtant…

parfois bien difficile de simplement dire oui, marcher pas par pas par en avant… si difficile parfois de faire un pas à la fois, chaque pas dans la foi… la foi que ce qui est est parfait, tel quel, constante ultime perfection… et que ce qui sera sera… OK…

alors accepter les faits at face value comme disent les chinois… qui parlent anglais… constat simple, et pourtant… pourtant… souvent les choses les plus simples sont les plus difficiles à saisir…

mais les années qui s’accumulent peuvent devenir en ce sens le plus grand enseignant face au temps qui passe, et quant aux résistances qu’on affiche face à ce qui change… car temps égal changement… et on dirait que le temps d’aujourd’hui file de plus en plus vite… et donc que ça change de plus en plus vite…

mais en dépit des paroles des sages, faut croire qu’il nous faille résister pour éventuellement lâcher prise… on dirait qu’il faut s’épuiser pour retomber dans l’instant, cet instant dans lequel on baignait dès notre naissance, avant le construction sociale de notre identité, avant le développement de ce mental qui roule…

mais en même temps, si on dit que tout change, quelque chose en nous ne change jamais… quelque chose comme un témoin, comme une présence, comme un observateur qui observe justement…

un spectateur/trice se situant en deça – ou au-delà – de ce qui change… au-delà de ce changement qui ne touche que le corps, que les choses, oser l’impermanence qui s’étend au-delà de la permanence de l’instant… cet instant qui passe, mais qui revient sans cesse… toujours le même moment qui revient à l’infini…

alors si vous ne pouvez croire et mettre en pratique ce que Bouddha et Lao Tzu nous disent, essayez de résister au changement… et je ferai de même… vous me direz ce qui arrive OK ? je vous en reparle aussi…

j’attends de vos nouvelles…

mysticisme, magie et autres mystères de la vie

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-huitième

traduction : quand tu commences à prendre conscience du mystique autour de toi, le mystique prendra conscience de toi…

croyez-vous à la magie vous ? au côté mystique des choses ? aux mystères qui prennent place autour de vous  et moi ?

moi non plus, du moins pas toujours, quoi que de plus en plus avec les années qui passent…

mais en même temps, sans être trop familier avec le côté givré des choses, je suis certain que le monde est beaucoup plus magique que je ne peux me l’imaginer…

le simple fait que la terre tourne sur elle-même, avec presque de 8 milliards de nous qui tournent aussi dessus est en soi tout une grande manifestation de la magie non ?

selon notre ami Wikipédia, la magie est une pratique destinée à intervenir de façon surnaturelle sur le cours des événements ou le comportement d’autrui en mal ou en bien… généralement, la magie du bien est appelée magie blanche alors que la magie du mal est nommée magie noire

on peut bien ne pas trop vouloir y croire… car qui sommes-nous pour oser penser intervenir sur le cours des événements ? mais en même temps, n’intervenons-nous pas constamment sur le cours des événements à notre humble mesure ?

faut seulement définir ce qu’est le surnaturel… et ne pas trop être figé quant aux côtés noir et blanc des choses, ni sur le bien et le mal… car en soi, le mode de la dualité est un peu dépassé admettons-le…

d’autre part, toujours selon notre ami WIkimouse, la mystique ou mysticisme, est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes…  le terme relève principalement du domaine religieux, et sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun...

mystique, magie et mystères… en bref, ce grand inconnu qui nous fascine, qui nous attire, qui nous intrigue… on peut bien faire notre ptit bibitte sceptique, vraie ou fosse, mais il existe tellement de choses que l’on ne peut expliquer qu’on ne peut qu’être humble devant l’inconnu…

et invitons la magie dans nos vies…

 

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traduction : tu sais ce qu’est le problème avec ce monde ? tout le monde veut une solution magique à ses problèmes mais tout le monde refuse de croire à la magie… – Alice au pays des Merveilles 

ou en d’autres mots, comme disait le poète, tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir… en fait, chaque personne qui achète des billets de loto croit en la magie… car avec une chance sur des millions de gagner le jackpot, ça en prend de la magie…

qu’on l’admette ou pas, nous voudrions tous et toutes croire à la magie, à la mystique, au grand mystère…

mais peut-être qu’on pourrait se faire accroire qu’on y croit pour qu’elle vienne à nous ?

car au fond de soi, je suis persuadé que nous sommes tous et toutes fascinés par la face cachée des choses, intrigués par le mystère, aspirés par l’inexplicable…

d’ailleurs comment sommes-nous arrivé(e)s ici ?

en soi un grand mystère que cette existence, un énigme cette prétendue réalité… alors marchons les deux pieds dans le mystère, l’esprit ouvert, et le coeur aussi…

vous avez besoin d’une preuve que la magie existe ?

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psst psst

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-septième

ce matin, ouvrez grande votre oreille, la droite ou la gauche, mais la bonne…

écoutez avec attention, sans grande tension mais avec beaucoup d’attention…

car je ne ferai que chuchoter…

ici je vous chuchote à l’oreille… ma grande vulnérabilité, ma grande sensibilité, ma grande intimité… je vous livre mon jardin secret…

chut ! écoutez…

jeux de mots

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-sixième

eh que j’aime les esprits de mots ainsi tordus… l’esprit des mots qui sortent du cadre et qui recadre…

j’aime quand les mots se fourchent dans les deux langues…

j’aime quand les langues baignent dans le vinaigre et goûtent sûr… et incertain…

j’aime quand les mots sautent la barrière de la langue fourchue et font des colles buissonnières… et aujourd’hui…

j’aime quand les mots sont hors la loi 101…

j’aime les mots quand on les détourne, et qu’ils se laissent faire, et défaire… quand on les contourne et qu’ils se détournent de leur sens unique en aller-retour…

j’aime les mots quand ils sont coucounes, gougounes, nounounes et poupounes… de luxe…

car parfois les mots se foutent de nous, souvent ils se fouent de notre gueule et ils sautent hors d’oeuvre en petites bouchées…

je lèche les mots tranquilles, surtout s’ils me démangent, je me pourlèche de leur esprit tordu, détendu, comme un fruit défendu en péché immortel…

j’aime les mots qui cognent dans le dash de la réalité, les mots qui déforment l’irréalité, les bribes de lettres qui twistent les idées toutes croches…

car les mots sont des outils qui nous permettent de construire le monde autrement… ils sont le matériau concret d’un univers irréel et artificiel…

les mots sont-ils venus avant les faits ou sont-ce les fesses qui ont du vécu ?

rien comme jouer dans les mots qui tournent les coins ronds… rien comme pitcher dans le vide du non sens qui redeviendra sens en vous, ou pas… probablement pas, à pas…

passer go et danse à gogo, penser gros et faire petit…

si vous êtes encore ici, c’est que vous êtes aussi tordu(e)s que les mots qui me sautent hors du couvert… les mots qui me débordent du cerebelum et qui font un fou des mots de moi, un trou de mots de foi…

car qui écrit croit, en tout ou en rien, peu importe, car tout est dans tout… tout est dans l’trou…

tourlou…

et inquiétez-vous pas, non non chupasfou… mais

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bonne fête le monde

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-cinquième

hier, cela faisait 55 ans que le corps dans lequel mon âme a choisi de s’incarner pour un autre tour de piste – et que je continue d’habiter car le bail est encore valide pour une durée indéterminée – est sorti de ma mère… chilling in carne

j’allais dire sorti du ventre de ma mère mais on sait tous que les bébés ne naissent pas dans les running shoes… alors vous savez d’où car vous savez tout, vous, beaux esprits…

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la terre croît, le feu brille, l’air souffle, l’eau coule et l’esprit est un peu nono… 😉

et comme c’est devenu une habitude, FB m’a rapporté vos souhaits, souhaits que j’ai pris soin de voir et recevoir cette nuit (merci café accompagnant le succulent gâteau de fête) et d’y répondre par un vibrant coup de guitare… dring dring… merci pour vos pensées…

toujours plaisant de sentir ce flots d’amour et d’amitié, cette délicatesse des gens qui pensent à nous et qui prennent le soin d’agir sous diverses formes en notre direction, que ce soit via un drôle de ptit bonhomme, un bonne fête bien senti ou quelques mots personnalisés… merci, touché…

et si on reçoit ces souhaits, c’est bien parce qu’on le veut car on a l’option – ou pas – d’indiquer notre date de naissance dans notre profil FB…

ce choix est à l’opposé de certaines personnes qui ne veulent pas divulguer leur âge de peur de renforcer le message à leur corps que leur bolide vieillit… intéressant concept… parait d’ailleurs que selon certaines sources, on pourrait vivre jusqu’à 150 ans, ou plus encore… mais que l’on ne pourrait pas tolérer le poids de la vie, ce qui fait que l’on choisit – inconsciemment –  de quitter le bateau… intéressant concept…

alors on repart pour un autre tour de piste annuel, le 56 ème… un autre tour de saisons, un autre carré aux 365 dates, un autre cycle de 13 lunes… pourquoi avoir coupé l’année en 12 alors que le deal était un 13 à la douzaine ? fouillez-moi…

alors on repart pour un autre tour jusqu’au prochain passage au pitstop dans cette human race

bizarre pour moi de me remettre en route pour cette nouvelles tournée au grand bar bar de la vie alors quelques bons et bonnes amies sont sur le point de la quitter, atteint d’un certain signe astrologique…

mais dans le fond, peut-être partirai-je avant ? qui sait ? ou vous de même ? pas que je ne le souhaite à personne mais qui aurait pu dire que le petit Prince partirait lui-même si vite à 57 ans à peine ? alors on enjoy en masse et en joie OK ? pendant qu’on passe, ne passons pas le temps qui ne passe jamais anyway, que nous que nous…

ce week-end de célébration, je l’ai passé en – bonne – compagnie de quelques ami(e)s… samedi et dimanche matin en chansons et en musique, et dimanche pm et soirée en famille… menoum menoum…

et il m’est venu à l’esprit hier que le plus beau des cadeaux est de pouvoir recevoir la vie telle qu’elle se présente à nous, sans la souhaiter, ni meilleure ni autrement… et de continuer à avancer avec légèreté, avec gratitude, avec appréciation… avancer sans aller nulle part, vivre sans peur de mourir…

cher lecteur/trice, c’est à ton tour de piste… c’est à ton tour de recevoir un ptit paquet d’amour…

même si je ne te connais pas, même si tu ne me lis pas, même si tu ne vois pas ces mots…

car l’amour qu’on donne, on ne le donne toujours qu’à soi-même…

l’amour qu’on donne, on ne le donne pas vraiment car il ne nous appartient pas…

il ne nous a jamais appartenu, il ne nous appartiendra jamais…

l’amour qu’on pense donner ne fait que passer à-travers soi…

cet amour nous est prêté, il nous est confié pour qu’en prenne soin et qu’on le fasse fructifier…

car l’amour c’est comme du cash, faut que ça fasse de l’intérêt, faut que ça fructifie, que ça purifie… faut que ça profite au plus grand nombre…

l’amour faut que ça roule…

comme la vie, comme la terre, comme le soleil qui revient nous chauffer la couenne…

comme le rock n roll…

quand j’étais petit et que le monde me souhaitait bonne fête, je répondais toujours avec innocence : toi aussi !

alors bonne fête à vous aussi

 

 

grand le Prince

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-quatrième

hier j’ai regardé – et écouté – quelques vidéos de Prince… dont celui-ci

http://liveforlivemusic.com/news/watch-prince-destroy-solo-on-beatles-cover-with-tom-petty-steve-winwood-and-more/

et celui-là…

http://www.slate.com/blogs/browbeat/2016/04/21/prince_michael_jackson_and_james_brown_on_stage_together_video.html

et il y en d’autres, meilleurs les uns que les autres… qui témoignent de l’immense talent, de la grandeur et de la droiture de ce grand artiste… de son intégrité, de sa détermination à demeurer fidèle à ses valeurs… dans une classe à part…

hier soir, pendant qu’on trempait dans l’eau chaude sous les étoiles, je réfléchissais tout haut, et disais à ma belle comment il est révélateur que c’est lorsque les gens meurent et qu’ils expirent, que l’on découvre toute l’inspiration qu’ils ont reçu de leur vivant et qu’ils nous ont transmis…

comme si ça prenait la mort pour nous révéler la vie de certaines personnes… comme si tant qu’ils sont vivants, on les prend pour acquis… comme si leur dernier souffle donnait un second souffle à l’ensemble de leur oeuvre… souvent c’est quand on manque quelque chose ou quelqu’un qu’on le apprécie le plus… leur absence révèle leur présence… avec un délai temporel… mais pour l’éternité…

et en ce sens, l’oeuvre du kid du Minnesota est pretty impressive… un génie, une multi instrumentiste unique, un showman, un vrai… un charisme rare, une présence calme mais imposante… et quelle présence sur scène… toute une bête…

une âme authentique, incarnée au-delà d’une identité finie et limitée, qui s’est manifestée par la musique, par le spectacle, par la lumière et les flashes multicolores

on dit que quelqu’un avait déjà demandé à Eric Clapton comment on se sentait en tant que meilleur guitariste au monde et qu’il aurait répondu : je n’en sais rien, demandez à Prince…

d’ailleurs le simple fait d’oser se faire appeler Prince en dit long… faut assumer…

un être humain sans compromis, un être social low profile malgré toute sa flamboyante artistique, source d’inspiration incarnée en corps – mais ni homme ni femme ni blanc ni black mais tout à la fois – servant d’exemple pour quiconque désire garder le cap sur son style unique et personnel tout en explorant toute sa folie créative et exubérante…

sois bon Prince, inspire-moi une chanson from up therepliiiiise…

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anyway, salut sexy motherfucker… sioux… salutations à David by the way…

oh baby

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixante-troisième

nuit de pleine lune, le sommeil s’évapore, encore, l’âme s’élève et l’esprit gigotte…

et souvent c’est vers 3 h tapant que cet état d’éveil se manifeste… et souvent, aussi, c’est mon maître qui rode dans mes pensées et en mon âme en ces moments de grève somnifuge…

cet homme qui disait n’être jamais né, ni jamais mort, qu’ayant effleuré cette planète…

cet homme qui a prononcé des milliards de mots, ces milliards de mots formatés en des centaines de livres et traduits en de multiples langues, mais qui disait ne pas être un enseignant puisqu’il n’avait rien à enseigner…

rien d’autre qu’une qualité de présence à nous partager, par ses mots, mais surtout par ses silences, par sa présence, par son absence…

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absence d’identité, absence d’égo comme disent souvent ceux qui en ont un, ceux qui en sont un, nous qui en avons encore un…

en passant, un égo, on l’a ou on l’est ? question de disciple à cinq cennes…

quand on a choisi de prendre maître – même si Osho disait toujours que ce n’est jamais le disciple qui choisit son maître car comment un aveugle pourrait bien choisir celui qui voit ? la question des pose indeed – on saute dans l’inconnu… on accepte de se faire brasser la cage à convictions, de se faire swinger la boîte à beaux ah !

quand on devient disciple, on se fait mettre la corde – de mala – au cou… et on se fait pendre au jeu… et c’est définitivement mortel pour quelque chose en soi, nommez-le égo, soi, petit moi ou ce que vous voulez ou pouvez… car ça va bien au-delà de la psychologie ce genre d’histoire d’âmour…

un maître est là pour nous confusionner justement… et nous contusionner l’égo justement…

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oh baby did you certainly succeed here

quand on se pense OK du haut de notre propre ignorance, un maître nous met KO, et au plancher… car avant de pouvoir sortir nos ailes et visiter les hautes sphères, il faut ancrer nos racines et revenir à terre… as above so below…

oh que oui que tu m’as confusionné beloved master… con fus-je et con suis-je toujours, mais con tant qu’on voudra, surtout content pour l’éternité… comme dans contentement, comme dans plénitude… un vide plein, plein de rien…

mais que c’est long d’arriver à comprendre ce rien… non, rien de rien…

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quand on porte un maître en son coeur, on voyage avec une absence bienveillante en son âme et conscience… on ne peut dire clairement ce que c’est, mais on le ressent bien… et quelle grâce…

être disciple d’un maître risque de générer chez le/la disciple ce que l’on nomme un égo spirituel, et en même cela demande beaucoup d’humilité… surtout quand on partage son maître avec des milliers d’autres disciples…

car on le voudrait bien que pour soi son maître – mon maître – ou être le meilleur de la gang tant qu’à y être, disciple… mais ni mon gourou, ni le tien… qu’une lumière dans la nuit, qu’un guide sur la route… qu’on choisit de ne pas suivre car nulle part où aller ni rien à acquérir… qu’à revenir à la maison… c’est ce qu’enseigne un maître, the way back home…

rien à acquérir, que du vieux stock à laisser aller : vieilles idées, croyances anciennes, expériences passées à oublier car ce qui était n’est plus – et attentes futiles à laisser tomber car ce qui n’est pas encore ne sera jamais comme on le conçoit anyway…

en cette ère de prétendue indépendance et d’auto-satisfaction, un peu à contre-courant de s’avouer disciple… car disciple implique maître et qui dit maître dit maîtrise… et la maîtrise ne peut venir que de soi, que d’une expérience directe…

comme le dit Walt Whitman, qu’Osho citait souvent d’ailleurs : vous ne devez pas aborder le monde à partir des expériences d’autrui, ni voir à-travers les yeux des morts, ni se nourrir des idées contenues dans les livres… vous ne devez pas non plus voir à-traves mes yeux ou aborder les choses à partir de mes mots… vous devez écouter de tout bord tout côté et juger pour vous même…

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et c’est en plein ce qu’un maître enseigne… un peu contradictoire quand même d’écouter quelqu’un nous dire de ne pas l’écouter ! mais cela se passe à un autre niveau…

par sa simple présence et encore plus par son absence, par le silence entre ses mots, par le non-sens entre ses lignes, par les coups de bâton zen qu’il nous assène sur le crâne dur dur dur de notre inconscience crasse, un maitre nous fesse dans l’dash… expérience très directe même si le maître n’y est pas en corps…

mais il ne revient toujours qu’à soi de prendre acte et de poser action… car on peut aussi faire ce qu’on veut d’un maître et enorgueillir sa propre image, surtout quand il a quitté son corps ou qu’on vit à distance… on peut l’écouter et ne rien faire…

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car si on ne fait q’couter sans bouger, les mots du maître peuvent bercer, consoler, convaincre et être appréciés intellectuellement… on peut apprécier l’espace créé en sa présence mais cela est insuffisant… il faut agir, cela est indispensable…

car un moment donné, on va se faire arranger le cadran et le réveil vient à point à qui sait ne pas attendre…

drrrrrring… good morning…