Archives de l’auteur : atisupino

le juste thon

♥♥♥ – 1/4/21
les chroniques d’un nôbodé…

ça y est… encore cette date fatidique… la deuxième en confinement…


mais comme il n’y avait pas de demi-thon, m’en suis concocté un…

qui se décline sur deux plans..


soit à l’horizontal

ou à la verticale…

devant/derrière


car dans la vie, parait qu’on peut tout dire, mais que tout est question de thon… de bon thon, de juste thon…

mais contrairement à un poisson qui pense peu avec sa ptite cervelle d’oiseau, qu’on ne s’y trompe pas avec l’éléphant car lui, il peut réfléchir à la question…

assis sur son rodin ou dans sa douche…


ce qui peut en laisser certains perplexes, foi de câline de Bean…

alors quoi dire d’intelligent en cette journée qui ne sent pas toujours bon ?

pas grand’chose… car bien drôle de période que nous vivons ces jours-ci…

mais peut-être qu’on pourra dire quelque chose de plus sensé demain, à Pâques, ou à la trinité… ou un peu plus tard finalement…

car pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on peut remettre à demain…

allons prendre un café en pensant à ça…

entre-temps je vais aller pelleter car j’avais commandé une petite tempête pour faire une farce aujourd’hui…

mais je pense que j’y suis allé un peu fort…

mmmm… ça sent drôle…

NOS fils, NOS filles

♥♥♥ – 31/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

si vous suivez ce blogue, vous le savez, j’aime écrire… j’écris, j’écris beaucoup, presqu’à tous les jours…

j’écris principalement pour réfléchir tout haut… pour voir ce qui se cache en moi… j’écris non pas pour enseigner quoi que ce soit, ni pour faire la morale à qui que ce soit…

car moi-même, comme chacun(e) de nous, je ne sais pas grand’chose avec certitude et ne suis encore qu’un simple étudiant de la vie… qui apprend à voir tout ce qui se cache en moi, à ne pas juger quoi que ce soit, ni qui que ce soit, à la première impression ou impulsion… et à m’observer moi-même… pour agir avec le plus de justesse possible…

car qui suis-je ? est encore et toujours un work in progress sur ma table de travail…

et je considère que le monde est principalement un vaste miroir me reflétant à moi-même souvent ce que j’ai encore besoin de voir ce qui cloche quand ça réagit à l’intérieur… dring dring dring…

et bien sûr que la violence faite aux femmes, notamment avec l’explosion de tous ces féminicides récents, me questionne, et me met personnellement et profondément mal à l’aise… particulièrement en tant qu’homme…

alors l’autre jour, quand quelqu’une m’a écrit pour me demander pourquoi je n’écrivais pas au sujet de la violence faite aux femmes, je suis rester bouche-bée… bouché… coi… et je n’ai tout simplement pas su quoi répondre… comme maintenant… les doigts me jamment un peu en pensant à cet enjeu social particulier…

on dit parfois que les hommes devraient prendre la parole et dénoncer publiquement cette explosion soudaine de colère et de violence…

mais pour dire quoi ? à qui ? et faire quoi ensuite ?

évidemment que nous, les hommes, avons abusé des femmes de diverses manières depuis le début des temps…

évident (pour avoir animer des groupes d’hommes au fil des 30 dernières années) aussi que nombreux sont les hommes à ne pas être capables d’exprimer sainement leurs émotions, émotions qui grondent silencieusement en eux et qui finissent parfois par péter en pleine face d’autrui, des femmes notamment, parfois même jusque sur les enfants de ces hommes emmurés émotivement qui finissent par exploser…

évident aussi que certains hommes et gars utilisent leur force physique (ou la menace de) pour maintenir un contrôle certain sur les femmes, parfois jusqu’à ce que mort s’en suive… en moi aussi cette impulsion animale ? possiblement… alors handle with care…

évident aussi que ce ne sont pas tous les hommes qui adoptent de tels agissements… heureusement… mais évident que trop le font… avec des conséquences fatales…

mais parler ainsi des hommes et des femmes impliquent nécessairement une généralisation qui ne fait que diluer le propos…

alors pourquoi et que devrais-je écrire ?

car pas certain si les hommes à qui il faut s’adresser sont prêts, aptes ou minimalement ouverts à entendre, encore moins à écouter… ici ? encore moins certain…

alors pourquoi j’écrirais ? pour qui ?

en tant qu’homme et amoureux, père de 2 grandes filles, frère de 2 soeurs, fils qui a vu un père jadis exploser à la maison et ami de plusieurs chums de filles, évidemment que cet enjeu social de la violence faite aux femmes me touche personnellement à différents niveaux… comme nous tous et toutes… questionnant…

mais qui suis-je pour dire quoi que ce soit ? pour dire quoi ? à qui ?

dire aux quelques hommes qui liront ces mots, et qui ont probablement toujours respecté leurs soeurs, mères et les femmes en général, de continuer à les respecter ? pas besoin, ils le font déjà…

ou dire aux quelques hommes potentiellement violents et susceptibles de passer aux actes – probablement dans le vide car ils ne lisent pas mes chroniques – de ne pas être violents et d’aller chercher de l’aide avant que ça pête ?

bien souvent, dans ce genre de situations sociales délicates – racisme, homophopie, inégalités sociales, itinérance, appropriation culturelle, sexisme, name it – on exprime des mots qui n’atteignent pas la cible… on parle pour parler…

trop souvent, ce sont ceux qui sont du bord privilégié du débat qui parlent et qui prennent la parole au nom des autres… par exemple, comment quelqu’un de la majorité blanche peut affirmer que le racisme n’existe pas ? bien souvent, plus utile de simplement écouter et devenir plus sensible à la cause…

car on peut bien affirmer de beaux grand principes et de grandes vérités qui n’auront jamais de répercussions concrètes… parler dans le vent… et souvent, on s’ouvre la trappe soit pour se déculpabiliser, pour rationaliser une situation injuste ou pour se libérer d’un poids trop lourd à porter…

alors ce matin, rien de très éclairant à dire…

rien d’autre que oui je suis un homme, que je suis sensible face à toute cette violence, que je n’ai jamais frappé une femme et que j’ai toujours tenté de respecter le plus possible les femmes qui ont fait partie de ma vie, comme les femmes en général… comme les hommes d’ailleurs…

alors en tant qu’homme, que puis-je dire de plus que ça ?

car si, par les mots, on tente de dire quelque chose, parfois on ne sait trop quoi dire et tout ce que l’on peut dire ne rime à rien…

à part que ces fils et ces filles, ce sont les nôtres… et les parents de demain…

et que ces femmes et ces filles qui subissent la violence, ce sont nos soeurs, nos mères, nos blondes, nos amies…

et ces hommes violents, un peu de chacun d’entre nous…

pratiquant

♥♥♥ – 30/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: n’importe quelle activité humaine peut constituer une méditation en autant que vous êtes complètement impliqué(e) dans cette activité et que vous la faites sans aucun but… – Alan W. Watts

je pratique la méditation depuis 40 ans… tout d’abord avec les techniques actives conçues par Osho, notamment la Dynamique et la Kundalini, et ensuite avec les méditations dites sociales, interactives, tout d’abord lors de mon passage à la Humaniversity de Veeresh en Hollande et ensuite pour avoir animer la AUM lors de nos folles et belles années de la Humaniversity Québec à la fin du siècle dernier (pour donner de la profondeur) et au début du 3ème millénaire (rebelotte)…

plus haut, j’ai indiqué pratique la méditation en italique car on ne maîtrise jamais la méditation, on n’arrive jamais au bout de la présence à soi-même… en matière de méditation, nous ne sommes toujours que d’éternel(le)s pratiquant(e)s… comme la vie, la méditation est une constante pratique…

et après toutes ces années, encore et toujours un novice à cette pratique de la simple présence… car si on pense acquérir une maîtrise quelconque en terme de méditation, c’est qu’on a rien compris… car en méditation comme dans la vie en général, tout passe, tout file, rien de permanent, jamais rien de gagné…

à chaque inspiration, à chaque expiration, de même que dans les espaces entre les deux, que du vide, que du néant… que la vie qui passe…

en fait, à mon humble avis, après ces années de pratique, je réalise que la méditation n’existe pas, du moins pas vraiment…

elle n’est pas une activité, ni même une pratique…

la méditation n’est qu’une présence à soi et au reste de la vie qui nous entoure… une totale acception de tout ce qui est, de ce que l’on considère bon comme mauvais, car de toute façon ni l’un ni l’autre n’est réellement réel…

si on commence en ne faisant rien d’autre que d’essayer de méditer, car la plupart du temps nous sommes perdu(e)s dans nos pensées, au fur et à mesure, on apprend à se pogner, à se rattraper lorsque perdu(e) dans l’espace…

puis éventuellement, on se rend compte que peu importe ce que l’on fait, la méditation n’est qu’une simple fragrance de présence qui grandit, une présence à soi, à ses pensées, ses émotions, aux sensations qui circulent dans notre corps…

puis, graduellement, cette présence grandit, porte de plus en plus large, incluant soi-même et son environnement de moins en moins immédiat… probablement ce que signifie méditation de la pleine conscience… mais comme le monde est infini, pas de fil d’arrivée en vue… qu’un chemin la vie…

si depuis quelques années, mes pratiques préférées sont la guitare, la marche et la simple assise en silence pour écouter les oiseaux autour de mon home dans mes bois, tout est prétexte à méditation… simple présence à ce qui est…

nothing to do, nowhere to go… qu’ici, maintenant, inspire, expire… and on and on…

allez, bonne pratique…

gens, gentils, gentilles, gentillesse

♥♥♥ – 29/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

Que sont vos pensées, sinon des pétales de fleurs que les vents de votre cœur sèment à la volée par-dessus champs et collines ? ~ Khalil Gibran

on associe trop souvent gentillesse avec fragilité, faiblesse, mollerie… avec moumounerie… avec pas de colonne

pourtant… faut être fait fort(e) pour se permettre d’être gentil et gentillle…

et le monde aurait bien besoin de gentillesse ces jours-ci car ça joue pow pow pow sur les réseaux… zéros sociaux, full asociaux, foule asociale, coups de gueules brutales et coups de clavier létals…

alors je nous souhaite de la gentillesse dans nos mots pour susciter plus de confiance, gentillesse dans les pensées pour approfondir notre coeur et gentillesse dans nos gestes pour engendrer amour et solidarité…

gentillesse envers les autres, car les gros et durs mots heurtent autrui, mais gentillesse surtout pour soi-même car tout part de là… et coule ensuite vers le monde…

alors plus de bons mots pliiiiise – bene dictions – en soi et dans nos vies… en soi et dans le monde…

car les choses sont assez difficiles comme elles sont ces temps-ci… pour chacun chacune et pour tout le monde…

alors vivement que l’on ressente ce besoin commun de se soutenir, de s’aider, de se respecter, de s’épauler… et de répandre la gentillesse dans notre vie personnelle et de par le monde…

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allez, gentil Tao va…

La sagesse du silence intérieur

Pensez à ce que vous allez dire avant d’ouvrir la bouche.

Soyez bref et précis, car chaque fois que vous prononcez un mot, vous laissez sortir une partie de votre Chi (énergie).

Ainsi, apprendrez à développer l’art de parler sans perdre d’énergie.

Ne faites jamais de promesses que vous ne pouvez pas tenir.

Ne vous plaignez pas et n’utilisez pas de mots qui projettent des images négatives, car tout ce que vous faites avec vos mots chargés de Chi se reproduira autour de vous.

Si vous n’avez rien de bon, de vrai et d’utile à dire, mieux vaut ne rien dire.

Apprenez à être comme un miroir: observez et réfléchissez l’énergie.

L’Univers est le meilleur exemple de miroir que la nature nous a donné, car il accepte, sans conditions, nos pensées, nos émotions, nos paroles et nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie à travers les différentes circonstances qui apparaissent dans nos vies.

Si vous vous identifiez au succès, vous réussirez.

Si vous vous identifiez à un échec, vous connaitrez l’échec.

Ainsi, nous pouvons observer que les circonstances dans lesquelles nous vivons ne sont que des manifestations externes du contenu de notre conversation interne.

Apprenez à être comme l’univers, en écoutant et en réfléchissant l’énergie sans émotions denses et sans préjugés.

Car, étant comme un miroir, avec une puissance mentale calme et silencieuse, sans vous donner la possibilité de vous imposer avec vos opinions personnelles, et en évitant les réactions émotionnelles excessives, vous avez la possibilité d’une communication sincère et fluide.

Ne vous donnez pas trop d’importance et soyez humble, car plus vous vous montrez supérieur, intelligent et arrogant, plus vous devenez prisonnier de votre propre image et vivez dans un monde de tension et d’illusions.

Soyez discret, préservez votre vie intime.

De cette façon, vous vous libérerez de l’opinion des autres et aurez une vie tranquille et bienveillante qui est invisible, mystérieuse, indéfinissable, insondable comme le Tao.

Ne rivalisez pas avec les autres, la terre qui nous nourrit nous donne le nécessaire.

Aidez les autres à réaliser leurs propres vertus et qualités, à briller.

L’esprit de compétition fait grandir l’ego et crée inévitablement des conflits.

Ayez confiance en vous.

Préservez votre paix intérieure en évitant de vous lancer dans les épreuves et les astuces des autres.

Ne faites pas de compromis facilement, agissant à la hâte, sans avoir une conscience profonde de la situation.

Ayez un moment de silence intérieur pour considérer tout ce qui se présente et alors seulement prenez une décision.

Ainsi, vous développerez la confiance en vous-même et en votre Sagesse.

S’il y a vraiment quelque chose que vous ne savez pas ou pour lequel vous n’avez pas de réponse, acceptez-le.

Ne pas savoir est très inconfortable pour l’ego, car il aime tout savoir, avoir toujours raison et donner son avis très personnel.

Mais en réalité, l’ego ne sait rien, il lui fait simplement croire qu’il sait.

Évitez de juger ou de critiquer.

Le Tao est impartial dans ses jugements: il ne critique personne, il a une compassion infinie et il ne connaît pas la dualité.

Chaque fois que vous jugez quelqu’un, la seule chose que vous faites est d’exprimer votre opinion personnelle, et c’est une perte d’énergie, c’est du pur bruit.

Juger est un moyen de cacher nos propres faiblesses.

Le Sage tolère tout sans dire un mot.

Tout ce qui vous dérange chez les autres est une projection de ce qui n’a pas réglé en soi.

Laissez chacun résoudre ses problèmes et concentrer son énergie sur sa propre vie.

Faites attention à vous, ne vous défendez pas.

Lorsque vous essayez de vous défendre, vous accordez trop d’importance aux paroles des autres, donnant plus de force à leur agressivité.

Si vous acceptez de ne pas vous défendre, vous démontrez que les opinions des autres ne vous affectent pas, qu’elles ne sont que des opinions et vous n’avez pas besoin de convaincre pour être heureux.

Votre silence intérieur vous rend impassible.

Utilisez régulièrement le silence pour éduquer votre ego, qui a la mauvaise habitude de parler tout le temps.

Pratiquez l’art de ne pas parler.

Prenez quelques heures pour vous abstenir de parler.

C’est un excellent exercice pour connaître et apprendre l’univers du Tao illimité, au lieu d’essayer d’expliquer ce qu’est le Tao.

Se développera alors progressivement l’art de parler sans parler, et votre vraie nature intérieure remplacera sa personnalité artificielle, laissant apparaître la lumière de son cœur et la puissance de la sagesse du silence.

Grâce à cette force, vous attirerez en vous tout ce dont vous avez besoin pour votre propre épanouissement et votre libération complète.

Cependant, vous devez faire attention à ce que l’ego ne s’infiltre pas.

Le Pouvoir demeure lorsque l’ego reste calme et silencieux.

Si l’ego s’impose et abuse de ce Pouvoir, il deviendra un poison, qui l’empoisonnera rapidement.

Soyez silencieux, cultivez votre propre pouvoir intérieur.

Respectez toute vie dans le monde.

Ne forcez pas, ne manipulez pas et ne contrôlez pas les autres.

Devenez votre propre Maître et laissez les autres être ce qu’ils ont la capacité d’être.

En d’autres termes, vivez en suivant le chemin sacré du Tao.

pour toi l’ami

♥♥♥ – 28/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

un de nos ami(e)s subit actuellement une série de traitements pour un cancer… seul, isolé, à distance de sa vie ordinaire… et ces temps-ci, il passe par un bout plus serré de l’entonnoir, bout étroit, plus dense… temps dur…

et tout à l’heure, nous – quelques-un(e)s de ses ami(e)s et famille – tiendrons une veille pour lui en sa présence… en silence, en musique, avec quelques bons mots doux… sweet bene dictions… uni(e)s, ensemble, avec lui, pour lui…

dans les faits, pas grand chose qu’on puisse faire concrètement pour soulager sa douleur car dans son corps à lui que la tempête passe… et évidemment, chacun(e) son corps… mais malgré tout, toujours possible de faire esprit de corps

même si on ne peut rien faire dans la matière pour notre ami, dans les faits, notre simple présence à ses côtés, même si virtuelle et à distance, peut lui transmettre un pouvoir certain de soulagement, de soutien et de solidarité… baume sur son coeur… et sur le nôtre, car qu’un seul et même coeur…

personnellement, je ne suis pas un grand fan des réunions Zoom… je trouve le médium limité, un peu froid et stérile… et de l’écran, on en a fait en masse depuis un an right ?

mais pour avoir pris à une telle rencontre en sa présence il y a une dizaine de jours, et sachant tout le bien que notre présence peut transmettre à notre ami, il me fait un réel plaisir d’y prendre part… la moindre des choses… notre silence, à la rencontre du sien…

si on peut prier pour nos proches dans le besoin, je crois qu’il est important aussi de leur laisser savoir par des gestes concrets notre soutien et notre présence… et qu’ils et elles le sachent car personne n’est devin en son pays… car ces rencontres sont possiblement plus puissantes qu’on ne puisse le penser… Zoom thérapie…

un tout petit geste de presque rien du tout, mais en même temps, un geste qui en dit beaucoup, un geste qui fait toute la différence… une présence silencieuse, d’écran à écran, de coeur à coeur… et dans ces rencontres, nos écrans se transforment en écrins… trésors qui filent droit au coeur en ce temps de vague à l’âme…

période difficile pour plusieurs ces temps-ci… alors que peut-on faire d’autre que d’être solidaire et soutenant les un(e)s les autres, les un(e)s avec et pour les autres ?

si pas tous et toutes dans le même bateau, tous et toutes ensemble en cette tempête commune… grands vents et bourrasques décoiffantes… peu importe ce qu’on pense du back stage de cette crise

et même si on n’a que les mots – et les ondes – pour s’unir en ces temps d’amour au temps du corona, et d’amitié, ces mots constituent un pont, un des seuls disponibles en ce moment pour traverser les bouts de chemin plus difficiles, les rivières aux crues printanières…

si des milliards de coeurs qui battent en ce monde, humains et animaux, un seul et même coeur au bout du compte… et que le coeur qui compte…

et la présence, même si elle préfère le face à face, cette présence peut aussi se transmettre de coeur à coeur… et comme on dit, on reçoit encore plus que ce l’on donne…

car au fond on ne donne jamais rien, on ne fait que partager, que passer au suivant… et nous sommes tous et toutes le et la suivant(e) d’autrui…

tous et toutes le même coeur… popoum popoum…

lorsque vous êtes présent(e), vous pouvez sentir l’Esprit – la conscience unique dans chaque créature – et l’aimer comme vous-même… – Eckart Tolle

mer d’idées


♥♥♥ – 27/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

pas besoin de traduction right friends ?

car tout est limpide dans cette illustration – qui illustre si bien justement – nos deux positions de base face au never ending flow et flot continu des idées… qui viennent et qui reviennent constamment… toujours à peu près les mêmes idées… on and on and on… comme une marée, qui monte et descend, et revient et revient..

que des vagues de mots… dans l’eau du temps… sur une mer d’idées… plus ou moins agitée(s), plus ou moins calme(s), autant les pensées que la mer qui les porte… mais un mouvement perpétuel…

pris dedans ? floush floush floush… et mal de coeur…

présent(e) et observant ? smooth sailing… et coeur et tête paisibles…

et quand on peut simplement observer le mouvement de nos idées, peu importe ce qui est pensé, peu importe ce qui y passe et ce qui s’y passe ! ni de bonnes ni de mauvaises idées… que des bulles d’air dans une mer agitée ou de calme… aucun propriétaire pour les réclamer…

quand on ne s’attache pas à la matière pensante, à la moëlle des pensées émergentes circulant sur notre bande passante mentale, pas grave si on a des foules d’idées full folles, wild, qui partent en tous sens, pensées fuckées et zétranges…

des idées qui tournent en boucle… et qui ne mènent nulle part ailleurs qu’ici…

car a thought is only a thought is only a thought… and this one too shall pass… and the next…. and the next…

et ainsi soit-il… et ainsi que ce sera car mouvement perpétuel sur la mer des idées et des pensées, il y a toujours de la houle et du mouvement… 24/7, presque du berceau au tombeau, car on a petite éclaircie lors des premières années avant que les concepts commencent à se loger en nous…

alors apprécions cette grande croisière.. ni capitaine, ni matelot(e), que touriste en vacances… et souhaitons-nous un peu de vacancy…

alors chers et chères lecteurs/trices, en pensée avec vous, et pensées vers vous…

maître temps

♥♥♥ – 26/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

peu importe ce que l’on croit, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on pense, le temps l’emportera…

peu importe ce que l’on dit, le temps l’emportera…

peu importe qui l’on est, le temps nous emportera…

quand on est jeune – du moins plus qu’aujourd’hui et moins que demain – on se croit invincible… on pense qu’on co-crée le monde… Dieu et moi, buddy buddy…

on énonce nos intentions, habituellement juste des bien bonnes et pour le mieux, et on attend un peu en pensant que la vie nous entend… on s’attend à ce que la vie agisse en conséquence… prière de ne pas déranger nos rêves…

mais avec le temps qui passe, sur soi, en soi, autour, si on écoute et un peu et qu’on demeure attentif, on finit par apprendre du temps qui passe…

car le temps est le plus grand des gourous, le maître ultime, l’enseignement à long long terme…

car tout finit par passer… autant soi-même que les choses et les gens autour de soi…

notre corps plisse et ralentit, certains maux de corps émergent, et au fur et à mesure, on apprend l’humilité, le respect, l’ordre des choses…

quand on jeune, on sait tout… ou du moins on le pense, et on se croit… le propre de la jeunesse et rien de mal à ça… mais jeunesse se passe… sur toute une vie…

et avec le temps qui passe, nos pseudo certitudes finissent par fondre… avec le temps qui nous passe sur le corps et qui pétrit notre âme et notre coeur, on finit par apprendre la vie… long long apprendre la vie… tellement que certain(e)s s’impatientent…

oh je sais, on dit que le temps n’existe pas… les plus jeunes qui disent ça… car plus on vieillit, plus on apprend la concrétitude du temps qui passe… en corps et encore…

car ce temps nous passe à-travers la peau, le temps nous coule entre les veines… ce temps finit par nous dépasser…

oh je sais, on dit que nous ne sommes pas notre corps… les plus jeunes qui disent ça… car avec le temps qui le plies, le tisse et le rapetisse, le corps nous rappelle nos limites… et se trouve dans ce processus de maturation une bien belle et grande leçon… lente leçon… slow and deep learning…

oh je sais, on dit que la mort n’existe pas… parlez-en aux gens qui ont perdu des proches récemment… mais SVP ne leur dites pas votre grande vérité au sujet de la mort, c’est déplacé et irrespectueux… car ils et elles ont le droit de pleurer leur peine et de laisser aller leurs liens d’amour et d’attachement…

car oui nous sommes des êtres d’attachement… un luxe et un grand courage d’oser s’attacher à autrui…

oh je sais, on dit que nous sommes éternel(le)s… les plus sages qui affirment cela… et peut-être bien que c’est vrai.. mais tant que cela n’a pas été notre expérience, ayons la décence de ne pas parler à-travers notre chapeau… car pas que les plus jeunes qui fassent cela…

mais toutes nos certitudes instantannées finiront par fondre comme neige au soleil et ne restera alors que la vie…

ci-bas, superbe petit talk sur l’éloge du doute par Etienne Klein via Jean Gagliardi… me semble que ça que l’on apprend avec le temps…

https://www.brut.media/fr/news/l-importance-de-la-nuance-selon-etienne-klein-3cdf30c7-3492-4dc6-8445-706fbcbd5aa4

d’la houle dans chaloupe

♥♥♥ – 25/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

est-ce qu’on s’en va tout droit dans le mur ? vers la chute ? ou vers l’ascension en 5D ?

la question se pose, pas reposant… et des questions se posent…

et pendant qu’on se chicane et s’entre-déchire, le bateau avance et file… droit devant… et un peu tout croche à cause des soubresauts idiologiques… et tangue la barque tabaslac… excusez-là, pour la rime… et ça aurait pu être pire…

de tous bords, tous côtés, on se déchire sur les fondements de la crise actuelle… ou sur la façon de la régler… et de la nier…

et on ne parle même pas des enjeux environnementaux, probablement la plus grande menace globale dans l’agenda…

mais en ce moment…

pandémie pour certain(e)s, plan et demi pour d’autres…

crise sanitaire pour certain(e)s, scénario arrangé par les gars des vues, et les big pharmas, et les corpos, et les élites pour certain(e)s autres…

chacun sa propre opinion, mais débat pas toujours propre…

chacun sa propre théorie, son explication, chacun son bouc émissaire, chacun sa propre ptite vue sur la chose… tous et toutes des gars et des filles de la même grande vue… et pourtant, multi visions et réalités virtuelles à angles variables… à grands coup de simili-certitude…

pro et anti masques, pour ou contre les vaccins… pro liberté versus pro sécurité… respect ou contestation des règles… pro guns ou pro contrôle… pro-vie jusqu’à la mort… pro environnement ou pro croissance économique… du pain et des choses… et on fait parler les chiffres dans la langue de notre choix…

on se chicane pour tout, mais surtout pour des riens… et pendant ce temps, la chaloupe suit son cours et la rivière coule, coule et coule, jusqu’à la mer, qui monte et monte… ou jusqu’à la chute… qui risque d’être brutale… eau chaude droit devant…

avec les réseaux asociaux, nos divergences sont magnifiées, mais nos discussions pas si magnifiques… comme on n’a personne en chair en face à face à soi, nos mots sortent drus et tout croches, nos mots écorchent… tellement que même plusieurs personnes sortent écorchées vif du ring politique à coups de menaces de mort…

on vit dans un drôle de monde, mais un monde pas toujours drôle…

un monde de tension exacerbé dans lequel de plus en plus de femmes meurent, tuées par des hommes… gênant pour les descend’Adam ces temps-ci… pomme de discorde mortelle et masculinité toxique…

on argumente, on s’oppose, on s’obstine, on se dresse contre autrui et toute parole qui s’éloigne un tant soit peu de la nôtre… on recherche les opinions qui vont dans le sens des nôtres et on ridiculise celles qui s’en éloignent…

on pense savoir mieux que son voisin et sa voisine alors que notre vision est toute petite, partielle et limitée… oh que nos petites oeillères bloquent une partie de la grande vue…

et on est certain(e) qu’on a raison, en tous cas plus raison que les autres qui ne pensent pas comme nous, les mal pensants… ah le monde dit-on !

et pendant ce temps

les humains de la classe ouvrière commencèrent à s’entre-déchirer les un(e)s les autres plutôt que de se rebeller contre les élites – corporatives, politiques, sanitaires ? à vous de choisir – responsables de leur malheur…

et malgré tout ce gris, quoi faire d’autre que de garder l’espoir de la lumière ?

car comme on dit, préférable être un(e) optimiste qui risque d’avoir tort qu’un(e) pessimiste certain(e) d’avoir raison…

Joyeux anniversaire belle amie des mots !

d’avoir vu autant de beaux visages plein le Zoom tout à l’heure témoigne de ta grande générosité…

et allez hop un autre 60 chère amie blogueuse…
je te rejoindrai dans la 60 taine dans un mois exactement… merci d’ouvrir le chemin… une bonne cuvée la 1961 !

et oui une rencontre en chair et en peau d’ici très bientôt pour jaser mots et vie…

avec amour et amitiés…

vers le blogue de Manon:
http://www.manonrousseau.com/

déclencheurs déclenchants déclenchés

♥♥♥ – 23/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction:
les gens ne te déclenchent pas…
ils ne font que déclencher tes déclencheurs…
mais tu n’es pas tes déclencheurs…
tu es dérangé(e) par tes réactions à toi qui, elles, sont déclenchées par l’extérieur…
ce qui est déclenché en toi pointe habituellement vers ce que tu dois guérir…
tu es responsable autant de tes déclencheurs que de ta guérison…

par certain du terme guérison dans cette citation… je dirais plutôt ce avec quoi je dois faire la paix en moi… mais tout à fait d’accord sur le fait qu’en général, on réagisse le plus fortement aux enjeux et aux gens envers lesquels nous devons regarder en nous… et on dirait que la vie est maître à nous les mettre devant la face et sous le nez…

car lorsque notre attention est portée en une direction précise, peut-être que c’est la vie qui nous fait coucou et qui nous dit : youhou, es-tu capable de rester neutre devant ces mots auxquels tu réagis ? qui ne sont que de simples mots au fond… mais les réactions en nous sont bien réelles… paroles paroles… miroir miroir… réactions réactions…

tenez, moi par exemple, pas tout à fait neutre devant cette affirmation si simpliste et condescendante diffusée par certain(e)s braves con citoyen(ne)s (excusez l’espace 😉


encore déclenché big time le chroniqueur par ces mots…

comme si tout le monde qui approuve et respecte les mesures sanitaires avait peur de mourir…

hey braves gens, ces humains n’ont non seulement pas peur de mourir, au contraire, ils et elles risquent leur vie quotidiennement à tenter de sauver les gens atteints – toi peut-être un jour mon et ma brave – et à maintenir en équilibre un système de santé fragile… en contact direct avec le virus eux et elles, contrairement à toi, moi, nous… qui avons le luxe de suivre le film dans notre écran…

mais je parle dans le beurre car nos braves gérant(e)s se terrent dans leurs estrades sécuritaires et s’ouvrent rarement à cette autre réalité qui prend place sur le terrain… la leur – réalité virtuelle – est nettement plus confortable… et sécuritaire, ce qui permet d’ouvrir la bouche sans risque… et sans masque…

au bout du compte, quelque chose à regarder pour moi j’imagine… pourquoi suis-je si déclenché par les tenant(e)s de ces discours ?

ou, encore pire, celle-ci que j’ai vu passer l’autre jour et que je ne peux même pas afficher à l’endroit (doublement à l’envers) tellement je la trouve méprisante et dégradante..


au début je pensais que c’était une farce… tellement c’est inhumain, tellement c’est méprisant … mais peut-être est-ce seulement moi qui est trop sensible et petite nature ? comme c’était posté par un ami FB, j’ai osé commenter que je trouvais cela arrogant et méprisant pour me faire répondre par un bonhomme sourire… ex-ami FB… ma limite…

ce genre d’argument souvent utilisé par des gens bien installé(e)s dans le confort de leur foyer, logé(e) nourri(e) chauffé(e), et soigné(e) s’ils/elles tombent malade, n’ayant aucun contact direct avec le ptit 19 et sa famille, me fait encore réagir fortement… me sors de moi et de mes gonds…

alors je regarde ce qui monte… et soit je flushe, soit je ferme l’écran, soit je regarde et sent sans juger car que mon stock réactif à moi… ultimement, que mes déclencheurs à moi… ma réaction à moi… et rien que je ne puisse changer en eux et elles… pas ma business anyway…

facile de se faire aller les doigts et les mâchoires avec des discours de droit à la liberté quand on n’a pas à oeuvrer au coeur du problème, comme c’est le cas pour moi et la plupart d’entre nous… au fond, nos braves ami(e)s ont tout aussi peur, mais l’objet de leur peur diffère… peur de perdre leur liberté, leur capacité de se mouvoir, de voyager… que d’autres peurs les braves

mais on a beau s’insurger, réagir avec indignation, se mettre en colère, unfriender ces gens, ils continuent d’exister et de partager leur bonne parole…

ainsi, comme nous, chacun chacune responsable autant de nos propres déclencheurs que de notre guérison, et de nos réactions, à nous qu’il revient de faire sens de cette situation actuelle… et de faire la paix avec ce qui crée mouvement en soi…

évidemment que certaines décisions prises par les autorités peuvent nous sembler injustes ou injustifiées par moment, que nous réagissions aussi parfois, mais ce ne sont que des êtres humains qui tentent de contenir une situation dont on n’a même pas idée de l’ampleur tant qu’on a pas à la considérer dans son ensemble… tant que nous ne sommes pas imputables des décisions…

oh bien sûr que chacun chacune a droit à ses opinions, mais souhaitons que nous puissions tous et toutes aussi être responsables de nos réactions… et que nous puissions toujours respecter notre humanité, peu importe nos croyances, opinions et vues sur les choses…

alors à tous ceux et celles qui sont impliqués directement dans cette crise depuis un an déjà, encore une fois, chapeau et respect… et merci infini…