Archives de l’auteur : atisupino

amor, ondes et nouniounne rings

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtdeuzième

eh oui, je vous parlerai encore de notre amie Amala… je dis notre amie Amala, car je ne peux plus dire mon amie désormais, je ne peux que dire notre amie… car nous sommes si nombreux, si amoureux d’Amala, notre âme au grand coeur, notre dame au sacré coeur…

cette reine de coeur qui nous rassemble en plein coeur justement, au coeur de nous tous, toutes et chacun chacune ces jours-ci… et qui nous permet de connecter dans ce grand flow d’amour qui couve autour d’elle…

mais je ne vous parlerai pas que d’Amala…

je vous parlerai aussi, beaucoup et surtout de tout l’amour que sa situation actuelle génère en notre clan… les Amalovers…

et aussi et beaucoup des liens qui nous unissent via Amala, via ce qu’elle vit…

via ce que vit Amala dans l’amor, notre amor à tous… le seul et unique amor…

je vous parlerai des graines d’amour qu’elle a semées toute sa vie durant et dont les fleurs émergent en apothéose ces jours-ci en ce printemps gêné…

mais je vous parlerai surtout de oh combien touché je suis ! par la générosité et de la grande vague d’affectivité que sa condition physique précaire génère en nous et autour d’elle…

c’est que par sa fragilité corporelle actuelle, l’âme de notre amie nous touche droit au coeur et renforce le contact entre nos âmes et nos coeurs…

via le groupe virtuel que son nouveau marié de chum a créé, un surprenant lien de fraternité et de sororité se développe avec elle, avec ses proches aidants et entre nous tous et toutes du clan amalien… une relation virtuelle mais oh combien réelle…

c’est la troisième fois que je suis connecté à la mort ou quasi mort d’amis proches via  un groupe privé Facebook et je suis impressionné par cette connectivité virtuelle…

la première fois, un ami en Europe s’est retrouvé prisonnier du coma pendant quelques semaines… des centaines d’ami(e)s du monde entier lui ont alors envoyé des messages de soutien… lorsque sa fille lui a communiqué, en tenant sa main, à-travers le voiledu coma, le nombre impressionnant de messages reçu, elle a senti une réponse… et lorsque l’ami est revenu de comaland, il a affirmé que c’est ce soutien qui l’a sorti du coma…

le pouvoir des ondes vous dites ?

la seconde fois est lorsque Veeresh est mort l’an dernier et que des milliers de messages ont envahi le groupe qui lui était destiné… impressionnant de constater, et surtout de sentir si concrètement, l’amour qui voyage dans l’invisible et qui trouve toujours la maison…

et cette fois-ci, de nouveau, encore flabbergasté par la force de l’amour et de la résonance de coeurs qui voyagent via les ondes…

très clair qu’avec l’amour, la mort devient a/mort, la mort meurt au coeur de l’amour et la vie devient éternelle… para sempre pour toujours…

depuis quelques jours, Pravasa, son amoureux, a la délicatesse de nous donner des nouvelles de notre amie au quotidien… il nous informait d’ailleurs qu’hier, Amala avait envie de frites et de nognion rings

quand même une drôle de coïncidence qu’il y a une douzaine d’années, lorsque ma mère se préparait à retourner au ciel pour veiller sur ses ouailles, elle ne voulait manger que des frites et de la crème glacée aux fraises pendant près d’une semaine… mama là-bas, Amala ici… mamas partout… je vous salue Maries…

sur ce même groupe, des poèmes, des photos, des témoignages, des bribes de coeur, tout plein de vie quoi… rien comme la mort pour nous rappeler la vie… rien comme la mort pour nous garder en vie, pour nous relier… quand on se lit, on se lie et se relie…

encore des mots pour dire l’indicible… encore des mots car quoi d’autre avons-nous pour dire l’amour, pour tisser le lien, pour garder le contact…

par nos doigts, nos coeurs se touchent… par nos mots, nos silences se lient… par nos présences discrètes, l’absence s’estompe et brise le mur du silence via le mur du son… à-travers l’écran, nos coeurs se croisent…

et le son de nos coeurs résonne fort… partout, en nous, en vous… en elle… partout…

merci belle Amala…

et tiens, si elle est passée tout droit… une première prise, mais ça vient du coeur…

 

paix et amour et fuck a lot

13100792_271779363168709_231512982230129585_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtéunième

traduction : je crois en la paix et l’amour… mais je dis souvent le mot fuck…

on voudrait tous et toutes être des êtres spirituels… on voudrait vivre en esprit mais on vit dans un corps du christ… et en esti… on est incarné(e)s, comme le sont certains ongles d’orteil…

tous et toutes poussières d’étoiles, et simultanément, chacun chacune poussière tout court…

il nous arrive à tous et toutes de parfois se prendre très au sérieux, se pensant supérieur(e) à nos frères et soeurs… come on, pas besoin de le nier, c’est OK… si vous saviez seulement comment moi et mon ptit moi-même on prend notre vision du monde comme la seule et la meilleure…

même que

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si vous saviez comment je me déguise régulièrement en nombril du monde… et comment je balance le monde au bout de mon cordon bliblical…

j’ose parfois même me considérer comme fils de dieu… et pourtant, et pourtant… bien plus que ptit gars à sa mère… et pourtant, on l’est pis – fils et fille de dieu – en même temps qu’on l’est pas car dieu vous savez, overated comme concept…

nous sommes le monde entier et en nous le monde existe, et en même temps, nous ne sommes qu’un grain de sable… tous et toutes nous sommes qu’un petit grain de sable qui contient la mer… alors une fois de temps en temps, normal que le ptit grain de sable pris dans l’engrenage humain se prenne pour la mer à boire… pas de quoi écrire à sa mère à soir…

inévitable de vouloir s’élever au-dessus de la mêlée humaine… ça arrive à tout le monde une fois de temps en temps de se faire grosse tête et grand esprit et de considérer que le monde tourne autour de soi… car nous sommes tous égos devant l’éternel et le grand mystère… et tous un peu nombril du monde… et trou du culot… à se penser meilleur qu’autrui… mais au fond, plus cochon que truie…

mais attention de ne pas – trop – prendre notre prétentieux cheminement spirituel comme un fleuron pour décorer notre égo…

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ce matin ce bout de citation de Don Juan Matus, tiré de The Eagle’s Gift (et traduit par votre humble serviteur – le plus humble au monde en passant 😉 s’est présenté à moi sur la toile :

… il est prétentieux de penser qu’on puisse comprendre le monde ou que nous sommes nous-mêmes compréhensible…

ce que nous percevons est une énigme, un mystère que l’on ne peut qu’accepter avec humilité et émerveillement…

les deux côtés d’un être humain sont complètement séparés l’un de l’autre et on doit faire preuve d’une grand discipline et de beaucoup de détermination pour briser la barrière et passer d’un côté à l’autre…

nous nous sommes incarnés grâce à des forces incompréhensibles de notre raison…

la seule chose devant laquelle nous ne pouvons rien est le temps…

chaque moment peut s’avérer être notre dernier, dès lors, chaque moment doit être vécu par l’esprit… 

et oui, l’esprit encore… et en corps… et pourtant…

alors, sommes-nous un esprit ayant pris place dans un corps sport, ou plutôt un corps mû par un esprit ? on peut parfois se le demander quand on se réincarne sur terre…

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peu importe la croyance qu’on adoptera, une croyance reste une croyance et le grand tout se fout bien de nous… et comme le disait Chögyam Trungpa dans l’une de mes chroniques précédentes, croire ne constitue qu’une façon de tenter d’imposer une étiquette au grand mystère

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personnellement, je ne suis qu’un bum spirituel… je sème la paix et l’amour du mieux que je peux mais je dis fuck a lot … et je sacre en christ… et je bois (un peu)… et je fume (parfois)… et comme Johhny the Wolf, je joue de la guetare… mais ça, beaucoup et souvent…

et je n’ai pas besoin d’aller à l’église car je vis dans la forêt…

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si j’ai une seule croyance, c’est que tout est possible… et en même temps, je crois que rien n’est impossible… et c’est ici que nous vivons, exactement entre ce tout possible et ce rien d’impossible…

mais au bout du compte…

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paix et amour à votre âme…

et fuck fuck fucka lot

uni(e)s par l’amor amor amor

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrevingtième

si vous suivez ces chroniques, vous savez déjà que la semaine dernière, suite à une rencontre marquante au premier jour du mois de Marie, j’ai pondu trois chroniques back à back au sujet de notre amie Amala, en plus de composer une chanson à son intention au quatrième jour… l’amor me sort par les pores…

touché le chroniqueur… et plusieurs de ses lecteurs/trices…

notre chère amie Amala, amie de tellement de gens autour d’elle et de moi, notre amie qui vit ses derniers moments… du moins, c’est ce qu’on dit… et selon ce que l’on a perçu quand on s’est rassemblés autour d’elle en ce premier jour de mai… elle était fortement affaiblie, dans son corps du moins, car son âme était encore bien vigoureuse…

mais sont-ce bien ses derniers moments ?  car la mort est parfois coquine se fait parfois attendre et nous fait languir et peut nous surprendre… en tous cas, nous sommes nombreux à penser et à se relier à Amala en ce moment précieux…

car le passage éventuel de notre Amala a comme effet secondaire de tous nous rassembler autour d’elle, nous faire sentir uni(e)s, ré-uni(e)s… son amoureux compagnon a mis sur pied un groupe privé FB pour nous donner de ses nouvelles… et je nous sens nombreux et nombreuses à y fureter régulièrement, en quête de nouvelles de notre amie… délicatement, pudiquement, émotivement…

car lorsque je vais sur ce groupe virtuel, je me sens loin d’être seul… je sens Amala, son essence, son esprit, son coeur… je sens les yeux et les coeurs de ses amireux et amireuses… je vois les âmes tous les Amalamoureux et reuses…

oui, je ressens toutes les émotions des aimants d’Amala, notre aimante en chef… notre aimante centrale, notre womanamie du moment…

tout l’amour qu’elle a semé toute sa vie durant revit ces jours-ci, comme une apothéose d’amour et d’amitié profondes en ce passage plus ou moins proche à venir… nous la veillons et nous ré-veillons… nous nous relions à elle… maintenant, à distance, right here. right now…

alors ce matin, un grand besoin de ma part d’écrire aux aimants d’Amala… Amala ou France, c’est selon… car sa famille est aussi sur ce groupe virtuel et au moins deux noms étaient nécessaires pour nommer notre amie, amante et soeur… même si aucun nom de pourra jamais la contenir…

famille et ami(e)s qui se croisent sur ce groupe virtuel pour envoyer nos souhaits ou prendre de ses nouvelles… pour être en reliance… pour vibrer ensemble… en son nom, en son coeur… tout ce que l’on peut faire… car bien peu à faire devant la mort… que lui faire face…

personnellement, je ressens en moi quelque chose comme un grand besoin de me relier non seulement à elle mais aussi à toutes ces personnes, ami(e)s connu(e)s et non, ami(e)s commun(ne)s ou pas…  car tous et toutes uni(e)s et aimant(e) en aimant Amala…

oui, on l’aime d’amour notre Amala d’amour…

tous et toutes mes frères et soeurs de coeur qui, comme moi, la porton en nos coeurs justement, en ce moment crucial pour notre amie… tous et toutes vivons de petits bouts d’Amala dans tous nos coeurs…

grâce à ce groupe, je sais concrètement que je ne suis pas seul à être imbibé d’Amala ces jours-ci… je le vois… via des mots et des images d’amour postés sur ce groupe, je sens qu’Amala – France pour certain(e)s – vibre très fort à-travers nous tous et toutes en ce moment…

comme si avant son départ, son intensité de Lionne rugit plus que jamais en nous, partout en nous, en nos coeurs, âmes et corps… mais son énergie rugit avec une douceur nouvelle, avec une évanescence qui couve… un feu, une force, une intensité ultime et implosive…

je nous sais et nous sens uni(e)s autour de notre Grande Lionne d’amour, notre amie folle et rock n roll... notre bonne vivante qui nous montre le chemin de l’amor inconditionnel… car pour Amala, il n’y aura jamais de mort en âme car il y a tant d’amor… avec l’amor, la mort devient a-mor, sans mort, à-côté de l’amor…

la vie éternelle se refugie dans l’amor, la vie éternelle se porte au coeur, le coeur haut et fier… nos coeurs portent tout l’amor d’Amala et quand le temps du passage viendra, elle ne résonnera qu’autrement en nous… pour l’éternité…

quand on voit comme elle vit déjà en nous en ce moment, imaginez plus tard… imaginez… que plus fort…

alors belle amie, sans savoir vraiment ce que tu vis right now car nous n’y sommes pas encore, nous te portons doucement en nos coraçaoes…

nous sommes là, nous sommes ici… toi aussi, dans nos coeurs, dans nos vies… en mots, en silence, en corps… et encore…

alors à vous, beaux et belles ami(e)s Amalien(ne)s de coeur et d’esprit, je dis : continuons de porter notre amie en choeur en nos coeurs car elle aussi nous porte en son sein…

et toi belle amie, si tu savais seulement tous les coeurs qui vibrent vers toi…

pensez-y

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédisseneuvième

ce matin, on ne niaise pas avec la rondelle… poc poc poc mes poulets poulettes… on explore de grands enjeux existentiels fondamentaux…

car il y a de ces petits faits de la vie qu’on ne questionne habituellement pas de peur que notre monde ne s’effrite… mais il faut que quelqu’un le fasse car on ne peut continuer à vivre avec de tels mensonges, mystères ou autres fausses croyances…

tel celui-ci… pizza ronde, boîte carré et pointe triangulaire…

OK je vous l’accorde, depuis quelques années, certains pizzamen – ou women – font des pizzas carrées… mais ils leurs ont aminci la croûte en coupant les coins ronds

un autre de ces grands mystères de l’humanité réside dans le prénom francophile des disciples de JC et leur habitude de boire du vin dans une région pourtant peu portée sur la bouteille…

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et glou et glou… on dira ce que l’on voudra, quand même questionnant non ?

mais quand on est le seul fils du grand boss, j’imagine que tout est possible… même marcher sur l’eau…

on va nous faire accroire qu’il est capable de changer l’eau en vin aussi ? come on guys… mystère ou magie les chums de JC ? c’est selon…

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une autre de ces fausses vérités à-propos de laquelle on a tout faux veut que l’amour fait mal…

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mais dans les faits, en effet, ce n’est pas l’amour en soi qui fait mal, car comme l’affirmait Osho, l’amour n’est pas une relation, l’amour est un état…

même si l’amour peut faire peur car on ouvre son coeur et on devient vulnérable quand on est en relation, ce n’est pas l’amour qui fait mal… c’est la peur, le calcul, la résistance au changement, les vieilles blessures relationnelles et tutti quanti…

en fait dans la vie, important de confronter toutes nos croyances, les ptites comme les grandes, les vraies comme les fausses, car nos croyances nous gardent petit(e) et prisonnier/ère…

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et en effet, prendre ses croyances pour du cash sans une expérience concrète n’est qu’une façon d’étiqueter le grand mystère, de le mettre en boîte (comme la pizza finalement la vie), de réduire la vie à ses petites idées qui tournent dans notre petite tête de pinotte…

let’s go gang, on se lousse la boîte à croyances – et à pizza – et à idées fausses…  car

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raison ou tort ? vivant ou mort…

ainsi – simple – soit-il

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédizhuitième

traduction: c’est simple… nous sommes parfaitement là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose

that’s it that’s all, c’est ça qui est ça… aussi simple que ça la vie… tout est parfait, tout ce qui doit être est ici, tout est là… parfaitement, exactement, justement…

une autre façon de dire la même chose ?

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le stress résulte du fait de vouloir être ailleurs alors que l’on ne peut qu’être ici

on dirait que cet état d’être juste ici ne peut s’apprendre qu’avec les années… quoi que lorsqu’on est tout petit, on n’est qu’ici… on s’émerveille des petites choses de la vie, on court après les papillons, on ne vit que dans le moment présent car on ne connait rien d’autre… ailleurs et plus tard n’existent pas encore…

avoir hâte ne viendra que plus tard… en fait on nous apprend socialement qu’il existe un ailleurs meilleur qu’ici, un temps plus important que maintenant… le paradis ? à la fin de vos jours… et encore, rien n’est certain…

rien d’autre d’autre que le paradis ne sera certainement pas ailleurs ni plus tard s’il n’est pas ici… on ne pourra pas le reconnaître même si on y sera…

on commence note vie en apprenant seulement le temps présent… puis, on conjugue ensuite au futur simple, mais plus souvent compliqué et idéalisé que simple, et avec le temps qui passe, on aura peut-être tendance à se réfugier dans le passé antérieur, et décomposé de ses éléments moins plaisants…

c’est un peu ce qu’est l’alzheimer : oublier le présent pour se réfugier dans le passé… ou la folie qui nous amène dans l’ailleurs qu’ici, dans un monde imaginaire…

mais en réalité, le seul temps de conjugaison qui peut se vivre est le présent… même quand le présent n’est pas nécessairement un cadeau…

ces temps-ci, si vous suivez ces chroniques, vous savez qu’une amie proche à moi  vit ses derniers moments… et la mort est l’un des révélateurs ultimes du moment présent… car le plus tard existe de moins en moins et l’ailleurs est pur inconnu…

et même si ce n’est pas notre propre mort, la mort de nos proches constitue aussi notre propre mort… du moins, une partie de notre propre mort… ça nous rappelle notre finitude, notre date de péremption à venir que l’on a parfois tendance à repousser par en avant…

même si, bien sûr, une partie de nous est éternelle, mais ça on en saura davantage à ce sujet quand on changera de char, une grosse partie de ce que l’on vit se vit dans la finitude de notre identité séparée… et c’est à ce niveau-là qu’on doit apprendre à élargir nos horizons…

sans vouloir être ailleurs, qu’en étant ici…

car nous sommes parfaitement ici, là où nous devons être, faisant ce que nous devons faire… autrement nous serions ailleurs, et nous ferions autre chose…

boîte à surprises

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantédisseseptième

traduction: qui regarde à l’extérieur rêve, qui regarde à l’intérieur s’éveille

cette phrase semble si évidente… et pourtant… plus délicate à mettre en pratique…

car on sait tous et toutes – intellectuellement du moins – que ce que l’on cherche se trouve en nous et non en dehors… si on cherche quelque chose en tous cas… mais ceci est une autre histoire… ou est-ce la même ?

et où commence et s’arrête le dedans et le dehors de soi ? je vous laisse réfléchir là-dessus, vous en aurez pour un bout de temps…

mais même si on ne cherche rien, c’est probablement en nous que nous trouverons ce qui est essentiel, ce pour quoi nous sommes né(e)s, ce pour quoi nous nous sommes incarné(e)s… même si on ne s’en souvient plus…

qu’on cherche ou pas, parfois il nous faut quand même switcher l’objectif de bord pour voir ce qui mérite notre attention, ce qui attire notre regard… pour faire focus…

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car à trop regarder les autres on se perd et de toute façon, les autres ne sont que des versions externes de nous-même, que d’autres petits mois qui marchent en dehors de nos propres souliers…

et encore selon monsieur Jung, parait qu’en regardant en soi, on pourrait même trouver quelqu’un qu’on ne connait pas…

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une personne ou plus car certain(e)s sont plus complexes que d’autres…

nice to meet you or yous…

alors s’aimer soi-même pour que ça ne fasse que déborder par la suite…

car on dit que l’on ne peut aimer quelqu’un davantage que soi-même… testons-le pour voir…

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mais in ou out, peut-être qu’il n’y a même pas de choix à faire ?

car qu’on regarde en-dedans ou qu’on porte notre regard vers le dehors, on ne rêve que de soi, on ne voit que soi, nous portons le monde dans nos yeux… nous projetons notre petit tas de croyances et d’expériences personnelles sur tout ce que l’on regarde…

alors si l’on cherche l’amour, peut-être que l’on devrait arrêtez de chercher en dehors de soi et simplement se mettre disponible pour se laisser trouver ? et que l’amour nous trouvera…

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ou quoi que ce soit qui motive notre quête, pas fou d’arrêter de courir après ce quoi que ce soit, car on dit que tout ce que l’on cherche finit par nous trouver…

alors pour cela, peut-être qu’il faut simplement faire du sur place et se laisser trouver ?

car on dit qu’inévitablement, nous arriverons à la maison un jour ou l’autre…

et dans le scénario le plus parfait, que cela se fasse avant qu’on ne quitte le navire…

et vogue la galère…

dire le rien

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéseizième

ah ce cher silence… il peut tout dire, ou rien…

en fait on peut lui faire dire ce qu’on en veut à ce cher silence…

soit ceci…

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ou cela…

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mais souvent ceux qui parlent le plus sont ceux qui ont le moins à dire, genre…

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si l’on dit en général que l’on se retrouve tous et toutes dans le silence, certains croient au contraire que c’est le silence et non la distance qui nous sépare…

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alors moi, devant ces quelques mots, je me la couds ce matin et la boucle…

car de fil en aiguille…

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et je vous reviens plus tard pour ne rien dire qui vaille…

VivAmala

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéquinzième

écoutez ça, c’est de l’amour… du mieux que je peux… pour le moment… une première take… in love et out of love

si une image vaut 1000 mots, alors on connait la chanson…

je t’aime ma amala


VivAmala

Amala belle Amala
nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala
nous sommes tous tout près de toi 

chacun de nous silencieux
en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse
full feeling avec toi

***

tu vis en chacune de nous
et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nous
et nous te gardons bienveillante

tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur Osho

***

tu nous gardes le coeur au chaud
et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho
et du sourire plein la face

tu nous ouvres le chemin
pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin
all the way nous allons danser

***

para sempre / para sempre
je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre
on t’aime belle Amala

tu vis ici dans mon coeur
maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs
maintenant et pour l’éternité

*** para sempre = pour toujours – en portugais

sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu
Chamo Estrela – Cruzeiro # 88
un hymne qui invoque une étoile

rien à dire, que l’amour

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéquatorzième

j’essaie de mettre des mots sur autre chose que ce que vit mon amie Amala qui a entrepris son dernier voyage en ce body… dernier take-off… le corps n’est plus requis désormais… l’âme peut s’envoler…

mais depuis dimanche, depuis notre  rencontre de coeur, je ne pense qu’à elle, je ne sens qu’elle, ne ressens qu’elle… et son mari… et tous nos ami(e)s… encore, en coeur et en choeur…

et je sens que je ne suis pas le seul ni la seule à être habité(e) par notre amie ces jours-ci… et son mari… et nos ami(e)s…

vous aussi ? me semblait aussi…

comme si, parce qu’elle est sur le point de partir, elle se dissous déjà en nous… comme le sel dans la mer, comme une mère en son fils, de mère en fils… comme une reine en ses sujets… comme une amie en ses ami(e)s…

comme si on commençait déjà à incarner en nous un ptit bout de notre chère Amala…

et comme je disais hier, habituellement, dans ces circonstances

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mais parfois les mots forcent leur chemin… parfois les mots sont aimants et nous rassemblent, nous aiment et nous animent… desseins animés… destin allumé…

d’ailleurs, hier, après une soirée à jouer de la guitare, à fredonner et à zigonner un air et quelques mots, je suis sur le point d’enregistrer une chanson pour notre Amala… quand on ne sait plus quoi dire, on peut toujours le chanter… car contrairement à parler, chanter ne ment pas, jamais…

juste plus fort que moi… ça me pousse au c… oeur tout cet amour que je ressens pour mon amie, notre amie… ça me tire vers elle… ça me porte vers les cieux… on habite à quelques km l’un de l’autre mais c’est comme si elle vivait ici dans mon salon depuis qu’on l’a vue dimanche dernier… elle me suit aussi même jusque dans mon jardin…

je ne veux pas absolument aller la voir, de toute façon juste prendre soin d’elle doit être une job à temps plein pour elle et ses plus proches… non, juste besoin de la porter en mon coeur, juste besoin de m’assoir et de penser à elle… juste besoin de bercer son âme en mes bras…

où est-ce plutôt elle qui nous berce déjà ? me semble que je sens ses bras autour de moi…

en fait, juste besoin de mourir moi aussi un peu avec elle en la vivant totalement… en la laissant être et se dissoudre en moi…

une inspiration à la fois, une expiration dans la foi…

d’ailleurs, juste ça qu’on a fait toute notre vie ensemble elle et nous finalement, accompagné(e)s par Osho, apprendre à respirer, un souffle à la fois, chaque souffle dans la foi… et à revenir quand notre esprit s’écarte et s’égare… revenir en notre coeur… un souffle à la fois…

pas besoin ni envie de parler avec elle, juste envie et besoin de m’assoir avec elle… ici… pas loin… tout près du bord du coeur…

pas besoin de rien faire pour elle… d’ailleurs, j’ai offert mon aide s’il y a quoi que ce soit qui pourrait nécessiter un coup de main de ma part et j’attends… juste si, au cas où… mais plus que ça, quoi faire ? juste être là… ici…

car elle n’a pas besoin de moi ni de ma présence notre Amala…

le contraire même… plutôt moi qui a besoin d’elle… et de son absence –  de corps – à venir, en devenir… juste besoin de la sentir ici, elle qui retourne à la maison…

et pour moi, simplement apprendre encore un peu plus à accepter la mort, apprendre à accepter sa mort… car perdre sa mère, même si seulement symbolique, ça doit s’apprendre…

comme lorsque ma mère est décédée il y a une douzaine d’années, je réalise que ce n’est pas parce qu’on se voyait moins souvent depuis quelques années que la relation était moins forte… au contraire même… au moment du départ, toute la force d’une relation se manifeste en apothéose…

alors que faire ? que dire ? rien…

rien d’autre que simplement l’accompagner, passivement, tendrement, délicatement… en présence subtile et amicale… en pensées, en émotions… de loin, d’ici, jusqu’à là-bas… là où nous sommes tous et toutes réuni(e)s… en notre coeur…

 

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Love is the only miracle there is…
Love is the ladder from hell to heaven…
Love learned well, you have learned all…
Love missed, you missed your whole life….

– Osho

la vie, l’amor…

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantétreizième

hier, comme de nombreux et nombreuses ami(e)s, connaissances et proches de notre amie Amala (France pour sa famille), j’ai passé la journée très habité par notre amie unique, notre reine de coeur, notre purple reine…

et vous avez été nombreux et nombreuses à lire ma chronique qui lui était destinée et et me dire avoir été touché(e)s… c’est effectivement le mot touché qui fut mentionné par plusieurs d’entre vous… comme si, via quelques mots, on pouvait veiller ensemble sur notre amie commune – ou n’est-ce pas plutôt elle qui veille sur nous ? comme si on pouvait se toucher par les ondes…

par sa présence plus fragile que jamais en ce moment, par l’expérience qu’elle vit actuellement, par son possible et éventuel passage prochain, notre amie touche directement notre âme et notre coeur… encore et encore… par son grand coeur, notre amie nous réunit en notre coeur à chacun, en notre coeur commun… elle fait de nous un choeur vibrant à l’unisson…

hier, avant d’écrire ma chronique, je me demandais si je devais mettre des mots sur la rencontre de dimanche et sur les impressions que ça avait laissées en moi… ou pas… car

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mais malgré cela, j’aime aussi dire les mots qu’il faut, déposer des mots qui peuvent nous relier, nous aider à nous faire sentir un… j’aime les mots qui peuvent nous faire du bien…

alors j’en ai finalement dits des mots et j’ai senti que ces quelques mots étaient aussi un peu vos mots… mes mots sont devenus nos mots alors…

des mots et pas des maux, car je nous sens de plus en plus à l’aise – du mois, de moins en moins mal à l’aise –  avec la mort qui s’approche de plus en plus de nous, via nos ami(e)s et connaissances encore pour le moment mais qui, éventuellement, frappera à notre propre porte…

car lorsque la mort frôle nos ami(e)s et les gens qu’on aime, c’est aussi de notre propre mort qu’il est question… et qu’on doit répondre…

quand un ou une de nos ami(e)s s’apprête à mourir, c’est surtout de notre propre mort qu’il s’agit… si on ne rêve que de soi comme dit Betty, on ne meurt peut-être toujours et seulement qu’à soi-même… à ses illusions, à ses croyances, à ses résistances…

quand quelqu’un qu’on aime meurt, c’est une partie de nous-même qui meurt, c’est à une partie de nous-même que l’on meurt… quand un(e) ami(e) meurt ou se prépare à le faire, c’est une partie de notre coeur qui se détache du grand bal de chiling incarné qu’est la vie ici sur terre…   car c’est chill la vie… et l’amor aussi…

je parle d’amor pour ne pas parler de mort… car on commence à réaliser de plus en plus pour de vrai que la mort n’existe pas vraiment, que ce passage obligé n’est que transformation, que changement de forme, que retour à la maison…

ce qu’Amala nous indique et nous pointe en ce moment et ce qu’elle a généreusement partagé avec nous dimanche dernier… aussi ce que Pravasa (chum et nouveau mari d’Amala) a ouvert comme espace commun en créant un groupe Facebook… un espace par lequel on peut se sentir connecté(e) à elle, à lui, à chacun(e) de nous qui aimons tendrement Amala…

un veille virtuelle, en ligne…

un espace dans lequel on peut se relier pour la sentir, pour la soutenir dans l’invisible car assez limité ce que l’on peut faire d’autre pour elle… qu’être ici, délicat(e), sensible, disponible si besoin il y a mais sans intervenir… qu’être uni(e)… chacun chacune à sentir ce vide en nous, ce vide en soi… à faire la paix avec notre propre mort qui se prépare…

j’ai trouvé ceci hier…

les arbres sont des poèmes que la terre offre vers le ciel… nous les coupons pour en faire du papier pour ensuite pouvoir y écrire notre propre vide intérieur…  – Kahlil Gibran

13174063_10153845294692798_1126060552402037229_n.jpgArt by Carlos Garcia via Thomas Keller

au moins, ces chroniques sont écrites dans l’invisible, alors plus OK de remplir de vide de mots… car ce vide est ici, là où nous nous rencontrons vous et moi, ce vide qui est partout, et en nous, et là-bas… mais surtout ici… un vide rempli de chacun(e) de nous, un vide rempli de notre présence, ici…

quand même drôle la vie…

hier après une journée qui a alterné entre lire vos commentaires (plus nombreux qu’à l’habitude, Amala oblige), suivre les témoignages d’amitié envers Amala sur le groupe FB et la correction de travaux universitaires,  je suis allé au cinéma à Ste-Adèle en soirée sans savoir ce que j’allais voir… juste besoin de mettre la switch à off, de me changer les idées comme on dit… et voyez sur quoi je suis tombé…

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quand même… moi qui me moque parfois de l’expression il n’y a pas de hasard, hier soir, the joke was on me…très beau petit film en passant.. touchant… touché…

et pour finir, mes plus sincères remerciements à notre ami Pravasa, qui veille sur sa belle avec soin et générosité… à notre chère nurse SupSup, notre amie spécialiste de la fin de vie, et qui accompagne aussi notre amie… de même qu’à Leena et Samana qui ont organisé la rencontre de dimanche dernier…

we are family, all my brothers, sisters and meand mostly Amala en ce moment… et tralala…

et en terminant pour de vrai, encore quelques mots, que certains n’ont pas hésité à ne pas dire jadis…

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l’âme et son Dieu… (tiré de la voie du Tarot via Richard Chartier)

… étant incapable de le nommer, de croire en lui – en Cela – je peux le sentir de manière intuitive au plus profond de moi; je peux accepter sa volonté, cette volonté qui crée l’univers et ses lois, et l’imaginer comme un allié, quoi qu’il arrive.

«Je suis de toi… J’ai confiance en toi…»

C’est tout, je n’ai pas besoin d’en dire davantage, les mots ne sont pas le chemin direct, ils l’indiquent mais ne le parcourent pas. J’accepte d’appartenir à cet incommensurable mystère, entité sans être ou non-être, sans dimension, sans temps.

J’accepte de m’abandonner à ses desseins, d’espérer que mon existence n’est pas un caprice, une plaisanterie, une illusion ou un jeu, mais une inexplicable nécessité de son Œuvre.

De savoir que cette permanente impermanence fait partie de ce que mon esprit conçoit comme projet cosmique.

De croire qu’étant un engrenage infime de l’incommensurable machine je participe à son éternité, que ce changement que mon corps appelle «mort» est la porte que je dois traverser pour me submerger dans ce que mon cœur ressent comme un amour total, que mon centre sexuel conçoit comme un orgasme sans fin, que mon intellect nomme «vacuité illuminée»…

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Ancestors Prayer

« When you were born,
The earth became your body,
The stone became your bone,
The sea became your blood,
The sun became your eye,
The moon became your mind,
The wind became your breath.

When you passed to the Otherworld,
Your breath became the wind,
Your mind became the moon,
Your eye became the sun,
Your blood became the sea,
Your bone became the stone,
Your body became the earth.

When we were born, you did the same for us:
You called forth the earth and rocks;
The sea arose and the sun descended;
The moon shone down and the winds sang.
For those who come after, we shall do as you did for us
When we are gone, we shall do as you did before.
Ancestors, we honour you. »

– Michael Dangler

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Please call me by my true name
Thich Nhat Hanh

Don’t say that I will depart tomorrow—
even today I am still arriving.
Look deeply: every second I am arriving
to be a bud on a Spring branch,
to be a tiny bird, with still-fragile wings,
learning to sing in my new nest,
to be a caterpillar in the heart of a flower,
to be a jewel hiding itself in a stone.

I still arrive, in order to laugh and to cry,
to fear and to hope.
The rhythm of my heart is the birth and death
of all that is alive.

I am a mayfly metamorphosing
on the surface of the river.
And I am the bird
that swoops down to swallow the mayfly.

I am a frog swimming happily
in the clear water of a pond.
And I am the grass-snake
that silently feeds itself on the frog.

I am the child in Uganda, all skin and bones,
my legs as thin a bamboo sticks.
And I am the arms merchant,
selling deadly weapons to Uganda.

I am the twelve-year-old girl,
refugee on a small boat,
who throws herself into the ocean
after being raped by a sea pirate.
And I am the pirate,
my heart not yet capable
of seeing and loving.

My joy is like Spring, so warm
it makes flowers bloom all over the Earth.
My pain is like a river of tears,
so vast it fills the four oceans.

Please call me by my true names,
so I can hear all my cries and laughter at once,
so I can see that my joy and pain are one.
Please call me by my true names,
so I can wake up
and the door of my heart
could be left open,
the door of compassion.